mercredi 28 juin 2023

Nanni Moretti et Tre piani

 

« Pendant la pandémie de Covid, les gens se sont habitués à voir les séries et les films chez eux, cela a porté un rude coup aux salles de cinéma....Mais je résiste.

Je ne fais pas semblant de rien, je continue de penser à des films pour le public en salles. »

Après un film choral à la tonalité grave, "Tre piani", #NanniMoretti renoue avec la comédie égotiste qui a fait sa gloire.
Dans "Vers un avenir radieux", en salles, l’acteur-réalisateur incarne… un cinéaste, qui prépare un long métrage de fiction historique sur une cellule communiste de la banlieue romaine.
Satire piquante du milieu du #cinéma en général et des décideurs des plateformes en particulier, réflexion sur la faillite des idéologies, nostalgie et autodérision mêlées sont au menu de ce film « morettissime ».
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Retrouvez l'entretien, mené par Samuel Douhaire, en intégralité sur Télérama.fr, en suivant le lien en bio.

📸Nanni Moretti, au Festival de #Cannes2023. Par @jean_francoisrobert pour #télérama

Elisabeth Quin et le 28 minutes

 

Élisabeth Quin incarne sans complexe l’esprit estival qui envahit le plateau de #28minutes en ce début d’été
Après avoir soufflé ses dix bougies en 2022, cette onzième saison confirme que, face aux JT de 20 heures de TF1 et de France 2, le magazine d’actualité d’@artefr continue de garder le cap, haut la main. Paroles de Bretons.

« C’est simple, on ne regarde plus que ça pour s’informer », disent en chœur Christine et Michel, depuis leur village armoricain.
Une adhésion liée à un traitement exigeant de l’#actualité, à la qualité de débats sans faux clash, ni agressivité, sans oublier l’originalité dans le choix d’invités qu’on croise peu ou pas du tout sur les autres chaînes.

Notre journaliste Emmanuelle Skyvington revient sur tout ce qui fait le succès de l'émission : suivez le lien en bio.

#Télérama

Sophie Lavaud une femme ordinaire sur tous les toits du monde

 


« Sommet ! » Préenregistrées avant l’entame de l’ascension du dernier géant himalayen qui manquait à sa collection, ces six lettres se sont envolées du mini-téléphone satellite de Sophie Lavaud, lundi 26 juin, à 6 h 15 (heure de Paris), depuis la cime du Nanga Parbat (8 126 mètres d’altitude), au Pakistan. Devant son bol de thé, en Haute-Savoie, Christine Lamarche, la fidèle amie de l’alpiniste de 55 ans, chargée de distiller les nouvelles de ses ascensions, les a accueillies avec soulagement.

« Sommet. » Ce mot tout simple introduit Sophie Lavaud dans les annales de l’himalayisme. Elle est désormais la première ascensionniste française, tous genres confondus, la première Suissesse et la première Canadienne, à avoir gravi les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres que compte la planète : un « club » de quelques dizaines de personnes, dont seulement six femmes (et même uniquement trois, selon des experts qui contestent la validité de certaines ascensions effectuées jusqu’à l’antécime des sommets).

Patauds comme des cosmonautes dans leurs combinaisons de duvet, Sophie Lavaud et le Népalais Dawa Sangay Sherpa, qui lui a ouvert la voie sur la plupart des sommets himalayens ces dernières années, se sont à coup sûr étreints, en larmes. Et, par – 18 °C et dans 50 km/h de vent d’ouest, elle a dû bredouiller d’une joie incrédule, face à la caméra de François Damilano. Depuis leur rencontre au Cho Oyu (8 201 m), en 2012, le cinéaste et guide chamoniard a filmé Sophie Lavaud sur les flancs de l’Everest (8 848 m), en 2014, puis sur ceux du redouté K2 (8 611 m), en 2016. Et il n’aurait manqué pour rien au monde la « dernière marche » de cette quête entamée il y a onze ans.

Photo : Sophie Lavaud au Nanga Parbat (Pakistan), en juillet 2022. 

