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samedi 22 mars 2025

Pour le philosophe et urbaniste Thierry Paquot : "quand on adapte une ville aux enfants, on l'adapte pour tout le monde"

 

Si son résultat ne laisse guère de place au doute, tant les rues végétalisées ou piétonnes sont plébiscitées par les habitants, la consultation organisée dimanche 23 mars par la ville de Paris met en lumière une pratique originale et relativement récente : la prise en compte de l’enfant en matière d’urbanisme.
Le modèle que la municipalité voudrait voir étendu, c’est celui des «rues aux écoles», soit l’apaisement ciblé d’artères desservant les établissements scolaires. L’argument premier est sécuritaire, mais les bénéfices dépassent largement ce cadre. Et pas seulement pour les habitants les plus jeunes. Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, professeur honoraire de l’Institut d’urbanisme de Paris, et auteur de «Pays de l’enfance» (éd. Terre urbaine, 2022), explique comment l’attention portée aux enfants dans la fabrique de la ville contribue à la rendre aimable à tous.

💬 Interview à lire en intégralité dans l'appli Libé

✍ Louis Moulin
📸 Luc Nobout/IP3

Les PUF vont bien publier le 30 avril leur ouvrage collectif titré "Face à l'obscurantisme woke"

 

Finalement, c’est oui. Dans une lettre aux contributeurs, que Libération a pu consulter, Paul Garapon, directeur éditorial des Presses universitaires de France (PUF), affirme que l’ouvrage collectif titré «Face à l’obscurantisme woke», et dirigé par les universitaires Emmanuelle Hénin, Xavier-Laurent Salvador et Pierre Vermeren, sera bien publié le 30 avril prochain. Il affirme même aux auteurs que «la volonté de publier (leur) ouvrage ne (l’)a jamais quitté».

Pourtant, la parution de l’ouvrage, initialement prévue pour le 9 avril, avait été suspendue, comme Libération le révélait le 10 mars. Et pour cause, publier un livre dénonçant l’«assaut inédit» du «mouvement woke» sur la science en Amérique du Nord et en Europe peut sembler contestable à l’heure où le président Trump s’attaque aux champs universitaires touchant aux inégalités sociales, aux discriminations raciales, au climat ou encore à la santé.

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📸 Serge Attal/Only France.AFP

Mort du boxeur américain George Foreman la plus célèbre "victime" de Mohamed Ali

 

Le boxeur George Foreman, ancien champion du monde américain des poids lourds, est mort à 76 ans. Il avait disputé et perdu contre Mohammed Ali le mythique «combat dans la jungle» à Kinshasa en 1974.
S’il fallait n’en retenir qu’un, parmi la foultitude de «match du siècle» que la boxe a produits, ce serait celui-ci devenu le mythique «Rumble in the Jungle», en 1974 à Kinshasa. Parce que l’un des protagonistes était Mohammed Ali. Parce que la «mise en scène» fut grandiose, orchestrée devant près de 100 000 personnes par le chef d’Etat à la toque en fourrure de léopard Mobutu Sese Seko. George Foreman en fut le perdant. Dominé sur le ring par Ali et humilié au-dehors par un adversaire alors en pleine renaissance pugilistique et au sommet de son charisme. Il est mort dans la nuit du 21 au 22 mars 2025 à 76 ans

Ce fameux «combat dans la jungle» démarra bien avant que les deux hommes croisent les poings sur le ring du Stade du 20-mai. Tout au long d’une préparation à rallonge Ali n’eut de cesse de se présenter comme «l’Africain» de ce combat contre un Foreman traître à ses origines. Ce soir-là, Foreman avait un adversaire entre les cordes, et des dizaines de milliers autour qui hurlaient, survoltés, «Ali, bomaye !» (Ali, tue-le). La mort fut lourdement symbolique. Foreman s’épuise à asséner de coups dans les cinq premiers rounds un opposant, qui, en maître tacticien, se réfugie dans les cordes pour mieux revenir en force et terrasser son adversaire mis KO 8e round. «Ça a anéanti ma vie, de haut en bas. Je n’arrivais même plus à dormir, je pensais que je n’étais même plus un homme», confiait Foreman des années après ce combat dont Leon Gast tira, en 1996, le formidable documentaire «When we were kings» et sur lequel Norman Mailer écrivit le «Combat du siècle».

