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lundi 3 mars 2025

Herbert Léonard est mort à l'âge de 80 ans

 

Le chanteur Herbert Léonard, qui a connu un immense succès dans les années 80 avec des tubes comme "Pour le plaisir", est décédé à l'âge de 80 ans dimanche à Fontainebleau, a annoncé son épouse Cléo à l'AFP.
"Je suis un chanteur de variété, un crooner comme on dirait en Grande-Bretagne. J'aime les textes qui ne sont pas de la poésie prise de tête", revendiquait celui qui vendit plus de deux millions et demi d'exemplaires de "Pour le plaisir", le 33 tours de l'été 81 composé par l'animateur Julien Lepers #AFP

📷Georges BENDRIHEM

jeudi 30 janvier 2025

La chanteuse britannique Marianne Faithfull est morte à 78 ans

 

«Je n’avais pas la bonne voix quand j’étais jeune – c’est mon opinion –, ce n’était pas la voix qui pouvait dire ce que j’avais à raconter.» Pourtant, tout le monde fredonnera As Tears Go By en songeant à la jeune Marianne Faithfull, inoubliable interprète de la chanson écrite par Keith Richards et Mick Jagger qui l’accompagnera toute sa carrière, sous le signe d’une mélancolie étreinte. Mais qui peut la chanter comme elle, seule à la table d’un café, les yeux dans le vide, le visage angélique et la gravité d’une sculpture antique ? La scène filmée par Godard dans Made in USA (1966) fixe une première image qui doit s’ajouter à des dizaines d’autres, parfois au second plan, mais toujours essentielles.

«Les chansons sont toujours plus ou moins autobiographiques, que vous les ayez écrites ou non. Le truc c’est de camoufler cela, de faire en sorte que personne ne s’en aperçoive», nous racontait Marianne Faithfull en 2016, lors d’un entretien croisé avec son ami Etienne Daho. Evidemment, elle ajoutait quelques minutes plus tard : «Mais de toute façon, la plupart des chansons que je chante ne sont pas de moi, et elles parlent de quelqu’un d’autre.» Histoire de brouiller encore un peu les pistes. Reste que co-autrice ou interprète, dédicataire ou commanditaire, l’essentiel de ce qui sera passé au filtre de Marianne Faithfull, de la mode au rock, au théâtre comme au cinéma, aura pris à chaque fois une saveur singulière.

👉 Lire la suite sur Libération.fr
📸 Mirrorpix/Getty Images

mercredi 29 janvier 2025

Le rappeur Nekfeu accusé de violences sur fond de conflit de garde

 

Les accusations de violences à l’encontre de Nekfeu ont été rendues publiques le 3 novembre 2024 par Me Fekom, le jour même où Dina B. était placée en garde à vue pour une nouvelle non-représentation d’enfant. Ayant connu un retentissement important auprès des amateurs de rap, elles détonnent avec l’image publique de Nekfeu, considéré comme un artiste discret, sensible et cultivé, éloigné des affaires qui traversent le rap français.
Ces imputations sont contestées par Nekfeu, 34 ans. « C’est totalement faux. Mon ex-épouse a de gros problèmes psychologiques, de gestion de la vérité, de la violence et de la frustration. Elle n’accepte pas que nous ayons rompu. Son acharnement à me salir revêt également un aspect financier. »

La justice n’a pas fini d’être confrontée à cette affaire. Après l’audience de mercredi, un magistrat aux affaires familiales se penchera, le 18 février, sur de nouvelles demandes des ex-époux. Dina B. veut récupérer la garde principale. Quant à Nekfeu, il souhaite que son ex-compagne ne bénéficie plus, auprès de leur enfant, que d’une « visite médiatisée » hebdomadaire, en présence de travailleurs sociaux. #LeMonde

mardi 17 septembre 2024

Arrestation du rappeur P.Diddy accusé d'agressions sexuelles

 

