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mercredi 19 mars 2025

Le portrait de Aimée Lou Wood

 

Si elle dit avoir perdu pied avec la réalité durant les sept mois de tournage de The White Lotus en Thaïlande, @aimeelouwood parle aussi ouvertement de ses fragilités et de ses remèdes.
La thérapie pour calmer son anxiété, et chacun de ses rôles pour soigner sa dysmorphophobie.
Parmi eux, Aimee Biggs de Sex Education, sortie victorieuse d’une lutte acharnée pour reconquérir son plaisir après une agression sexuelle, est devenu un symbole d’« empouvoirement » féminin.
Un modèle fondateur pour l’actrice, dont les incarnations suivantes, à fleur de peau, généreuses et dénuées de malveillance, lui ressemblent toujours à s’y méprendre.

Un portrait signé Marion Michel à lire sur Télérama.fr

📷 Photo Simon Emmett/Guardian/Eyevine

lundi 6 janvier 2025

L'écrivain Hanif Kureihshi à corps perdu

 

Connu pour ses livres provocateurs, crus et transgressifs, ­l’écrivain britannique Hanif Kureishi voit sa vie bouleversée en décembre 2022, lorsqu’un accident le rend tétraplégique. Un état que le scénariste de “My Beautiful Laundrette” décrit dans ­“Fracassé”. Il y garde le ton sarcastique qui a fait son succès, mais a troqué sa posture égoïste contre un sentiment de gratitude. « Tout mon être infirme est une demande pour que d’autres personnes s’occupent de moi. Je suppose donc qu’on doit apprendre à apprécier d’être un fardeau. Sinon, on se tue. » Il a dû apprendre à « respecter l’amour que les autres ont pour vous ». Il a découvert, en somme, l’altruisme, dont il n’avait jamais vraiment eu besoin, et qui n’était sans doute pas sa qualité principale. Aurait-il été du genre à rendre visite à l’hôpital, dans sa vie d’avant ? « Je ne crois pas. Mais un ami m’a rappelé que, quand il était hospitalisé dans les années 1990, j’étais le seul à être venu le voir… J’étais peut-être plus gentil que je ne le crois. » Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @sirui.ma #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Valentine Faure

vendredi 3 janvier 2025

Rencontre avec Camille Cottin

 

Lorsqu’on la rencontre, Camille Cottin répète le spectacle "Le Rendez-Vous". Adaptée du roman "Jewish Cock" de la romancière allemande Katharina Volckmer, la pièce est le monologue d’une femme venue chez son gynécologue pour se faire greffer un pénis circoncis. Un texte monstre, farouchement féministe, provocateur et drôle. Il y est question de la culpabilité allemande liée à la Shoah, de Dieu, de l’amour du théâtre, de la transition de genre et, bien sûr, des hommes. Quand elle a lu la première page du roman, il y a presque quatre ans, Camille Cottin s’est arrêtée et s’est demandé à haute voix : « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » Elle a posé le livre, comme s’il lui fallait prendre une grande inspiration, avant de poursuivre sa lecture. Si elle avait bien caressé l’idée de remonter un jour sur des planches, ce n’était certainement pas pour un seule-en-scène. Pour elle, un projet théâtral est d’abord une aventure collective, une affaire de troupe. Et puis qui pourrait mettre en scène cette étrange logorrhée ? Benjamin Gauthier lui suggère le nom de Jonathan Capdevielle. Leur première rencontre a lieu en 2022 par Zoom. Malgré la distance, le courant passe immédiatement. Ils décident d’adapter ensemble le livre pour la scène. Plus qu’un retour aux sources, une sorte de nouveau départ. Camille Cottin, dont l’image reste toujours autant associée au personnage de "Connasse", et à celui d’Andréa Martel de la série "Dix pour cent", ressentait le besoin d’ouvrir de nouveaux horizons. Et, finalement, quoi de plus radical quand on est une actrice de 46 ans, d’origine juive par sa mère mais baptisée, que de vouloir un pénis circoncis à la place du vagin, pour prendre son élan ? Retrouvez notre portrait en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @otmanqrita #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @biseaug

lundi 30 décembre 2024

En Géorgie un prince des mots et des barricades

 