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📸 Photo/AP

Comment le Cambodge a réussi la réintroduction d'une espèce de crocodiles menacée

 

L’espèce qui se distingue par sa crête osseuse à l’arrière de la tête et ses airs de dragons ne décline plus. Des crocodiles du Siam, de l’ancien nom de la Thaïlande – là où ils ont été découverts – ont refait surface dans les eaux d’une région reculée du Cambodge grâce à une collaboration entre l’ONG Fauna & Flora Cambodia et les ministères locaux de l’Environnement et de l’Agriculture, des Forêts et de la Pêche. Des années d’effort ont permis, début mars, la réintroduction de dix spécimens, équipés de dispositifs de localisation, dans le parc national de Virachey (nord-est), dans lequel aucune trace de l’espèce n’avait été enregistrée ces dernières années. Il y a plus de vingt-cinq ans, les experts craignaient que l’espèce, considérée comme l’une des plus petites du genre avec une taille maximale de 3,5 mètres à l’âge adulte, menacée par la chasse, l’activité humaine et la dégradation de son habitat, disparaisse d’Asie du Sud-Est à l’état sauvage.

Alors qu’il en resterait jusqu’à 1 000 dans la nature, environ 400 se trouvent au Cambodge. Ce pays d’Asie du Sud-Est a joué un rôle clé dans la préservation du reptile, explique Charlie Manolis, scientifique en chef pour le cabinet de conseil Wildlife Management International, et spécialiste des crocodiles, basé en Australie. «Il existe une opportunité au Cambodge parce qu’ils ont toujours de larges portions de territoire» protégé, contrairement à la Thaïlande et au Vietnam voisins, développe-t-il.
Les dix reptiles réintroduits ont atteint leur nouvel habitat après un périple de 18 heures dans des paniers en bambou cylindriques transportés par voiture, moto et bateau. Ils sont tous équipés d’un émetteur de la taille d’un dé à coudre qui permet de suivre leur évolution le long d’un tronçon de dix kilomètres sur la rivière qui les accueille. Réintroduits dans les zones reculées et interdites aux humains du parc national de Virachey, ils proviennent d’une ferme gérée par Fauna & Flora, à Phnom Tamao, dans le sud de la capitale Phnom Penh.

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📷 Pablo Sinovas / Fauna and Flora. @afpphoto

"C'est un gros bébé pathétique pourquoi devais-je avoir peur de lui ?"

 

«C’est chiant que tout le monde m’associe à lui», affirme-t-elle, mais difficile d’en faire autrement : elle est la fille du très controversé Elon Musk.
Face aux récentes attaques perpétrées par l’administration Trump sur les droits des personnes transgenres – elle-même concernée – et les propos et comportements polémiques de son père, Vivian Jenna Wilson a fait le choix de sortir du silence. Dans un entretien fleuve avec le magazine de mode américain Teen Vogue, la jeune femme revient sur la rupture de tous les liens entre elle et Elon Musk. Depuis sa résidence universitaire japonaise, celle qui assure «ne plus en avoir rien à foutre» de son père, ne peut s’empêcher pour autant de commenter ses dernières exactions, dans un langage fleuri. «Le salut nazi, c’était de la folie furieuse. Appelons un chat, un chat, cette merde était définitivement un salut nazi, dénonce-t-elle. Mis à part ça, je n’en ai rien à foutre de lui.»

Reniée par son père depuis son coming out trans en 2020 – «mon fils est mort, tué par le virus de la culture woke», affirmait le milliardaire en juillet –, Vivian Jenna Wilson veut à tout prix se détacher de cette figure paternelle encombrante. Au point de changer de nom de famille, en 2022, pour adopter celui de sa mère, Justine Wilson. Elle affirme ne plus avoir parlé au techno-solutionniste depuis 2020. «Il y a presque une demi-décennie. Dieu merci.» Depuis, elle est financièrement indépendante de son père, et l’assure : «Je n’ai jamais gagné d’argent en étant célèbre. Zéro dollar, zéro centime.» A la question : «Vous arrive-t-il d’avoir peur ? C’est l’homme le plus riche du monde», elle répond sans détour, provoc : «C’est un gros bébé pathétique. Pourquoi devrais-je avoir peur de lui ?»
«Je ne sais même pas vraiment combien j’ai de frères et sœurs.» «Je ne garde pas contact avec ce côté de la famille parce que… Je ne le fais pas. Ma mère non plus. Elle est divorcée. Donc je n’en ai rien à foutre de ce qu’ils font. Ce n’est pas mon problème.»

