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vendredi 10 janvier 2025

68% des Français garde une mauvaise image de Jean Marie Le Pen

 

Une carrière politique de plus d’un demi-siècle, jalonnée de nombreuses condamnations judiciaires, ne s’oublie pas facilement. C’est ce que révèle la dernière vague du sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro, qui interroge l’image que les Français garderont de Jean-Marie Le Pen. Pour une très grande majorité d’entre eux, le cofondateur du Front national (FN), décédé mardi à 96 ans, reste une personnalité largement rejetée. Nettement plus, d’ailleurs, que sa fille, Marine Le Pen, qui lui a succédé en 2011 à la tête du Front devenu Rassemblement national. Au total, près de 7 sondés sur 10 indiquent qu’ils avaient « une mauvaise opinion de Jean-Marie Le Pen », et ce, quelle que soit la proximité politique. À l’exception des sympathisants nationalistes (36 %), les électeurs des différents camps sont unanimes, qu’il s’agisse de la droite LR (62 %) ou de la gauche socialiste (83 %), mais aussi des macronistes (77 %) et des écologistes (88 %).

De même, le pays juge négativement l’influence du « Menhir » sur la vie publique, puisqu’une majorité (56 %) l’accuse d’avoir « renforcé les divisions », quand 42 % lui font crédit d’avoir « permis de mettre en avant des sujets importants » tels que l’immigration et l’identité. La moitié droite de l’échiquier politique s’illustre toutefois par un résultat inverse, puisque les adeptes des Républicains (59 %) et du Rassemblement national (80 %) jugent que son empreinte a globalement été, en la matière, « plutôt positive ». Dans le détail, le natif de La Trinité-sur-Mer souffre d’un jugement acide de ses compatriotes, puisque plus de 7 sondés sur 10 le trouvent « xénophobe » (74 %), et près de 8 sondés sur 10 le jugent « antisémite » (78 %). Considéré comme un « démagogue » (54%), qui n’était « pas compétent » (57 %) et qui « n’avait pas la stature d’un homme d’État » (64 %), il n’en demeurait pas moins « courageux » aux yeux de 57 % des personnes interrogées.

#LeFigaro 

mercredi 8 janvier 2025

Le Pen une marque vénéneuse

 

Personnage trumpiste avant l’heure, sans filtre ni surmoi, Jean-Marie Le Pen a su sentir avant les autres et exploiter sans vergogne les peurs qui tenaillent les classes populaires et moyennes à l’heure de la mondialisation : l’immigration et l’insécurité, le spectre du déclassement, au prix d’un cynisme sans fard, car plus il multipliait les attaques contre « le système », plus il en devenait l’un des rouages.
Son acquis est d’avoir réussi à transformer un nom en marque, au terme d’une carrière faite de coups d’éclat, de traversées du désert et de guerres fratricides. Mais cette marque est éminemment vénéneuse, tant son créateur a été loin dans l’antisémitisme, le révisionnisme, le racisme, la complaisance envers le national-socialisme.

Tous les efforts entrepris, notamment en 2015, par Marine Le Pen pour marginaliser son père et tenter de dédiaboliser l’héritage, au prix d’un éprouvant bras de fer politique et judiciaire, n’y feront rien. Et ce ne sont pas les réactions de Jordan Bardella à la mort du patriarche qui lèveront le doute. A l’instar de nombreux cadres du parti, le président du RN n’a pas éprouvé le besoin de pratiquer le droit d’inventaire. Il n’a pas fait le tri dans le bilan, vantant l’action d’un homme qui « a toujours servi la France, défendu son identité et sa souveraineté », dans « l’armée française en Indochine et en Algérie ». Jean-Marie Le Pen a beau être mort, il est toujours là.
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Retrouvez l'intégralité de notre éditorial en suivant le lien en bio. #LeMonde 

mardi 7 janvier 2025

Jean Marie Le Pen est mort

 

Jean-Marie Le Pen est mort. Le fondateur du Front national, qui est parvenu à fédérer dans les années 60 et 70 une extrême droite morcelée, a fait de son nom et de sa famille un empire politique, parvenant, à coups de provocations, à imposer ses combats racistes et identitaires au cœur du débat politique. Il est mort à 96 ans.
La vraie mort de Jean-Marie Le Pen s’est produite le 20 août 2015. Le jour où le président d’honneur du Front national s’est vu exclure, par sa propre fille, du parti qu’il avait lui-même créé en 1972. Dans la nouvelle direction, il n’y a alors plus ou très peu de visages amis, de compagnons de la première heure, de fidèles ou d’inconditionnels. Beaucoup sont morts, d’autres ont préféré quitter le navire pour ne pas subir l’ascension programmée de la benjamine des trois filles du chef, Marine. Jean-Marie Le Pen, alors âgé de 87 ans, ne peut plus compter que sur l’indéfectible soutien de Bruno Gollnisch, longtemps numéro 2 du parti et dauphin désigné avant d’être déchu par celui qui l’avait pourtant adoubé.

➡️ Plus d'infos sur Liberation.fr
📸 Laurent Troude

lundi 7 octobre 2024

Le parlement Européen réclame 300.000 euros à Jean Marie Le Pen

 

Frais de mandat : Jean-Marie Le Pen se voit réclamer plus de 300 000 euros par le Parlement européen. L’institution accuse l’ancien président du Front national d’avoir indûment facturé des frais de mandat d’eurodéputé
L’Office européen de lutte antifraude (Olaf) avait estimé dans un rapport que l’ancien leader d’extrême droite avait notamment réclamé le remboursement de dépenses de bulletins d’informations, stylos, cartes de visite, cravates, parapluies, balances de cuisine, horloges de bureau, bracelets connectés, lunettes de réalité virtuelle ou encore de 129 bouteilles de vin.

👉 Plus d'infos sur Libération.fr
📸 Frederick Florin / AFP

mercredi 3 juillet 2024

Ce procès qui inquiète Marine le Pen et son état-major

 

Jean-Marie Le Pen, vieux monsieur de 96 ans : le fondateur du FN, l’ancêtre du RN, peut-il être jugé, à partir du 30 septembre, et ce jusqu’au 27 novembre, aux côtés de 27 autres protagonistes, dans l’affaire des assistants parlementaires de l’extrême droite au Parlement européen ? Placé sous régime de protection juridique, sorte de tutelle, Le Pen «ne peut plus se déplacer et ses facultés sont considérablement altérées», avait indiqué son avocat lors d’une audience précédente. Le débat reprendra donc sur ce point avec de nouveaux avis médicaux.
Mais ce n’est pas les problèmes cardiaques du vieillard qui seront dans toutes les têtes, plutôt l’avenir politique de sa fille, Marine Le Pen, qui doit elle aussi être jugée pour «détournement de fonds publics» et «complicité». Ces délits sont passibles jusqu’à dix ans de prison et d’1 million d’euros d’amende, mais surtout d’une inéligibilité de cinq ans qui risquerait, si jamais une telle peine était prononcée (et confirmée avant l’élection présidentielle de 2027), de stopper net l’ascension politique de la députée sortante RN, en dépit de la vague en faveur de l’extrême droite, aux élections européennes, et surtout au premier tour des législatives anticipées, qui a amené cette dernière aux portes du pouvoir.

➡️ Lire l'enquête en entier sur l'appli Libé (lien en story)

✍️ Tristan Berteloot et Laurent Léger
📸 Denis Allard

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...