Toute sa vie, le poète géorgien Kote Kubaneishvili a lutté pour la liberté. Chaque soir, à Tbilissi, le septuagénaire manifeste, aux côtés de milliers de ses concitoyens, pour contester l’élection, le 14 décembre, du président prorusse Mikheïl Kavelashvili. Aux côtés de milliers de Géorgiens, il réclame un nouveau scrutin et exige la libération des manifestants arrêtés et parfois tabassés par des membres des forces de l’ordre du parti au pouvoir depuis 2012, accusé par les opposants géorgiens et de nombreuses chancelleries occidentales de dérive autoritaire. L’annonce, le 28 novembre, par le premier ministre, Irakli Kobakhidze, de la suspension du processus d’adhésion à l’Union européenne a enflammé les esprits et les poubelles, érigées en barricades dans quelques rues de la capitale. Kote est une légende dans le pays. Car y être poète, c’est avoir le ­statut de prince. Pouvoir être reçu de manière impromptue au palais présidentiel, comme être invité sur les plateaux de télévision ou être considéré comme un membre de la famille dans les fermes les plus reculées du pays, où chaque enfant, chaque adulte connaît par cœur des dizaines de vers. Retrouvez notre portrait en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @thddcmr #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Arnaud Contreras

vendredi 27 décembre 2024

Ailton Krenak l'immortel communicant des peuples indigènes du Brésil

 

Ailton Krenak, 71 ans, est l’un des plus éminents porte-voix de la cause autochtone brésilienne. Cet auteur à succès d’ouvrages anticolonialistes et anticapitalistes est aussi devenu, en avril, le premier indigène élu à l’Académie brésilienne des lettres. Un honneur qui lui vaut l’opprobre d’une nouvelle génération de militants l’accusant d’être la caution de l’intelligentsia blanche. D’autant que l’homme se refuse à soutenir un camp politique. « On se croit supérieurs, invincibles. Mais Gaïa peut se débarrasser de nous aussi facilement qu’un moustique. Elle a la nausée, et elle va finir par nous vomir », prédit Ailton Krenak. Selon lui, les peuples autochtones pourraient au contraire indiquer un chemin. « Je réclame le droit à un autre type d’existence, sans développement, même durable, en communion avec la feuille. » Retrouvez notre portrait sur lemonde.fr

📷 @vincent_catala #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @brunomey

lundi 9 décembre 2024

Laure Adler influenceuse en livre-service

 

Journaliste, autrice, éditrice, ex-patronne de radio et jusqu’en juin 2023 intervieweuse de “L’Heure bleue” sur France Inter... En cinquante ans de carrière, Laure Adler est devenue une figure incontournable de la sphère médiatique. Aujourd’hui, c’est surtout sur TikTok, Instagram et Facebook que la septuagénaire fait entendre sa voix, en partageant ses coups de cœur littéraires, boostant les ventes de jeunes auteurs. « Moi, influenceuse ? Je suis beaucoup trop vieille pour ça ! » Elle se dit simple pigiste, comme à ses débuts à la Maison de la radio, dans les années 1970, ravie d’utiliser les réseaux sociaux comme « une petite fenêtre pour transmettre ». Cette hyperactive profite en effet de cette reconversion pour porter les sujets qui l’animent : vieillissement et féminisme. Découvrez son portrait en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @emmaballgreene #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Pascale Nivelle

vendredi 15 novembre 2024

Imane Khelif

 

