Jordan Bardella a perdu son premier procès contre Libération. Ce dernier avait porté plainte en diffamation contre le titre – et non le contenu – d’un de nos articles qui le qualifiait d’«assistant parlementaire fantôme passé entre les gouttes de la justice».
L’enquête était la première d’une série sur l’emploi que Jordan Bardella est censé avoir occupé au Parlement européen en 2015. Elle a été publiée quelques jours après que le parquet de Paris a rendu son réquisitoire définitif dans l’affaire dite des «assistants fictifs du FN» devenu RN, un vaste système présumé de détournement de fonds publics européens. L’article relatait qu’à la différence de Marine Le Pen, Jordan Bardella n’était pas poursuivi, alors même qu’aux termes de l’enquête menée par Libération, aucune preuve de travail effectif pour son eurodéputé quand il était son assistant, n’avait pu être retrouvée, malgré une rémunération totale de 10 444 euros. Libération n’avait pas encore révélé que, pour maquiller cet ancien emploi spectral, de faux documents antidatés ont été fabriqués pour berner la justice, si elle venait un jour à l’entendre. Ces documents, en partie publiés en septembre 2024 par Libération, n’ont, eux, rien de «fantomatiques».
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✍️ Tristan Berteloot
📸 Gonzalo Fuentes/REUTERS
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
vendredi 21 mars 2025
Bardella perd un procès contre Libération
mardi 4 février 2025
La venue de Jordan Bardella au déjeuner des best-sellers de 'L'express" sème la zizanie chez les écrivains
La présence annoncée du président du Rassemblement national au rendez-vous annuel des plus gros vendeurs de livres organisé par l’hebdomadaire provoque la défection de plusieurs auteurs en vue, qui y voient une opération de communication politique.
Ira, ira pas ? «Ça fait soixante-douze heures qu’on est tous pendus au téléphone», raconte l’un d’entre eux, qui a tenu à conserver l’anonymat. Leur situation leur semble inextricable : «Quoiqu’on fasse, on est transformé de raconteurs d’histoires en personnalités avec un message politique. Moi, je suis d’accord pour que quiconque diffuse un message par un livre, tant que ça reste dans la légalité. Je ne suis personne pour m’opposer à ça, et je défends même ce droit, comme Voltaire défendait la liberté d’exprimer des opinions contraires aux siennes. Mais il y a une différence entre ne pas être contre que Bardella écrive un livre, et faire la fête avec lui.» Au-delà du déjeuner, c’est aussi la traditionnelle photo, transformée de facto en exercice de communication politique par la présence de Bardella, qui dérange les écrivains. Une «photo dont on ne va pas maîtriser le narratif» dit une autrice, et qui «entre clairement dans une opération de banalisation de son parti». Certains écrivains ont ressenti l’événement comme un guet-apens, et sont furieux du manque de communication de l’Express à leur égard : l’hebdomadaire ne semble pas avoir prévenu un seul d’entre eux de la présence de Bardella, l’information ayant circulé par la bande dans le petit milieu de l’édition.
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✍️ Adrien Franque et Simon Blin
📸 Frederick Florin / AFP
dimanche 22 décembre 2024
Le Pen et Bardella s'empressent de dénoncer "l'islamisme radical" le suspect se révèle islamophobe
Une attaque à la voiture-bélier venait tout juste de se produire, ce vendredi 20 décembre dans un marché de Noël de Magdebourg, en Allemagne, que Marine Le Pen et Jordan Bardella s’empressaient de dénoncer en chœur la responsabilité de «l’islam radical». «Une fois encore la barbarie islamiste sème la terreur au cœur de l’Europe. Cet acte de guerre contre un symbole de notre civilisation soulève les cœurs», martelait la cheffe des députés Rassemblement national (RN) sur le réseau social X, peu après l’attaque, qui a fait au moins 5 morts et 200 blessés. «La cible de l’attaque ne doit rien au hasard : l’islam radical mène une guerre à nos traditions chrétiennes, à nos identités, à notre civilisation», insistait à son tour le président du parti d’extrême droite.
Les deux dirigeants auraient été mieux inspirés de réfréner leur empressement obsessionnel. Car les premiers éléments publiés par la presse allemande sur le profil du suspect montrent que Taleb A, un médecin de 50 ans originaire d’Arabie saoudite, est connu au contraire pour son activisme anti-islam, religion qu’il avait rejetée avant de devenir athée. En 2016, il avait fondé un site internet destiné à aider les ex-musulmans, en particulier les femmes, à échapper aux persécutions dans les pays du Golfe, et à demander l’asile à l’étranger.