Dawa Sangay Sherpa

Indiana Jones cinquième du nom

 


Dans ce cinquième opus, James Mangold lance l’archéologue à la quête d’un énième graal. Un film trépidant qui aborde les questions de l’âge, de l’obsolescence et du lâcher-prise, dans un contexte où tout doit survivre à tout prix et tourner pour toujours à plein régime, où le passé est sans cesse loué, révéré, ravaudé, étendu, augmenté, maintenu en vie coûte que coûte, à grands coups de soins palliatifs (exemple récent le plus flagrant : Tom Cruise, imputrescible et ignifugeable, défiant les lois les plus élémentaires, dans «Top Gun : Maverick» et le 12 juillet dans «Mission impossible : Dead Reckoning»).

Avec ce film, James Mangold n’accompagne pas seulement de la manière la plus digne et élégante possible le personnage d’Indiana Jones vers la sortie, il prend aussi le «grand film populaire américain» par les épaules, fermement mais sans agressivité, avec un doigt de tendresse même, pour lui dire qu’il serait peut-être enfin temps de passer à autre chose. 
Ce n’est pas la première fois qu’il se risque à de tels conseils («Logan» allait déjà, un peu plus timidement, dans ce sens) et ce ne sera sans doute pas la dernière (il doit réaliser un des prochains films de la saga «Star Wars, Dawn of the Jedi», dont la sortie est prévue fin 2025). Mais il ne l’a jamais fait avec une telle adresse et une telle force de persuasion.

👉 L'intégralité de la critique de Lelo Jimmy Batista est à lire dans l'appli Libé

📷 Lucasfilm Ltd

Heurts à Nanterre après la mort de Nahel

 

Après la mort de Nahel, 17 ans, des suites d’un tir policier durant un contrôle routier, Nanterre s’est embrasée dans la nuit de mardi à mercredi.

Le 92 brûle-t-il ? «M’étonnerait. C’est pas leur spécialité les émeutes, pas comme dans le 93. Ici c’est plutôt les trafics», soupire le chauffeur du VTC qui nous dépose près du marché du Vieux-Pont. Et pourtant. Sur le boulevard National, un abribus Decaux en miettes près d’un panneau «Tranquillité Vacances», des gravats de la taille d’un poing et des propulseurs de grenades kaki répandus sur la chaussée, une odeur de lacrymo, une voiture qui flambe au milieu de la route, une autre cinquante mètres plus loin, et partout de petits groupes qui se réchauffent à ce spectacle. 

Une jeune femme paniquée, un trousseau de clés à la main, tire par la manche son père qui ne veut pas bouger : «Mais laisse-moi, s’emporte-t-il. Au pire, on se fera gazer.» Il veut en être. Tout comme Nassim, barbe d’une semaine et tee-shirt blanc, véhément : «Vous êtes des journalistes ? Alors filmez-moi. 

Sortez la vidéo, et je vais vous dire : on va tous vous niquer vos mères ! Tous.» Il frappe sa main avec son poing. «Bientôt, il va y avoir ceux de Gennevilliers, ceux de Bougival, ceux d’Asnières, ceux de Clichy, même ceux du 77 et du 78. Ça ne fait que commencer.» Derrière lui, les voitures s’affaissent sous les flammes et des mortiers d’artifice se mettent soudain à tirer. Belle blanche, belle verte, belle rouge illuminent l’écrin de fumée noire, épaisse. Une sirène s’approche et s’éloigne, un camion de pompiers rebrousse chemin, des riverains courent récupérer leur voiture pour les garer en sécurité plus loin, quelques jeunes jettent des gravats dans la nuit et d’un coup les forces de l’ordre, repliées dans un coin d’ombre, chargent. Peu d’hommes, suffisamment pour créer la surprise. Les groupes détalent, se replient en haut du boulevard, où patrouille une colonne d’agents de la Bac, peu nombreux eux aussi. 

La tension est grande, électrique d’hostilité. 

Une rumeur se propage : l’attaque du commissariat serait pour bientôt.

👉 Notre reportage complet est à lire dans l'appli Libé.

