Amélie Oudéa-Castéra : au lendemain d’une journée de mobilisation massive des enseignants et après trois premières semaines émaillées de polémiques explosives, la nouvelle ministre de l’Education nationale a martelé sa volonté «d’avancer».
Un éclair de lucidité. «Le début n’a pas été bon, évidemment», a admis la nouvelle ministre, qui a déjà été lâchée par la porte-parole du gouvernement.
Difficile de dire autre chose : depuis l’élargissement de son portefeuille ministériel le 11 janvier, sa prise de fonction a été apocalyptique, des propos jugés méprisants contre l’école publique jusqu’à la révélation par Libé de ses mensonges sur les raisons pour lesquelles elle avait choisi de placer ses enfants dans le très élitiste et réac établissement privé Stanislas, en passant par le système de contournement de la plateforme Parcoursup dont aurait bénéficié son fils dans ce même établissement. Cette semaine encore, Amélie Oudéa-Castéra a remis une pièce dans la machine en se posant en «symbole d’une caste privilégiée à combattre, à abattre» lors de ses vœux au Comité national olympique et sportif français.
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📸 Geoffroy Van der Hasselt / AFP
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 4 février 2024
Amélie Oudéa Castera reconnait un début "pas bon" mais ne songe pas à démissionner
mercredi 31 janvier 2024
La une de libération du jeudi 1er février 2024
«Et si l'écologie était la solution ?» : voici la une du journal de jeudi Lire : https://journal.liberation.fr
jeudi 18 janvier 2024
Une ministre face à l'accusation de séparatisme scolaire
Amélie Oudéa-Castéra est claire : « Je souhaite clore ce chapitre des attaques personnelles et de la vie personnelle », a déclaré la ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des Jeux olympiques et paralympiques, dans la matinée du lundi 15 janvier. Vendredi, alors qu’elle avait hérité du portefeuille de l’éducation depuis moins de vingt-quatre heures, la ministre s’était en effet attiré les foudres de la communauté éducative, en justifiant la scolarisation de ses trois enfants dans le très conservateur collège Stanislas (6e arrondissement de Paris) par l’absentéisme supposé des enseignants de l’école publique.
Trois jours plus tard, il semblerait que l’orage soit parti pour durer. D’abord, parce que Libération a retrouvé l’enseignante du fils aîné, qui a démenti s’être absentée pendant les six mois où l’enfant a été scolarisé à l’école publique de la rue Littré, dans le même 6e arrondissement. Mais aussi parce que, par ses déclarations, la nouvelle ministre de l’éducation nationale a mis le doigt sur une série de sujets épidermiques pour le système scolaire – en particulier à Paris.
Les personnes interrogées par Le Monde s’accordent à le dire, il n’y a pas de « jugement » à porter sur le choix du privé, qu’Amélie Oudéa-Castéra partage avec environ 21 % des parents d’élèves en France. Mais la ministre s’est justifiée par les difficultés de remplacement, en se plaçant du côté des parents – par opposition aux enseignants, implicitement critiqués. Colère des syndicats, qui exigent désormais des excuses publiques, comme l’ont fait savoir les responsables de la FSU après avoir « coupé court » à leur première rencontre bilatérale, le 15 janvier.
Photo : Amélie Oudéa-Castéra, au village olympique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 15 janvier 2024.
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
lundi 15 janvier 2024
La une de Libération du mardi 16 janvier 2024
Embourbée après ses mensonges sur la scolarisation de ses enfants dans le privé, la ministre de l'Education et des Sports fragilise le nouveau gouvernement.
📸 Tomas Stevens / Abaca
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