Affichage des articles dont le libellé est manifestations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est manifestations. Afficher tous les articles

mardi 26 novembre 2024

Affrontements au Pakistan

 


Quatre paramilitaires ont été tués mardi au Pakistan dans des heurts entre les forces de sécurité déployées en masse à Islamabad et des milliers de partisans de l'ex-Premier ministre Imran Khan venus dans la capitale pour réclamer sa libération. 
Galvanisés par Bushra Bibi, l'épouse tout juste sortie de prison de l'ancienne star du cricket de 72 ans, incarcéré et poursuivi pour une centaine d'affaires, ils sont entrés dans Islamabad et progressent vers D-Chowk: c'est sur cette place qu'ils entendent mettre la pression sur le gouvernement qui siège dans le quartier adjacent et y reçoit actuellement en grandes pompes le président bélarusse Alexandre Loukachenko.
Plusieurs ministres ont annoncé la mort des quatre paramilitaires, renversés selon eux par des manifestants à bord d'un véhicule. Lundi soir, la police avait rapporté le décès d'un de ses officiers, tué à l'extérieur d'Islamabad, lorsque les manifestants marchaient vers la capitale.
Waqas Akram, député du Tehreek-e-Insaf (PTI), le parti de M. Khan, a expliqué à l'AFP que le cortège réclamait "la libération de tous les militants et dirigeants du PTI", assurant que c'était "aussi la priorité d'Imran Khan" qui rencontre chaque semaine ses lieutenants au parloir. "Nous défilerons jusqu'à l'obtention de ces exigences".
Pour parvenir jusqu'à Islamabad, les manifestants ont dû déplacer des centaines de containers installés pour barrer les routes. 

Puis, à intervalles réguliers, ils ont essuyé des salves de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc des cordons de policiers et de paramilitaires.
Les manifestants, eux, répliquent par d'autres grenades lacrymogènes, des jets de pierre et de bâtons.
"La réponse de l'Etat est complètement disproportionnée", a dénoncé le député Akram. "Nous avons le droit de manifester", a-t-il martelé, alors qu'il a lui-même été présenté en septembre à un juge anti-terroriste pour avoir contrevenu à une récente loi restreignant le droit de rassemblement dans la capitale #AFP

📷 Aamir QURESHI

dimanche 24 novembre 2024

Des milliers de personnes ont défilé samedi pour réclamer un "sursaut" contre les violences faites aux femmes

 

"La honte doit changer de camp": de Paris à Marseille, des milliers de personnes - beaucoup de femmes, mais aussi des hommes - ont défilé samedi pour réclamer un "sursaut" contre les violences faites aux femmes, sur fond d'onde de choc provoquée par le procès hors norme des viols de Mazan.
"Un métro toutes les deux minutes, un viol toutes les sept minutes", dénonce un panneau dans le défilé parisien parti de la gare du Nord vers Bastille.
"Il faut mettre en place très rapidement une loi sur le consentement. Ce n'est pas parce qu'on ne dit rien, qu'on est d'accord", plaide Marie-Claire Abiker, 78 ans, infirmière retraitée.
"C'est la première fois que je viens. On n'est jamais assez pour défendre les droits", commente Marguerite de Verdun 37 ans, agente photo, venue avec son fils de deux ans et demi : "C'est important que mon fils participe à l'évolution des pensées . Ça peut se faire dès le plus jeune âge" #AFP

📷 Stéphane DE SAKUTIN
@thibaudmoritz

mardi 19 novembre 2024

Les agriculteurs en colère rallie une partie du sud-ouest de la France

 