👉 L'article de Sascha Garcia est à lire en intégralité dans l'appli Libé

📷 Vivian Jenna Wilson @vivllainous

vendredi 21 mars 2025

La une de Libération du week-end

 

Israël au bord de la guerre civile. C'est la une de Libération ce week-end.
En limogeant le chef de la sécurité intérieure et en défiant la Cour suprême, Benyamin Nétanyahou a plongé le pays dans une crise constitutionnelle sans précédent. Une manifestation monstre est attendue ce samedi.

📷 Jack Guez / @afpphoto

Bardella perd un procès contre Libération

 

Jordan Bardella a perdu son premier procès contre Libération. Ce dernier avait porté plainte en diffamation contre le titre – et non le contenu – d’un de nos articles qui le qualifiait d’«assistant parlementaire fantôme passé entre les gouttes de la justice».

L’enquête était la première d’une série sur l’emploi que Jordan Bardella est censé avoir occupé au Parlement européen en 2015. Elle a été publiée quelques jours après que le parquet de Paris a rendu son réquisitoire définitif dans l’affaire dite des «assistants fictifs du FN» devenu RN, un vaste système présumé de détournement de fonds publics européens. L’article relatait qu’à la différence de Marine Le Pen, Jordan Bardella n’était pas poursuivi, alors même qu’aux termes de l’enquête menée par Libération, aucune preuve de travail effectif pour son eurodéputé quand il était son assistant, n’avait pu être retrouvée, malgré une rémunération totale de 10 444 euros. Libération n’avait pas encore révélé que, pour maquiller cet ancien emploi spectral, de faux documents antidatés ont été fabriqués pour berner la justice, si elle venait un jour à l’entendre. Ces documents, en partie publiés en septembre 2024 par Libération, n’ont, eux, rien de «fantomatiques».

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✍️ Tristan Berteloot
📸 Gonzalo Fuentes/REUTERS

Ukraine Gaza devenons-nous insensibles aux injustices aux masacres

 

En France, tous les responsables politiques devraient s’insurger contre les flagrantes atteintes au droit international dont est notamment responsable Benyamin Nétanyahou. Ils sont comme habitués, tétanisés à l’idée d’être mis dans le même sac que LFI et ses dérapages antisémites.

Jour après jour, depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump habitue le monde au dépassement de toutes les bornes, de tous les codes des relations entre Etats. Le monde du droit, national ou international, est pour le président américain un monde ennemi, une contrée hostile. Une aubaine pour tous les dictateurs de la planète et tous les autoritaires qui, ainsi, se normalisent à peu de frais. Le tapis de bombes d’actions hors des clous diplomatiques ou même de la bienséance des relations internationales de l’administration Trump, étourdissant, vertigineux, agit comme une sorte d’analgésique qui insensibilise les opinions mondiales et leurs représentants politiques. La relative atonie du débat médiatique et politique en France autour des conditions extrêmement brutales de la rupture du cessez-le-feu à Gaza par l’armée israélienne, avec l’assentiment des Etats-Unis, est la traduction la plus spectaculaire du relativisme trumpien qui se généralise. Devenons-nous insensibles aux injustices, aux massacres ?

