Affichage des articles dont le libellé est antisémitisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est antisémitisme. Afficher tous les articles

mardi 26 novembre 2024

Alain Soral sera jugé pour ses diatribes antisémites

 

«On fait la révolution en prenant le pouvoir par les armes», clamait Alain Soral, dans une vidéo diffusée sur internet au printemps 2020. L’idéologue et influenceur antisémite appelait aussi ses partisans à «s’armer» pour la «guerre» contre les Juifs, qualifiés de «parasites pervers prédateurs satanistes» dirigeant l’Etat en sous-main.
Selon les informations de Libération, confirmées par le parquet de Paris, le sexagénaire réfugié en Suisse a été notifié, vendredi 22 novembre, de son renvoi devant le tribunal correctionnel pour ces propos à une date encore non fixée. Il est notamment poursuivi pour «provocation publique non suivie d’effet, en appelant directement à commettre l’un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation» suite à cette diatribe aux allures d’appel à l’insurrection. Il devra aussi répondre des chefs d’injure publique raciste et de provocation publique à la haine raciale, en récidive.

👉 Plus d'infos sur Libération.fr
📸 Fabrice Coffrini / AFP

lundi 7 octobre 2024

Le nombre d'actes antisémites a augmenté de 192% en France en un an

 

Un an après l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre et alors que la guerre fait rage au Proche-Orient, le développement de l’antisémitisme observé depuis des mois en France ne faiblit pas, mais «demeure» à un niveau «inédit».
«887 faits antisémites ont été recensés au cours du premier semestre 2024, soit une augmentation de 192% par rapport [à la même période de] 2023», révèle dans une note consultée par Le Figaro la direction nationale du renseignement territorial (DNRT), qui craint «une nouvelle année record».

#LeFigaro 

jeudi 4 juillet 2024

Frederic Boccaletti ce député sortant RN qui vendait des livres antisémites dans les années 90

 

Dans sa jeunesse, Frédéric Boccaletti le candidat à sa réélection dans la 7e circonscription du Var, a tenu à Toulon une librairie nommée Anthinéa. @Liberationfr a retrouvé la trace d’une interview de 1997 dans laquelle il cite des auteurs ouvertement antisémites parmi ses «best-sellers».
Dans cet entretien, Frédéric Boccaletti est interrogé par l’intellectuel néofasciste Christian Bouchet sur les «best-sellers de [sa] librairie» : «De nombreux ouvrages se vendent particulièrement bien, mais ceux qui sont le plus souvent demandés sont le Camp des saints, de Jean Raspail, la Guerre d’Espagne de Maurice Bardèche et Robert Brasillach.» Pour mémoire, Robert Brasillach a été, pendant l’Occupation, le rédacteur en chef du journal férocement antisémite et collaborationniste «Je suis partout». Condamné pour «intelligence avec l’ennemi» à la Libération, il sera fusillé. Maurice Bardèche, son beau-frère, antisémite et fervent admirateur du fascisme, a régulièrement contesté l’existence de la Shoah après la Seconde Guerre mondiale. Dans ce même entretien, le député sortant du Var cite également «le Racisme anti-français» d’Henri de Fersan, condamné par la suite pour «apologie de crime de guerre» pour avoir renvoyé dos à dos SS et résistants dans le massacre de Tulle perpétré par les nazis. Mais aussi «Mystères et secrets du B’nai B’rith», du journaliste antisémite Emmanuel Ratier, qui prétend dans son enquête étudier l’influence, selon lui toute puissante, de cette association juive affiliée au congrès juif mondial, et sujette à de nombreuses théories du complot au sein de l’extrême droite. «J’affirme n’avoir jamais vendu (en rayon ou sous le manteau) d’ouvrages négationnistes et/ou antisémites», répond Frédéric Boccaletti aujourd’hui à Libération, rappelant qu’il n’a «jamais eu la moindre condamnation ou même procès-verbal pour la vente de ce genre d’ouvrage».
Mais Frédéric Boccaletti est également repris de justice. 

En 2000, il a en effet été condamné pour «violence en réunion avec arme» à un an de prison dont six mois ferme.

