samedi 17 décembre 2022

Incendie tragique à Vaulx-en-Velin

 

Le parquet de Lyon a ouvert une enquête et saisi la police judiciaire pour déterminer les causes de l’incendie mortel qui s’est déclaré, vendredi 16 décembre, au cours de la nuit, dans un immeuble d’habitation à Vaulx-en-Velin (Rhône). 

L’incendie a fait au moins dix morts, dont cinq enfants, ainsi que dix-neuf blessés, selon le dernier bilan de la préfecture.

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a précisé vendredi matin lors d’un point presse que les enfants morts étaient âgés de 3 à 15 ans. Accompagné du ministre délégué à la ville et au logement, Olivier Klein, il est arrivé sur place en fin de matinée pour faire le point sur la situation avec les autorités locales.

« On ne peut pas incriminer à ce stade l’état de l’immeuble », a déclaré M. Klein lors de leur point presse, soulignant que l’Etat « sera mobilisé dans les jours qui viennent pour accompagner les familles dans le deuil » et que « l’objectif est de trouver des solutions de relogement ».

Photo : La police établit un périmètre de sécurité autour de l’immeuble incendié dans le quartier du Mas-du-Taureau, à Vaulx-en-Velin (Rhône), le 16 décembre 2022. 

OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

jeudi 15 décembre 2022

La une de L'équipe du jeudi 22 décembre 2022



La une de #léquipe du jeudi 15 décembre 2022
#framar
#coupedumonde

La France en finale

 

L’équipe de France a battu le Maroc 2-0, mercredi à Al-Khor, et se hisse en finale de la Coupe du monde pour la deuxième fois de suite. 

Kylian Mbappé et ses partenaires retrouveront l’Argentine dimanche à 16 heures.

Photo : Le Français Kylian Mbappe embrasse le Marocain Achraf Hakimi à la fin de la demi-finale de la Coupe du monde de football entre la France et le Maroc au stade Al Bayt à Al Khor, au Qatar, le mercredi 14 décembre 2022. 

Manu Fernández / AP Photo

dimanche 11 décembre 2022

La France en demie

                


 La France toaste l’Angleterre (2-1) et se paie une demie

Les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du monde au Qatar en écartant l’Angleterre (2-1) ce samedi soir. 
Mais que ce fut difficile. 
On attendait un duel entre Kylian Mbappé et Kyle Walker, on aura surtout eu un duel entre Théo Hernandez et Bukayo Saka, de loin l’Anglais le plus dangereux de la soirée. 
Une soirée où les Three Lions avaient faim. 
Mais c’est bien l’équipe de France qui a remporté cette partie irrespirable. 
Elle retrouvera le Maroc, qualifié quelques heures plus tôt, en demi-finale mercredi prochain.

Si l’Angleterre a globalement dominé, ce sont les Bleus qui sont rentrés au vestiaire avec un but d’avance. 
Une sacoche d’Aurélien Tchouaméni à la 17e minute, frappée aux 25 mètres et flashée à plus de 100 km/h. A la 78e minute, Giroud reprend de la tête un centre de Griezmann qui devient à l’occasion le meilleur passeur décisif de l’histoire de l’équipe de France masculine.

Photo: Ercin Erturk / Anadolu Agency via AFP

Divine Symmetry

 

En 1971, David Bowie est encore en construction. 

La fusée d’allumage «Space Oddity», deux ans plus tôt, ne l’a pas mis autant en orbite que son ambition stratosphérique le réclamait, et le grand voyage enfin victorieux de «Ziggy Stardust» n’aura lieu que l’année suivante. 

Comme en témoigne l’un des titres inédits ici dévoilés («Tired of My Life»), Bowie est lassé des petites cuisines britanniques qui l’ont laissé sur sa faim. Il n’a d’yeux désormais que pour cette Amérique, visitée au mois de février, dont il décline en chapelet les admirations. Une chanson sur Andy Warhol, une autre sur Lou Reed («Queen Bitch», idole vénéneuse dont il reprend au passage «Waiting for the Man» dans un hôtel de San Francisco), une troisième sur Bob Dylan, quand il ne s’aventure pas sur les traces du Neil Young de «After the Goldrush» sur «Shadow Man», autre inédit de cette collection.

«Divine Symmetry», de loin coffret le plus passionnant et visuellement réussi parmi les nombreux parus depuis la mort du chanteur en 2016, fait ainsi l’inventaire complet de cette année indécise mais fertile (il devient d’ailleurs père au mois de mai), qui aboutira au premier chef-d’œuvre de sa discographie, «Hunky Dory». 