C’est fou tout ce qu’on peut projeter sur une victoire. Ce jeudi 1er août 2024, Imane Khelif décoche un direct sur le nez de son adversaire italienne, Angela Carini, qui déclare forfait après seulement quarante-six secondes de combat. Des « one two three, viva l’Algérie ! » montent des gradins. La boxeuse algérienne de 25 ans est qualifiée pour les quarts de finale des JO de Paris. L’histoire aurait pu s’arrêter là si Angela Carini n’avait pas évoqué, en larmes depuis le ring, une victoire « injuste », offrant un puissant écho à une rumeur insistante : Imane Khelif ne serait pas tout à fait une femme. Dans les minutes qui suivent, l’amplificateur des réseaux sociaux fait de ce match l’une des plus grosses polémiques des Jeux parisiens. Giorgia Meloni, Elon Musk, J. K. Rowling, Donald Trump… Les habituels pourfendeurs de l’« idéologie woke » et militants antitrans donnent de la voix pour dénoncer un combat truqué par la « transgenre » Imane Khelif. Des reporters sont dépêchés à Biban Mesbah, le village où a grandi la sportive. Son père est sommé d’exhiber extraits de naissance et photos d’enfance de sa fille. Les associations LGBT+ ont beau s’élever contre des « soupçons intrusifs » et une « vague de haine internationale », on spécule à longueur d’articles sur la supposée « hyperandrogénie » ou l’éventuel « caryotype masculin » de la boxeuse. Imane Khelif est devenue, bien malgré elle, le catalyseur de toutes les passions et fantasmes autour du genre. Mais le 9 août, en finale des moins de 66 kilos, elle prouve aux haters qu’elle est d’abord et avant tout une grande championne. Imane Khelif remporte la médaille d’or et devient une fierté nationale en Algérie : c’est la première boxeuse africaine à décrocher un titre olympique. Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @karimsadli #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @gasparddhellemmes
Stylisme @leilasmara

jeudi 14 novembre 2024

Paul Watson

 

Le militant écologiste américano-canadien Paul Watson, 73 ans, a dédié sa vie à la protection des animaux marins. À bord de ses bateaux, le fondateur de l’ONG Sea Shepherd, avec laquelle il s’est brouillé, mène des opérations spectaculaires contre les chasseurs de baleines. Ses méthodes l’ont rendu célèbre, mais son jusqu’au-boutisme a aussi conduit à sa marginalisation. Détenu depuis le 21 juillet dans une prison du Groenland, où nous avons pu le rencontrer, le charismatique activiste vit sous la menace d’une extradition au japon qui signerait probablement la fin de cinquante ans de combat. Lui confie n’avoir aucun regret, quoi qu’il advienne sur le plan judiciaire. « Tous les gens ayant accompli quelque chose dans leur vie ont un jour dû passer par la case prison, non ? » Il poursuit : « J’ai vite compris que manifester pacifiquement ne servirait jamais à rien. Face à des actions illégales comme la chasse aux baleines à l’échelle industrielle, il faut s’interposer physiquement, tout en s’assurant de ne blesser personne. » 

Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil. #LeMonde 


📷 @oscarscottcarl #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @lucas_minisini

dimanche 27 octobre 2024

Le portrait de Michel Denisot

 

Le présentateur fête les 40 ans de Canal + et célèbre l’esprit libéré et créatif qui animait une chaîne qui se ressemble de moins en moins.
Que deviennent les présentateurs qui ont fait les belles heures des télés innovantes ? Que devient Michel Denisot, 79 ans, qui fut l’un des fondateurs de Canal + en 1984 puis l’impeccable majordome du Grand Journal, émission mêlant information et divertissement dans les années 2000, recette que prolongent aujourd’hui C à vous ou Quotidien ? Pour les 40 ans de Canal, Denisot a collecté les souvenirs de ceux qui en ont fait la gloire. Animateurs, comiques, journalistes, miss Météo, le casting donne le tournis. Dans ce livre d’entretiens, on croise Jamel Debbouze et Omar Sy, Fogiel et Dechavanne, mademoiselle Agnès et Louise Bourgoin, etc., etc.

Lire la suite sur Liberation.fr
✍️ @luclevaillant
📸 @julien_mignot / Libération

jeudi 17 octobre 2024

Le portrait d'Artus


Avant Un p’tit truc en plus, Artus, qui fit autrefois ses classes en cuisine – dont il loue encore l’adrénaline du «coup de feu, l’esprit d’équipe et le côté bosseur» – était déjà une valeur établie de la farce. Mais, près de onze millions de tickets vendus plus tard (neuvième plus gros succès à ce jour pour un film français et record absolu pour un coup d’essai), voici donc assis sur un trône celui qui s’est choisi comme blase, acté dans le off d’Avignon, son deuxième prénom à l’état civil. Une baroquerie dégottée par «un oncle féru d’histoire» ayant établi une filiation avec Artus de la Fontaine Solaro, noble et maître de cérémonie qui, au XVIe siècle, servit quatre rois de France.