📸 @florian_poitout_

mardi 27 juin 2023

Yann Barthès

 

Pdg, célébrités, politiques… Tout le monde vient se faire mousser chez “Quotidien”
Sous le mince vernis d’impertinence qu’il lui reste, le talk-show n’est plus qu’un temple de la promo où il fait bon venir défendre son dernier film, son entreprise… ou son bilan ministériel.
À #Quotidien, on peut poser la question qui fâche mais une fois, pas deux. 
S’ils se précipitent sur le plateau, c’est que les politiques ont intégré qu’ici ils sont à l’abri de la contradiction…


Retrouvez l'article d'Isabelle Poitte et Marie-Hélène Soenen en suivant le lien en bio.

📷 Yann Barthès, présentateur et coproducteur de « Quotidien ». Par Ralph Wenig/TMC

La planète perd l'équivalent d'un terrain de foot toutes les cinq secondes

 

La planète a perdu en 2022 une surface de forêt vierge tropicale de 4,1 millions d’hectares, équivalente à la taille de la Suisse ou des Pays-Bas, selon une analyse de données satellitaires publiée ce mardi 27 juin par le World Resources Institute (WRI) ou Institut des ressources mondiales basé à Washington. Cela représente aussi un terrain de football d’arbres tropicaux que l’on a abattus ou brûlés toutes les cinq secondes, de nuit comme de jour l’an dernier.

Le pays le plus touché par la destruction de ces zones boisées cruciales pour la biodiversité de la planète et le stockage de carbone est le Brésil, avec une surface détruite qui représente 43 % des pertes mondiales, devant la République démocratique du Congo (13 %) et la Bolivie (9 %). Ces coupes ont lieu en grande majorité au profit de l’agriculture et de l’éleva«Nous sommes en train de perdre l’un de nos outils les plus efficaces pour combattre le changement climatique, protéger la biodiversité et soutenir la santé et les moyens de subsistance de millions de personnes», a déploré lors d’une conférence de presse Mikaela Weisse, directrice du GFW.

Les forêts primaires tropicales détruites en 2022 ont ainsi libéré 2,7 milliards de tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Inde, pays le plus peuplé du monde, selon le WRI, qui pilote ce rapport. Et la destruction forestière se poursuit inexorablement avec une hausse de la surface détruite de 10 % supérieure à celle de 2021, malgré les engagements pris lors de la COP26 à Glasgow en 2021 par les principaux dirigeants du monde.

👉 Plus d'infos dans l'appli Libé

📸 Nelson Almeida / @afpphoto

Dans les rues de San Francisco les robots taxis sont arrivés

 

Le taxi s’est garé devant la porte. 

Pas d’humain au volant. Pour monter dans la voiture, on déverrouille les portières d’un clic sur le portable. Pour démarrer, on presse « Start » sur l’écran de contrôle de la banquette arrière. Une musique cosmique accueille le passager, suivie d’une voix sortie de nulle part. « Cette expérience peut paraître futuriste, reconnaît la voix. Mais l’obligation d’attacher sa ceinture reste la même. » Bienvenue dans l’univers des robots-taxis, où le banal se mêle à la science-fiction.

Sans hésitation, la voiture se lance dans la circulation. C’est une Jaguar I-Pace de Waymo, la filiale de Google-Alphabet ; l’une des centaines de véhicules autonomes qui circulent désormais à San Francisco. L’ordinateur de bord indique la destination et l’heure d’arrivée prévue. Il est interdit de toucher le volant ou les pédales. « Le conducteur Waymo est en contrôle à tout moment, rassure la voix intergalactique. Détendez-vous. »

San Francisco est la ville natale des voitures sans conducteur. Le spectacle des prototypes n’étonne plus personne : les premières Waymo sillonnaient la voie publique dès 2014. 
Jusqu’en 2022, un conducteur dit « de sécurité » était obligatoirement présent : une doublure qui gardait officiellement les mains sur le volant.


Photo : Un véhicule Waymo, filiale de Google-Alphabet, à San Francisco, le 11 avril 2022. 