Opposés notamment à un accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur, les agriculteurs poursuivent mardi leur mobilisation. Plusieurs répondent aux appels de la Coordination rurale qui fait monter la pression en parlant de "bloquer le fret alimentaire", dans un contexte de rivalité avec le syndicat majoritaire FNSEA.
Deuxième syndicat agricole français, la Coordination rurale (CR) tient son congrès annuel jusqu'à mercredi dans la Vienne.
Le syndicat assure se tenir prêt, s'il n'obtient pas satisfaction, à "bloquer le fret alimentaire" à partir de mercredi, d'abord dans le sud-ouest de la France.
- "On ravive la flamme" -
Mardi matin, en Gironde, une trentaine de tracteurs ont convergé à l'appel de la Coordination rurale de la zone viticole de l'Entre-Deux-Mers vers la préfecture de Bordeaux, dont l'accès a été protégé par les forces de l'ordre, selon un photographe de l'AFP.
Plus au sud, plus d'une centaine d'agriculteurs, majoritairement issus de la Coordination rurale, sont partis dans la matinée de Béziers en convoi d'une trentaine de véhicules, vers le péage du Boulou, à la frontière espagnole, pour tenter de bloquer les camions et filtrer les véhicules légers, ont constaté un correspondant et un photographe de l'AFP.
Ils doivent rallier à Narbonne d'autres agriculteurs sur l'autoroute A9, dont la circulation n'est pour le moment pas perturbée.
Le mouvement est également suivi en Charente-Maritime, en Dordogne, dans le Lot-et-Garonne, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, où les agriculteurs ont aussi rendez-vous devant les préfectures. 
Opposé comme les autres syndicats agricoles à la signature par l'Union européenne d'un accord de libre-échange avec des pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), la Coordination rurale demande aussi des baisses de charges.
En parallèle, les troupes des syndicats majoritaires FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA) restent mobilisées pour le deuxième jour contre cet éventuel accord. Leur programme calqué sur les deux jours du sommet du G20 au Brésil #AFP

📷Philippe LOPEZ

dimanche 15 septembre 2024

Manifestations en soutien à Giselle Pelicot

 


Jessica, militante dans le collectif #NousToutes, avait préparé un texte à lire ce samedi, sur la place de la République à Paris, lors du rassemblement mis sur pied par plusieurs organisations féministes en soutien à Gisèle Pelicot.
Depuis deux semaines, 51 hommes dont son mari, Dominique Pelicot, sont jugés devant la cour criminelle du Vaucluse, quasiment tous accusés de «viols aggravés» sur cette femme, au domicile du couple à Mazan, dont l’histoire est devenue l’un des symboles des violences faites aux femmes en France.
Des rassemblements étaient organisés dans des dizaines de villes françaises, sur la place de la République, quelques milliers de personnes étaient présentes. Devant elles, Jessica décide finalement de ne pas lire le texte qu’elle avait préparé, trop en «colère».
«On en a marre de survivre, on a peur tout le temps, on passe notre vie à se demander comment se protéger», scande-t-elle spontanément à la place. Puis, s’adressant aux hommes : «On ne vous reproche pas que d’être des violeurs, on vous reproche de vous taire.»
«Je pense que ce procès va changer l’histoire, je suis ces affaires-là depuis cinquante ans, ce procès va faire œuvre de pédagogie», dit l’écrivaine et figure féministe Florence Montreynaud. Elle tient dans ses mains une banderole de son collectif «Encore féministes !».
«C’est la culture du viol qui fait penser à ces hommes que le corps de la femme appartient à son mari, et que si cet homme dit qu’ils peuvent y aller, ils y vont.» La militante se félicite aussi de la volonté de Gisèle Pelicot que le procès soit public : «Cette femme est une héroïne, il faut qu’elle sente qu’on est des millions à la soutenir.»

✍️ Ismaël Halissat
📷 @alinedeloscampos

lundi 5 août 2024

L'armée prend le pouvoir au Bangladesh après la fuite de la première ministre

 

Le chef de l'armée du Bangladesh, le général Waker-Uz-Zaman, a déclaré qu'il allait former un gouvernement intérimaire après la démission de la Première ministre Sheikh Hasina qui a fui la capitale Dacca.
Lundi, des centaines de milliers de manifestants antigouvernementaux défilent dans les rues de la capitale au lendemain d'une journée sanglante au cours de laquelle des affrontements ont fait au moins 94 morts à travers le pays.
Au moins 300 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations en juillet, selon un bilan de l'AFP à partir de données de la police, de responsables et de sources hospitalières.
Le pays compte de nombreux diplômés au chômage, et les étudiants exigent l'abolition d'un système de discrimination positive qui réserve un quota d'emplois publics aux familles des vétérans de l'indépendance.
Partiellement aboli en 2018, ce système a été restauré en juin par la justice, mettant le feu aux poudres, avant un nouveau retournement fin juillet de la Cour suprême #AFP