L’intéressé, qui accusait l’Allemagne de vouloir «islamiser l’Europe», affichait même sur les réseaux sociaux sa proximité idéologique avec le parti d’extrême droite allemand, Alternative für Deutschland (AfD). Le suspect est «islamophobe», a déclaré la ministre de l’Intérieur allemande, Nancy Faeser, venue avec le chancelier sur les lieux du drame.
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📸 Albert Facelly pour Libération
mercredi 16 octobre 2024
La machine Bolloré en action derrière le premier livre de Jordan Bardella
La préparation d’un livre de Jordan Bardella chez Fayard depuis des mois n’était qu’un secret de polichinelle, mais l’annonce de sa sortie imminente, mardi, dans un communiqué, provoque néanmoins l’émoi de certains salariés. Jamais une maison d’édition de renom n’avait publié un livre d’un responsable du Front national (devenu Rassemblement national) de ce rang. D’autant que Vincent Bolloré, à la tête du groupe, semble mettre des moyens hors normes pour la promotion de l’ouvrage, intitulé «Ce que je cherche». Selon nos informations, le premier tirage du livre devrait atteindre les 155 000 exemplaires dès son lancement, ce qui en fait l’un des projets éditoriaux les plus ambitieux de la maison ces dernières années. D’autant plus pour un politique de 29 ans qui n’a jamais écrit un seul livre de sa vie. Par comparaison, le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy, le Temps des combats, édité lui aussi par Fayard, avait été tiré à 120 000 exemplaires pour sa mise en place.
Selon des mails à plusieurs libraires émanant de représentants de Hachette Livre et consultés par Libération, Vincent Bolloré met son groupe au service de Jordan Bardella : couverture du magazine JDNews autour du 13 novembre, campagne nationale radio sur Europe 1 du 21 au 27 novembre, puis une partie du mois de décembre, campagne d’affichage nationale sur les quais de gare SNCF... Annoncé d’abord de façon confidentielle au 12 novembre, la sortie du livre de Jordan Bardella a été avancée au 9 il y a quelques jours, pour, selon nos informations, permettre au président du RN de débuter sa tournée «littéraire» à la foire au livre de Brive-la-Gaillarde, qui se tiendra du 8 au 10 novembre. Dans leur tribune, les anciens salariés de Fayard regrettent que «la terre de cette maison d’édition soit de plus en plus brune». Ils expliquent avoir quitté Fayard à cause de l’arrivée de Jordan Bardella : «Publier un dirigeant politique d’extrême droite, ce que toute maison d’édition digne de ce nom n’a plus fait depuis des décennies» les scandalise.
👉 L'intégralité de l'article de Tristan Berteloot et Simon Blin est à lire dans l'appli Libé, lien en story
📷 Manon Cruz / @reuters
mardi 24 septembre 2024
Après les révélations sur ses faux documents Jordan Bardella change de version
Après avoir évoqué de «fausses accusations», puis laissé entendre qu’il pouvait bien s’agir de son écriture, le président du RN conteste désormais avoir participé à l’élaboration de ces fausses preuves. Libé maintient ses affirmations.
Depuis nos révélations sur la fabrication par Jordan Bardella de fausses preuves du travail qu’il aurait dû effectuer à l’époque où il était assistant parlementaire à Bruxelles, l’actuel président du Rassemblement national a eu plusieurs lignes de défense.
Ensuite, Libération a publié d’autres éléments : une partie de l’agenda 2015 rempli à la main par Jordan Bardella trois ans après son contrat d’assistant parlementaire, dans le but de faire croire qu’il a bien eu une activité à l’époque, ainsi que le bon de livraison de celui-ci, acheté en mai 2018 et livré au siège du Rassemblement national. Alors samedi, pour justifier ces faux, Jordan Bardella a changé de version, via son «porte-parole», l’avocat et eurodéputé RN Alexandre Varaut. Il affirme désormais dans Mediapart que «l’agenda, c’est un faux».
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✍️ Tristan Berteloot
📸 Denis Allard
lundi 9 septembre 2024
La une de Libération du mardi 10 septembre 2024
mardi 6 août 2024
La une de Libération du mercredi 7 août 2024
Hidalgo, Macron, Bardella… À qui profitent les Jeux ? C'est la une de Libération mercredi.
Si la gauche a porté la candidature de Paris et largement préparé l’organisation des JO, elle voit aujourd’hui l’exécutif tenter d’en récolter les lauriers. Le RN, lui, passe à côté de l’événement.
