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jeudi 27 février 2025

Club d'extrême droite réservé "aux européens" le parquet de Paris à été saisi suite à nos révélations

Les réactions n’ont pas manqué après la publication par Libération du projet fou mené discrètement par l’Institut Iliade, l’une des structures les plus ultras de la nébuleuse d’extrême droite, de création du Cercle Europa : un club servant de «lieu de rencontres pour les Européens», peut-on lire dans une brochure éditée par Iliade et dénichée par Libé, un endroit propice pour lutter contre «l’affaiblissement civilisationnel» dû aux «artisans du wokisme» qui n’ont «cessé de déconstruire tout ce qui fait la grandeur et la fierté de notre pays». En suivant le raisonnement de cette structure qui sert de think tank à l’extrême droite la plus radicale, et fantasme sur la thèse du «grand remplacement», on comprend que le projet de «club privé» risque surtout d’être réservé aux blancs…


Selon nos informations, le parquet de Paris a été saisi à trois reprises depuis la parution de l’article, du fait du sénateur communiste Ian Brossat et de l’association SOS Racisme, mais aussi du préfet de police, qui avait reçu dès la parution de l’article un signalement émanant de la même association.

👉 Toutes les informations sur Libération.fr

lundi 17 février 2025

L'extrême droite attaque une conférence antifasciste en plein Paris

 

Une soirée cinéma sur le thème de l’antifascisme a été la cible d’une attaque de l’extrême droite dimanche soir à Paris. Une vingtaine de nervis ont tabassé des participants, dont un aurait été blessé au couteau. Une enquête pour tentative d’homicide volontaire a été ouverte par le parquet de Paris.
La préfecture de police précise avoir recensé «une vingtaine d’assaillants armés de tessons de bouteille» ayant pris part à l’attaque. Les vidéos amateurs tournées sur place montrent notamment un jeune homme au sol, dans la cour de l’immeuble accueillant l’événement. Autour et au-dessus de lui, une dizaine d’hommes vêtus de sombre le tabassent. Certains ont des casques de moto en main ou sur la tête. Coups de pied, de poings, la volonté est de faire mal. L’un des agresseurs, calme, donne alors le signal de départ et tous s’exécutent immédiatement. Suit une autre vidéo, qui montre cette fois le groupe entier qui sort dudit immeuble. Au pas de course, toujours en bon ordre, la bande quitte les lieux quand l’un d’eux, la gorge visiblement serrée d’adrénaline crie «Paris est nazi, Lyon est nazi aussi» avant de lancer un rire mauvais. En quelques secondes, la rue est vide.

➡️ Lire la suite sur Liberation.fr

✍️ Maxime Macé et Pierre Plottu
📸 Henrique Campos/Hans Lucas

dimanche 26 janvier 2025

Elon Musk renouvelle son soutien à l'extrême droite allemande

 

Comme on se retrouve. Deux bonnes semaines après la complaisante interview accordée à la dirigeante du parti, et ce alors que son double salut nazi formé lundi 20 janvier après l’investiture de Donald Trump continue d’alimenter la polémique, le milliardaire Elon Musk a renouvelé son soutien au parti d’extrême droite allemand AfD lors d’un meeting électoral à Halle, le 25 janvier.
«C’est Ok d’être fier d’être allemand. Battez vous pour un avenir radieux pour l’Allemagne», a déclaré en direct l’homme le plus riche de la planète devant une foule établie par l’AfD à 4 500 personnes. Il a réitéré son soutien pour ce parti qui incarne selon lui «le meilleur espoir pour l’Allemagne», recueillant des applaudissements nourris du public.
Dans une intervention décousue, il a loué la «nation allemande» qui remonte à «des milliers d’années», avançant que l’empereur romain Jules César avait déjà été «impressionné» par la volonté de combattre des tribus germaniques.
Le gouvernement actuel «réprime agressivement la liberté d’expression», a-t-il de nouveau attaqué, dans la droite ligne des critiques dont il a agoni ces dernières semaines le président Frank-Walter Steinmeier, qualifié de «tyran», ou le chancelier social-démocrate sortant Olaf Scholz, traité lui de «fou» et «d’imbécile incompétent».
L’AfD doit donc «se battre, se battre, se battre», notamment pour «plus d’autodétermination pour l’Allemagne et pour les pays d’Europe et moins de Bruxelles».
Ces dernières semaines, Musk s’est régulièrement immiscé dans la politique intérieure de l’Allemagne et d’autres pays européens en publiant des commentaires sur sa plateforme en ligne X, et en soutenant ouvertement l’AfD, à l’instar d’autres formations d’extrême droite européennes.