Lire le portrait d' @artus.officiel en entier sur Liberation.fr

📸@cyril.zannettacci
✍️ Gilles Renault

dimanche 15 septembre 2024

Le portrait de Inoxtag


Dans Libération ce week-end, le portrait est consacré à @inoxtag : alpiniste débutant, le youtubeur de 22 ans aux 8 millions d’abonnés a gravi le plus haut sommet de la planète, l'Everest, et en a tiré un documentaire.
Extrait du portrait :

A l’annonce de son projet, certains critiques y ont vu le paroxysme du surtourisme qui touche le plus haut sommet du monde. Pour y grimper désormais, il suffit de payer.

«Ils n’ont pas forcément tort», reconnaît l’intéressé qui regrette par exemple d’avoir vu au camp 4, à 7950 mètres d’altitude, certains jeter leurs déchets au sol. «Ce qui rend dangereux l’Everest aujourd’hui, c’est le monde qu’il y a. A certains moments, on ne pouvait plus avancer tellement il y avait de personnes. A 8800m j’ai pris peur. Ça faisait quinze minutes qu’on n’avançait pas, je ne savais pas s’il allait me rester assez d’oxygène. Quand nous sommes rentrés au camp de base, on nous a dit qu’il y avait eu deux morts parce que ça s’était effondré derrière nous.»

Sur son ascension, imaginée à l’origine plus par défi que par passion pour la montagne, il se veut modeste : «Ça ne fait pas de moi un alpiniste de fou.» On a le sentiment qu’il est d’abord parti y trouver des réponses sur lui-même, tout en restant dans le cadre de ce qui est permis à un youtubeur de son calibre.

Le film raconte en creux cette mue, celle d’un jeune adulte qui n’a pas pu grandir tout à fait comme les autres, flirtant parfois avec le cliché du geek devenu mâle alpha. «Depuis que je suis rentré, j’ai changé de mentalité. Je veux faire les choses doucement mais sûrement, prendre mon temps. Le projet Everest m’a vraiment fait rencontrer des nouvelles personnes. Il y a eu plein de moments où je n’avais pas mon téléphone, où il n’y avait pas de calcul. J’ai pris conscience qu’il fallait vivre ces moments de vie», assure-t-il.

✍️ @gruvankris
📷 @___laurastevens___ / @modds.photo

lundi 29 juillet 2024

Madeleine Vionnet "grande patronne" révolutionnaire

 

La couturière Madeleine Vionnet a gravi les échelons un par un, se consacrant à sa tâche avec une rare exigence jusqu’à se retrouver, au sommet de sa gloire, dans les années 1920, à la tête d’une maison riche de 1 200 employés, dont 850 ouvrières, et d’une trentaine de mannequins à demeure. Technicienne et mathématicienne, comme le prouvent les casse-tête que sont ses patrons, elle reste une référence pour tous les designers contemporains. Le monde de la mode lui doit aussi beaucoup en matière de lutte contre la copie et de progrès social. Sensibilisée à la condition des ouvrières, celle qu’on surnommait la «Grande Patronne » a travaillé ardemment pour assurer à son personnel un cadre de travail le plus digne possible. Découvrez son histoire en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

✏️ @sophieabriat
📷 @marionberrin

mardi 16 juillet 2024

Philippe Sands l'avocat porteur d'histoire

 

Il a obtenu des succès historiques contre le dictateur Pinochet, en faveur de la population des îles Chagos et a participé à la naissance de la Cour pénale internationale. Mais c’est en tant qu’écrivain que le juriste Philippe Sands, auteur du best-seller “Retour à Lemberg”, rend accessible à tous les notions fondamentales du droit humain. Dans cette minutieuse enquête, il raconte l’origine des concepts de crime contre l’humanité et de génocide. Le livre a non seulement conquis un large public, mais a été salué comme un ouvrage d’historien. Son grand dossier actuel : la défense de l’Autorité palestinienne face à l’occupation des territoires par Israël, sur laquelle la justice internationale doit statuer. Nous l’avons rencontré, retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @sophiegreenstudio #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Valentine Faure

mercredi 29 mai 2024

Le rêve olympique des athlètes Palestiniens

 