Le rappeur américain Sean "Diddy" Combs a été arrêté par la police à Manhattan, a annoncé la justice fédérale américaine, après le dépôt de plusieurs plaintes contre lui notamment pour agression sexuelle.
P. Diddy, 54 ans, artiste aux multiples surnoms et aux multiples casquettes dans le monde de la musique et des affaires, est décrit par ses victimes présumées comme un prédateur sexuel violent, qui utilisait alcool et drogues pour obtenir leur soumission.
Le rappeur est visé depuis début juillet par une plainte d'une ancienne actrice de films X, Adria English. Elle accuse Sean Combs de s'être servi d'elle "comme d'un pion sexuel pour le plaisir et le bénéfice financier d'autres personnes" lors de soirées dans les Hamptons, dans l'Etat de New York, et en Floride, entre 2004 et 2009.
Au total, neuf plaintes été déposées contre le rappeur depuis novembre 2023 #AFP

📸 Angela WEISS

mardi 27 août 2024

Oasis en tournée en 2025

 

"Les armes se sont tues" : les frères ennemis du rock anglais, Liam et Noel Gallagher, mettent fin à 15 ans de brouille pour reformer Oasis, avec l'annonce mardi d'une tournée mondiale du groupe mythique de la Britpop en 2025.
Les fans n'y croyaient plus après des années de rumeurs et d'attaques par médias interposés. Mais le retour du groupe qui a marqué les années 1990 a été rendu officiel avec une vidéo sur les réseaux sociaux intitulée: "It's happening!" ("C'est confirmé!").
La tournée de 14 dates débutera le 4 juillet à Cardiff, au Pays de Galles, avec quatre shows dans leur ville natale de Manchester et autant au stade de Wembley à Londres.
Après le Royaume-Uni, Oasis se produira en août à Dublin, en Irlande, et "des préparations sont en cours pour emmener "Oasis Live '25" sur d'autres continents plus tard l'année prochaine", indique le site officiel du groupe.
Aucune représentation n'est en l'état prévue au festival de Glastonbury qui se tient chaque année fin juin et représente l'événement musical de l'année en Angleterre.
Les tickets pour les dates confirmées seront en vente le 31 août à 09H00 locales (08H00 GMT) au Royaume-Uni et 08H00 (07H00 GMT) en Irlande.
L'annonce de la tournée intervient 30 ans après l'album "Definitely Maybe", sorti le 29 août 1994, qui a lancé Oasis.
"Les armes se sont tues. Les étoiles se sont alignées. La grande attente est terminée. Venez voir. Ce ne sera pas télévisé", a indiqué le groupe 

#AFP

📸
Andrew ALVAREZ 

mercredi 1 mai 2024

Quinzième album du duo britannique Pet Shop Boys

 

Quinzième album du duo britannique sorti vendredi, «Nonetheless» contient dix titres sublimes, teintés d’humour et de drames. Pour «Libé», Neil Tennant et Chris Lowe reviennent sur la création de leur disque et sur ce qui fait la pop en 2024, de Taylor Swift aux icônes octogénaires.
«Vous arrivez de Paris ? Gare du Nord ? Terrible gare du Nord… J’y ai perdu un morceau de pouce. Coupé net par la sangle d’un bagage. Il y avait du sang partout. On a dû m’envoyer aux urgences. Deux jours plus tard, je faisais le guignol sur scène à Wembley, complètement anesthésié. Seigneur, qui a mis toutes ces barres de KitKat sur la table ? Il faut enlever ça, les gens vont croire qu’on est sponsorisés.»
Deux minutes à peine qu’on est avec eux, dans un studio d’enregistrement à l’ouest de Londres et, déjà, les Pet Shop Boys ont pris possession du décor. Personnages d’une fiction immémoriale, d’un théâtre semblable à nul autre – Edina et Patsy de la série Absolutely Fabulous déguisées en Gilbert & George. On aura beau afficher leur impressionnant tableau d’honneur – quarante ans de carrière ininterrompue, plus de 50 millions d’albums vendus à travers le monde, une distinction dans le Guinness des records comme duo le plus populaire de l’histoire de la musique britannique –, Neil Tennant et Chris Lowe dépassent largement la notion d’«artistes à succès». Comme Dylan, Delon ou Dolly Parton, ils tiennent davantage du monument. Derniers dieux d’un Olympe qui vit son interminable crépuscule. On n’est pas tellement pressés, il faut dire – lorsque le dernier d’entre eux disparaîtra, des heures sombres commenceront.

