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mardi 9 juillet 2024

Le directeur général du RN Gilles Penelle démissionne

 

Le directeur général du Rassemblement national (RN), Gilles Pennelle, a démissionné de son poste au lendemain des élections législatives, a-t-on appris de sources internes au sein du parti, confirmant une information du Monde.
M. Pennelle, élu il y a un mois député européen, était le principal artisan du "Plan Matignon" du parti d'extrême droite, censé prévoir toute la logistique en cas d'élections législatives anticipées et ne nécessitant que "d'appuyer sur un bouton" pour être activé.
Longtemps vanté par ses cadres avant l'annonce de la dissolution, ce "Plan Matignon" s'est finalement révélé faillible, notamment à propos des candidats investis, des dizaines d'entre eux s'étant fait épingler pour des propos à caractère raciste, antisémite ou conspirationniste.
L'impréparation de certains d'entre eux avait également été pointée lors de débats locaux d'entre-deux-tours.
Jordan Bardella, le président du RN, avait reconnu lundi des "erreurs" dans sa campagne.
"Il y a des efforts à faire à la fois sur la professionnalisation de notre implantation locale, peut-être sur le choix d'un certain nombre de candidats. Je le dis clairement, sur quelques circonscriptions, les choix que nous avons faits n'étaient pas les bons", avait-il dit.
Le RN, qui visait la majorité au moins relative dans la nouvelle Assemblée nationale, est arrivé dimanche sur la troisième marche du podium du scrutin législatif anticipé, une contre-performance malgré l'élection de 143 députés - en comptant ses alliés ciottistes -, soit plus de 50 élus supplémentaires par rapport au contingent de 2022 

#AFP
📷 Jean-François MONIER

lundi 8 juillet 2024

La une de Libération du mardi 9 juillet 2024

 
Allo, Macron ? C'est la une de

mardi. Arrivée en tête des législatives dimanche, la gauche revendique de gouverner le pays, tandis que le Président, misant sur une division du Nouveau Front populaire, joue la montre.

Moins de femmes députées à l'assemblée nationale

 

Sur les 577 députés qui constituent la nouvelle Assemblée nationale, 208 sont des femmes, soit 36% de l'hémicycle, une proportion en recul par rapport à 2017 et 2022, selon une analyse par l'AFP des résultats publiés lundi par le ministère de l'Intérieur.
La proportion de femmes à l'Assemblée nationale avait atteint un record en 2017, culminant à 38,8% (224 députées), avant de reculer en 2022, à 37,3% (215). Elle reflue de nouveau cette année.
L'Assemblée nationale est désormais légèrement moins féminisée que le Sénat, qui compte 36,8% de femmes (128 sur 348 sénateurs).
Parmi les grands blocs de la nouvelle Assemblée, le Nouveau Front populaire (NFP) et apparentés (41,7%, 78 sur 187) est le plus féminisé, devançant d'une courte tête le camp présidentiel (41,5%, 66 sur 159).
Le Rassemblement national (RN) et ses alliés ne comptent que 32,4% de femmes (46 sur 142).
Les Républicains (hors "ciottistes" alliés au RN) ont fait élire seulement 30,8% de femmes.
En 1958, la première Assemblée nationale de la Ve République ne comptait que huit députées, parmi lesquelles Nafissa Sid Cara, qui sera également en 1959 la seule femme du premier gouvernement de la Ve République 

#AFP

"Les électeurs nous laissent une dernière chance"

 

