mardi 14 novembre 2023

La une de Libération du mercredi 15 novembre 2023

 
Le Pas-de-Calais à la une de Libération mercredi : «Et si ça redéborde ?»

Après 28 jours de pluie et des inondations historiques, une partie du département est repassé mardi en vigilance rouge aux crues. Emmanuel Macron a annoncé que plus de 200 communes seront classées en état de catastrophe naturelle.

📷 Stéphane Dubromel / Hans Lucas

dimanche 12 novembre 2023

samedi 11 novembre 2023

Des crues historiques dans le Pas de Calais

 

Rivières en crues, rues inondées, maisons délabrées : le Pas-de-Calais se réveille groggy après une nuit de pluies abondantes, qui fait suite à une montée des eaux historique déjà à l'origine d'importants dégâts mardi.
Le département est placé depuis hier par Météo-France en vigilance rouge à la fois pour les crues et les pluies et inondations, un épisode qui ne doit commencer à s'estomper qu'en fin d'après-midi. La Seine-Maritime et la Somme, deux départements localement très touchés par les intempéries de la nuit, ainsi que le Nord, sont eux placés en vigilance orange.
"L'accalmie se dessinera après 16H00", a indiqué la préfecture de la zone de défense et de sécurité Nord, selon laquelle "les cumuls attendues au plus fort de l'épisode" de pluie entre 16H00 jeudi et 16H00 vendredi "sont de l'ordre de 30 à 50 mm sur le Pas-de-Calais voire 70-80 mm sur l'ouest de la Somme" #AFP
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Sameer AL-DOUMY

Des compagnons en grève à Emmaüs

 

La colère gronde au sein du mouvement créé par l’abbé Pierre. Depuis fin juin, des compagnons de plusieurs communautés Emmaüs du nord de la France, en majorité sans papiers, sont en grève pour dénoncer le traitement qui leur est réservé et l’impasse dans laquelle se trouvent leurs espoirs de régularisation. Ce conflit révèle les limites d’un système percuté par une politique migratoire qui met à l’épreuve la volonté d’accueil inconditionnel portée par l’homme de foi, dont la vie est une nouvelle fois adaptée au cinéma. « La directrice m’a dit : ‘Si tu travailles bien ici pendant trois ans, tu auras les papiers.’ J’ai travaillé cinq jours par semaine, de 8 h 30 à 17 heures, pour 150 euros par mois, des fois 180. Et puis, rien », témoigne Ibrahim Camara, compagnon gréviste. Retrouvez notre reportage en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @luciepastureau #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ Yann Bouchez et Florence Traullé

Le portrait de Camélia Jordana ✨

 

@cameliajordana va vite, très vite. A 31 ans, elle a déjà une double carrière accomplie, en musique, au cinéma. Elle n’a aucune envie de s’arrêter, locomotive partant à la conquête de nouveaux territoires, ajoutant au fil de ses rails des expériences comme autant de points de passage. Celui du jour est la sortie du film "Avant que les flammes ne s’éteignent", mercredi 15 novembre. Le drame d’une famille endeuillée par la mort d’un des leurs lors d’un contrôle de police abusif dans une cité strasbourgeoise. Sous la neige et en doudoune, Camélia Jordana y interprète la sœur de la victime, Malika, celle qui va sortir de son confort et prendre la parole devant les médias et les tribunaux. On pense, forcément, à Assa Traoré, à Amal Bentounsi ou à d’autres, impression renforcée par la dimension très réaliste de l’œuvre. On pense aussi aux propos de l’actrice en 2020. Elle avait jugé, sur un plateau de télé, qu’«il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie». Ajoutant : «Je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau.»

👉 Lire le portrait en entier sur Liberation.fr

✍ Quentin Girard
📸 @___laurastevens___ pour Libération

vendredi 10 novembre 2023

La production mondiale de vin au plus bas depuis soixante ans

 