✍️ L'article complet de Lelo Jimmy Batista est à lire sur le site et l'appli de Libération

📸 Alasdair McLellan

lundi 22 avril 2024

Que vaut le dernier album de Taylor Swift ?

 

Disséquée depuis des mois comme phénomène de société, battant des records de récompenses et de popularité, capable d’influer sur la vie politique américaine ou sur l’économie des villes traversées par sa dernière tournée, « The Eras Tour », Taylor Swift rappelle, très régulièrement, qu’elle est une musicienne. Elle fera une halte à guichets fermés, du 9 au 12 mai, à Paris La Défense Arena, puis à Lyon, les 2 et 3 juin, au Groupama Stadium.
Fruit d’une productivité plus débordante que jamais, The Tortured Poets Department (seize morceaux, quinze de plus dans sa version The Anthology, disponible en téléchargement), est son onzième album, son cinquième en l’espace de cinq ans – sans compter, dans le même temps, les réenregistrements de quatre de ses précédents opus. Il contraste avec le ramdam médiatique charrié par celle qui dispute à Beyoncé et à Billie Eilish le titre de « reine de la pop ».
Pas ici, en effet, de rouleau compresseur de tubes clinquants, de surenchère de rythmes tape-à-l’œil. A l’instar de Fortnight, premier single et introduction de l’album, ralenti par un synthétiseur épuré, sur lequel se pose la mélancolie embrumée d’un duo avec le rappeur Post Malone, la bande-son est dominée par une délicatesse instrumentale se voulant en phase avec l’authenticité émotionnelle de ce que la star a présenté comme son « disque le plus cathartique ».

Photo: ROBYN BECK / AFP

mercredi 3 avril 2024

Julia Holter

 

Julia Holter : inspirée par son expérience de la maternité et de la mort, la compositrice et chanteuse américaine sort «Something in the Room She Moves», un sixième album singulier, organique et sensible.
Il se passe toujours des millions de choses dans les disques de l’Américaine @juliaholter. Des myriades de vies minuscules qui fourmillent à l’intérieur des fibres et replis de cette musique, positivement inqualifiable, à la fois intime et grandiose, maîtrisée et désorientée, ensorceleuse et parfois revêche, savante autant qu’intuitive, qui procure à chaque fois à l’auditeur cette sensation d’être aspiré, impuissant, dans quelque gouffre inconnu. On en trouvait l’illustration parfaite avec Turn the Light on, en ouverture de son album précédent, Aviary, morceaux avalanche où elle semblait perdre pied avec nous, communiquer tant son vertige que s’enivrer du nôtre, sans jamais donner l’impression d’en connaître l’issue.

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✍️ Christophe Conte

📸 @emmabirski

lundi 1 avril 2024

"Cowboy Carter" le cahier d'un retour à la country natale

 

Beyoncé : avec son nouvel album, le très autobiographique «Cowboy Carter», sorti ce vendredi, la chanteuse star née au Texas glisse encore d’un genre à l’autre, en se réappropriant puissamment la country. Un disque qui entend changer la musique de son pays, au mépris des polémiques.
A bien des égards, Cowboy Carter ressemble à Rockstar, le pachydermique album de Dolly Parton paru l’an passé dans lequel la country star s’épanchait longuement sur son amour du rock’n’roll sous toutes ses formes comme une nouvelle manière de s’émanciper – la dernière, sans doute, d’une très longue carrière. A 42 ans, Beyoncé aura d’autres occasions de glisser, et glisser encore d’un genre à un autre (pour rappel, Renaissance s’est construit sur son appropriation de la house et du disco) mais ce passé chassé vers la country est lesté d’un sens politique et intime tout particulier. Recommencement, encore, et retour au bercail, à la «sweet country home», et si Cowboy Carter est un disque de country c’est d’abord au sens de «pays» et paysages, dont les chansons plus ou moins explicitement pittoresques regorgent d’évocations des fleuves et plaines démesurées («tout est plus grand au Texas», Texas Eagle), les trajets en voiture sur l’Interstate 44 et les salles des fêtes des rodéos.