📸 Karina Hessland / Reuters

mercredi 8 janvier 2025

Le Pen une marque vénéneuse

 

Personnage trumpiste avant l’heure, sans filtre ni surmoi, Jean-Marie Le Pen a su sentir avant les autres et exploiter sans vergogne les peurs qui tenaillent les classes populaires et moyennes à l’heure de la mondialisation : l’immigration et l’insécurité, le spectre du déclassement, au prix d’un cynisme sans fard, car plus il multipliait les attaques contre « le système », plus il en devenait l’un des rouages.
Son acquis est d’avoir réussi à transformer un nom en marque, au terme d’une carrière faite de coups d’éclat, de traversées du désert et de guerres fratricides. Mais cette marque est éminemment vénéneuse, tant son créateur a été loin dans l’antisémitisme, le révisionnisme, le racisme, la complaisance envers le national-socialisme.

Tous les efforts entrepris, notamment en 2015, par Marine Le Pen pour marginaliser son père et tenter de dédiaboliser l’héritage, au prix d’un éprouvant bras de fer politique et judiciaire, n’y feront rien. Et ce ne sont pas les réactions de Jordan Bardella à la mort du patriarche qui lèveront le doute. A l’instar de nombreux cadres du parti, le président du RN n’a pas éprouvé le besoin de pratiquer le droit d’inventaire. Il n’a pas fait le tri dans le bilan, vantant l’action d’un homme qui « a toujours servi la France, défendu son identité et sa souveraineté », dans « l’armée française en Indochine et en Algérie ». Jean-Marie Le Pen a beau être mort, il est toujours là.
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Retrouvez l'intégralité de notre éditorial en suivant le lien en bio. #LeMonde 

dimanche 29 décembre 2024

En Allemagne la campagne électorale perturbée par Elon Musk et son soutien à l'extrême droite

 

Ils redoutaient l’influence des services secrets russes et des trolls de Poutine sur les réseaux. A moins de deux mois des élections anticipées, les Allemands font face à un autre perturbateur de campagne, cette fois du côté américain et à visage découvert. Après avoir recommandé sur son réseau social de voter pour l’extrême droite, l'AfD, «le seul parti capable de sauver l’Allemagne» selon lui, Elon Musk a officialisé en quelque sorte son interférence dans la campagne par l’intermédiaire d’une tribune publiée dans le quotidien conservateur Die Welt aujourd'hui.
Le milliardaire et conseiller spécial de Trump remet de l’huile sur le feu en affirmant que l‘AfD serait «la dernière lueur d’espoir» pour une Allemagne «confortablement installée dans la médiocrité», «au bord de l’effondrement économique et culturel».

Le patron de Tesla avait déjà attaqué le gouvernement allemand en réclamant la démission d'Olaf Scholz après l’attentat de Magdebourg le 20 décembre. Scholz est un «idiot incapable», a dit Elon Musk.
Mais en prenant la plume dans les colonnes d’un quotidien national, Elon Musk confirme sa volonté de perturber la campagne électorale allemande. «Nous devons nous préparer à une campagne électorale difficile face aux mensonges de l’AfD et aux acteurs extérieurs qui veulent déstabiliser notre pays», a réagi Lars Klingbeil, coprésident du Parti social-démocrate (SPD).
Musk ne cache pas son attirance pour les idées d’extrême droite. Il a contribué à la victoire de Donald Trump avec sa fortune et sa plateforme, flirte avec la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, admire ouvertement l'argentin Milei. Il a également récemment promis un soutien financier à l’artisan du Brexit, le nationaliste Nigel Farage.

Personne ne doute que l’initiateur de cette tribune ait été Mathias Döpfner, le patron de la maison d’édition Axel Springer, à qui appartient aussi le tabloïd Bild. Le «Bolloré allemand», faiseur d’opinion au service de l’extrême droite, fait partie du cercle des amis de Musk.