👉 L'intégralité de l'article de Simon Fontvieille est à lire dans l'appli Libé

📷 @denisallard

mercredi 19 juin 2024

Pourquoi Serge Klarsfeld figure de l'anti nazisme se dit prêt à voter RN

 

Paris, 19 février 2024. Dans le vaste appartement du 8e arrondissement, non loin du quartier de l’Elysée, les talons de Marine Le Pen résonnent sur le parquet en point de Hongrie. Arno Klarsfeld, fils de Serge et de Beate, célèbres pour avoir pourchassé des criminels nazis afin de les traduire en justice, fait entrer dans son salon la cheffe de file du Rassemblement national (RN). Et lui présente… ses deux chats. Celle qui en élève ne feint pas de cajoler Heaven et Malka.
L’avocat répète qu’il faut aux leaders du RN un grand discours, comme celui de Jacques Chirac, en 1995, pour le Vél’ d’Hiv, sur la protection des « juifs de France ». Marine Le Pen acquiesce. L’instant d’après, la voilà reçue dans le bureau de Serge Klarsfeld, face aux plans reconstitués des camps de concentration d’Auschwitz et de Birkenau, toute une vie de travail sur les archives et les noms des victimes de la Shoah. C’est, là encore, l’amour des animaux qui les réunit ; un chihuahua à poils longs et une petite chienne de Roumanie ont fait leur apparition.
Quatre mois plus tard, l’Assemblée nationale est dissoute et le parti d’extrême droite se trouve aux portes du pouvoir. Les Klarsfeld sont, aux yeux du clan Le Pen, un immense symbole. L’onction d’une référence, entendue des Français de confession juive, propre à dynamiter l’un des derniers grands verrous de l’accession du RN aux rênes du pays.
Le 16 juin, le premier tour des législatives anticipées est encore loin mais Serge Klarsfeld déclare, lors d’une interview à la chaîne d’information LCI, qu’en cas de duel entre l’alliance de gauche et le RN, entre « un parti antisémite et un parti projuif, je voterai pour un parti projuif ». L’ex-Front national, cofondé par un ancien de la Waffen SS, projuif ? Gêne, tristesse et consternation dans le milieu des associations de déportés, où l’on éprouve un infini respect pour le legs du couple Klarsfeld.

Photo : LUDOVIC MARIN / AFP

mardi 4 juin 2024

Hidalgo et Braun-Pivet participent elles à un rassemblement contre l'antisémitisme avec le "Zemmour britannique" ?

 

Diverses personnalités, et notamment des politiques, participent ce lundi, à partir de 19 heures, à un événement organisé par la revue de Bernard-Henri Lévy, «la Règle du jeu». Mais le profil de certains intervenants interroge.
L'évènement vise, selon l’affiche, à «stopper la déferlante de haine qui ravage nos sociétés», notamment dans le cadre de la fin de campagne pour les élections européennes. Une affiche qui annonce également «la participation de nombreux intellectuels, écrivains, artistes et responsables de grands journaux européens». On compte ainsi au rang des invités les romanciers et essayistes Christine Angot, Caroline Fourest ou Yann Moix, la rabbin Delphine Horvilleur, tous par ailleurs auteurs à la Règle du jeu. La fille de Bernard-Henri Lévy, l’éditrice et écrivaine Justine Lévy, devrait aussi être présente. Sont également annoncées des personnalités politiques comme la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet ; le président du Sénat, Gérard Larcher ; et la maire de Paris, Anne Hidalgo. Ou encore les anciens ministres Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et Jean-Michel Blanquer. Ainsi que les artistes Sandrine Kiberlain, Yvan Attal, Patrick Bruel et Stéphane Freiss.
Surtout, est attendu à cet événement l’écrivain britannique Douglas Murray, situé à l’extrême droite de l’échiquier politique anglais. En 2018, le Figaro le présentait comme le «Zemmour britannique». Cet auteur partage en effet avec le Français d’extrême droite ses deux thèmes de prédilection : l’islam et l’immigration.

➡️ Lire la suite sur Liberation.fr
📸 Ludovic Marin / AFP

jeudi 11 avril 2024

Les déportés du convoi 71

 