Lire l'article en entier sur Liberation.fr

✍️ Olivier Lamm

📸 Parkwood/Columbia/Sony via AP

Alain Chamfort l'adieu vivant

 

Le chanteur caméléon sort «l’Impermanence», sublime nouvel album annoncé comme le dernier. L’occasion de revenir sur soixante ans de carrière, de Cloclo à Gainsbourg, de crooner new wave à «sans label fixe».
Alain Chamfort et Jennifer Lopez ont un point commun. Tous deux ont annoncé que leur nouvel album serait également le dernier. On n’est pas allé vérifier pour J.Lo, mais le seizième et ultime Chamfort fait assurément office de sortie royale, dans un palais discographique riche en belles dorures, pavillons exposés et chambres secrètes, moins visité que jadis mais toujours admiré par les persistants qui s’y aventurent. L’Impermanence, avec son beau titre d’inspiration bouddhiste (en gros, rien ne dure, il faut s’y résoudre avec sagesse), est embaumé dans une brassée d’anémones, de lys et d’œillets presque fanés, sans le visage ni la silhouette de celui qui, on l’a compris, s’efface.

👉 L'article complet est à lire sur le site et l'application de Libération

✍️ Christophe Conte

📸 @odieuxboby

samedi 16 mars 2024

Mort de Sylvain Luc "le plus grand guitariste du monde"

 

Le guitariste prodige Sylvain Luc, qui a joué avec Moustaki, Hardy ou Legrand mais s’est surtout fait connaître dans le jazz, est mort mercredi 13 mars. Il avait 58 ans.
🎶 «La musique se joue, la musique se vit. La musique est un partage, elle ne doit pas partager les gens.» En quelques mots, celui qui pouvait se montrer autrement plus prolixe sur le manche aura su résumer ce qui fondait sa pensée. Né en 1965 à Bayonne, grandi auprès de deux frères musiciens, l’accordéoniste Gérard et le batteur Serge, le prodige de la guitare va garder de ses vertes années un goût pour l’échange et une curiosité sans limites, lui qui en pinça pour toutes les cordes, violon, violoncelle et basse. C’est ainsi que depuis toujours, ou presque, Sylvain Luc avait choisi de ne pas choisir, d’aimer tout autant Frank Zappa que Baden Powell, le bal musette que le jazz esthète.
C’est aussi pourquoi dès son arrivée à Paris en 1988, il avait su multiplier les pistes, jouant aussi bien avec Georges Moustaki que Richard Galliano, avec lequel il entretiendra une complicité sur plusieurs décennies, devenant vite l’une des références en la manière. De Michel Legrand à Françoise Hardy, de Jean Guidoni à Lokua Kanza, la liste est longue de ceux qui feront appel à son talent, en studio comme sur scène. Mais c’est dans le jazz, qu’il va définitivement marquer les esprits, à commencer par un sens de la mélodie aiguisée, dont il ne départit jamais, même lorsque les notes virevoltent.

👉 L'intégralité de l'article de Jacques Denis est à lire dans l'appli Libé


📷 Jean Ber / Collection Christophel

lundi 19 février 2024

Peter Doherty

 

Portrait de Peter Doherty. Désormais établi à Etretat, en Normandie, le chanteur anglais se refait une santé avant de repartir en tournée avec les Libertines.
👉 La vie d’un grand brûlé est faite de banalités heureuses, comme si l’on ne comptait plus le temps qui passe mais le temps qui reste : nager dans une eau si froide qu’elle mord la peau, guetter la surface indolente de la Manche pour apercevoir des phoques, lire, composer. Etretat est un écrin exquis pour cela, un territoire fait de poésie, de falaises, de tunnels de guerre du Commonwealth, le seul lieu, peut-être, où Peter Doherty pouvait renaître. La première fois, il y est arrivé en camping-car avec Katia de Vidas, devenue son épouse en 2021. Les grands-parents de cette dernière, claviériste du groupe The Puta Madres, possèdent une belle maison sur les hauteurs de la ville. Le soleil y sature les baies vitrées, les guitares colonisent les canapés, et l’envie de sédentarité est née du premier confinement. Pourquoi, alors, se laisser mourir d’une addiction ?