✍️ Le billet de Thomas Legrand @thomas_legrand_frint
📸 Abd Elhkeem Khaled/REUTERS

jeudi 20 mars 2025

Giselle Pelicot va publier ses mémoires "avec ses propres mots" en janvier 2026

 

Plus d’un an après avoir raconté son histoire à la justice et fait face à des dizaines d’hommes qui l’ont violée, Gisèle Pelicot va sortir un livre. Celle qui a été victime, pendant neuf ans, de son mari, Dominique Pelicot, sortira en janvier 2026 ses mémoires, annonce-t-elle au Guardian. Le livre, dont le titre provisoire est «Un hymne à la vie», sera traduit dans vingt langues. Il sortira en France aux éditions Flammarion, selon BFM TV.
«Je suis immensément reconnaissante du soutien extraordinaire que j’ai reçu depuis le début du procès, témoigne-t-elle auprès du quotidien britannique. Je veux maintenant raconter mon histoire avec mes propres mots. A travers ce livre, j’espère transmettre un message de force et de courage à tous ceux qui sont soumis à des épreuves difficiles. Qu’ils n’aient jamais honte. Et qu’avec le temps, ils puissent même réapprendre à savourer la vie et à trouver la paix.»
Le procès de Dominique Pelicot et de ses 50 coaccusés avait eu un retentissement international. Et Gisèle Pelicot, par son courage lors de ce procès-fleuve d’affronter jour après jour et en public ses agresseurs, est devenue un symbole bien au-delà des frontières de l’Hexagone. Mi-février, le Time Magazine l’avait même nommée parmi les femmes de l’année 2024 aux côtés, entre autres, de Nicole Kidman.

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Comment bien manger des français plein de bonne volontés mais un peu largués

 

Bien manger, d’accord, mais entre les cinq fruits et légumes par jour certainement plein de pesticides, la viande rouge probablement cancérogène, cette amie partie en croisade contre les produits laitiers, ou cet influenceur qui répète qu’il faut bannir toute source de sucre, comment on s’y retrouve ?
Si vous vous sentez perdu devant les rayons de votre supermarché, vous n’êtes pas seul, à en croire le Baromètre de l’esprit critique, sondage annuel d’OpinionWay pour Universcience dévoilé ce jeudi. 2000 adultes ont été interrogés, avec des dizaines de questions sur leur rapport à la science, l’esprit critique et le thème de cette année, l’alimentation. Ainsi, les trois quarts des interrogés disent faire attention à l’équilibre de leur repas, une majorité fait confiance aux professionnels de santé et scientifiques… mais 56 % ne savent pas qui croire sur le sujet.

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✍️ Apolline Le Romanser
📸 Nicolas Guyonnet/Hans Lucas. AFP

La zimbabwéenne Kirsty Coventry nommé présidente du CIO première femme à ce poste

 

And the winner is… Kirsty Coventry. La Zimbabwéenne a été élue à la présidence du Comité international olympique (CIO), lors d’un scrutin tenu à Costa Navarino, en Grèce. Le vote a tourné au plébiscite, puisqu’elle a été désignée dès le premier tour, à une majorité absolue. L’ancienne nageuse, âgée de 41 ans, est la première femme à occuper ce poste.

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📸 Fabrice Coffrini/AFP

Hanouna en une de Paris Match pour sa romance avec la fille de Brigitte Macron

 

Paris Match révèle la relation entre l’animateur de TPMP et la belle-fille du président de la République, dans un numéro publié opportunément au lendemain d’une enquête de Mediapart sur la violence entourant Hanouna et son émission.
La couverture a tous les atours du contre-feu. Voilà plusieurs semaines que bruissait l’improbable rumeur d’une «romance» entre Cyril Hanouna et l’avocate Tiphaine Auzière, la fille de Brigitte Macron, recrutée comme chroniqueuse dans Touche pas à mon poste cette saison. Et voilà Paris Match qui officialise, avec force formulations sirupeuses, l’«histoire d’amour naissante» entre la «femme de raison» de 41 ans et le «provocateur» de neuf ans son aîné, la «frêle blonde» et le «petit gars de la ville jusqu’au bout de ses tatouages», la «macroniste de choc» et le «poil à gratter du président de la République».
Sur la couverture de l’hebdomadaire détenu par Bernard Arnault, en kiosques ce jeudi, voilà donc une paparazzade du couple engloutissant des pizzas. Le papier, qui ne contient aucune autre information que la révélation de leur relation, a été écrit par un certain Martin Faure, dont c’est le premier (et donc le seul) article pour Paris Match. Certainement un pseudonyme, comme cela peut se faire pour ce genre de paparazzade, nous indique un bon connaisseur de l’hebdomadaire.