L’album que pas mal de Bowiephiles placent même, avec le recul et à juste titre, tout en haut de la pile. Ausculté ici depuis les démos originelles (dont certaines chansons restées dans les tiroirs ou sauvagement transformées par la suite) jusqu’à une farandole de mix alternatifs, avec entre les deux des sessions enregistrées pour la radio avec ce nouveau groupe bientôt en partance pour Mars, cet album de toutes les tentatives méritait un traitement chirurgical à sa mesure.

👉 L'article complet de Christophe Conte est à lire dans l'appli Libé.

📷 Bowie et sa femme, en juin 1971. 

Mirrorpix@gettyimages

Céline Dion malade

 

«Je m’ennuie de vous tous.»

@celinedion a révélé ce jeudi sur son compte Instagram souffrir d’un «trouble neurologique très rare», qui la contraint une nouvelle fois à reporter des concerts de sa tournée Courage World Tour en Europe.

Visiblement émue dans le message vidéo posté sur son compte, la star québécoise a expliqué qu’elle «éprouve des problèmes de santé depuis longtemps».

«Récemment, j’ai été diagnostiquée avec un trouble neurologique très rare, appelé en anglais “stiff-person syndrome”», a-t-elle détaillé.

Ce trouble, qui se caractérise notamment par une rigidité musculaire progressive, entraîne chez Céline Dion des difficultés à marcher et l’empêche «d’utiliser [ses] cordes vocales» comme elle le souhaiterait, a détaillé la chanteuse.

📷 Todd Williamson / @gettyimages

mercredi 7 décembre 2022

Volodymyr Zelensky

 

Le magazine américain Time a nommé le président ukrainien Volodymyr Zelensky comme «personnalité de l'année 2022».

📷 @afpphoto

Poutine et le pont de Crimée


Vladimir Poutine en Merco sur le pont de Crimée, partiellement détruit en octobre

Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu sur le pont de Crimée qui avait été partiellement détruit en octobre, sa première visite dans la péninsule annexée depuis le début de l’offensive contre l’Ukraine, a trompetté lundi le Kremlin.

La présidence russe a publié une vidéo montrant Vladimir Poutine au volant d’un véhicule de marque Mercedes en train de rouler sur ce pont qui relie la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en 2014 par Moscou, au territoire russe. 

Le viaduc, qui enjambe le détroit de Kertch, avait été endommagé en octobre par une puissante explosion attribuée par les autorités russes à un camion piégé par les services secrets ukrainiens.

«Vladimir Poutine a roulé sur la route du pont de Crimée, qui a été réparée après l’explosion du mois d’octobre, et s’est entretenu avec des ouvriers», a déclaré le Kremlin dans un communiqué.

📷 Mikhail Metzel / @afpphoto

Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles

 

Selon 1600 critiques de cinéma et spécialistes divers, le meilleur film du monde date de 1975 : il s'agit de «Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles», signé Chantal Akerman avec Delphine Seyrig

Un film magnifique, radical sans être expérimental, hors des modes, réalisé par une femme, européenne, juive et lesbienne, avec pour seule trame son face-à-face avec une autre femme, féministe, actrice et star. C’est donc non seulement le couronnement d’un dit «film de femme», mais du film «de deux femmes» : Seyrig autant que Akerman.

La très respectée Sight and Sound, revue de cinéma la plus ancienne (fondée en 1932 sous l’égide du British Film Institute), a donc rendu son classement des 100 «meilleurs films de l’histoire du cinéma», selon son sondage décennal débuté en 1952. 

Ni les tenants du classicisme le plus inerte ni les bilieux d’un purisme de compète n’ont apprécié et ne se font pas faute de le clamer. La plupart du temps ils n’ont pas vu le film. Il faut dire que le film est difficilement visible, exigeant, long de plus de trois heures. Mais au-delà de son cas, il exprime quelque chose de manière beaucoup plus générale : combien des films sur les 100 plébiscités sont encore vus ? 

A part les plus récents, qui sont logiquement les plus discutables ? L’élément magnifique, c’est que Jeanne Dielman est un film relativement peu vu. Beaucoup d’autres invisibles ou ne suscitant pas assez de curiosité, forment à ses côtés, alors, ce continent-là, ni historique ni géographique, mais proprement cinématographique, que le film d’Akerman désigne en creux. 

Un monde menacé d’oubli.

