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mercredi 14 août 2024

La nouvelle génération d'agriculteurs brise le tabou des vacances d'été

 

Au milieu d’un champ verdoyant entouré de sapins longilignes, quelques dizaines de vaches montbéliardes broutent. Pierre-Yves Bart, jeune éleveur à Plaimbois-Vennes (Doubs), vient de terminer la traite matinale de ses bêtes. L’une des dernières avant son départ en vacances, prévu samedi.
A 37 ans, il a toujours eu l’habitude de partir «en vacances avec sa mère et ses frères et sœurs», mais «jamais» avec son père, lui-même éleveur.
L’agriculteur de la «nouvelle génération» ne souhaite donc plus «reproduire ce schéma» hérité des aînés. Son but : «être libre». Puisqu’il se trouve à distance de tout cadre familial – et ainsi de proche potentiel pour le relayer – Pierre-Yves a dû faire appel à des salariés remplaçants, regroupés au sein du Service de remplacement, association à laquelle il est adhérent. La structure a officiellement été créée en 2009, en vue de fédérer les initiatives locales en place depuis les années 1970. La première remplaçante à être venue dans sa ferme des Boutons d’Or, «c’est Sarah», précise-t-il.

A sa droite, Sarah Clergeot, agricultrice de 23 ans. La salariée de l’association revient régulièrement dans cette exploitation car la famille avec deux enfants «est une grosse utilisatrice des services», à raison de «huit jours de vacances par an» et «presque un week-end par mois». L’année dernière, près de 1 400 exploitants du Doubs ont fait une demande de remplacement – sur les près de 5 000 que compte le département –, dénombre Mickaël Paris, président de la branche départementale de l’association. Pendant leurs premières vacances en famille, Pierre-Yves n’a pas lâché son téléphone, connecté à tous les outils de la ferme. «Le plus dur, c’est de prendre sa première semaine. Il faut passer ce cap», abonde le président de la fédération doubiste. Autour du couple, «certains copains sont même partis quinze jours». Une durée qui s’apparente à une anomalie dans le milieu agricole, à tel point que «tout le monde les a regardés avec de gros yeux». «Il y a encore un tabou sur la question des vacances», regrette le jeune éleveur.

Le reportage complet de Coppélia Piccolo est à lire sur le site de Libération

📷 @raphael_helle

lundi 12 août 2024

La barre des 30 degrés dépassée presque partout en France

 

La deuxième vague de chaleur de l’année en France atteint son pic ce lundi 12 août sur une large partie du pays, Météo France appelant les habitants de 40 départements en vigilance orange, allant de la Picardie à la côte méditerranéenne, à s’en protéger. Les Landes, la Gironde, la Charente-Maritime, la Charente et le Gard sont sortis de la vigilance jaune, a indiqué l’organisme météorologique dans son bulletin de 6 heures. Il va faire lundi jusqu’à 38 °C en région parisienne, où les Jeux viennent de se terminer, mais aussi dans les régions Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Centre, Bourgogne, Haute-Normandie et jusqu’aux Hauts-de-France.
Les autorités rappellent l’importance de s’hydrater, se rafraîchir, ne pas sortir inutilement, fermer les volets la journée, aérer la nuit… La chaleur a tué 5 000 personnes à l’été 2023 en France, et 7 000 à l’été 2022, selon Santé Publique France.

👉 Toutes les infos sur Liberation.fr
📸 Valentine Chapuis/AFP

dimanche 13 août 2023

La une de Libération du 15 août 2023

 
Comment j'ai raté mes vacances. La une de @liberationfr ce lundi.

👉 Embouteillages, trombes d’eau, scénarios rocambolesques, ruptures amoureuses… Libé donne la parole à des vacanciers qui ont loupé leur été.

📷 Peter Cade / @gettyimages

mercredi 9 août 2023

Les piscines privées éclaboussées

 

Si la taille des bassins et leur consommation d’eau diminuent, les piscines privées se multiplient dans l’Hexagone. Mais les sécheresses à répétition et les interdictions préfectorales remettent leur place en question.

En cas de sécheresse, le préfet est l’autorité compétente. C’est lui qui prend les arrêtés limitant l’utilisation de la ressource en eau. Au stade d’alerte, le remplissage de la piscine est interdit, seule la mise à niveau est autorisée. Au stade de crise, le robinet est limité aux «usages prioritaires». L’eau turquoise n’en fait pas partie. En cas de non-respect des arrêtés, l’amende peut atteindre 1 500 euros, 3 000 en cas de récidive. Un maire, grâce à ses pouvoirs de police, est compétent pour signer ses propres arrêtés «de nature à préserver l’approvisionnement en eau potable de sa commune en cas de menace grave de tarissement de l’eau», note le ministère de la Transition écologique. Dans les Alpes-Maritimes l’an dernier, treize villes ont pris des arrêtés municipaux de restriction de l’usage, parfois plus sévères que ceux édictés par la préfecture. La police municipale et les agents de l’Etat contrôlent.

Les 3,4 millions de piscines consomment 0,15 % de l’eau française. Chaque année, un bassin doit être réalimenté à hauteur de 15 à 20 m³. C’est «autant que deux kilos de bœuf», aime comparer Joëlle Pulinx de la FPP, qui insiste : «Ce n’est pas en supprimant les piscines qu’on va résoudre le problème de l’eau en France.» Un rapport de 2020 sur l’eau et les milieux aquatiques édité par le ministère de la Transition écologique avec l’Office français de la biodiversité souligne toutefois que les chiffres de la consommation d’eau sont des moyennes qui peuvent cacher des disparités géographiques importantes. «Le climat et l’impact potentiel des piscines privées peuvent expliquer pour partie les fortes consommations constatées dans le sud de la France», expliquent les auteurs.

👉 L'intégralité de l'article de Mathilde Frénois est à lire dans l'appli Libé

📷 @carrelaurent

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...