Alors que les vendanges se sont achevées dans l’hémisphère Nord, l’heure est aux premières estimations du niveau des cuves dans le monde en 2023. Dame Nature a joué des tours à de nombreux viticulteurs, cette année. Secouée par de forts épisodes météorologiques perturbateurs, la production mondiale de vin devrait se situer aux environs de 244 millions d’hectolitres, au plus bas depuis soixante ans, selon les données publiées, mardi 7 novembre, par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Comparé au volume mis en cave en 2022, un millésime déjà guère abondant, le repli est estimé à 7 %.
Cette décrue est à mettre en perspective avec les territoires les plus touchés par les aléas climatiques cette année, en l’occurrence l’Italie et l’Espagne. Or ces deux pays composent avec la France le trio de tête des plus importants producteurs mondiaux. Crues, tornades, sécheresse… L’éventail des calamités tombées sur les vignobles du centre et du sud de la péninsule italienne est large, sans oublier les attaques de mildiou.
Résultat, le flux vinicole transalpin a été réduit de 12 % sur un an, à 43,9 millions d’hectolitres. Cette faiblesse permet à la France de détrôner pour une fois l’Italie et de devenir le premier producteur mondial de vin, alors même que sa vendange reste stable, à 45,8 millions d’hectolitres. Toujours à la troisième position, l’Espagne perd toutefois du terrain, avec une production amputée de 14 %, à 30,7 millions d’hectolitres. La sécheresse et les températures extrêmes ont particulièrement touché les régions viticoles de la Castille et de La Manche.

Photo : Les vendanges des raisins blancs albillo real, dans le vignoble Las Moradas, ont dû commencer plus tôt cette année en raison des températures plus élevées. A San Martin de Valdeiglesias, dans la région de Madrid, le 3 août 2023. 

OSCAR DEL POZO / AFP

La "grande marche civique" contre l'antisémitisme perturbe la gauche et la majorité présidentielle

 

Depuis l’hôtel de la questure de l’Assemblée nationale, ce mercredi 8 novembre, Yaël Braun-Pivet laisse libre cours à son émotion. La locataire du perchoir, venue saluer trois familles d’otages français détenus par le Hamas à Gaza, conviées ce jour-là, rappelle que ce qui s’est joué en Israël le 7 octobre est, à ses yeux, un « crime contre l’humanité ».
A côté d’elle, la députée européenne (Les Républicains, LR), Nadine Morano, qui avait accompagné la présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale en Israël, fin octobre, est en pleurs. Devant la bonne trentaine de députés du camp présidentiel, de membres de LR, du Parti socialiste (PS) et du Rassemblement national (RN), Yaël Braun-Pivet veut aussi « préciser » que l’appel à une grande marche, dimanche 12 novembre, contre l’antisémitisme, qu’elle a lancé la veille avec le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher, dans une tribune au Figaro, n’est pas une initiative « politique », mais une démarche « citoyenne et civique ».
Une mise au point que l’élue des Yvelines, qui est elle-même la cible de menaces et d’insultes antisémites, a martelée au journal de 20 heures de TF1, avec Gérard Larcher. Cette marche « n’est pas un meeting politique », « nous n’avons convié aucun parti, mais des citoyens », a-t-elle signifié, en assurant : « Nous ne défilerons pas à côté du RN. » Le cortège qui s’élancera des Invalides jusqu’au Palais du Luxembourg sera bien guidé par des politiques, « républicains », dit-elle, sans préciser qui est républicain ou ne l’est pas. « Ne laissons pas salir le message que nous portons (…) avec des polémiques stériles », a-t-elle balayé.

Photo : Le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, le 8 mai 2023. 

LUDOVIC MARIN / AFP

jeudi 9 novembre 2023

Le Sénat durcit le droit au sol

 

C’est une disposition que le gouvernement n’avait pas pensée dans la première mouture de son projet de loi sur l’immigration, mais qu’il n’a pas combattue sur le fond devant le Sénat, mercredi 8 novembre. Dominé par la droite et le centre, le Palais du Luxembourg a finalement entériné une modification substantielle du droit du sol, introduite en commission des lois quelques mois plus tôt.
Aujourd’hui, les jeunes nés en France de parents étrangers obtiennent de façon automatique la nationalité française à leur majorité. Ce droit du sol suppose seulement que le jeune réside en France, et découle d’une conception républicaine de la nationalité fondée sur la « socialisation plus que sur une donnée ethnique », soulignait l’historien Patrick Weil dans un rapport au gouvernement, en 1997, sur les législations de la nationalité.
Le Sénat a voté, mercredi, la suppression de cette automaticité, en exigeant des jeunes qu’ils demandent à devenir français pour être naturalisés. « Tout enfant né en France de parents étrangers peut, à partir de l’âge de 16 ans et jusqu’à l’âge de 18 ans, acquérir la nationalité française à condition qu’il en manifeste la volonté », ont adopté les sénateurs, sur proposition de la sénatrice (Les Républicains, LR) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer. Et ils ajoutent qu’un jeune ne peut acquérir la nationalité « s’il a été condamné à une peine égale ou supérieure à six mois d’emprisonnement ».