📷 @edjonesafp

mardi 2 avril 2024

A Jérusalem des milliers de manifestants demandent le départ de Benyamin Nétanyahou

 

Les rues de Jérusalem ont retrouvé une animation oubliée depuis six mois, dimanche 31 mars. A l’appel d’opposants au gouvernement de Benyamin Nétanyahou, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunis autour de la Knesset, pour appeler à des élections et à un accord avec le Hamas, qui permettrait la libération des otages à Gaza. Des feux ont été allumés sur la voie rapide Menachem-Begin.
Environ 500 personnes dressaient, tard dans la soirée, un village de tentes sur un boulevard qui monte jusqu’au Parlement. Ils comptent y rester jusqu’à la pause de printemps des parlementaires, prévue en fin de semaine, et demandent aux élus de continuer de siéger tant que les otages demeurent à Gaza.
L’ampleur de ce rassemblement ne peut se comparer à celle des défilés historiques, qui avaient encombré chaque semaine les rues du pays l’an dernier, jusqu’à la veille de la guerre. Une majorité d’Israéliens s’opposait alors à un bouleversement de l’équilibre institutionnel du pays voulu par M. Nétanyahou et ses alliés fondamentalistes religieux – qualifié par ses opposants de « coup d’Etat ». Mais une forme de réveil a bien lieu. Il était attendu depuis des mois, après une longue phase de solidarité nationale malaisée, qui a imposé le silence dans les rues tant que des dizaines de milliers de réservistes demeuraient mobilisés.

Photo : @clemencelosfeld #pourlemonde

dimanche 14 janvier 2024

Manifestations contre la loi immigration

 

Plusieurs dizaines de rassemblements sont organisés ce dimanche dans toute la France contre la loi immigration votée le 19 décembre dernier.
Plus de 400 collectifs, associations, syndicats, comme Solidaires, et partis politiques, comme La France insoumise (LFI), ont appelé à manifester à dix jours du passage du texte devant le Conseil constitutionnel le 25 janvier.
Dans son appel à manifester, le syndicat Solidaires dénonce ce qu’il qualifie de «loi la plus régressive depuis 40 ans». «Cette loi raciste et xénophobe restreint le droit au séjour, accentue considérablement la répression, s’attaque au droit d’asile, au droit du sol, aux étrangers malades, aux étudiants non européens, au regroupement familial», est-il écrit.
Dans le même temps, en déplacement à Caen, le nouveau Premier ministre Gabriel Attal a été interpellé par une passante au sujet de cette même loi. «C’est ignoble de voter une loi pareille, a lancé cette femme devant les caméras de BFMTV. On a tellement besoin de ces gens-là [des personnes immigrées, ndlr], qui sont utiles dans plein de métiers.»
Grande absente des manifestations ce dimanche, la CGT est à l’origine d’un autre rassemblement prévu le 21 janvier.


✍️ Ludovic Séré
📸 @stephanelagoutte

jeudi 27 avril 2023

Le ministère de l'intérieur recadre les préfets

 

L’Intérieur resserre la vis face aux préfets. 
Depuis une semaine, les déplacements d’Emmanuel Macron, en visite ce jeudi dans le Doubs, et des membres du gouvernement, ont été presque systématiquement assortis de dispositifs préfectoraux utilisant une loi antiterroriste. 
Leur objet : interdire les manifestations et sanctuariser ces déplacements, qui attirent rassemblements contestataires et casserolades. Des arrêtés préfectoraux particulièrement contestés, y compris devant la justice.

Mais cette pratique, et les critiques qu’elle suscite, ne sont visiblement pas du goût du gouvernement. Le ministère de l’Intérieur a ainsi adressé mardi 25 avril un message à tous les préfets, fustigeant cet usage du texte antiterroriste par les représentants de l’Etat dans les départements.

Tous les détails sur le site de Libération, rubrique CheckNews

📷 Sébastien Bozon / AFP


lundi 24 avril 2023

Cécile Alduy

         

Ses amours littéraires de jeunesse lui ont donné le goût du mot juste. Professeure à Stanford, Cécile Alduy pose un regard acéré sur la crise de sens que traverse actuellement notre pays.