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✍️ Adrien Franque
📸 Paris Match

mercredi 19 mars 2025

Tesla visé par une vague de violences Elon Musk se plaint de "terrorisme"

 

Entre ventes de véhicules en berne et cours de Bourse qui s’effondre, voilà des semaines que Tesla empile les mauvaises nouvelles. Et que les actions violentes se multiplient contre ses véhicules et ses représentations à travers tous les Etats-Unis. Dernier exemple en date, à Las Vegas, où plusieurs véhicules de la marque ont été incendiés hier au soir dans une attaque ciblée. De quoi susciter le courroux d’Elon Musk, le propriétaire multimilliardaire de la boîte, qui a qualifié ces actes de «terrorisme», tout comme Donald Trump.
Le mot «résister» a par ailleurs été peint sur le bâtiment, faisant peu de doutes sur le caractère politique de l’action visant Musk, violemment critiqué après avoir fait un salut nazi lors de l’investiture de Trump.

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✍️ @damiendolelibe
📸 Bizuayehu Tesfaye/Las Vegas Review-Journal .AP

A Nice un tremblement de terre de magnitude de 4,1 secoue le côte d'Azur

 

Un séisme de quelques secondes a touché hier soir Nice et une partie de la Côte d’Azur, selon le Bureau Central Sismologique Français. Aucune victime n’a été recensée mais les Niçois en sont quitte pour une grosse frayeur.
«Vous avez ressenti aussi cette secousse ?», s’inquiète-t-on sur le groupe Whatsapp de l’immeuble. La terre a tremblé à 18 h 45. L’épicentre se situait à 14 km au nord de Nice. Deux autres répliques ont suivi. «Aucun blessé», annonce le préfet des Alpes-Maritimes.
Une heure après, Mouhamed est encore «bien secoué». Il était dans la salle de bains quand il a ressenti «le premier tremblement de terre de sa vie» : «C’est une sensation très bizarre. j’avais l’impression d’être dans un bateau avec des vagues qui me balançaient de droite à gauche, rejoue-t-il, bien assis sur son canapé. C’est inquiétant. Ce qu’on vient de ressentir, ça se passe sous nos pieds.»

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✍️ Mathilde Frénois, correspondante à Nice
📸 Jakub Porzycki/NurPhoto via AFP

lundi 17 mars 2025

Maïwène Barthélemy glamour et dans le pré

 

Il suffit de tendre l’oreille pour mesurer sa notoriété dans sa région. Sur les lèvres des serveurs de la brasserie où elle nous a donné rendez-vous, agglutinés autour de leurs portables pour vérification de son identité, on décèle les mots «césars», «actrice», et «Mallory Wanecque», celle que @maiwene_barthelemy a supplantée aux césars, et dont la déception filmée, juron à l’appui, a fait le tour des réseaux sociaux. Si elle a choisi ce bistrot, c’est parce qu’il est accolé au cinéma de Vesoul, où a eu lieu l’avant-première de «Vingt Dieux» qui a le plus compté à ses yeux, parce qu’en présence de ses proches. Pendant la séance photo, le patron du multiplex passe une tête et lance : «Bravo ! On est fier de vous.» Huit jours que Maïwène Barthélémy a été sacrée «révélation féminine de l’année», et la ferveur comtoise n’est pas redescendue. Elle égrène la «file longue comme le bras de propositions d’interviews», les selfies («l’autre fois, en allant passer une radio pour les dents»). Mi-amusée, mi-incrédule, Maïwène Barthélémy joue le jeu de bon cœur, mais s’attache à ce que «ça n’empiète pas trop sur le travail. C’est gênant de demander l’autorisation à [s]es patrons de faire venir des gens sur leur ferme».