JUSTIN SULLIVAN / Getty Images via AFP

Harrison Ford

 

Il pleut sur le Festival de Cannes, et sur la cabane sous laquelle Harrison Ford prend son petit déjeuner. 

Le comédien inspecte la solidité de la structure : « Ça tient », marmonne-t-il dans son café, qu’il recrachera peu après, avec une pointe de dégoût. A ses débuts, il fut aussi menuisier – c’est en l’observant bricoler sa maison que George Lucas décida de lui confier son premier rôle marquant, dans American Graffiti (1973), avant que la saga Star Wars ne propulse sa carrière dans une autre galaxie.

Nous voilà, pour notre part, propulsés à Antibes (Alpes-Maritimes), dans les jardins détrempés de l’Hôtel du Cap-Eden-Roc, où la promotion d’Indiana Jones et le cadran de la destinée a planté ses piquets. Réalisé par l’un des plus fins horlogers de la machinerie hollywoodienne, James Mangold, le cinquième volet des aventures de l’archéologue est présenté hors compétition sur la Croisette, un bon mois avant sa sortie dans les salles françaises, mercredi 28 juin.

Il s’agit, pour le dire brièvement, d’une odyssée temporelle : le film enjambe les époques à grand renfort d’effets spéciaux, avec une prédilection pour la fin des années 1960, qui voient l’âge avancé du protagoniste se heurter aux turbines assourdissantes de la modernité. Fouet en berne, feutre fatigué, le professeur Jones n’en mène pas large. « Mon personnage est embourbé dans le passé, décrit Harrison Ford, d’une voix calme et caverneuse. Pas dans le passé archéologique, mais dans son propre passé. Il est comme endormi au volant, découragé, désillusionné : il a perdu son fils, il est train de perdre sa femme, il perd intérêt à la vie. 

A l’université, il essaie de transmettre sa passion à des jeunes qui s’en désintéressent. Eux se projettent dans le futur, sans regarder en arrière. »

Photo : @sharrock.chloe MYOP #pourlemonde

La une de Libération du mercredi 28 juin 2023

 

Poutine : «L'incroyable aveu de faiblesse»

La une de @liberationfr ce mercredi

L'historien Antony Beevor analyse la crise qui secoue le Kremlin depuis la mutinerie de samedi. Selon lui, les prises de parole tous azimuts du président russe pourraient précipiter sa chute.

:appareil_photo_avec_flash: Natalia Kolesnikova / AFP

lundi 26 juin 2023

Evgueni Prigojine serait en Biélorussie

 

Evgueni Prigojine quitte le quartier général du district militaire sud alors que son groupe de mercenaires Wagner se retire de Rostov-sur-le-Don, le 24 juin 2023.


Les troupes lourdement armées se sont retirées de la ville du sud de la Russie dans le cadre d’un accord avec le Kremlin qui a désamorcé un défi sans précédent à l’autorité du président Vladimir Poutine et a stoppé leur avancée rapide sur Moscou.

Les combattants sont retournés à leurs bases en échange de garanties pour leur sécurité. Prigozhin se rendra en Biélorussie en vertu de l’accord, qui a été négocié par le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

📷 Alexander Ermochenko #Reuters

La une de Libération du mardi 27 juin 2023

 

Gauche : le combat des vacances pour tous

C'est la une de @liberationfr ce mardi

Trajets sans péage, prix bloqués pour les trains, «pass colo»... Faisant le constat que près de 40% des Français ne peuvent pas partir, la Nupes aligne des propositions pour «une vraie politique publique des vacances».

📸 Myriam Tirler / PlainPicture

Marion Cotillard solidaire des Soulèvements de la terre

 

«Ce qui se passe dans notre pays est extrêmement grave.»

Marion Cotillard, ne mâche pas ses mots sur son compte Instagram. «Celles et ceux qui alertent sur la dérive éminemment dangereuse de notre monde et de notre humanité, les activistes qui demandent une action du gouvernement à la hauteur de l’urgence, sont aujourd’hui qualifiés de criminels ou d’écoterroristes», s’alarme la lauréate d’un oscar pour la Môme en 2008, dans une référence à la dissolution des Soulèvements de la terre par le gouvernement mercredi dernier.