Photo : Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, lors des débats sur le projet de loi « immigration » au Sénat, à Paris, le 6 novembre 2023. LUDOVIC MARIN / AFP

Des lettres d'amour jamais ouvertes depuis 265 ans dévoilent leur contenu

 

C’est un trésor tissé de mots d’amour qui languissait dans un carton des Archives nationales britanniques. Un trésor de 104 lettres, jamais ouvertes depuis deux cent soixante-cinq ans – sauf trois. Un ruban blanc les unissait dans une même infortune ; un sceau rouge, de piètre qualité, signait leur origine modeste.
« Dès que j’ai soulevé le couvercle du carton, j’ai vu qu’il contenait des documents exceptionnels : trois piles de lettres encore cachetées, des écritures variées et raturées, des tampons de différents ports français… Mon cœur s’est accéléré, confie l’historien français Renaud Morieux. Lire ces lettres vieilles de plus de deux cent cinquante ans, pour la plupart jamais ouvertes, reste ma plus grande émotion d’historien. »
Ce chercheur de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) vient de dévoiler le contenu de ces missives, quinze ans après les avoir découvertes. Et voici comment : en 2008, ses recherches portaient sur les prisonniers de guerre. Dans ce cadre, il avait interrogé la base de données des archives anglaises de Kew, à l’ouest de Londres, ce qui l’a mené à ce carton.
Ces lettres, écrites en 1757 et 1758, s’adressaient en effet à des marins de la flotte française, partis affronter la Royal Navy et faits prisonniers. La guerre de Sept Ans (1756-1763) bat alors son plein. Elle oppose la France, alliée à l’Autriche, à la Grande-Bretagne, alliée à la Prusse – c’est la seconde coalition qui l’emportera, au terme d’un âpre et dévastateur conflit.

Photos : Les lettres, écrites en 1757 et 1758, avant d’être ouvertes et lues par l’historien Renaud Morieux, aux Archives nationales britanniques, à Kew (Royaume-Uni). 

THE NATIONAL ARCHIVES / RENAUD MORIEUX

A Saint-Etienne le scandale de la "sextape" n'en finit plus de traumatiser la ville

 

La Fête du livre vient à peine d’ouvrir ses portes, ce matin d’octobre, quand deux souriantes jeunes femmes arpentent le chapiteau principal pour distribuer des marque-pages au public. Des signets pas comme les autres : l’affiche officielle de cette 42e édition y a été détournée avec des slogans chocs, « Perdriau démission », « Perdriau dégage ». La cible du Comité Défaite à l’origine de cette action : le maire de la ville, Gaël Perdriau, 51 ans, mis en examen pour chantage dans une histoire de « sextape » révélée par Mediapart en août 2022. Une affaire aussi effrayante qu’abracadabrante qui s’est déroulée au sein même de l’hôtel de ville et n’en finit pas de secouer la cité stéphanoise.
Pour comprendre comment Saint-Etienne s’est retrouvée au cœur d’un scandale où le malsain le dispute au grotesque, il faut revenir en 2014, année où Gaël Perdriau, un ex-commercial chez EDF, est élu maire sous l’étiquette Les Républicains (LR). Une victoire obtenue contre le sortant socialiste, Maurice Vincent, grâce à une alliance avec les centristes, conduits par l’ancien député Gilles Artigues. A peine ce dernier nommé premier adjoint, selon l’accord conclu entre les deux partis, la situation se dégrade dans le huis clos de la mairie. M. Perdriau et son directeur de cabinet, Pierre Gauttieri, semblent s’être donné pour objectif d’éradiquer toute concurrence ou opposition potentielles. « J’étais plus connu que lui, j’avais davantage de réseaux, ils se sont dit : “Il faut qu’on l’élimine” », décrypte Gilles Artigues, la victime de la « sextape », devant Le Monde.
En janvier 2015, un terrible piège lui est tendu par un de ses adjoints, Samy Kéfi-Jérôme, et le compagnon de ce dernier, le communicant Gilles Rossary-Lenglet, lequel, très bavard devant la police, reconnaît les faits et affirme aujourd’hui avoir agi pour le compte du maire et de son directeur de cabinet, M. Gauttieri.

