Affichage des articles dont le libellé est émeutes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est émeutes. Afficher tous les articles

jeudi 10 août 2023

Trois policiers du RAID mis en examen

 

Trois policiers du Raid, une unité d'élite, ont été mis en examen à Marseille pour "violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et placés sous contrôle judiciaire dans l'enquête sur le décès d'un homme de 27 ans lors des émeutes début juillet.
Au total, cinq policiers avaient été placés en garde à vue mardi dans le cadre d'une information judiciaire pour "coups mortels avec arme". La garde à vue de deux d'entre eux avait été levée mardi dans la soirée par les magistrats instructeurs.

Au terme de gardes à vue de 48 heures, les magistrats instructeurs co-saisis ont notifié aux trois policiers restant "leur mise en examen du chef de violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner et leur placement sous contrôle judiciaire", a précisé le parquet de Marseille dans un communiqué.
Dans la nuit du 1er au 2 juillet, alors que le centre de Marseille était en proie à des dégradations et pillages, Mohamed Bendriss, 27 ans, avait perdu la vie après un malaise alors qu'il circulait à scooter.
Il est le seul mort recensé à ce jour en marge de cet épisode de violences urbaines qui s'était déclenché dans plusieurs villes de France et sur plusieurs jours à la suite du décès du jeune Nahel, tué par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre fin juin.

C'est lors de l'autopsie du corps de cet homme marié, père d'un enfant et dont la veuve attend un deuxième enfant, qu'avait été repérée sur sa poitrine la trace de ce qui pourrait être l'impact d'un tir de LBD (lanceur de balle de défense), conduisant le parquet à ouvrir début juillet une information judiciaire 

jeudi 13 juillet 2023

La une de Libération du vendredi 14 juillet 2023

 
Après les émeutes : tout reconstruire. 

La une de @liberationfr ce vendredi.

👉 Le projet de loi pour la reconstruction des bâtiments détruits lors des violences
urbaines arrive au Parlement
👉 A Troyes, Sens ou Metz, dans les ruines des services publics incendiés
👉 «La gauche doit embrasser la loi et l’ordre», par Slavoj Zizek
👉 Tribune : «Il y a un puissant déni du caractère structurel du racisme.»

📷 @o_toussaint / @studiohanslucas

mercredi 5 juillet 2023

La crainte que les émeutes ne soient pas terminées

 

Pour la sixième soirée de suite, dans la nuit de mardi 4 à mercredi 5 juillet, plus de 40 000 policiers et gendarmes ont quadrillé le territoire après les graves émeutes de la semaine passée. Une mobilisation inédite qui n’a pas empêché de nouvelles dégradations : 116 feux de poubelles, 78 incendies de véhicules, huit bâtiments touchés mais, pour la première fois en huit nuits, plus aucune attaque recensée contre des locaux de la police, de la gendarmerie ou des bureaux de police municipale. « On nous explique que ça se calme, observe un fonctionnaire de police, mais quand on passe de 1 000 degrés à 300 degrés, il fait toujours chaud. »


Pour le moment, l’urgence de la situation détourne encore les membres des forces de l’ordre de « l’après », lorsque surviendra l’indispensable débat sur leurs missions, sur les treize morts lors de refus d’obtempérer comptabilisés depuis début 2022 ou le devenir des centaines de quartiers désormais sinistrés.

En attendant, une crainte parcourt l’institution : l’éventualité d’un nouveau cycle de tensions en cas de révélations tardives de graves blessures ou, pire, de mort, causées par les forces de l’ordre au cours des affrontements. Le risque est identifié depuis longtemps et des affaires émergent.

Photo : L'école Miriam-Makéba de Nanterre a été vandalisée le 27 juin 2023 et placée sous protection des forces de l'ordre. Le 28 juin 2023. @michaelzumstein #pourlemonde

La une de Libération du jeudi 6 juillet 2023

 
Un père à son fils : «J'ai caillassé en 2005, je te jure ça sert à rien»

C’est la une de @liberationfr jeudi. Présent dans les affrontements survenus en 2005, Foued échange avec son fils Samy, descendu lui aussi dans la rue la semaine dernière. Entre sentiment d’injustice et désillusion sur l’absence de changement depuis 18 ans.