«La dérive sécuritaire de ce gouvernement, couplée à son incapacité à nous protéger des conséquences du changement climatique, est effrayante. Mais ces intimidations n’arriveront pas à nous faire taire. Aujourd’hui, dans notre pays, la liberté est en danger», ajoute-t-elle encore.

Plus d'infos sur le site Liberation.fr

📸 Patricia De Melo Moreira / AFP

Maxime Biaggi

 

Des audiences, il dit «s’en foutre». 

Pourtant, à la surprise générale, @maxime.biaggi y compris, son émission «Zen» réunit en live, plusieurs dizaines de milliers de personnes (le mois dernier, il a dépassé les 120 000 viewers en simultané) et cumule, en replay, plus de 21 millions de vues sur YouTube. Ses références ? Louis de Funès, les Robin des Bois, les Nuls, le Palmashow, Mustapha El Atrassi avec «la Nuit nous appartient» qu’il regardait, à la télé, dans le salon de son village natal. Quand on appuie sur la ressemblance de son émission avec celle de l’humoriste Jimmy Fallon, il acquiesce sans broncher, comme un hommage naturel : «On a repris la même direction artistique : rideau rouge, bureau, disposition de l’invité, fauteuil.» Ici, le studio est construit de bric et de broc, la climatisation est capricieuse. De cette simplicité assumée, bien que subie par l’économie balbutiante de la plateforme, se dégage un objet non identifié qui mélange humour absurde, sketchs et interviews incongrues au cours desquelles des «invités chicos» – comme il les appelle – comme Seb, Big Flo, Mister V ou encore Kev Adams se retrouvent embarqués et gentiment chahutés par les animateurs d’un soir Maxime Biaggi et son acolyte Grimkujow. Délicieux.


Animateur, d’ailleurs, il n’aime pas le terme. Journaliste, peut-être ? Encore moins, bien qu’il soit diplômé d’un master de l’Ecole supérieure de journalisme de Paris après une classe préparatoire pour intégrer Sciences-Po. Acteur, alors ? C’est comme cela qu’il vit son émission : une pièce de théâtre. Le conducteur est millimétré, les numéros sont écrits et contrairement aux apparences, la place de l’improvisation est réduite à portion congrue. «L’anxiété m’empêche d’être 100% dans l’impro. Sinon, je vais me ruiner la santé.» 

Pourtant, pour le jeune homme, né en Corse, la scène est un compagnon de route depuis le plus jeune âge.

👉 L'intégralité du portrait par Yoann Duval est à lire dans l'appli Libé

📷 @robertofrankenberg

Quand Kate Midleton rencontre Roger Federer

 


Kate Middleton affronte Roger Federer.
 🎾 Passionnée de tennis de longue date, Kate a récemment retrouvé son ami Roger à Wimbledon. L’occasion pour la princesse de Galles de dévoiler ses talents sur le court.
📷 @reuters

L'inflation galopante en Argentine

 

De la poubelle au trésor : des femmes plongent dans les poubelles pour de la nourriture en Argentine frappée par l'inflation

Gladys Meza et Limpia Benitez se rendent chaque semaine au marché central de Buenos Aires pour chercher des fruits et légumes intacts que les vendeurs de produits jettent à la poubelle.
Voisines à la périphérie de Buenos Aires, ces deux femmes parcourent 20 kilomètres en train et en bus chaque semaine depuis deux ans avec leur chariot de courses et deux sacs chacune. C'est une tâche fatigante, mais c'est la seule façon qu'ils aient de joindre les deux bouts dans un pays avec une inflation monstrueuse.

L'Argentine a l'un des taux d'inflation les plus élevés au monde (114 % annualisé), et l'alimentation est l'un des articles avec la plus forte augmentation, 117 % de juin 2022 à mai 2023, selon les chiffres officiels.

Photo AFP 📷 @luis_robayo

Quand les réseaux sociaux font du bien aux adolescentes

 
Charlotte dit avoir « toujours été une petite fille ronde, complexée par son physique ». 

