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mardi 3 septembre 2024

Le Pass rail succès d'estime mais échec populaire

 

La promesse était belle mais l’objectif trop ambitieux. Révélé sur le réseau social TikTok par Emmanuel Macron le 4 juin, le Pass rail a permis aux 16-27 ans d’accéder de manière illimitée aux trains régionaux (TER) et aux Intercités pour 49 euros par mois, en juillet et en août. Cette formule devait encourager les jeunes à voyager en train et à délaisser la voiture, dans l’objectif d’effectuer des trajets toujours plus écologiques.
En deux mois et demi de commercialisation, du 5 juin au 17 août, 235 000 Pass rail ont été vendus. D’après Régions de France qui est à l’origine, avec l’Etat, de ce dispositif, 2,3 millions de billets ont été réservés au 27 août : 2 millions en TER et 290 000 en Intercités.
Néanmoins, le ministère des transports, lui, visait un « potentiel maximum » de 700 000 clients, soit 10 % de la classe d’âge des 16-27 ans en France. « Nous nous sommes retenus de donner la moindre prévision, donc nous ne sommes pas déçus », se défend un expert de Régions de France.

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Article : Noa Moussa
Photo : ALEX PROFIT / SNCF VOYAGEURS

mercredi 14 août 2024

La nouvelle génération d'agriculteurs brise le tabou des vacances d'été

 

Au milieu d’un champ verdoyant entouré de sapins longilignes, quelques dizaines de vaches montbéliardes broutent. Pierre-Yves Bart, jeune éleveur à Plaimbois-Vennes (Doubs), vient de terminer la traite matinale de ses bêtes. L’une des dernières avant son départ en vacances, prévu samedi.
A 37 ans, il a toujours eu l’habitude de partir «en vacances avec sa mère et ses frères et sœurs», mais «jamais» avec son père, lui-même éleveur.
L’agriculteur de la «nouvelle génération» ne souhaite donc plus «reproduire ce schéma» hérité des aînés. Son but : «être libre». Puisqu’il se trouve à distance de tout cadre familial – et ainsi de proche potentiel pour le relayer – Pierre-Yves a dû faire appel à des salariés remplaçants, regroupés au sein du Service de remplacement, association à laquelle il est adhérent. La structure a officiellement été créée en 2009, en vue de fédérer les initiatives locales en place depuis les années 1970. La première remplaçante à être venue dans sa ferme des Boutons d’Or, «c’est Sarah», précise-t-il.

A sa droite, Sarah Clergeot, agricultrice de 23 ans. La salariée de l’association revient régulièrement dans cette exploitation car la famille avec deux enfants «est une grosse utilisatrice des services», à raison de «huit jours de vacances par an» et «presque un week-end par mois». L’année dernière, près de 1 400 exploitants du Doubs ont fait une demande de remplacement – sur les près de 5 000 que compte le département –, dénombre Mickaël Paris, président de la branche départementale de l’association. Pendant leurs premières vacances en famille, Pierre-Yves n’a pas lâché son téléphone, connecté à tous les outils de la ferme. «Le plus dur, c’est de prendre sa première semaine. Il faut passer ce cap», abonde le président de la fédération doubiste. Autour du couple, «certains copains sont même partis quinze jours». Une durée qui s’apparente à une anomalie dans le milieu agricole, à tel point que «tout le monde les a regardés avec de gros yeux». «Il y a encore un tabou sur la question des vacances», regrette le jeune éleveur.

Le reportage complet de Coppélia Piccolo est à lire sur le site de Libération

📷 @raphael_helle

mardi 16 juillet 2024

Un début d'été morose en partie sur la moitié nord

 

Au Village Vacances Famille (VVF) de La Turballe, en Loire-Atlantique, les bourrasques balaient les maisonnettes blanches disséminées dans les dunes, à quelques mètres de l’océan Atlantique. En cette mi-juillet, la plage est déserte. Le ciel gris n’empêche pas les enfants d’investir la piscine, mais la température fraîche n’incite pas à s’attarder sur les transats, ni dans le café snack.
Un tiers des cent cinquante gîtes sont vides, et les semaines à venir s’annoncent du même acabit. « En général, à cette époque de l’année, j’ai déjà des semaines complètes. Là, c’est loin d’être le cas. Et sur place, les gens consomment peu. Le snack et la boutique marchent moins bien que d’habitude », commente Maëlle Colin, la directrice de ce VVF. Dans l’ensemble du réseau, les taux de réservation sont en recul de 7 % pour juillet. Et si l’on compare à 2019, année de référence avant la pandémie, « la baisse approche les 20 % sur le littoral », remarque Stéphane Le Bihan, directeur général du groupe. « En vingt ans de métier, je n’ai jamais vu ça. »
L’été 2024 ne sera probablement pas un grand cru pour les professionnels du tourisme. Le nombre de Français qui partent en vacances est en baisse de deux points par rapport aux deux étés précédents, selon une enquête menée chaque année par le cabinet Protourisme, qui interroge un échantillon de 3 000 personnes.

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Article : Jessica Gourdon (envoyée spéciale à La Turballe)
Photo : @tomlouapre / Divergence #pourlemonde

dimanche 13 août 2023

La une de Libération du 15 août 2023

 
Comment j'ai raté mes vacances. La une de @liberationfr ce lundi.

👉 Embouteillages, trombes d’eau, scénarios rocambolesques, ruptures amoureuses… Libé donne la parole à des vacanciers qui ont loupé leur été.

