Le 12 décembre 2020, à Paris, lors d’une manifestation contre la loi sécurité globale, plusieurs agents ont interpellé et blessé un homme, cassant son appareil photo et son micro. Ils ont ensuite porté plainte pour outrage et rébellion contre lui. Deux d’entre eux seront jugés pour violences lundi.
Au cours d’un mouvement de foule, Valentin B. a perdu son micro sur la chaussée. Un objet qui sera identifié, à tort, comme un appareil pour enregistrer les ondes radio de la police par les agents de la Brav-M qui l’interpellent. C’est donc pour essayer de récupérer ce micro, et non pour s’en prendre à eux, que Valentin B. avance en direction des policiers. Quand il se penche pour le ramasser, il «se voit recevoir des coups de matraque de la part de plusieurs policiers arrivant sur lui» et ce «alors qu’il a un genou au sol et n’oppose aucune résistance et ne présente aucun comportement violent, note l’IGPN. La scène de violence […] dure environ quatre secondes». L’enquêteur conclut de ces vidéos : «Il semble que la version avancée par [Valentin B.] soit exacte. En revanche, celle avancée par les policiers de la Brav-M semble mise à mal.»
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✍️ Fabien Leboucq
📸 NnoMan Cadoret/Encrage
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 12 janvier 2025
Des policiers jugés pour des violences après que leur version a été "mise à mal" par des vidéos
mercredi 15 novembre 2023
Le policier auteur du tir sur Nahel remis en liberté
Le policier, auteur du tir mortel sur Nahel, dont le décès le 27 juin après un contrôle routier avait déclenché une semaine d'émeutes en France, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire mercredi, a indiqué à l’AFP le parquet de Nanterre, confirmant une information de France Inter.
Son avocat avait déposé une nouvelle demande de remise en liberté jeudi dernier, a précisé le ministère public. Les juges d'instruction "ont décidé d’y faire droit, estimant que les critères légaux de la détention provisoire du policier incarcéré depuis le 29 juin 2023 n’apparaissaient plus remplis à ce stade de l'instruction", a ajouté le parquet
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@gsouvant
Bertrand GUAY
jeudi 10 août 2023
Trois policiers du RAID mis en examen
Au total, cinq policiers avaient été placés en garde à vue mardi dans le cadre d'une information judiciaire pour "coups mortels avec arme". La garde à vue de deux d'entre eux avait été levée mardi dans la soirée par les magistrats instructeurs.
Au terme de gardes à vue de 48 heures, les magistrats instructeurs co-saisis ont notifié aux trois policiers restant "leur mise en examen du chef de violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner et leur placement sous contrôle judiciaire", a précisé le parquet de Marseille dans un communiqué.
Dans la nuit du 1er au 2 juillet, alors que le centre de Marseille était en proie à des dégradations et pillages, Mohamed Bendriss, 27 ans, avait perdu la vie après un malaise alors qu'il circulait à scooter.
Il est le seul mort recensé à ce jour en marge de cet épisode de violences urbaines qui s'était déclenché dans plusieurs villes de France et sur plusieurs jours à la suite du décès du jeune Nahel, tué par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre fin juin.
C'est lors de l'autopsie du corps de cet homme marié, père d'un enfant et dont la veuve attend un deuxième enfant, qu'avait été repérée sur sa poitrine la trace de ce qui pourrait être l'impact d'un tir de LBD (lanceur de balle de défense), conduisant le parquet à ouvrir début juillet une information judiciaire
samedi 22 avril 2023
Les forces de l'ordre et la violence
Que faire alors de ces milliers de vidéos de policiers faisant un usage disproportionné de la force, flottant désormais dans une orbite numérique infinie ? Comment expliquer que la même violence ne produise pas les mêmes effets ? Pourquoi l’agression de Malik Oussekine a-t-elle immédiatement eu des répercussions politiques tandis que les exactions d’aujourd’hui ne suscitent rien d’autre que les démentis éhontés de ministres si sûrs de leur fait ?
Si l’Etat détient le monopole de l’usage de la force légitime, encore faut-il nous demander dans quel contexte, au service de quel projet, en fait-il usage. Quel risque pesant sur l’avenir de la République justifie une telle violence à l’endroit des citoyens ? Les policiers que l’on voit insulter, bousculer, frapper, matraquer des manifestants dont la plupart ne leur opposent aucune résistance se battent-ils contre des anarchistes forcenés prêts à détruire la République ? Interviennent-ils pour répondre à un groupuscule armé qui fomente un coup d’Etat ? Non. Rien de tout cela.
👉 L'intégralité du texte d'@anthonypasseron est à retrouver dans le #LibéDesEcrivains : les journalistes de @liberationfr cèdent la place à des auteurs et autrices pour écrire sur l’actu.
📷 Un jeune homme interpellé au soir de l'adoption de la réforme des retraites par 49.3. @louiswitter
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...