La suite du portrait est à lire sur notre site et notre appli

✍️ Willy Le Devin

📸 Mathieu Zazzo

lundi 15 janvier 2024

Le portrait de Mika

 

Le chanteur né au Liban, qui navigue entre Miami et Londres, explore son univers singulier dans un sixième album, ode à la créativité et hommage à sa mère.
Certains aujourd’hui trouvent le chanteur et coach de The Voice ringard. D’après nous, c’est faux. Il est singulier. C’est un personnage. Il fait songer à Pee-wee, le héros du premier film de Tim Burton : «J’ai conscience qu’on me trouve étrange, mais je l’assume.» Mika est sincère et passionné.
De nationalité américaine, @mikainstagram aime le Liban, son pays natal : «Je n’ignore pas que c’est un pays extrêmement chaotique mais il me donne une identité. Le Liban, c’est aussi de la douceur, l’arabe mélangé au français, des odeurs. Et l’homophobie.» Le chanteur est en couple avec le même homme, un vidéaste, depuis dix-huit ans. Mika vote aux Etats-Unis : «Ce n’est pas compliqué de deviner pour qui.» De la France, il admire «l’identité républicaine. Je suis un mélange entre la culture britannique, tolérante malgré le Brexit, et la culture républicaine française». Lors de sa tournée intitulée Apocalypse Calypso Tour, il donnera un seul concert à Londres, en avril : «Les 30 000 places sont parties tout de suite alors qu’on me prédisait le pire, étant donné que les paroles du nouvel album sont en français.» Il se produira aussi un soir à Paris, à l’Accor Arena. Tout est déjà vendu.

Lire le portrait en entier sur Libération.fr


📸 Jérôme Bonnet/Modds pour Libération @jjjbonnet
✍️ Virginie Bloch-Lainé

lundi 30 octobre 2023

The Kills sort "God games"

 

A voir apparaître Jamie Hince dans la fenêtre Zoom, guitare à la main depuis Los Angeles, immédiatement amical et chambreur (les punaises de lit à Paris l’amusent visiblement beaucoup), on se dit que ce type a sans doute été dépassé par les évènements, jusqu’à se retrouver M. Kate Moss pendant quelques années. Puis arrive Alison Mosshart, depuis Nashville, Tennessee, visiblement heureuse, elle aussi, de repartir au front après sept années de jachère. «Je suis si fière de cet album que j’oublie qu’il aura fallu attendre aussi longtemps», s’exalte la chanteuse originaire de Floride. «Sans la pandémie, enchaîne l’Anglais Jamie, ce disque serait sorti deux ans plus tôt, mais je suis heureux d’avoir bénéficié d’un délai supplémentaire pour explorer de nouvelles pistes, écrire différemment et jouer d’autres instruments. C’était une expérience différente et globalement enrichissante de me retrouver seul à composer, sans un million de gens autour qui me demandent de rendre une copie.»
Le titre, God Games, pourrait laisser croire à un appel à une force supérieure pour suppléer le désert du réel, mais il a plus à voir avec les jeux vidéo de type Afterlife et aux dieux du métaverse, ces «théâtres de marionnettes modernes» que Hince n’hésite pas à comparer au processus d’écriture d’une chanson chez The Kills : «Je me suis demandé à un moment pourquoi Dieu était présent dans ma vie créative et non dans ma vraie vie. Je veux dire par-là qu’un artiste est forcément guidé par une force qui le domine. Ecrire une chanson, c’est se mettre en position d’être traversé par une énergie et par les sentiments complexes que vous adresse le monde. A vous de traduire et de livrer ça sous une forme acceptable.»
ARTE Concert (@arteconcertfr) et la Gaîté Lyrique vous donnent rendez-vous du 2 au 4 novembre 2023 pour la 8e édition du ARTE Concert Festival, avec Libération. 

Au programme : trois soirées de concert à vivre sur place ou sur arteconcert.com. Avec @thekills le 3/11.