📸 Allison Robbert / Reuters

mardi 3 septembre 2024

La carte interactive des groupuscules d’extrême droite en France

 

Ils sont partout, littéralement. Pour la deuxième année consécutive, Libération publie une carte interactive des groupuscules d’extrême droite actifs en France. Des bandes qui se multiplient – une dizaine supplémentaire par rapport à l’année précédente recensée par nos soins, alors que nous avons pris soin d’écarter les plus anecdotiques. D’autres qui se reforment après une dissolution ou encore des scissions révélatrices de l’air du temps au sein de la mouvance. Grandes villes, bourgades parfois modestes, nord, sud, est, ouest : au total, ce sont plus de 60 structures allant de la bande de nervis au très sérieux autoproclamé «institut de formation» et qui démontrent que les militants de la mouvance continuent à se regrouper et à agir.

👉 Carte à consulter sur Libération.fr
✍ Maxime Macé et Pierre Plottu
🗺 Alice Clair, Savinien de Rivet, Julien Guillot



lundi 26 août 2024

Un été déchainé à l'extrême droite

 

Animus Fortis à Bourges, le RED à Angers, Les Remparts et Lyon Populaire dans la capitale des Gaules… En septembre, @liberationfr avait publié une cartographie de la mouvance radicale et de ses groupuscules éclatés aux quatre coins du pays. Une foule de bandes locales qui sont très interconnectées, parfois coordonnées même, et qui matérialisent la volonté des militants de continuer à agir malgré les nombreuses dissolutions de ces dernières années. Les autorités ont dissous le Bastion social (en 2019) et Génération identitaire (GI, en 2021) ? Une galaxie de franchises locales a repris le flambeau, sans avoir à s’embarrasser cette fois de protéger la «marque» nationale. Résultat : moins de «grandes» actions de propagande comme celles que pouvait produire GI, mais une violence plus incontrôlable.

Les groupuscules d’extrême droite sont nombreux à mettre en avant dans leur propagande des activités sportives, et notamment les entraînements aux sports de combat. Rien que cet été, des dizaines de militants issus de la demi-douzaine de groupes franciliens se sont réunis en bordure de la capitale en juillet pour la deuxième édition d’«Olympiades» tournant surtout autour de la baston et organisées à l’initiative des dissous du GUD. Fin juillet, ils étaient peut-être aussi nombreux à Nantes pour un «tournoi de boxe et MMA amical» réunissant des mouvements identitaires ou néofascistes de Rennes, Bordeaux, Vannes et même Versailles. Quelques jours plus tard, ils étaient encore plusieurs dizaines à Nice pour une journée de «cohésion» avec combats de boxe. Mi-août, les entraînements aux sports de combat étaient également très courus à l’université d’été d’Academia christiana, organisation identitaire catholique se revendiquant pourtant comme un mouvement de «formation» et un «laboratoire d’idées»… Et c’est sans compter les entraînements plus modestes des groupes de Chambery, de Nîmes, du Forez, etc.

👉 L'intégralité de l'article de Maxime Macé et Pierre Plottu est à lire dans l'appli Libé

📷 Jeff Pachoud / @afpphoto

vendredi 12 juillet 2024

La « Télé Meloni » bientôt sur les "RAI"

 

La crise en cours au sein de la RAI l’a transformée en champ de bataille. Une classe dirigeante d’extrême droite arrive avec son « nouveau récit national », pour ravir à la gauche une de ses forteresses historiques. Les opposants parlent de l’avènement d’une « Télé Meloni ». À droite on parle d’un retour au pluralisme. Contrôler l’audiovisuel public donc, mais pour quoi faire ? La droite mélonienne a une ambition culturelle qui vient de loin. Sortie de la matrice fasciste, elle se perçoit comme un « monde minoritaire », pour reprendre les termes de la présidente du conseil. Elle aspire pourtant à former un grand parti conservateur majoritaire et à gouverner longtemps afin de transformer l’Italie. Dans cette logique, elle doit construire une nouvelle « hégémonie culturelle », imposer une nouvelle vision du monde. Vieille lune d’un milieu intellectuel néofasciste influencé par la nouvelle droite française depuis les années 1980, le concept est paradoxalement emprunté à la pensée du philosophe communiste italien Antonio Gramsci, mort en 1937 dans les geôles fascistes. Son principe est simple : il s’agit de légitimer par la culture la vision du pouvoir pour assurer le consentement des citoyens, en l’occurrence à un dessein nationaliste et conservateur. La RAI, télé guidée, un article à retrouver en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @giannicipriano #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @kavalallan

vendredi 5 juillet 2024

Tonton pourquoi tu votes RN ?