✏️ @julesmagistry

mardi 4 juillet 2023

Jeunes, survoltés, des émeutiers au profil complexe

 

Ils sont ceux dont tout le monde parle mais à qui il est dur de parler. 
Pour entamer une discussion avec des jeunes ayant participé aux émeutes des derniers jours, il faut montrer patte blanche, accepter de recevoir en retour un refus plus ou moins poli, souvent se contenter de quelques mots bredouillés. 
Et parfois saisir l’opportunité d’un jeune qui vient vers vous pour quémander un partage de connexion afin d’envoyer quelques vidéos, sur Snapchat, de l’avenue Pablo-Picasso de Nanterre, jonchée de carcasses de voitures brûlées après une deuxième nuit d’émeutes.

Entouré de deux autres adolescents de 14 ans habitant aussi dans les tours Aillaud, l’enfant du quartier refait le fil de la soirée. « Ça devient hostile ici, assure-t-il. Ça va être pire qu’en 2005. » Trop jeunes, eux n’ont pas connu ces émeutes provoquées par la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mais elles sont bien dans leur tête, tout comme le nom de Nahel M., 17 ans, tué par un policier lors d’un contrôle routier le 27 juin. 
« Un fils de pute de policier a enlevé son seul fils à la mère de Nahel et ça, on ne peut pas l’accepter. Ce soir, on sort les mortiers », préviennent-ils, avant de disparaître dans le cœur de la cité.

Difficile de dresser un profil type de ces révoltés nocturnes. Ils sont plutôt jeunes, peu bavards, parfois âgés de seulement 12 ou 13 ans et dépassant rarement la trentaine. Leurs parcours et leurs motivations se racontent plutôt à travers les paroles de ceux qui les côtoient. 
« Il y a de tout chez ces jeunes. 
Certains bossent, sont insérés, mais subissent les discriminations et se révoltent. Puis il y a ceux qui sont déjà dans des circuits de plus ou moins grande délinquance », confie un responsable de la mairie de Nanterre. 
La plupart semblent être en décrochage scolaire, connaissent une situation familiale fragile à laquelle s’ajoute la précarité des quartiers populaires.
#pourlemonde

La une de Libération du mercredi 5 juillet 2023

 
«Chacun déverse sa haine envers tout» : aux racines des émeutes. 

La une de Libération mercredi.

Colère après la mort de Nahel, détestation de la police, sentiment d’abandon, violence revendiquée, effet de bande accentué par les réseaux sociaux… «Libération» dresse le portrait d’émeutiers aux profils et aux motivations variés.

📸 Christophe Ena / AP

lundi 3 juillet 2023

Violences dans les grandes villes Françaises

 

Les violences commises en France n’ont désormais plus grand-chose à voir avec la mort du jeune Nahel M., tué par un policier à Nanterre, mardi 27 juin. 
Depuis vendredi 30 juin, les émeutes qui touchent des centaines de communes en France ont changé de nature, avec une intensité inédite, des niveaux de violence extrême, des pillages de commerces, des attaques contre des services publics, contre des fonctionnaires, contre des élus et, finalement, plusieurs milliers de victimes directes d’incendies, de violences, de dégradations ou de vols.

En cinq nuits et autant de journées de violences, le bilan a dépassé en gravité, de l’avis de plusieurs sources, celui des émeutes de l’automne 2005 qui avaient duré trois semaines.

Les chiffres ne donnent qu’un aperçu de ces très longues heures où des groupes d’émeutiers ont pris le contrôle de leurs quartiers – ce qui était déjà arrivé. 
Mais ils ont aussi attaqué des services publics ou des commerces dans les centres-villes, provoquant la panique à Marseille, Lyon, Toulouse ou Strasbourg, parfois noyées sous les lacrymogènes, le bruit des explosions et l’odeur des incendies. 
La nuit, mais aussi en plein jour, malgré un dispositif policier considérable, avec plus de 40 000 fonctionnaires mobilisés, dont des unités comme celle des policiers du RAID ou des gendarmes du GIGN, et le recours à des blindés de la gendarmerie.

Photo @brunoamsellem #pourlemonde


vendredi 30 juin 2023

La une de Libération du week-end


Après la mort de Nahel, l'embrasement. La une de @liberationfr ce week-end.

👉 Confrontés aux émeutes, l’exécutif et les forces de l’ordre sous extrêmes ten�sions
👉 Reportages à Marseille, Montargis et Roubaix
👉 Sopo, Kassovitz, Binet, Rohff… L’appel à réformer la police

📷 @corentinfohlen

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...