💬 “Emmanuel Macron bâtit un récit faisant de lui le nouveau souverain”

Des cortèges monstres dans toute la France, des forces de l’ordre aux allures de RoboCop, des guillotines en carton, un président qui s’exprime dans Pif Gadget, des pancartes brandies à l’Assemblée nationale comme dans une manifestation, un ministre de l’Intérieur qui met en cause la Ligue des droits de l’homme, son collègue chargé du travail traité d’« assassin », une secrétaire d’État à la Une de Playboy…

En analysant quelques faits et discours marquants de ces dernières semaines, la sémiologue et sémioticienne nous aide à comprendre en quoi ce n’est plus seulement l’avenir des retraites qui se joue sous nos yeux, mais un peu de notre rapport à la démocratie et au vivre-ensemble.

✍ Un entretien signé Romain Jeanticou à lire sur Télérama.fr

📸 Cécile Alduy à Paris, le 14 avril 2023.
@robertofrankenberg pour Télérama

samedi 22 avril 2023

Les forces de l'ordre et la violence

 


Depuis une dizaine d’années, qu’on les considère comme un épiphénomène ou le résultat structurel d’une conception volontaire et tacitement encouragée du maintien de l’ordre, les exactions policières sont de plus en plus documentées. On ne compte même plus les yeux crevés et les doigts arrachés. Nous ne sommes pourtant plus en 1986. Les images des matraques qui s’abattent sans justification sur les corps sont désormais disponibles en quantité comme en qualité. De plus en plus d’utilisateurs les collectent et tentent méticuleusement de les référencer pour interpeller un ministère de l’Intérieur sourd à leurs appels. Non seulement le pouvoir n’a jamais évoqué la possibilité d’une remise en cause de la Brav-M mais la commission des lois de l’Assemblée nationale vient d’écarter l’idée d’un débat sur le sujet porté par une pétition citoyenne.


Que faire alors de ces milliers de vidéos de policiers faisant un usage disproportionné de la force, flottant désormais dans une orbite numérique infinie ? Comment expliquer que la même violence ne produise pas les mêmes effets ? Pourquoi l’agression de Malik Oussekine a-t-elle immédiatement eu des répercussions politiques tandis que les exactions d’aujourd’hui ne suscitent rien d’autre que les démentis éhontés de ministres si sûrs de leur fait ?

Si l’Etat détient le monopole de l’usage de la force légitime, encore faut-il nous demander dans quel contexte, au service de quel projet, en fait-il usage. Quel risque pesant sur l’avenir de la République justifie une telle violence à l’endroit des citoyens ? Les policiers que l’on voit insulter, bousculer, frapper, matraquer des manifestants dont la plupart ne leur opposent aucune résistance se battent-ils contre des anarchistes forcenés prêts à détruire la République ? Interviennent-ils pour répondre à un groupuscule armé qui fomente un coup d’Etat ? Non. Rien de tout cela.

👉 L'intégralité du texte d'@anthonypasseron est à retrouver dans le #LibéDesEcrivains : les journalistes de @liberationfr cèdent la place à des auteurs et autrices pour écrire sur l’actu.

📷 Un jeune homme interpellé au soir de l'adoption de la réforme des retraites par 49.3. @louiswitter

jeudi 6 avril 2023

11ème journée de manifestation

 


Une onzième journée de grève et de mobilisation nationale contre la réforme des retraites a été organisée par l'intersyndicale ce jeudi 6 avril dans toute la France.


Dans le cortège universitaire à Paris. 

Sur le trottoir du Boulevard des Invalides, un touriste demande à sa femme de le prendre en photo devant le cortège. Dans le champ, un homme porte une pancarte «Macron reste en Chine». Son ami, Olivier, 50 ans, enseignant en histoire dans le secondaire et le supérieur nous répond. Il a fait toutes les manifestations. «On a face à nous des gens méprisants, arrogants et sourds. Macron va prendre ses leçons de démocratie en Chine», peste-t-il. Pour lui, seule la rue pourra permettre d’obtenir le retrait de la reforme. «Ce n’est pas le Conseil constitutionnel qui me rendra ma retraite. Mon espoir, c’est que la mobilisation se poursuive et se renforce». Après onze journées de mobilisation, la lassitude ne risque-t-elle pas de s’installer ? «J’ai même des amis de droite qui sont exaspérés parce qu’ils vont devoir bosser plus longtemps. Ils ne manifestent pas parce que ce n’est pas dans leur culture, mais les gens en ont marre de la fin de non-recevoir du gouvernement. Ils sont très hostiles à Macron. La seule sortie de crise possible c’est le retrait de la réforme.»