L’image que tout le monde veut ? L’alliance jusqu’alors inédite de la cotte de travail en salle de traite et du trophée doré, raflé par une apprentie agricultrice d’à peine 22 ans, après un seul rôle, dans un premier long métrage salué par la critique et vu par plus de 900 000 spectateurs. L’histoire a des allures de conte de fées à faire pâlir n’importe quelle actrice. Maïwène Barthélémy, elle, l’accueille avec simplicité et recul, en accord avec ce conseil de sa mère : «N’oublie jamais d’où tu viens.» En parle avec une sincérité et une transparence rares, évoquant son cachet journalier sans ciller : «A ce moment-là, je gagnais 500 euros par mois. C’est con, mais je me suis dit : «Putain, 400 balles… T’es apprentie, t’as moyen de remplir un peu ton compte en banque !»

👉 L'intégralité du portrait par Virginie Ballet est à lire dans l'appli Libé

📷 @jachymiak.claire / @hanslucas.photo

La une de Libération du mardi 18 mars 2025

 

A la une de Libération mardi :

◾ Disparition : Emilie Dequenne, l’art de la fougue
◾ Retraites : Bayrou enfume son conclave

📸 MATIAS INDJIC

dimanche 16 mars 2025

En Allemagne il y'a le feu chez Tesla

 

Dans un sondage en ligne réalisé cette semaine par le portail d’information allemand t-Online, plus de 94 % des lecteurs ayant répondu ont déclaré qu’ils n’achèteraient plus jamais de Tesla. Près de 100 000 personnes ont voté, un taux de participation record affirme le média. Si, depuis sa popularisation par t-Online, ce pourcentage est redescendu à 81 % et que ce sondage en temps réel est plus informatif que scientifique, il illustre la manière dont la marque d’Austin (Texas) est devenue un sujet de discussion important en Allemagne.
Parfois jusqu’à des actions virulentes. Dans la nuit de jeudi 13 à vendredi 14 mars, quatre voitures du constructeur américain Tesla ont brûlé à Berlin. Si l’enquête n’a pas encore permis d’en déterminer la cause, la police n’exclut pas un «motif politique», surtout que les incendies ont eu lieu au milieu de la nuit et à une demi-heure d’intervalle dans deux quartiers éloignés l’un de l’autre. Mais les Allemands font également marcher leur créativité. Depuis l’an dernier, des propriétaires de Tesla souhaitant se désolidariser du financeur de Donald Trump – ou éviter que leur voiture soit abîmée – collent des «stickers» contre Musk à l’arrière de leur véhicule. Patrik Schneider, qui vit près de Stuttgart et possède un véhicule de la marque, en a fait une partie de son activité et en vend 2 000 par jour, y compris aux Etats-Unis ou en Australie, notamment le célèbre «J’ai acheté ça avant qu’Elon ne devienne fou». Côté boycott, c’était la chaîne de pharmacies Rossmann qui avait affirmé dès août 2024, ne plus vouloir acquérir des voitures de la marque pour leur flotte en Allemagne.

Le climat électrique entre Tesla et Berlin ne s’explique pas uniquement par les saluts nazis outre-Atlantique. Depuis plusieurs mois, Musk multiplie les ingérences au profit de l’extrême droite sur le continent européen, et en particulier en Allemagne. Fin décembre, le milliardaire avait notamment appelé à voter AfD dans une tribune publiée dans Die Welt am Sonntag.

👉 L'intégralité de l'article de Damien Dole est à lire dans l'appli Libé

📷 Christophe Gateau / @apnews

"Chez les 18-29 ans le sexe s'invite dans les relations amicales et l'amitié se greffe à la relation sexuelle"

 

Quand ils parlent de sexe, les 18-29 ans aiment volontiers évoquer leur «sexfriend», leur «ami·e avec un plus», leur «copain de lit» ou leur «amimour». Mais de quoi parlent-ils ? De sexualité ou d’amitié ? Couchent-ils ensemble ou pas vraiment ? Sont-ils en couple ? A tenter de comprendre ce qui se passe sexuellement chez les 18-29 ans, sondages et enquêtes ont affirmé tout et son contraire : dopés par les applis de rencontres, ils seraient la génération Tinder, garçons et filles hypersexualisés ; ou bien la «génération no sex» qui aurait perdu le goût du contact physique, avec le Covid et la virtualisation de la vie affective. D’autres études récentes, quant à elles, permettent mal de dégager les grandes évolutions car elles englobent l’ensemble de la population française, tous âges confondus.