Photo : Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, derrière un drapeau présentant les armoiries de la ville, le 3 février 2023. RÉMY PERRIN / LE PROGRES / MAXPPP

Au Maghreb la rupture des opinions publiques avec l'Occident

 

« Désormais, le divorce est consommé. » Le diagnostic est posé sans barguigner par l’hebdomadaire marocain Tel quel dans un dossier consacré, le 20 octobre, à la « fracture ouverte entre l’Occident et le Sud global » à l’occasion de l’éclatement de la guerre à Gaza entre Israël et le Hamas. Si la pertinence du concept de Sud global fait débat en l’occurrence – l’Inde a très vite soutenu le gouvernement israélien après l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre –, la géographie des émotions est d’une homogénéité peu discutable dans le monde musulman, en particulier au Maghreb.
En Afrique du Nord, où la solidarité avec la « résistance palestinienne » est une vieille affaire, la colère ne vise pas qu’Israël et ses bombardements intenses sur Gaza causant des milliers de victimes civiles et un désastre humanitaire sans précédent. Elle s’élargit à l’Occident, perçu comme un soutien « inconditionnel » à Israël. « Les opinions publiques au Maghreb assimilent Israël à l’Occident, relève Khadija Mohsen-Finan, politologue spécialiste du Maghreb et enseignante à l’université Paris-I. Non parce qu’Israël est un Etat fonctionnant à l’occidentale, mais parce que, dans la crise actuelle, il est protégé, voire surprotégé, par les gouvernements américain et européens. »
La guerre en Ukraine, où les Occidentaux ont mis en avant le droit international pour obtenir la mise au ban de la Russie, est dans tous les esprits. La dénonciation du « deux poids, deux mesures », selon que les victimes civiles soient ukrainiennes ou palestiniennes, est devenue un leitmotiv dans le procès fait à l’Occident.

Photo : Une manifestation d’avocats tunisiens en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, à Tunis, le 26 octobre 2023. (AP Photo/Hassene Dridi) Hassene Dridi / AP

Benoît Magimel et le destin de La Passion de Dodin Bouffant

 

Pas banal, le destin de La Passion de Dodin Bouffant, prix surprise à Cannes pour la meilleure mise en scène et film sélectionné pour représenter la France aux Oscars 2024. Avant de partir en orbite planétaire, cet hommage à la gastronomie française, léché comme une nature morte de Chardin, a failli rester dans les cartons.
Financements introuvables, manque d’appétit des producteurs pour Dodin, gourmet monomaniaque né dans un roman de Marcel Rouff en 1920, comédien difficile à trouver… « Le chemin a été long et dur », souligne Trân Anh Hùng. Parti dans une imprévue tournée promotionnelle en Californie, le réalisateur français d’origine vietnamienne raconte son combat de six ans pour donner corps à ce bourgeois de la fin du XIXe siècle amoureux de bonne chère et de la chair de sa cuisinière.
Il a fini par cibler Benoît Magimel : ancien jeune premier, 49 ans, silhouette enveloppée, réputé pour ses excès, ses tourments et son agilité à se glisser dans les rôles les plus étonnants. Benoît Magimel, qui a souvent déclaré qu’il « adore manger », avec une prédilection pour la cuisine française… « Il avait l’âge idéal, corporellement, il était parfait, explique Trân Anh Hùng, et iI dégage une grande humanité, très cohérente avec le rôle. »

Photo : Benoît Magimel 

@vincentdesailly #PourMLeMagazineDuMonde

Stéfanos Tsitsipás

 