Le vote d’extrême droite n’a pas seulement redessiné le paysage politique français, il a aussi pénétré l’intimité des foyers. De la Bretagne à Marseille en passant par la Creuse ou les Yvelines, les cinq familles que M a rencontrées ont vécu ce basculement, motivé par la peur, la désillusion, l’exaspération et les préjugés. Un choix radical capable de dynamiter les liens familiaux. Face à ce danger, le conjoint, l’enfant ou le parent qui y est confronté fait tout pour maintenir le dialogue ou... éluder la question. « Quand mon père m’a dit qu’il changeait de parti pour le RN, j’ai vraiment eu honte, et il l’a senti. Il y a une banalisation, depuis quelques années, du vote d’extrême droite. Que ça arrive chez lui, électeur de droite, ça ne me surprend pas tant que ça. Mais quand il me l’a annoncé, bien sûr je lui ai dit : ‘On marche sur la tête ! T’as trois filles, papa, et tu vas voter pour quelqu’un qui n’est pas pour l’égalité salariale entre hommes et femmes ?’ » raconte Anna, 25 ans. Retrouvez notre article dans le numéro de M actuellement en kiosque.

📷 @elliott.verdier #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Yann Bouchez, Aylin Ho et Lucas Minisini

lundi 1 juillet 2024

L'extrême droite aux portes du pouvoir

 

L’extrême droite est aux portes du pouvoir. Nourrie par la défiance politique, le rejet de l’immigration, la montée des préoccupations sécuritaires, la vague n’est pas propre à la France, mais pour le pays, qui se croyait mieux protégé que d’autres démocraties par sa tradition républicaine, ses institutions, son scrutin majoritaire à deux tours, le choc est immense. Elue dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec 58 % des suffrages exprimés, Marine Le Pen apparaît comme la grande gagnante du premier tour des élections législatives, dimanche 30 juin. Hors ses alliés ciottistes, son parti, le Rassemblement national (RN), a recueilli 29,3 % des suffrages exprimés, soit 9,4 millions de voix, 1,3 million de plus qu’au premier tour de la présidentielle de 2022, un niveau historique qui ne peut en aucun cas être imputé à l’inconscience de ceux qu’on nomme les « pêcheurs à la ligne » : loin de bouder les urnes, les électeurs se sont, cette fois, déplacés en nombre. Le haut niveau de la participation, supérieur de 20 points à celui d’il y a deux ans, montre que tous les camps se sont mobilisés, dans la foulée d’une dissolution qui restera comme l’un des actes les plus irresponsables qu’ait pu engager un président de la République dans l’exercice de ses pouvoirs.


Photo : Marine Le Pen (RN), au soir de sa victoire au premier tour des élections législatives, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le 30 juin 2024. @aimeethirion #pourlemonde

samedi 29 juin 2024

A droite les artisans du grand rapprochement

 

La ligne officielle, à droite, a toujours été de refuser le pacte avec le diable. C’est en tout cas ce qu’elle n’a cessé d’afficher sur sa vitrine ces quarante dernières années. Dans l’arrière-boutique, pourtant, la réalité s’est souvent écrite différemment, entre flirts idéologiques et mariages électoraux célébrés en douce. Des régionales de 1986 à l’alliance récemment conclue entre Éric Ciotti et Jordan Bardella, l’histoire de la droite républicaine est faite de compromissions plus ou moins discrètes avec le Front national. Une succession de transgressions qui a conduit l’extrême droite aux portes du pouvoir. Il y a un quart de siècle, Jean-François Mancel, alors dirigeant du RPR, l’ancêtre de LR, avait suggéré d’unir droite et extrême droite. Le Front national de Jean-Marie Le Pen, défendait-il dans une déclaration retentissante au Monde, le 17 mars 1998, devait devenir selon lui « une partie de la droite de demain ». « J’avais raison ! » trompette t-il aujourd’hui. Et lorsque François-Xavier Bellamy déclare qu’il voterait « bien sûr » pour le RN en cas de second tour face à un candidat du Nouveau Front populaire, Jean-François Mancel, dans son bureau de vote de l’Oise, ne peut qu’approuver la sentence. Retrouvez notre enquête en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 Le ministre de l’intérieur de Jacques Chirac, Charles Pasqua, en 1987. 