Déjouant les pronostics, François Ruffin, investi par le Nouveau Front populaire l’a emporté dans la première circonscription de la Somme face à la candidate du Rassemblement national (RN) Nathalie Ribeiro-Billet, qui l’avait pourtant devancé de 3 500 voix lors du premier tour. « Après une semaine d’angoisse, ça fait du bien d’être là tous ensemble », lâche Isabelle (elle n’a pas souhaité donner son nom, comme toutes les personnes citées par leur prénom), qui virevolte d’un cercle à l’autre, emportée par la musique de La Fièvre du samedi soir. Une de ses amies se tient le cœur comme s’il était près de lâcher : « A l’avenir, soupire-t-elle, je préférerais qu’on m’évite ce genre d’émotion. C’est trop cette attente qui vous dévore. »
Avant l’annonce libératrice des résultats, le suspens fut douloureux, en effet. A 18 heures, alors que rien n’est encore joué, Florence s’affaire nerveusement au buffet bientôt garni de tartes et de cakes faits maison apportés par les participants. La retraitée de 64 ans explique connaître « François » depuis sa première campagne, en 2017, lors de la création du parti Picardie Debout ! « Je crois en lui car il est toujours à l’écoute et, surtout, il ne prend pas la grosse tête, confie-t-elle. Mais je vous le dis, si on perd, vous me ramasserez à la petite cuillère. » Ses voisins hochent la tête. Eux aussi ont peur d’un échec face au RN, un de plus ici sur ces terres ouvrières et minières qui tournent désormais le dos à la gauche. Martine, la mère de François Ruffin, venue soutenir son fils, dit croiser les doigts. « Je veux y croire, car j’aurais tellement mal pour lui s’il ne gagnait pas. Il donne tellement pour les autres. »

Retrouvez-le en suivant le lien sur notre profil.⁣⁣ #LeMonde

Photo : François Ruffin célèbre sa victoire au second tour des élections législatives dans la Somme, à Flixecourt, le 7 juillet 2024. FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

dimanche 7 juillet 2024

La une de Libération du lundi 8 juillet 2024

 
C'est OUF : voici la une de

lundi, après la victoire surprise du Nouveau Front populaire aux législatives.

Pour Mélenchon Macron "a le devoir d'appeler le nouveau front populaire à gouverner"

 

«Notre peuple à clairement écarté la solution du pire», se félicite Jean-Luc Mélenchon, qui vient de prendre la parole à l’issue des résultats du second tour des législatives. «Le président a le pouvoir, le Président a le devoir, d’appeler le Nouveau Front populaire à gouverner», appelle-t-il. Il semble anticiper une potentielle prise de parole du chef de l’Etat, et assure que «le Président doit s’incliner et admettre cette défaite, sans tenter de la contourner de quelque façon que ce soit.» De fait, selon lui, «le Premier ministre doit s’en aller», appelant donc Gabriel Attal à quitter Matignon, sans nommer une quelconque figure de la gauche pour le remplacer. «Les urnes ont tranché. Le Nouveau Front populaire est prêt à gouverner», annonce Jean-Luc Mélenchon devant une foule en liesse.


👉 Suivez la soirée en direct dans l'appli Libé, lien en story

📷 Cha Gonzalez / Libération


vendredi 5 juillet 2024

Tonton pourquoi tu votes RN ?


Le vote d’extrême droite n’a pas seulement redessiné le paysage politique français, il a aussi pénétré l’intimité des foyers. De la Bretagne à Marseille en passant par la Creuse ou les Yvelines, les cinq familles que M a rencontrées ont vécu ce basculement, motivé par la peur, la désillusion, l’exaspération et les préjugés. Un choix radical capable de dynamiter les liens familiaux. Face à ce danger, le conjoint, l’enfant ou le parent qui y est confronté fait tout pour maintenir le dialogue ou... éluder la question. « Quand mon père m’a dit qu’il changeait de parti pour le RN, j’ai vraiment eu honte, et il l’a senti. Il y a une banalisation, depuis quelques années, du vote d’extrême droite. Que ça arrive chez lui, électeur de droite, ça ne me surprend pas tant que ça. Mais quand il me l’a annoncé, bien sûr je lui ai dit : ‘On marche sur la tête ! T’as trois filles, papa, et tu vas voter pour quelqu’un qui n’est pas pour l’égalité salariale entre hommes et femmes ?’ » raconte Anna, 25 ans. Retrouvez notre article dans le numéro de M actuellement en kiosque.