Le tennisman grec ultracompétiteur, solitaire mais très à l’aise sur YouTube et Instagram, participe dimanche aux Masters.
Un tennisman professionnel aux poches gonflées de promesses à la sortie de l’adolescence a-t-il raté sa carrière s’il n’a pas gagné un Grand Chelem à 25 ans ? Comparé à l’hydre à trois têtes (Federer-Nadal-Djokovic) qui a régenté la discipline depuis une grosse quinzaine d’années, sans doute. A l’échelle d’un projet familial surgi du néant, à savoir la Grèce de la balle jaune, définitivement pas. D’abord parce que Stéfanos Tsitsipás a plus prouvé en un lustre (en vrac : deux finales de Grand Chelem, deux victoires en Masters 1 000 à Monte-Carlo et le tournoi des ATP Finals qui oppose les huit meilleurs joueurs en fin d’année) que deux décennies, au hasard, de joueurs français. Ensuite, parce qu’en voyageant en permanence, en jonglant avec les fuseaux horaires, il a développé d’autres aptitudes. Photos, podcasts, vidéos de voyage, chaîne YouTube… «J’aime être actif et expérimenter. J’ai besoin de me sentir à l’écart des autres. Ce côté créatif m’aide à me changer les idées et à partager mes passions. Cela m’aide surtout à apprécier les à-côtés du circuit. Je consacre néanmoins chaque jour de ma vie au tennis, puisque je n’en ai qu’une. Je donne le maximum pour que mes rêves deviennent réalité. Là, je suis totalement focalisé sur ma carrière. On verra ensuite si je me lance dans la production vidéo.

Lire le portrait en entier sur Liberation.fr

✍ Rico Rizzitelli
📸 Jérôme bonnet @jjjbonnet pour Libération

La une de Libération du week-end du 11 novembre 2023

 Géopolitique : Hamas-Israël, la guerre qui rebat les cartes. C'est la une de @liberationfr vendredi.

👉 Pays arabes, Etats-Unis, Russie, Chine, Europe, Amérique latine… Le conflit, qui compte déjà des milliers de morts, décompose l’ordre diplomatique.

📷 Ronaldo Schemit / @afpphoto

La une de Libération du jeudi 9 novembre 2023

 
Antisémitisme : faire barrage
La une de @liberationfr Liberat.org
👉 La marche organisée dimanche pour dénoncer la recrudescence des actes antisémites peine à fédérer. La présence annoncée du RN choque. Et le refus de défiler de Jean-Luc Mélenchon fait polémique à gauche, isolant encore plus LFI.

📸 Boris Allin / Hans Lucas

mardi 7 novembre 2023

Le Goncourt pour Jean Baptiste Andrea

 

Le prix Goncourt 2023 récompense Veiller sur elle, de Jean-Baptiste Andrea (L’Iconoclaste, 592 p., 22,50 euros, numérique 16 euros), déjà distingué par le prix du roman Fnac : une fresque métaphysique autour de la sculpture, une méditation sur la présence et l’absence. Etaient également en lice Triste tigre, de Neige Sinno (P.O.L), Humus, de Gaspard Kœnig (L’Observatoire), et Sarah, Susanne et l’écrivain, d’Eric Reinhardt (Gallimard). Le roman succède à Vivre vite, de Brigitte Giraud (Flammarion), dont le couronnement dans une ambiance tendue, en 2022, avait été un catalyseur des dissensions internes au jury du Goncourt.
Annoncé juste après, et au même endroit, le restaurant parisien Drouant (2e arrondissement), le prix Renaudot a été attribué à Ann Scott pour Les Insolents (Calmann-Lévy).
Le Goncourt vient couronner l’œuvre littéraire de Jean-Baptiste Andrea, né en 1971, par ailleurs réalisateur et scénariste. Il est l’auteur, avant Veiller sur elle, de trois romans publiés à L’Iconoclaste, salués par de nombreux prix. Des épopées intimes, qui se singularisent par leur lyrisme rocambolesque et des héros en déshérence dont l’enfance brisée, narrée avec un réalisme à la Jules Vallès ou Jules Renard, se réinvente en errance, en création artistique ou en aventure extrême, seule véritable appartenance.

Photo : Jean-Baptiste Andrea au restaurant parisien Le Drouant où est remis le prix Goncourt, mardi 7 novembre. Thibault Camus / AP

La une de Libération du mercredi 8 novembre 2023


Ukraine : la guerre figée
La une de @liberationfr ce mercredi

👉 Cinq mois après le lancement de sa contre-offensive, Kyiv n'a repris que quelques kilomètres carrés de son territoire. Manquant toujours de matériel militaire face à l'armée russe, l'Ukraine cherche la stratégie qui la sortira du bourbier.