📸 Valentine Chapuis / AFP
mercredi 10 juillet 2024
Le super vice-président de Bardella
Le général italien Roberto Vannacci a été désigné numéro 2 du groupe «Patriotes pour l’Europe», présidé par Jordan Bardella à Strasbourg.
Après des résultats aux législatives en demi-teinte, le président du RN a dû se faire une raison : il ne sera pas Premier ministre et ne s’installera donc pas rue de Varenne. Direction donc le Parlement européen pour Bardella qui prend la tête du groupe «Patriotes pour l’Europe» imaginé par le Premier ministre hongrois pro-Poutine, Viktor Orban. Voilà qui devrait l’obliger à un peu plus d’assiduité que lors de la dernière législature.
A ses côtés, le lepéniste pourra compter sur le soutien d’un numéro 2 plutôt coriace : le général italien Roberto Vannacci, désigné vice-président. Le leader de la Lega aux européennes est une personne qui gagne à être connue. Nostalgique de Mussolini – qui fut selon lui un «homme d’Etat» – homophobe et xénophobe, Vannacci n’est pas vraiment raccord avec l’entreprise de dédiabolisation en cours depuis plus d’une décennie au RN.
En août 2023, il a auto-édité un pamphlet, «Il Mondo a contrario» («le monde à l’envers») dans lequel il déverse sa haine sur à peu près tout ce qui lui est différent. Il est ainsi anti-avortement, antiféministes, anti-étrangers. «Chers homosexuels, vous n’êtes pas normaux. Il faut s’en remettre ! La normalité, c’est l’hétérosexualité.»
Il a aussi un avis très tranché sur qui est vraiment Italien et qui ne l’est pas. «Que nous le voulions ou non, nous ne sommes pas nés égaux sur cette terre. Par conséquent, ceux qui arrivent en Italie devraient être immensément reconnaissants pour notre compassion et notre générosité.»
👉 Extrait de la newsletter Chez Pol
📷 Roberto Monaldo
mercredi 3 juillet 2024
La une de Libération du jeudi 4 juillet 2024
Le RN et les femmes : l'imposture. C'est la une de @liberationfr ce jeudi.
👉 Longtemps plus réticentes que les hommes à voter pour l’extrême droite, les Françaises sont désormais aussi nombreuses à le faire. Pourtant, derrière un intérêt de façade, le Rassemblement national reste une menace pour les droits des femmes.
✏ @cocoboer
mardi 2 juillet 2024
la nouvelle star marine Tondelier rend fier les verts
La nouvelle star Marine Tondelier rend fiers les verts. Tour à tour percutante, émouvante et déterminée, @marinetondelier se révèle au grand public à l’occasion des ces législatives anticipées. Au sein d’EE-LV, on savoure un peu après des européennes éprouvantes.
Le grand public a fini par découvrir cette écolo. L’intéressée fait tout pour, usant du fond mais aussi de la forme. Cette veste verte qu’elle porte depuis des semaines , en passe de devenir l’un des symboles de cette campagne, en est un bon exemple. La notoriété s’accroît. Dans le reste de la gauche, on observe et on finit, parfois, par se méfier de cette aura grandissante. Ce qui était impensable après une campagne des européennes chaotique et qui a vu le camp écolo échapper de peu au désastre. Mais la dissolution est passée par là.
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📸 Sameer Al-Doumy /AFP
✍️ Sylvain Chazot et Chez Pol
Libération du mercredi 3 juillet 2024
Marine Tondelier : «On doit se montrer prêts à gouverner»
C'est la une de Libé ce mercredi
Dans un entretien à Libération, la secrétaire nationale des Ecologistes martèle qu’il faut tout faire pour éviter l’arrivée du RN à Matignon. Et envisage une vaste coalition autour de la gauche après le 7 juillet
📷 Denis Allard
lundi 1 juillet 2024
"Ils voulaient absolument un bulletin de vote avec le nom de Bardella inscrit dessus"
Sur X (ex-Twitter), des témoignages rapportent que des électeurs du RN ont parfois désespérément recherché un bulletin «Bardella» dans les bureaux de vote.