Quelque 400 000 personnes manifestent ce jeudi à Paris pour la onzième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, annonce la CGT, alors que le chiffre des autorités n’est pas encore disponible. C’est un peu moins que lors de la dernière journée d’action du 28 mars où la CGT avait fait état de 450 000 manifestants dans la capitale et les autorités de 93 000.

👉 Suivez la journée de mobilisation en direct sur le site & l'appli de Libération.

📷 @sarahmeyssonnier / @reuters

dimanche 26 mars 2023

Un journaliste frappé par la Brav-M

 


Traumatisme crânien et main fracturée : un journaliste frappé par un policier de la Brav-M dans la manif parisienne témoigne.


Tout commence vers 17 heures. Accompagné d’un ami, Paul Boyer rejoint l’immense cortège d’opposants à la réforme des retraites qui reliait la place Bastille à l’Opéra au niveau de République. Les échauffourées sont encore rares, les gazages sporadiques. Arrivés à destination, les deux amis décident de rebrousser chemin en suivant le tracé emprunté par la manifestation. Vers 21 heures, les voici sur le boulevard Beaumarchais, à quelques pas de Bastille, à l’angle de la rue Jean-Beausire. Alors qu’il discute avec une manifestante «d’une cinquantaine d’années» et que la foule n’a selon lui «rien à se reprocher», le journaliste voit arriver «une dizaine de motos de la Brav-M très rapidement». Une vingtaine de policiers en descendent, avancent vers la centaine de personnes présentes et «se mettent à taper tout le monde», «à matraquer les gens», «sans qu’il n’y ait eu aucune explication».*

La suite se passe «très vite». Sans dire un mot, «un agent de la Brav – tout de noir vêtu, casque blanc intégral sur la tête – se dirige vers moi. Je crie “presse !”, j’avais ma carte dans la main et je la lui ai montrée». Mais le policier le frappe «à l’arrière de la tête», lui ouvrant le crâne, avant de lui «asséner deux coups avec sa matraque vers le visage». Par réflexe, le journaliste met sa main en opposition : elle est fracturée par la force des chocs. Le journaliste parvient tout de même à rester debout et s’extrait de la cohue. La manifestante avec qui il discutait «a le visage en sang». 

Il se rend ensuite seul aux urgences, où un médecin urgentiste lui diagnostique «un traumatisme crânien et une fracture de la main gauche, ainsi que deux semaines d’ITT».

👉 L'article complet de Jean-Baptiste Chabran est à retrouver dans l'app Libé.
📸 @remyartiges

mercredi 12 octobre 2022

Le doigt d'honneur pour les mollahs


Les Iraniennes et le doigt d’honneur de la liberté, par Thomas Legrand

Dans Libé ce lundi, Thomas Legrand évoque ces jeunes manifestantes iraniennes qui brandissent leur majeur pour dire aux autorités politiques et religieuses d’aller «se faire foutre». Extrait :

Le doigt d’honneur des jeunes Iraniennes à l’adresse des mollahs est un geste d’une audace et d’une portée symbolique inouïe qui semble relier ces jeunes femmes au mouvement mondial, que l’on croyait surtout occidental, de libération de la parole (là du geste). 

D’habitude, en Iran, le doigt d’honneur, celui que les automobilistes énervés – comme ceux du monde entier – s’adressent, c’est le pouce en l’air. 

Tous les guides touristiques pour l’Iran déconseillent de faire du stop avec le pouce en l’air ou de signifier qu’on approuve quoi que ce soit de cette façon habituelle pour nous… 

Que les manifestantes iraniennes, au péril de leur vie, choisissent de brandir le majeur d’une main pendant qu’elles tiennent leur voile de l’autre, cheveux à l’air, dit cette volonté d’inscription dans une culture mondialisée.

Le billet complet est à lire dans Libération ce lundi, et dans l'application Libération

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...