Une révélation de plus dans le secteur du rap américain. Terius Gesteelde-Diamant, parolier et producteur de nombreuses célébrités – comme Beyoncé et Rihanna – sous le pseudo The-Dream, est visé par une plainte déposée mardi 4 juin à Los Angeles pour viols, agressions sexuelles et trafic d’être humain, selon The New York Times. La plaignante, Chanaaz Mangroe, connue sous son nom de scène Channii Monroe, est une ancienne collaboratrice du musicien.
La plainte expose que durant l’année 2015, Terius Gesteelde-Diamant avait pris l’habitude de lui promettre de propulser sa carrière, instaurant une relation déséquilibrée entre les deux. Cette relation aurait abouti à de nombreux viols, strangulations, à une vidéo intime qu’il menaçait de partager ainsi qu’à du «trafic d’être humain». Gesteelde-Diamant nie toutes les accusations portées contre lui.
Cette plainte ternit son image toute-puissante en tant que célèbre rappeur et producteur américain et lauréat de huit Grammies. Il est notamment crédité pour Umbrella, de Rihanna ou Baby de Justin Bieber, et est notamment un proche collaborateur de Beyoncé depuis 2008, ayant pris part à l’écriture et la production de Single Ladies (Put a Ring on It) et Break My Soul.
Dans l’intimité, Chanaaz Mangroe décrit dans sa plainte déposée à Los Angeles un homme violent et manipulateur, faisant miroiter une promesse de célébrité et de succès pour contrôler les femmes, les contraindre à des relations sexuelles et les frapper. «Ce que Dream m’a fait a détruit la possibilité d’une vie telle que je voulais vivre, ainsi que d’une carrière de chanteuse et compositrice», écrit-elle dans un communiqué.
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📷 Kevin Winter / Getty Images. @afpphoto
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
mercredi 5 juin 2024
Le rappeur The-Dream accusé de viol
lundi 1 avril 2024
"Cowboy Carter" le cahier d'un retour à la country natale
Beyoncé : avec son nouvel album, le très autobiographique «Cowboy Carter», sorti ce vendredi, la chanteuse star née au Texas glisse encore d’un genre à l’autre, en se réappropriant puissamment la country. Un disque qui entend changer la musique de son pays, au mépris des polémiques.
A bien des égards, Cowboy Carter ressemble à Rockstar, le pachydermique album de Dolly Parton paru l’an passé dans lequel la country star s’épanchait longuement sur son amour du rock’n’roll sous toutes ses formes comme une nouvelle manière de s’émanciper – la dernière, sans doute, d’une très longue carrière. A 42 ans, Beyoncé aura d’autres occasions de glisser, et glisser encore d’un genre à un autre (pour rappel, Renaissance s’est construit sur son appropriation de la house et du disco) mais ce passé chassé vers la country est lesté d’un sens politique et intime tout particulier. Recommencement, encore, et retour au bercail, à la «sweet country home», et si Cowboy Carter est un disque de country c’est d’abord au sens de «pays» et paysages, dont les chansons plus ou moins explicitement pittoresques regorgent d’évocations des fleuves et plaines démesurées («tout est plus grand au Texas», Texas Eagle), les trajets en voiture sur l’Interstate 44 et les salles des fêtes des rodéos.
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✍️ Olivier Lamm
📸 Parkwood/Columbia/Sony via AP
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