En 2021, elle se crée un compte anonyme sur Instagram, uniquement consacré à la littérature. « J’avais envie de partager plein de choses, notamment ma passion pour les livres. Mais même avec mes amis, je ne me sentais pas légitime. Je me suis dit que ce serait l’occasion de discuter avec des inconnus, sans prendre le risque qu’ils me jugent sur mes avis ou mes goûts. »

Comme elle, sur le réseau social, des centaines de milliers d’utilisateurs (majoritairement des femmes) partagent de manière quotidienne des photos et des vidéos de leurs lectures afin d’en discuter avec d’autres passionnés. « Bookstagram, c’est le safe space [espace où l’on se sent en sécurité] qui m’a aidé à prendre confiance en moi et à m’accepter », affirme l’adolescente de 16 ans.

Alors que la santé mentale des adolescents en France est préoccupante, en particulier chez les filles, et que des spécialistes imputent ce mal-être à l’émergence des réseaux sociaux, les communautés littéraires en ligne comme Bookstagram semblent faire figure d’exception.

Photo : Ute Grabowsky/DPA RF / Photononstop

Ingrid Fabulet être une sirène


Etre une sirène n’est pas toujours facile. 
D’abord, il faut réussir à enfiler sa queue, un fondamental, qui peut peser jusqu’à 15 kilos selon les modèles. 
Ensuite, il faut se mouvoir, les jambes captives, pour rejoindre la mer. Tout cela, le visage maquillé, l’allure gracieuse, même sous l’eau, malgré tous ces efforts. 
Qu’importe, car pour Ingrid Fabulet, être sirène est un art. Haut de bikini en forme de coquille Saint-Jacques, les eaux bleu clair du golfe du Morbihan en guise de décor, la jeune femme prend la pose et sourit pour le cliché. 
Fleurs de tiaré piquées dans ses très longs cheveux bruns, peau pailletée impeccable, elle évite de trop bouger tant le petit rocher sur lequel elle se tient assise est inconfortable. Sa longue queue de sirène turquoise, bronze et doré scintille comme sardine au soleil.

En ce début du mois de juin, la scène attire forcément les regards et un groupe de retraités s’arrête, interloqué. « Tiens, je ne savais pas que les sirènes existaient ! », dit en rigolant l’un d’eux. 
La conversation est engagée ; Ingrid, habituée, se présente : 
« Bien sûr. Je suis la sirène de Vannes. » 
Et tandis que le sexagénaire s’approche pour prendre une photo, Ingrid redispose ses mèches chahutées par la brise et retire les petites algues venues coller le silicone de son costume.

Issack Abdi Sadik

 

Réfugié somalien, le mannequin Issack Abdi Sadik défile pour Louis Vuitton mais continue parfois de dormir dans la rue.

Un peu de rêve s’est engouffré dans la vie d’Issack Abdi Sadik en septembre dernier. Son histoire a par endroits des airs de conte de fées. Après avoir traversé l’Afrique et l’Europe depuis la Somalie, obtenu l’asile en France, voici le jeune homme de 24 ans à Paris, sans famille et sans argent. Il se réveille un matin sur un trottoir du XVIIe arrondissement. Une femme qui travaille dans le quartier lui annonce que sa beauté pourrait lui faire toucher du doigt un monde de falbalas. Quelques jours plus tard, Issack Abdi Sadik signe un contrat avec Elite, la plus grande agence de mannequins du monde. Les podiums se dessinent à l’horizon. Olivier Rousteing, directeur artistique de Balmain, lui offre son premier show. Le voilà qui marche dans la cour des grands. 

Mais l’autre face de la vie d’Issack Abdi Sadik est moins heureuse, ponctuée de retours à la rue, de bagarres, de violence, de solitude et d’une question, mélange d’espoir et de découragement : de quoi sera fait demain ?

Lire son portrait en entier sur le site Liberation.fr

✍️ @marieottavi_
📸 Jérôme Bonnet @jjjbonnet

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...