Ce 7 avril sur l’île de Phuket, en Thaïlande, l’haltérophile Mohammed Hamada, 22 ans, cou épais et solides épaules, concourt dans la catégorie des moins de 96 kilos, pour décrocher une place aux Jeux olympiques de Paris. Il termine bon dernier. Prudent, il a préféré lever « léger », bien en deçà de ses records – 168 kilos à l’arraché, 200 à l’épaulé-jeté. Pas besoin de s’épuiser, ses chances de qualification face aux cadors étant quasi nulles. Mais l’essentiel était ailleurs. Car l’exploit, pour Mohammed Hamada, consistait d’abord à être là. Alors, avant ses épreuves, il a levé l’index vers le ciel. Puis, après chaque barre soulevée, il a fièrement montré du doigt le petit drapeau de la Palestine floqué sur sa combinaison rouge et noire. Une manière de rappeler que, quelques semaines avant la Thaïlande, lui ne s’entraînait pas comme ses adversaires. Il tentait juste de survivre, dans le chaos de Gaza. Lui comme d’autres sportifs palestiniens, cavaliers, avironnistes ou nageurs, rêvent de concourir aux JO sous leurs couleurs, notamment en étant invités grâce au « places d’universalité ». Une participation qui, au-delà des médailles, aurait surtout le goût d’une victoire politique. Le rêve olympique des athlètes palestiniens, un article à retrouver en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 Valentin Cebron #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Yann Bouchez et Valentin Cebron

jeudi 16 mai 2024

La grandeur dame de Adriana Karembeu

 

Simple et chaleureuse, l’ex-mannequin prend de la hauteur sur ses fêlures. En une fraction de seconde, la voilà sous la table. «Du bois, du bois !» Pliée comme une crêpe, elle effleure le pied du canapé sur lequel elle trône. Soulagement : après avoir évoqué sa peur de «la maladie», elle vient de conjurer le sort. Comme quoi : on peut défiler pour Thierry Mugler, Karl Lagerfeld, Givenchy ou Lanvin, figurer dans le Guinness des records pour des jambes interminables (1,26 m), et, comme un Français sur trois, se révéler superstitieuse.
Outre les incontournables (chats noirs et échelles) Adriana Karembeu croit à une farandole d’autres «conneries». Hors de question de lever les pieds quand quelqu’un fait le ménage. «Sinon, pas de mariage.» Si, par mégarde, on venait à piétiner une plaque d’égout, «il faut vite marcher dessus avec l’autre pied». C’est noté.
On s’est refait le film avant la rencontre : la top model iconique des années 90, perchée sur ses talons de douze, qui happe tout sur son passage. Encouragée par quelques «mon moi adolescent est jaloux», «la chance !» on se voyait déjà face à elle, ridiculement riquiqui. Loin de nos fantasmes, Adriana Karembeu (Adriana Ohanian Sklenarikova sur ses papiers d’identité) apparaît, dans le hall d’un chic hôtel parisien, d’une simplicité déconcertante.

✍️ Margaux Gable

📸 Laura Stevens

➡️ Le portrait complet est à lire sur le site et l'appli de Libé

vendredi 3 mai 2024

Omar Sy

 

Extrait du portrait signé Sophie des Déserts, aujourd'hui dans Libération et sur le site de Libé :
Il sera bientôt à Cannes, dans le jury, et entre ces jours-ci dans le Larousse. Il prépare une sorte de remake de Coup de foudre à Notting Hill, version parisienne, avec lui, dans la peau de la star et Sara Giraudeau en girl next door amoureuse. Il vient d’achever un film d’action avec John Woo et l’Histoire d’un mariage, d’Anne Le Ny. Il interprète le CPE d’un lycée, trompé par son épouse (Elodie Bouchez), hanté par son ex (Vanessa Paradis) résolu à sauver son couple. «J’ai aimé jouer ce type qui se bat, dévoile Omar Sy. Aujourd’hui, on est dans une société lingettes, on prend, on jette, on oublie le labeur. Un mariage, ça se travaille.» Le sien semble tourner à merveille.
Hélène aux yeux bleus revient sans cesse, dans le livre, dans la conversation. Il l’a rencontrée à 19 ans, elle se voyait assistante sociale, a finalement pris soin de lui. C’est elle qui gère la vie, leurs cinq petits aujourd’hui âgés de 6 à 23 ans. Et Omar, qui confesse : «Oui, je suis resté enfant… C’est le meilleur moyen d’être heureux. Ma femme a eu l’intelligence de comprendre ça.»