✍️ Christophe Conte
✍️ Hendrik Myles

mercredi 20 septembre 2023

Le portrait de Calogéro

 
L’interprète d’«En apesanteur», qui sort un nouvel album et s’essaie à la comédie, vante les joies d’une cinquantaine épanouie, son bonheur d’être père et son admiration pour Thomas Pesquet.

C’est vrai, on l’avait un peu oublié. Remisé au grenier des générateurs de premiers émois chez la midinette qu’on était à l’aube des années 2000, quand Gérald de Palmas geignait de n’avoir qu’une seule vie et qu’Indochine quémandait on ne sait quoi à la Lune. Lui, voix aiguë et manières policées, chantait un désir difficilement contenu dans les ascenseurs autant qu’il exorcisait, en duo avec Passi, la frustration des classes populaires, qui n’ont pas grandi face à la mer. Vingt ans plus tard, Calogero a troqué ses tenues presque torse poil pour un costume de dandy très british, raccord avec le thème de son neuvième album. Pas de pamphlet qui gratte : à 52 ans, il continue de creuser un sillon consensuel vieux comme le monde. Mièvre, transi, fini, platonique, terni ou encore à distance, l’audacieux chante l’amour, «le plus grand des gros mystères» ainsi orthographié : A.M.O.U.R.

➡️ Lire le portrait en entier sur Liberation.fr (lien en story)

✍️ Virginie Ballet
📸 Jérôme Bonnet/Libération

vendredi 21 juillet 2023

Tony Bennett, le dernier des grands crooners est mort

 


Le chanteur et musicien américain s’est éteint ce vendredi 21 juillet à New York, sa ville natale, a fait part son agente Sylvia Weiner.

Crooneur au plus de 70 albums, célèbre pour ses nombreux duos avec Frank Sinatra et Lady Gaga, Tony Bennett s’est éteint à l’âge de 96 ans à New York, sa ville natale. En 2016, Tony Bennett avait été diagnostiqué en 2021 comme atteint de la maladie d’Alzheimer, mais les causes précises de sa mort n’ont pour l’heure pas été précisées.
Le chanteur, apprécié pour sa personnalité chaleureuse et sa constance, a marqué la scène musicale pendant plus de sept décennies.

👉 Plus d'infos dans l'appli Libé

📸 @carloallegri / @reuters



vendredi 9 juin 2023

Christine and The Queens le nouvel album

 

Christine and The Queens dévoile ce vendredi «Paranoïa, Angels, True Love», projet à l’ambition démesurée mûri depuis plusieurs années. Extraits de l'interview dans Libération aujourd'hui :

Q : Est-ce que vous constatez que votre démarche exclut des gens ?

R : Dans cette époque, réinjecter du mystère ou de la folie, c’est compliqué. Sur Redcar, en particulier, c’était compliqué pour moi de parler aux autres. Je pense que j’avais besoin d’installer comme un petit état de siège dans lequel j’ai installé le petit théâtre de l’état de siège. J’étais dans une période de ma vie où je ne pouvais plus m’exprimer que comme ça. Redcar, c’était vraiment la partie Paranoia du triptyque Paranoia, Angels, True Love, avec tous les symptômes, réels pour moi, de la paranoïa. Le premier soir où j’ai performé Redcar, j’ai retrouvé les autres, que j’aime profondément, mais avec qui je n’arrivais plus à converser. La conversation s’est faite dans la violence du théâtre. Après le premier soir, je me suis dit : en fait, je n’y arrive plus, je n’arrive plus à parler à personne, c’est trop violent, je vais tout arrêter.

Q : Pourquoi n’arriviez-vous plus à parler ?

Depuis l’album des Anges [la deuxième partie du disque, ndlr] que j’ai reçu aux Etats-Unis, qui a commencé tout le process que je fais de devenir moi, d’être vraiment à l’air libre… j’étais devenu complètement asocial. Je n’arrivais même pas à assurer les interviews, j’annulais. C’est parce que j’étais malade d’attendre autant sur l’album des Anges que j’ai écrit Redcar. Redcar a été écrit a posteriori, seul dans ma cuisine, mixé par Mike. Et en fait, j’ai dû attendre aussi pour sortir Redcar… Ils peuvent le dire à Because, je les appelais en hurlant… Mais au final, tout est parfait parce que j’avais besoin de temps pour en arriver à cet album-là. Qui m’a beaucoup fait reréfléchir à pourquoi je faisais de la musique. Il y a toujours une notion pour moi de divin. Les vraies musiques qui comptent dans ma discographie, Doesn’t Matter, Saint Claude… je les ai reçues.