Samedi se tient au Mémorial de la Shoah à Paris la lecture des 1 500 noms des déportés du convoi 71, parti vers Auschwitz il y a 80 ans. Mais que peuvent la mémoire et l’enseignement de cette tragédie française face au retour de l’antisémitisme ?
«Le 13 avril, nous avons été embarquées à 5 heures du matin pour une nouvelle étape dans cette descente aux enfers qui semblait sans fin. Des autobus nous ont conduits à la gare de Bobigny, où l’on nous a fait monter dans des wagons à bestiaux formant un convoi aussitôt parti vers l’est», raconte Simone Veil dans Une vie, son autobiographie. Le convoi de Simone née Jacob portait le numéro 71.
C’était aussi celui de ses «copines de déportation» Marceline Loridan-Ivens et Ginette Kolinka. Et celui de 34 des 44 enfants d’Izieu, raflés le 6 avril, deux mois avant le Débarquement, puis internés à Drancy. Celui d’Edith Klebinder, qui témoignera lors du procès Barbie avoir vu à son arrivée à Auschwitz le groupe d’enfants «partir sur la gauche», vers ce qu’elle apprendra le lendemain être les chambres à gaz et les fours crématoires.
A bord du train SNCF, qui passe sous pavillon de la Reichsbahn vers Metz avant de traverser l’Allemagne via Francfort, Leipzig et Dresde, se trouve aussi Paul Haguenauer, le grand rabbin de Nancy, gazé lui aussi dès son arrivée avec son épouse : il avait 73 ans. Et plusieurs familles nombreuses, comme les Greenberg et les Sephira, neuf et sept enfants. Des notables et des gens du peuple, des bébés et des personnes âgées, des étrangers et des Français : la plupart des enfants, nés en France, le sont.

👉 Lire la suite de l'article sur le site et l'appli de Libération, ou en kiosque dans le journal du jour

✍️ Eve Szeftel
📸 Stéphane Edelson

jeudi 21 mars 2024

Les crimes et délits racistes xénophobes et antireligieux en hausse en 2023

 

Les crimes ou délits commis « en raison de l’ethnie, la nation, d’une prétendue race ou de la religion » en France ont augmenté de 32 % en 2023 par rapport à 2022, selon un rapport du service statistique du ministère de l’intérieur (SSMSI) publié mercredi 20 mars.
La police et la gendarmerie nationales ont enregistré « près de 15 000 infractions » racistes, xénophobes ou antireligieuses en 2023, « dont 8 500 crimes ou délits », note le SSMSI, avec « une nette accélération en fin d’année ».
Le nombre d’actes antisémites enregistrés a bondi en France depuis les attaques du Hamas contre Israël, le 7 octobre. Lors du dernier trimestre, le nombre de crimes et délits enregistrés a doublé « par rapport à la même période de 2022 », développe le rapport. Dans le détail, « cette hausse s’observe plus précisément à partir d’octobre, avec un palier d’infractions se maintenant au même niveau élevé en novembre avant de retomber en décembre », poursuivent les auteurs.

Photo : Un manifestant tient une carte avec un slogan antiraciste « touche pas à mon pote », lors d’un rassemblement contre la nouvelle loi française sur l’immigration à Bordeaux, le 14 janvier 2024. PHILIPPE LOPEZ / AFP

dimanche 12 novembre 2023

mardi 10 octobre 2023

Après l'attaque du Hamas l'inquiètude de la communauté juive

 


La rue Manin est « vide », se désole Audrey, 47 ans, « c’est désert » (les personnes citées par leur prénom ont souhaité rester anonymes). Au cœur du 19ᵉ arrondissement de Paris, le quartier des Buttes-Chaumont abrite une importante communauté juive. « Enlève ta kippa ! », ordonne-t-elle à son fils Elie, 14 ans, kippa bleu roi sur la tête. Dans la journée, le collège confessionnel juif de l’adolescent a envoyé un message à tous les parents leur conseillant de « déposer leurs enfants rapidement le matin et de ne pas traîner » devant l’établissement scolaire, d’être « vigilants sur le trajet » et d’« enlever les kippas ». Trois jours après l’attaque lancée par le Hamas contre Israël et la riposte de l’Etat hébreu, beaucoup de citoyens de confession juive redoutent des « tensions et des représailles contre les juifs de France en signe de soutien au peuple palestinien », s’inquiète Audrey.
A Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Nancy, Nice ou encore Lille et Paris, la peur ne les a cependant pas empêchés de manifester leur soutien à Israël. Lundi soir, Ana, 41 ans, a fait partie des quelque 16 000 personnes, selon la Préfecture de police de la capitale, qui ont marché de la place Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement, jusqu’au Trocadéro, à l’appel, entre autres, du Conseil représentatif des institutions juives de France. « L’attaque du Hamas a été spectaculaire de cruauté, la riposte d’Israël va être spectaculaire, tout dans cette guerre va être dramatique, pour le peuple palestinien, pour nous ici aussi ; évidemment que ça va nous retomber dessus », craint Ana.

Photo : Lors de la marche en soutien à Israël, à Paris, le 9 octobre 2023. @agnes_dherbeys #pourlemonde


Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...