📷 Peter Cade / @gettyimages

lundi 17 juillet 2023

Athènes suffoque et craint les incendies

 

Sous des températures caniculaires, la capitale grecque, point de passage estival de milliers de touristes, peine à s’adapter à la chaleur, alors que la municipalité n’a pas mis en œuvre la végétalisation promise en 2019 pour favoriser le rafraîchissement urbain. Et que des incendies se sont déclenchés aux abords de la ville.

«Je n’en peux plus… Et en plus, je ne peux pas aller à la mer : je n’ai pas de voiture.» Chris a 20 ans et désespère dans son appartement d’Athènes. La climatisation a beau tourner à fond, l’étudiant infirmier souffre de la chaleur qui plombe la ville depuis des jours. «Je n’ose même pas imaginer à combien va s’élever ma facture d’électricité», ajoute-t-il. Car le précieux climatiseur est aussi un gros consommateur d’une énergie dont le prix a flambé avec l’inflation qui sévit en Grèce. Les Athéniens cherchent donc à fuir la ville, comme en témoignent les images de la riviera athénienne avec ses plages sur lesquelles le moindre espace est occupé par les serviettes et les parasols.

Samedi, un record de 48°C a été enregistré et les services météorologiques s’attendent, dans les jours à venir, à des pointes pouvant monter régulièrement jusqu’à 44°C. Avec un thermomètre qui dépasse les 40°C, l’air devient suffocant, les sorties épuisantes, voire dangereuses. Pour les amoureux des vacances urbaines, la capitale grecque frappée par la canicule vire donc au cauchemar. Les autorités ont d’ailleurs décidé de fermer l’Acropole au public entre 13 heures et 17 heures. La semaine passée, de nombreux visiteurs de la capitale grecque ont été victimes de malaises au sommet de la «roche sacrée». Cette situation a poussé la Croix-Rouge nationale à se déployer au pied de l’Acropole pour distribuer des bouteilles d’eau et venir en aide aux touristes victimes d’insolation ou d’évanouissements.

👉 Lire notre reportage en intégralité dans l'appli Libé

📸 @petrosgiannakouris / AP

mercredi 5 juillet 2023

Des vacances d'été sous le signe de l'inflation

 

« Finalement, nous allons pouvoir partir, mais c’est clair qu’on ne fera pas de folies. » Il y a quelques jours encore, Géraldine Natal n’était pas certaine de pouvoir louer ce gîte en Bretagne qui lui faisait tant envie, près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), avec son mari et ses trois enfants. « L’aîné, qui commence à travailler, va contribuer aux frais », raconte cette secrétaire dans l’éducation nationale qui vit à Boé, dans le Lot-et-Garonne. Cette année, confie-t-elle, le ménage, qui gagne environ 4 000 euros mensuels, a eu plus de mal à mettre de l’argent de côté. « On sera quand même dans un esprit vacances, même si au retour on sait qu’il faudra faire plus attention », assure-t-elle.

En dépit de l’inflation qui, depuis des mois, entame le pouvoir d’achat des ménages, le rituel des vacances est plus que jamais sacralisé pour les Français.

« Ils opteront pour un hébergement chez des amis ou en famille ou ils iront au camping plutôt que de renoncer à leurs vacances », explique Alix Merle, économiste chez Xerfi, un groupe qui fait des études sectorielles, en soulignant les traces laissées par les confinements lors de la pandémie de Covid-19. A ce stade, le gouvernement estime que 73 % des Français prévoient de partir en vacances, surtout en France, durant la période estivale. Un chiffre optimiste au vu de certaines enquêtes d’opinion selon lesquelles près de 40 % des Français ne partiront pas cet été.

Photo : @nikoviet #pourlemonde

Photo : Le long de la Loire, près de la guinguette Le lamantin qui guinche, le 18 juin 2023.

lundi 26 juin 2023

La une de Libération du mardi 27 juin 2023

 

Gauche : le combat des vacances pour tous

C'est la une de @liberationfr ce mardi

Trajets sans péage, prix bloqués pour les trains, «pass colo»... Faisant le constat que près de 40% des Français ne peuvent pas partir, la Nupes aligne des propositions pour «une vraie politique publique des vacances».

📸 Myriam Tirler / PlainPicture

samedi 24 juin 2023

73% des Français partiront en vacances en France

 

En dépit de l’inflation, l’été 2023 sera-t-il plus florissant en termes de départs en vacances que celui de l’an dernier ? En ce premier jour de l’été, 73 % des Français auraient prévu de partir en vacances cet été. Et, parmi eux, 73 % envisageraient de rester en France, selon une enquête conjointe d’Atout France, ADN Tourisme et de onze comités régionaux de tourisme auprès de 2 000 personnes, publiée mercredi 21 juin. L’an dernier, ils étaient 77 % à avoir choisi l’hexagone. Au total, 60 % d’entre eux envisageraient de partir sur de longs séjours, soit 4 % de plus qu’en 2022.


« Le tourisme français se porte bien », a estimé Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l’artisanat et du tourisme, lors d’un point presse mercredi matin. « Les Français continuent de sacraliser leurs vacances, même s’ils font le choix peut-être au quotidien de partir moins loin, moins longtemps, avec un peu moins de loisirs et de sorties », a-t-elle ajouté.

La baisse du pouvoir d’achat se fait d’ailleurs d’ores et déjà sentir : « 38 % cherchent des hébergements moins coûteux (+ 3 % par rapport à 2022) », pointe François de Canson, président d’ADN Tourisme. Près de 3 Français sur 10 ne partiront pas, selon la ministre.

Photo : Sur la plage à Etretat (Seine-Maritime). CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...