L'entretien complet, par Marie Klock, est à lire dans Libération ce vendredi.

📷 @mullerjasa

mardi 6 juin 2023

Astrud Gilberto est décédée

 

Une légende de la musique brésilienne s’est éteinte. 

La chanteuse Astrud Gilberto est décédée lundi 5 juin à l’âge de 83 ans. Sa voix est mondialement connue pour résonner sur «The Girl from Ipanema», standard absolu de la bossa-nova.

L’annonce de sa mort a été faite sur le compte Instagram de sa petite-fille Sofia Gilberto, qui chante également. «Je suis là pour vous annoncer la triste nouvelle que ma grand-mère est aujourd’hui devenue une étoile aux côtés de mon grand-père João Gilberto, est-il écrit. À l’âge de 22 ans, elle a donné la voix à la version anglaise de The girl from Ipanema et a acquis une renommée internationale. La chanson, un hymne de bossa-nova, est devenue la deuxième plus jouée au monde principalement grâce à elle. J’aime et j’aimerai Astrud pour toujours et elle était le visage et la voix de la bossa-nova dans la plupart des régions de la planète.»

La chanteuse brésilienne avait 23 ans quand elle posa en 1963, les paroles en anglais de la fameuse chanson, accompagnée par son mari de l’époque, le chanteur et guitariste João Gilberto, décédé en 2019. Déjà très populaire au Brésil, le morceau (Garota de Ipanema, en V.O.) deviendra un tube planétaire grâce à cette version anglophone, enregistrée avec le jazzman Stan Getz et figurant sur l’album Getz /Gilberto.

samedi 13 mai 2023

Etienne Daho le nouvel album


Etienne Daho dévoile ce vendredi «Tirer la nuit sur les étoiles», nouvel album riche en réminiscences. Un disque en douze chansons où il est question de folles cavales dans le désert, de magnétisme amoureux, de romances brisées sur les rochers ou de cœurs qui cognent à l’unisson de beats stroboscopés, nous dit Christophe Conte. Extrait de l'entretien :

Q : Depuis quelques années, vous aviez mis de côté le romantisme. Ce nouvel album en signe-t-il le grand retour ?

R : Mes disques sont généralement le reflet de ce qui se passe dans ma vie. A l’époque de Blitz, il n’y avait pas d’objet d’amour, et quand cet objet fait défaut, il faut pouvoir orienter son regard vers autre chose. (...) La vie sentimentale est très aléatoire, il y a comme ça des moments où l’amour a totalement disparu de ma vie, et l’inspiration sur ces choses-là disparaît avec. Je n’ai pas assez d’imagination pour faire des chansons d’amour s’il ne se passe rien, s’il n’y a pas d’exaltation, que ma sensibilité n’a pas été touchée par quelqu’un qui m’emporte. Je ne peux pas être dans la simulation. Pas encore (rires).

Q : Il y a des réminiscences de beaucoup de vos albums sur ce disque.

R : C’est ce qu’on m’a dit, je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment. C’est vrai qu’on peut le relier à Corps et Armes, ne serait-ce que pour le thème de l’exaltation, de l’éblouissement et de l’abandon, et aussi pour l’aspect orchestral de certains titres. Il y a un côté Eden, avec cette idée du «reset», d’une renaissance à soi. Et puis, surtout, il y a le fait d’être parti en Bretagne pour écrire les textes. Je me reconnectais à la Notte la Notte, où tous les textes avaient été écrits entre Saint-Lunaire, Saint-Malo, Dinard et Sables-d’Or-les-Pins. C’est ce décor familier qui a servi d’inspiration sur les chansons où il est beaucoup question des éléments, des marées, un phénomène naturel d’une grande brutalité mais qui te fait aussi te sentir très vivant.

Entretien complet dans Libé ce vendredi et sur l'application Libé

📷 @lesjouesrouges

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

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