L'article complet de Camille Nevers est à lire dans l'application Libération

📸 Paradise films / Unite trois / Collection ChristopheL via AFP

dimanche 4 décembre 2022

Ludovic Franceschet

          

Ludovic Franceschet, 47 ans, éboueur parisien, pèse près de 300 000 abonnés sur TikTok, le réseau de la génération Z. 
Il déroule deux emplois du temps, son boulot et les à-côtés. 
Les clips TikTok, les visites dans les médias comme s’il était ministre, les opérations dépollution qu’il mène sur ses congés. 
Ces derniers mois, il a récuré les ponts de Paris, le boulevard des Maréchaux qui ceinture la capitale et vient de terminer un trajet Etampes-Paris. 
Des milliers de litres d’ordures récupérés, matière à une pelle de vidéos, comme celle-ci où il se retrouve nez à nez face à une couette, un vélo de bambin et un ballon d’eau chaude abandonnés. Dans les commentaires, Jean suggère qu’il s’agit de l’œuvre de «gros porcs», et Isabelle conseille à «Ludo» de reposer sa cheville douloureuse. 
Le missionnaire antidéchets a déjà programmé son pèlerinage, un Paris-Marseille à l’été. C’est une saison qu’il affectionne ; il peut étaler du monoï sur sa peau avant sa tournée.

Son image bankable – l’éboueur à la mine ronde et enjouée qui somme de prendre soin de son environnement et trouve l’oreille d’une audience replète – l’a fait rencontrer Sonia Devillers sur France Inter, Jean-Marc Morandini sur CNews ou Anne Hidalgo sur Twitter. 
La maire de Paris l’a érigé en «talent». 
Il assure quand on le voit que son livre est numéro 1 des ventes Amazon dans la catégorie déchet et recyclage. 
Des gens lui jureraient qu’ils le suivront «jusqu’au bout», et sa mère ne rate aucun live TikTok. Dorénavant, elle lui dit : «Je t’aime.»

Ludovic Franceschet est devenu éboueur en 2016, en passant les concours de la mairie de Paris. Depuis un local du centre de la capitale, sans détour ni fioriture d’expressions, il dit qu’il dépollue autant la rue que sa tête. 
Il commence ainsi : «Il a fallu ce métier pour m’épanouir, comprendre qui je suis. 
Avant, j’étais inutile, complètement inutile. 
Que ce soit à la vie en général, à l’autre, comment vous expliquer, à l’humanité.»

👉 Le portrait complet par Romain Boulho est à lire dans l'appli Libé et dans notre édition du week-end.

📷 @remyartiges

samedi 3 décembre 2022

La une de Libération week-end

 

Téhéran cheveux au vent. 

La une de @liberationfr ce week-end.

👉 Des femmes qui se promènent sans voile, des slogans anti-régime clamés dans la rue, des cafés transformés en QG de manifestants... 

Les témoignages et les images recueillis par Libé racontent des scènes inimaginables il y a encore trois mois dans la capitale iranienne.

Christine McVie


Son contralto froid et soul a contribué à définir des classiques tels que You Make Loving Fun, Everywhere et Don’t Stop. 
Christine McVie, autrice, compositrice, interprète et claviériste du groupe britannique Fleetwood Mac, est morte à l’âge de 79 ans, mercredi 30 novembre.

La disparition de la chanteuse a été annoncée dans un message posté sur les réseaux sociaux du groupe dans la soirée. 
Une déclaration publiée par sa famille sur sa page Facebook, mercredi, affirme qu’elle « est morte paisiblement à l’hôpital ce matin » entourée de ses proches, des suites d’une « courte maladie ».

Dans le communiqué publié en ligne, son groupe lui rend ainsi hommage en affirmant qu’« elle était vraiment unique en son genre, spéciale et talentueuse au-delà de toute mesure ». 
La chanteuse était une présence et une personnalité stable dans un groupe connu pour ses changements fréquents de composition et ses personnalités volatiles – notamment ses collègues auteurs-compositeurs Stevie Nicks et Lindsey Buckingham.

Photo : Le bassiste John McVie, du groupe Fleetwood Mac, avec Christine Perfect dans une soirée à Londres, en 1969. 
Bob Dear / AP Photo

Neil Young


En d’autres temps, on aurait probablement traversé l’Atlantique pour interroger une telle légende. Aujourd’hui – tant mieux pour la planète, tant pis pour la chaleur humaine −, notre rencontre avec Neil Young, exclusive pour la France, se déroule à distance, sur Zoom, écran éteint.