📷 @___laurastevens___

mercredi 1 mai 2024

Bertrand Usclat "broute" toujours

 

L’humoriste et parodieur, au regard cynique et sociologique sur l’actualité, revient avec une version allongée de ses sketchs.
Bertrand Usclat se moque des autres, mais son avis, le donne-t-il frontalement ? Le sujet est sensible. Il refuse de dire son vote, manière de revendiquer le rire de tous. Tout juste concède-t-il une inquiétude écologique. Quand on évoque le Canal + version Bolloré, qui n’est plus vraiment celui de son enfance ou même celui où il a commencé, il marche sur des œufs. Il dit : «Je n’aime pas être dans les défenses de crémerie. Je ne suis pas le VRP d’un groupe industriel. Pour moi, la seule question, c’est : “Est-ce que je fais un truc marrant ou pas ?”» Il souligne la carte blanche qu’il a dans son travail et rappelle que France TV l’avait viré d’un autre projet, et que Quotidien n’a pas voulu de lui en chroniqueur. «La dimension politique qu’on peut donner à Broute, on ne pourrait pas l’avoir sur TF1 ou M6», assure de son côté Martin Darrondeau.

👉 Lire la suite du portrait écrit par Quentin Girard sur le site et l'appli de Libé

📸 Stéphane Lagoutte

jeudi 4 avril 2024

Nathalie Saint Cricq franc jeu

 

Membre de la famille Duhamel, la journaliste télé au caractère bien trempé ne se laisse pas déstabiliser par les accusations de connivence et de macronisme lancées par La France insoumise.
A l’antenne, elle est mordante. Physiquement, elle ne vacille pas, mais par la parole, elle balance et balaie la poussière. En raison de ces qualités, sa discrétion lors du débat entre Macron et Le Pen avant le second tour de la présidentielle de 2017 avait été moquée. Alors que voulez-vous, qu’elle se taise ou qu’elle l’ouvre ? C’est le sort d’une excellente journaliste de provoquer une myriade de fantasmes. Nathalie Saint-Cricq serait très riche, terriblement macroniste et peut-être d’autres choses encore. Epouse de Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévisions, belle-sœur d’Alain Duhamel et mère du journaliste de BFM TV Benjamin Duhamel, elle concentrerait entre ses mains l’information des citoyens.

👉 Le portrait de Nathalie Saint-Cricq est à lire sur le site de Libération, et aujourd'hui en kiosque

✍️ Virginie Bloch-Lainé

📸 Fanny de Gouville/Modds pour Libération

jeudi 29 février 2024

Le portrait de Manu Payet

 

Le comédien-animateur-réalisateur de 48 ans revendique son identité créole et son statut de «daron» nostalgique.
Il faut parvenir à l’attraper. Physiquement. A le suivre. Verbalement. Ne pas le laisser partir trop loin dans le délire au risque de métamorphoser l’entretien en un sketch XXL. @manupayet s’agite en permanence. Une intranquillité joyeuse doublée d’une hyperactivité qui se traduit par un emploi du temps diabolique entre un tournage pour une série Netflix, une tournée avec son hilarant seul en scène Emmanuel 2 et quelques séquences de doublage pour le prochain épisode du film d’animation Kung-Fu Panda. Il débarque dans une chambre de l’hôtel Bowmann situé à quelques mètres de chez lui, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Hôtel dans lequel il a atterri une nuit alors qu’il avait oublié ses clés et qu’il n’a pas osé réveiller sa femme. La déconvenue lui a permis de sympathiser avec le patron. Il est comme ça, Manu Payet. Un mec avenant avec qui on a envie de boire un coup, de passer une soirée à rire de nos travers. Bavard et bouillonnant, il en oublie d’ailleurs son entorse à la cheville, pendant que nous, nous observons son corps nous raconter son histoire.

Lire la suite du portrait sur Liberation.fr

📸 @MartinColombet
✍️ Eva Roque

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...