📷 @elliott.verdier #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Yann Bouchez, Aylin Ho et Lucas Minisini

jeudi 27 juin 2024

«T’es aussi séduisante que le programme économique du NFP»

 

Quand je tente cette technique d’approche bien subtile alors que la journée est à peine commencée, je me dis qu’il y a encore de l’espoir. La mission que je me suis donnée il y a quelques jours nécessite une bonne dose d’inventivité et d’audace : m’inscrire sur différentes applis de rencontres et convaincre le maximum de gens de voter pour le Nouveau Front populaire (NFP). Une idée inspirée du mouvement La société civile en campagne initié par les militantes Caroline de Haas et Camille Etienne après la dissolution de l’Assemblée nationale. Leur but ? «Inonder les plateformes» pour convaincre les électeurs à la veille des nouvelles législatives.
Avant de sortir mes meilleures punchlines, il s’agit d’être présentable. Que ce soit sur Tinder, Hinge, Bumble ou OkCupid, la première photo de mon profil est on ne peut plus inoffensive : un joli portrait avec une chemise en velours côtelé, une casquette rose pâle et un cadre où est inscrit «JEVOTEFRONTPOP !». Pour les autres, je mise tout sur l’humour. Un montage où j’apparais sur une photo des années 30 au côté de Léon Blum ; une autre de moi en train de lire un numéro de Libé avec Giorgia Meloni en une ; un selfie où je pose sensuellement avec ma carte d’électeur et une superbe vidéo de Philippe Poutou glanée sur X. On y retrouve les plus beaux moments télé du candidat issu du NPA agrégés façon paillettes et comédie romantique.

👉 Julien Marsault a-t-il réussi sa mission ? Rendez-vous sur Libération.fr pour le savoir
📷 Rémy Artiges / Libération

La une de Libération du vendredi 28 juin 2024

 
Législatives : Emmanuel qui ?
La une de Libération ce vendredi
Lâché par ses ministres, désavoué par ses candidats, incompris par ses électeurs, le président de la République se retrouve marginalisé avant un premier tour qui s’annonce dévastateur pour la majorité sortante.

📷 Thibault Camus / AP

mercredi 26 juin 2024

Forte participation pour scrutin majeur

 

« Ce sont les premières vraies législatives depuis le début du XXIe siècle », estime le professeur Pierre Allorant, historien et politiste à l’université d’Orléans. Les Français l’ont compris : les sondages laissent penser que la participation, lors du scrutin des 30 juin et 7 juillet, pourrait retrouver le niveau élevé des années 1990, autour de 60 % à 70 %. Tout comme le nombre record d’enregistrements de procurations – plus de 1,3 million, dimanche 23 juin, selon le ministère de l’intérieur.
Les Français ne vont pas aux urnes quand ils ont l’impression que cela ne sert à rien. Depuis la réforme du quinquennat, mise en œuvre en 2002, et l’organisation de l’élection des députés après celle du président de la République, ils considèrent que, en s’étant exprimés à la présidentielle, les jeux sont faits. A tort, bien sûr. Depuis 2002, la participation aux législatives décroît. Elle est même en dessous de 50 % depuis 2017.
« Là, ce sera différent », pense Pierre Allorant. Ce scrutin n’est pas sans rappeler celui de 1997, après la dissolution de l’Assemblée nationale par Jacques Chirac. Sept électeurs sur dix s’étaient déplacés. Comme en 1997, les législatives déclenchées par Emmanuel Macron décideront « de qui va gouverner », note le professeur. « Les Français, déclare, dans Le Parisien du 23 juin, Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut de sondages Ipsos, ont parfaitement compris l’enjeu de ces élections : une alternance est possible sans attendre 2027. » Ce qui « change la donne », estime-t-il.

Photo : Préparation des bulletins à livrer aux bureaux de vote pour les élections législatives. A Bruges (Gironde), le 24 juin 2024. PHILIPPE LOPEZ / AFP

dimanche 23 juin 2024

La une de Libération du lundi 24 juin 2024

 
Contre le RN, aux tracts citoyens ! C'est la une de Libération ce lundi
Manifester, tracter, placarder, faire du porte-à-porte, s’organiser entre assos, syndicats,
voisins… L’heure est à la mobilisation tous azimuts pour la société civile face au spectre de l’extrême droite.

📷 Camille Mcouat

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...