Menée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) en 2023, une grande enquête intitulée «Envie» (Enquête sur la vie affective des jeunes adultes) donne enfin des chiffres récents et fiables car adossés à un échantillon représentatif de plus de 10 000 personnes de 18-29 ans. «Ni explosion sexuelle, ni récession», la vie sexuelle des jeunes a sensiblement évolué ces dernières années, marquée par une augmentation significative du nombre de partenaires chez les hommes comme chez les femmes – fait remarquable –, comme par un fort désir de diversifier le champ de l’intime, en expérimentant de nouvelles formes de relations. Avant le grand saut dans la conjugalité, qui reste un horizon indépassable vers la trentaine, il y a un désir d’en profiter, récréation sexuelle et affective, dans une nouvelle quête de soi incluant aussi le sexuel.

👉 L'intégralité de l'interview par Clémence Mary et Cécile Daumas est à lire dans l'appli Libé, lien en story

📷 @anaiskanaisk

📊 Alice Clair

Gérard M et Christian M accusés de viol à Bétharram et à Cendrillon sont en fait un seul et même homme

 

Sur le groupe Facebook du collectif des victimes de Bétharram, institution privée catholique visée aujourd’hui par plus de 150 plaintes d’anciens élèves pour agressions physiques, sexuelles et viols sur mineurs, plusieurs victimes évoquent le frère Christian M. Son comportement d’abuseur présumé, ses gestes déplacés et ses agissements avec les élèves dans un bâtiment situé à l’entrée de Bétharram, un peu à l’écart du collège. Deux plaintes ont été déposées contre le religieux pour attouchements et viols, pour des faits qui remontent aux années 1980. Sur le compte d’un autre collectif, celui de l’établissement catholique de Notre-Dame du Sacré-Cœur situé à Dax (Landes) – dit Cendrillon – qui recense aujourd’hui une dizaine de témoignages d’anciens élèves, le même nom de famille, M., est apparu. Accolé à un prénom différent : Gérard. L’homme, selon ces déclarations, aurait sévi dans l’établissement alors qu’il y était surveillant laïc, du début des années 60 au milieu des années 70. Une décennie avant les plaintes concernant Bétharram, donc.

Le patronyme commun entre ces deux hommes, passés entre deux établissements mis en cause pour des violences physiques, psychologiques et sexuelles, a rapidement nourri la thèse d’un lien familial. Le collectif des anciens élèves de Notre-Dame de Bétharram a établi que les deux hommes, Christian et Gérard M., l’un religieux, l’autre laïc, étaient frères. Plusieurs articles de presse ont évoqué, à la suite, ce lien fraternel. CheckNews s’est penché en détail sur le parcours de ces deux agresseurs sexuels présumés, pour conclure que selon de nombreux éléments, ils sont en fait une seule et même personne.

👉 Enquête à lire en intégralité sur Libération.fr

✍ Coppélia Piccolo
📸 Sarah Witt / Libération

vendredi 14 mars 2025

Tesla prévient Washington que l'entreprise d'Elon Musk serait "exposée" à une hausse des droits de douane

 

L'arroseur arrosé. Dans une lettre non signée, le constructeur automobile d’Austin s’est ému auprès de l’administration américaine des conséquences de la hausse de droits de douane. L’entreprise est pourtant dirigée par Musk, partie prenante dans la politique de Donald Trump.
Depuis deux mois, l’Amérique de Donald Trump carbure au tragique. Ce jeudi, l’affaire tourne à la farce. Selon le Financial Times et Reuters, Tesla a envoyé une lettre au représentant américain au commerce, Jamieson Greer, afin de le prévenir que les entreprises exportatrices américaines sont «exposées à des impacts disproportionnés lorsque d’autres pays réagissent aux mesures commerciales américaines».
«[La lettre] n’est pas signé parce que personne dans l’entreprise ne veut être licencié pour l’avoir envoyé», précise la source du FT. Il faut dire que fin février, Jared Ottmann, ingénieur et manager de Tesla, avait été licencié pour avoir critiqué une «blague» d’Elon Musk sur X, qui s’était permis des jeux de mots avec les dirigeants Goebbels, Goering et Himmler.

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📸 AP✍️ @damiendolelibe

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...