Electeur dans la 4e circonscription d’Ille-et-Vilaine, Brendan se dit surpris. «Mais pas trop quand même», argue-t-il auprès de Libé. Afin d’éviter les foules, ce vendeur s’est levé aux aurores pour glisser son enveloppe dans les urnes de sa commune, située au sud de Rennes. A son arrivée, tout est calme. A une exception près : «Devant moi, un couple de jeunes dans la trentaine essayaient contre vents et marées de faire comprendre à un assesseur qu’ils voulaient absolument un bulletin de vote avec le nom de Bardella inscrit dessus», rapporte-t-il. L’échange dure de longues minutes. Le ton monte. «Ils ont commencé à dire qu’il y avait une fraude et sont partis dans un délire complotiste. Ils pensaient qu’on voulait les empêcher de voter», soupire Brendan.
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📸 Stéphane Dubromel / Hans Lucas
✍️ Elise Viniacourt
vendredi 28 juin 2024
"Je partira pas" d'où vient cette chanson raciste reprise par l'extrême droite ?
« Tu partiras avec ta Fatma, pour toi fini le RSA (…), quand va passer Bardella, tu vas retourner chez toi, tu mettras ta djellaba, tu pourras prier toute la journée, tu commences à nous gonfler. » Voici quelques-unes des paroles de Je partira pas, une chanson interprétée par une voix synthétique diffusée, ces derniers jours, sur les réseaux sociaux. Accumulant des millions de vues sur X, TikTok, YouTube ou encore Facebook, cet hymne raciste et pro-Rassemblement national a notamment été partagé par quelques figures d’extrême droite, parmi lesquelles Eric Zemmour, Gilbert Collard (la vidéo a depuis été retirée de sa page) ou par le média Frontières (ex-Livre noir). L’association SOS-Racisme, qui a affirmé avoir porté plainte pour incitation à la haine, mercredi 26 juin, déclarant que « ces propos inacceptables doivent être retirés immédiatement de toutes les plates-formes numériques ».
Les grands réseaux sociaux ont commencé à s’exécuter, jeudi. Sur TikTok, les vidéos les plus populaires relayant la chanson ont été supprimées et la plate-forme a confirmé à BFM-TV son intention de la bannir. Le Monde a toutefois constaté, jeudi dans l’après-midi, que le morceau était encore écoutable sur TikTok. Du côté de YouTube, la vidéo la plus vue a été supprimée « en raison d’une réclamation pour atteinte aux droits d’auteur envoyée par France Télévisions », peut-on lire en lieu et place du contenu. Pour illustrer les paroles de la chanson, cette vidéo avait en effet utilisé des images d’un reportage de France 2 sur les procédures d’expulsion. Sur Twitter en revanche, le morceau semble toujours circuler sans entrave.
#Le Monde
Photo : Capture d'écran de la vidéo
lundi 24 juin 2024
La une de Libération du mardi 25 juin 2024
Programme du RN : 100% pur leurre
Derrière la présentation en trompe-l'oeil de Jordan Bardella lundi, les mesures du RN restent floues, irréalistes, voire parfois illégales. Et sont toujours portées par de nombreux candidats racistes, antisémites et complotistes.
La une de @liberationfr ce mardi.
📸 Denis Allard
mardi 11 juin 2024
mercredi 5 juin 2024
Les copains gavants d'extême-droite en lice pour les Européennes
Eparpillé sur les listes RN, Reconquête et LR pour le scrutin de dimanche, un groupe de trentenaires cultive le même logiciel identitaire, largement nourri par Eric Zemmour. Des idées que ces anciens amis d’étude veulent mettre au pouvoir. Ensemble ? Un jour de mars 2020, dans une fameuse brasserie de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Encore auréolé de son succès aux élections européennes de l’année passée, Jordan Bardella, 24 ans, déjeune avec son idole Eric Zemmour. Le jeune homme a dépassé d’une courte tête Nathalie Loiseau, la candidate de la majorité présidentielle, et redonné quelques couleurs à une extrême droite bien pâlotte depuis la présidentielle ratée de Marine Le Pen. Cela lui donne le droit de déclamer toute son admiration à l’éditorialiste de CNews et du Figaro. Pas encore entré en politique, celui-ci s’entend raconter comment, ado dans sa banlieue, Bardella ne manquait jamais un de ses passages chez Ruquier. Comment, depuis qu’il déblatère tous les soirs sur la chaîne de Bolloré, le nouveau poulain de Marine Le Pen n’a plus qu’à ressortir le même argumentaire lors de ses propres prestations télévisées. Comment, en somme, il lui doit la meilleure partie de sa formation politique et intellectuelle.