Jean-Claude Coutausse / Divergence
✏️ Olivier Faye

lundi 24 juin 2024

Mobilisation de la société civile contre l'extrême droite

 

Et si, dans le bourbier ambiant, le seul rempart possible contre l’extrême droite était entre leurs mains ? Les engagés du quotidien, ces figures de quartier ou du village, respectées de tous, via leur métier ou leur engagement associatif. Qu’ils soient secouriste à la Croix-Rouge, président du club Nature et Rando, bénévole auprès des plus démunis au sein d’ATD Quart Monde… «La société civile agissante», comme les nomme Antoine Gatet, président de France Nature Environnement (FNE), qui rassemble 6 200 associations locales, plus d’un million d’adhérents. La semaine dernière, sa fédération ainsi que d’autres colosses du genre (Action contre la faim, Emmaüs, la Ligue pour la protection des oiseaux), ONG et syndicats ont signé un appel commun à «se mobiliser contre l’extrême droite». La directrice générale d’Oxfam, Cécile Duflot, exulte : «D’Attac à la CFDT, franchement il fallait le faire. Arriver à une convergence dans cette grande famille de gens très différents… en aussi peu de temps. C’est très, très original. Tous ceux qui connaissent un peu le fonctionnement associatif savent que c’est un petit miracle.» Le délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, Christophe Robert, est lui aussi plein d’entrain. «On a un rôle à jouer important vu la défiance envers les politiques et les élites. Aujourd’hui, la société tient grâce à l’engagement d’une partie de la population. Nous sommes une force importante du pays. Nous plaidons pour seize mesures urgentes.
Cette coalition, inédite par sa taille, appelle donc à la mobilisation tous azimuts… Sans donner de consigne de vote. Seule la CGT a sauté le pas, appelant à choisir le Nouveau Front populaire dès le premier tour. Pour les autres, cette question du positionnement vis-à-vis des politiques a fait l’objet de discussions, parfois intenses, ces derniers jours. «C’est vrai, reconnaît Christophe Robert. Autant le consensus sur les mesures a été rapide à trouver. Autant la ligne à tenir par rapport aux politiques, c’est plus compliqué.»

👉 Le récit de Marie Piquemal est à lire en intégralité dans l'appli Libé
📷 Camille McOuat / Libération

vendredi 21 juin 2024

La une de Libération du week-end

 
Italie, Hongrie, Pays-Bas, Finlande... Voyage au bout de l'extrême droite. C'est la une de
Libération ce week-end.
Cette édition contient un cahier spécial 12 pages avec notre enquête Les hommes de la rue du Bac.

lundi 17 juin 2024

La une de Libération du mardi 18 juin 2024

 
Extrême droite : l'impasse culture
La une de @liberationfr ce mardi
Obsession du patrimoine, baisse des subventions, privatisation de l'audiovisuel, fixette antiwoke... Libération a enquêté sur les ambitions culturelles du RN. Inquiétant.

✏️ @cocoboer

mercredi 5 juin 2024

Les copains gavants d'extême-droite en lice pour les Européennes

 

Eparpillé sur les listes RN, Reconquête et LR pour le scrutin de dimanche, un groupe de trentenaires cultive le même logiciel identitaire, largement nourri par Eric Zemmour. Des idées que ces anciens amis d’étude veulent mettre au pouvoir. Ensemble ? Un jour de mars 2020, dans une fameuse brasserie de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Encore auréolé de son succès aux élections européennes de l’année passée, Jordan Bardella, 24 ans, déjeune avec son idole Eric Zemmour. Le jeune homme a dépassé d’une courte tête Nathalie Loiseau, la candidate de la majorité présidentielle, et redonné quelques couleurs à une extrême droite bien pâlotte depuis la présidentielle ratée de Marine Le Pen. Cela lui donne le droit de déclamer toute son admiration à l’éditorialiste de CNews et du Figaro. Pas encore entré en politique, celui-ci s’entend raconter comment, ado dans sa banlieue, Bardella ne manquait jamais un de ses passages chez Ruquier. Comment, depuis qu’il déblatère tous les soirs sur la chaîne de Bolloré, le nouveau poulain de Marine Le Pen n’a plus qu’à ressortir le même argumentaire lors de ses propres prestations télévisées. Comment, en somme, il lui doit la meilleure partie de sa formation politique et intellectuelle.