📸 Kostya Liberov / Libkos Getty. AFP

"L’Enlèvement" de Marco Bellochio

 

Dans "L’Enlèvement", son nouveau film #ensalles depuis le 1er novembre, Marco Bellocchio raconte une histoire vraie méconnue en France : l’arrachement d’un enfant juif à sa famille par l’Église, à Bologne, en 1858.
Baptisé en secret par une servante inquiète pour le salut de son âme, le petit Edgardo Mortara, 7 ans, devient le protégé, autrement dit l’otage, du #pape-roi Pie IX, à l’heure où vacille son pouvoir temporel.
« J’ai commencé à travailler sur cette histoire, que j’ai laissée tomber quand j’ai appris que Steven Spielberg préparait lui aussi un film sur cet enlèvement. Quand il a renoncé, je m’y suis remis... »
Le cinéaste italien, en grande forme à bientôt 84 ans, décrit avec lyrisme la bataille, d’abord communautaire, puis nationale et enfin internationale, pour libérer le garçon, et l’endoctrinement que subit ce dernier au #Vatican.

📷 Marco #Bellocchio, par @jean_francoisrobert pour #Télérama

Jean Baptiste Andréa lauréat du prix Goncourt

 

Jean-Baptiste Andrea, 52 ans, a publié quatre romans en six ans. “Veiller sur elle”, son roman d’amour-amitié sur le pouvoir de l’imaginaire, a remporté le prix #Goncourt 2023.
Un #roman qui balaie l’Italie des deux guerres mondiales, accompagne la fin des marquis et le passage à la modernité dont l’auteur a trouvé l’inspiration grâce à un film de #Sorrentino : « J’ai vu une image de crucifix et, tout d’un coup, ça a généré cette idée de statue mystérieuse. C’était incontrôlable », raconte-t-il.
Dans ce roman l’#imaginaire est capable de transformer la réalité en autre chose

Retrouvez notre portrait d’un auteur que la joie des histoires n’a jamais quitté, en suivant le lien en bio.

🖊 Pauline Gabinari
📷 Patrice Normand/Leextra via opale.photo

Le prix Goncourt à Jean Baptiste Andréa

 

C’était le dénouement le plus prévisible du marathon du Goncourt. L’autre grande favorite, Neige Sinno, ayant remporté le Femina hier avec Triste Tigre (P.O.L), il y avait beaucoup à parier que Veiller sur elle de Jean-Baptiste Andrea l’emporterait, devant Sarah, Susanne et l’écrivain d’Eric Reinhardt (Gallimard) et Humus de Gaspard Koenig (Editions de l’observatoire). L’Académie, qui avait couronné l’an dernier, après d’âpres débats, l’autobiographique Vivre vite de Brigitte Giraud (Flammarion), a choisi cette fois-ci de décerner la palme à une œuvre de pure imagination et de foisonnant romanesque. Elle récompense du même élan une maison d’édition indépendante, l’Iconoclaste, créée en 1997 par Sophie de Sivry disparue en mai. Publié chez l’Iconoclaste depuis son premier roman, Ma Reine en 2017, Jean-Baptiste Andrea, 52 ans, également cinéaste, a déjà reçu fin août le prix du roman Fnac.
Veiller sur elle raconte la vie, à rebours, de Michelangelo Vitaliani dit Mimo. A l’automne 1986, l’homme âgé de 82 ans agonise dans un monastère du Piémont où il a passé incognito ses quarante dernières années. De petite taille, Mimo est né en France – ce qui lui vaudra longtemps le surnom de il Francese – de parents italiens. Après la mort de son père pendant la Grande Guerre, sa mère l’envoie au pays dans le petit atelier turinois du sculpteur Zio Alberto. Alcoolique, «enfoiré», le maître maltraite son apprenti, un génie précoce. Le tandem part s’installer en décembre 1917 à Pietra d’Alba, village dominé par le richissime clan Orsini et la culture des orangers. «Nous ne sommes pas du même milieu social, tu comprends. Nous ne pouvons pas être amis, point», dit à Mimo la jeune Viola, benjamine de cette famille de marquis, qui comptera un frère évêque influent et un autre, partisan de Mussolini.

✍️ Frédérique Roussel
📷 Joël Saget / AFP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...