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✍️ Nicolas Massol
lundi 29 avril 2024
Bardella reste toujours en tête pour les élections Européenne de juin prochain
A six semaines des élections européennes, le Rassemblement national (RN) reste ancré à la première place, mais derrière lui, les choses bougent. Un second match se dessine entre la liste Renaissance et celle du Parti socialiste (PS) et de Place publique, dans lequel les électeurs indécis ou encore démobilisés peuvent inverser les rapports de force, le dimanche 9 juin. C’est l’enseignement de la quatrième vague de l’enquête électorale réalisée par Ipsos, en partenariat avec le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), l’Institut Montaigne, la Fondation Jean Jaurès et Le Monde.
Selon ce sondage mené du 19 au 24 avril selon la méthode des quotas auprès d’un large échantillon de 10 651 personnes représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales, âgée de 18 ans et plus, la liste du RN, conduite par Jordan Bardella, progresse encore de 1 point de pourcentage par rapport à la vague précédente, en mars, pour s’établir à 32 % des intentions de vote (avec une marge d’erreur de 1,3 point). La liste de la majorité présidentielle (Renaissance, MoDem, Horizons et UDI) conduite par Valérie Hayer baisse, quant à elle, d’un point, à 17 % (marge d’erreur : 1,1 point), un niveau où elle est de plus en plus talonnée par la liste PS-Place publique de Raphaël Glucksmann.
Infographie : Le Monde
Source : quatrième vague de l’enquête électorale réalisée par Ipsos, en partenariat avec le Cevipof, l’Institut Montaigne, la Fondation Jean Jaurès et « Le Monde ». Echantillon de 10 651 personnes, représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales, agée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
mercredi 3 avril 2024
Jordan Bardella gros peureux ou gros melon ?
En se faisant à nouveau remplacer pour un débat télévisé entre candidats aux européennes, le patron du RN affiche sa suffisance et s’épargne de difficiles questions sur les errements de son parti.
Après avoir séché le premier débat rassemblant les principales têtes de liste aux élections européennes mi-mars sur Public Sénat, chaîne qu’il avait peu ou prou qualifiée de «Coquelicot TV», ce qui n’est pas un compliment dans sa bouche suffisante, voilà que le président du Rassemblement national récidive en snobant celui organisé par France 24 et RFI le mercredi 10 avril, comme l’a révélé le Parisien. Plutôt que le poutinophile Thierry Mariani, cible de choix pour tous ses adversaires lors du premier débat, le remplaçant désigné serait cette fois l’ancien patron de Frontex Fabrice Leggeri, récent rallié au RN.
Disons-le, on imagine mal que Jordan Bardella, qui manie mieux que la moyenne les éléments de langage, craigne le débat. En tête dans les sondages, plus de dix points devant la liste conduite par Valérie Hayer (Renaissance) et à une quinzaine devant celle de Raphaël Glucksmann (PS-Place publique), le chef de file de la liste RN considère au fond qu’il n’a rien à y gagner. Plutôt l’option gros melon que gros trouillard donc, même si un doute subsiste forcément. Cette stratégie de l’évitement, où la colère anti-Macron sert d’argument massue dans un scrutin transformé en élections de mi-mandat sur la route de 2027, n’est en tout cas pas très glorieuse.
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✍️ @jbouchetpetersen
📸 Patrick Gherdoussi
jeudi 14 mars 2024
Jordan Bardella écrit son autobiographie à 28 ans
Qui, sans aucune expérience professionnelle ni accomplissement majeur, aurait l’idée de se lancer, à 28 ans, dans une autobiographie ? Pas grand monde sûrement. Sauf à avoir un ego surdimensionné et de grandes ambitions, comme Jordan Bardella.
Le Monde nous apprend que le président du RN travaille ainsi sur un texte retraçant sa vie. Première surprise. Ensuite, s’il assure écrire lui-même, à la main, ce livre à paraître – il n’a pour l’instant signé avec aucun éditeur –, Bardella a eu un petit coup de main étonnant : celui de l’éditorialiste politique de France Info, Jean-François Achilli qui a, selon le quotidien du soir, aidé le lepéniste à accoucher «de ses souvenirs». Deuxième surprise. «Je n’ai pas signé de contrat d’écriture pour le livre de Jordan Bardella. Mais tout ceci relève de ma vie professionnelle personnelle», se défend le journaliste. Tout cela relève aussi d’une certaine érosion des digues avec l’extrême droite. Selon l’Obs, le journaliste a été convoqué par le directeur de France Info. «Les mesures nécessaires seront prises en fonction de ce qui ressort de leur échange», a indiqué la chaîne.
📸 @denisallard / Libération
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Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...