➡️ Lire la suite de l'article sur le site et l'appli de Libération

✍️ Nicolas Massol

mardi 14 mai 2024

Pourquoi la manifestation de néofascistes le 11 mai à Paris a été rendue possible

 

Trente ans après la mort accidentelle de l’un d’entre eux, des néofascistes et néonazis ont défilé librement ce samedi à Paris. Retour sur les raisons qui ont permis un tel rassemblement, autorisé in extremis par la justice.
Prudence ou stratégie politique ? L’an dernier, le 6 mai 2023, ce même défilé de centaines de néofascistes dans les rues de la capitale, avait suscité un tel émoi qu’en 2024, Laurent Nuñez a voulu montrer qu’il prenait les devants. Le préfet de police de Paris a interdit le nouveau rassemblement du C9M, cinq jours avant leur rendez-vous annuel, soulignant les risques «d’atteintes à l’ordre public». D’un côté, «l’historique des débordements […] fait craindre, dans un contexte social et international tendu, que des propos nationalistes appelant à la haine et à la discrimination soient prononcés», pointe la préfecture dans son arrêté. De l’autre, la présence d’un «village antifasciste», place du Panthéon, fait craindre des «affrontements avec des militants aux opinions antagonistes».
Mais samedi matin, saisi en référé-liberté par le C9M, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté d’interdiction, estimant qu’il portait «une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester».

✍️ Juliette Delage, Maxime Macé et Pierre Plottu

📸 Denis Allard/Libération

👉 L'article complet est à lire sur le site et l'appli de Libération

dimanche 5 mai 2024

Les "féministes" d'extrême droite volent au secours de Zemmour

 

A Ajaccio samedi 4 mai, Eric Zemmour s’en est pris physiquement à une femme qui lui avait lancé un œuf. Une violence justifiée par l’ensemble de ses soutiens, y compris des féministes revendiquées.
«Geste normal quand quelqu’un vous agresse dans le dos», a par exemple exprimé Alice Cordier, présidente du collectif Némésis, groupuscule identitaire féminin qui prétend pourtant «dénoncer toutes les violences faites aux femmes». La militante reprend également les arguments de Reconquête : «Que ce soit un homme ou une femme ne change rien, Zemmour n’a pas eu le temps d’identifier qui c’était, il s’est défendu par réflexe sachant que c’est une personnalité régulièrement menacée.»

📷 Pascal Pochard-Casabianca / AFP

mercredi 10 avril 2024

L'extrême droite de Vox réécrit le passé franquiste

 

Allié aux conservateurs dans plusieurs régions du pays, le parti pulvérise le consensus national en poussant pour l’adoption de lois qui dérogent à celle sur la «mémoire historique» et réhabilitent le franquisme.
«Nous revendiquons une histoire commune comme élément intégrateur pour la réconciliation.» C’est avec ces belles paroles qu’au Parlement régional de Castille-et-León, à Valladolid, le leader conservateur Raúl de la Hoz a présenté fin mars une loi qui provoque une polémique enflammée dans tout le pays. Dirigée depuis deux ans par une coalition entre le Parti populaire (PP, conservateur) et le parti d’extrême droite Vox, cette région du nord espagnol franchit pour la première fois une ligne rouge et, du même coup, pulvérise un consensus national sur le passé récent de l’Espagne.
Car derrière ces mots en apparence conciliateurs, l’exécutif de Castille-et-León déroge en fait à la loi nationale sur la «mémoire historique», votée en 2007 par les socialistes après des mois de déchirements, et réactualisée à l’été 2022 par le Premier ministre Pedro Sánchez. Ce texte condamne la «dictature franquiste», un «régime totalitaire» instauré pendant quatre décennies après la guerre civile qui déchira les Espagnols, entre 1936 et 1939. Dans le même temps, cette loi reconnaît aux descendants des victimes du franquisme le droit de déterrer leurs parents des fosses communes pour leur offrir «des funérailles dignes». Davantage même : les autorités s’engagent à les aider dans ce combat et, le cas échéant, à financer leurs recherches.

✍️ François Musseau

➡️ Lire la suite de l'article sur le site et l'appli de Libération

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...