Charge à l’imaginaire de recomposer la silhouette du célèbre Loner. Sa voix unique, nasale, presque chevrotante, impose d’emblée sa présence. Malgré les milliers de kilomètres, Neil Young, 77 ans, est bien là, au bout du fil, discret mais spontané, fidèle à l’image qu’on se fait de lui.

💬 “Pour mes concerts, je ne me déplace plus qu’en bus. L’avion, c’est fini”

L’ex-hippie n’a peut-être plus la folle inspiration de ses jeunes années, mais il puise son infatigable énergie dans un activisme passionné. Après les désastres de l’agriculture industrielle (“The Monsanto Years”, 2015), Neil Young a fait de la crise écologique son cheval de bataille. 

“World Record”, son nouvel album studio, le quarante-deuxième d’une carrière pléthorique, dont une quinzaine avec ses fidèles “Crazy Horse”, se veut un plaidoyer pour une prise de conscience de l’urgence climatique.

✍ Un entretien à lire en intégralité sur Télérama.fr

📷 Photo DH Lovelife

Disparition de Mylène Demongeot

 

La comédienne française Mylène Demongeot, inoubliable fiancée de Jean Marais dans Fantômas, est morte le 1er décembre, à l’âge de 87 ans, a annoncé son attaché de presse à France Bleu Mayenne.

Des Sorcières de Salem à Camping, après avoir été mannequin et fait les « unes » des magazines au début de sa carrière, Mylène Demongeot aura multiplié les registres au long d’une carrière de plus d’un demi-siècle. 
Née à Nice le 29 septembre 1935, Marie-Hélène Demongeot est la fille d’Alfred Demongeot et de Claudia Troubnikova, Russe blanche ukrainienne. 
Son père, haut fonctionnaire, est issu d’un milieu aristocratique et sa mère, femme au foyer, d’une famille modeste de paysans. 
C’est à Nice, auprès de sa grand-mère paternelle, la comtesse de Clavesana, dite « Nonna », qu’elle grandit. 
Dès l’âge de 4 ans, elle est atteinte d’un strabisme sévère dont elle souffrira dans sa vie de jeune fille et dans les relations avec ses amis d’école. 
Placée au couvent à Montpellier, elle se réfugie dans l’étude du piano, instrument pour lequel elle se révèle très douée.

Peu de temps après la Libération, la famille monte à Paris à la suite de la nomination de son père en tant qu’inspecteur au ministère de l’économie nationale. 
La vie de Marie-Hélène est solitaire, faite de lecture, de cours de piano et de films. 
Elle se prend de passion pour l’acteur Gérard Philipe, rêve de cinéma, mais se trouve bien trop laide pour envisager de devenir actrice. 
A 15 ans, elle supplie ses parents de la faire opérer des yeux, l’intervention réussit et son visage en est transformé. 
En compagnie de sa mère, elle est remarquée dans la rue par un directeur d’agence qui lui propose un contrat pour des photos et du mannequinat. 
Sa carrière de « cover-girl » est lancée.

📷 Mylène Demongeot vers 1960. Photo Philippe R. Doumic/Gamma-Rapho

jeudi 1 décembre 2022

Laure Calamy

          


C’est un film sur l’avortement mais c’est surtout l’histoire d’une naissance. 

En 1974, alors que des centaines de femmes meurent chaque année des suites d’un avortement clandestin, Annie (Laure Calamy), ouvrière, mariée, deux enfants, à distance de tout engagement politique, tombe enceinte accidentellement. 

Terrifiée, elle se rend dans l’antenne locale du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (Mlac), une association regroupant médecins, paramédicaux, bénévoles, tous engagés pour la légalisation de l’IVG, où on la rassure : Annie ne connaît-elle pas la méthode de Karman, un avortement par aspiration ? C’est indolore, gratuit, très simple à appliquer et à enseigner. Quelques jours plus tard, sur un lit de fortune installé chez une bénévole, et pendant qu’un gynécologue aspire l’œuf, Annie accouche symboliquement d’un autre soi. 

C’est grâce à cette voix féminine qui chante pour elle pendant la durée de l’opération, comme pour endormir un enfant, aux yeux attentionnés de cette bénévole qui pénètrent dans les siens pour la calmer, à la pédagogie dont font preuve les militantes et militants du Mlac pour expliquer à une femme comment fonctionne son corps. «C’est tout ? C’est déjà fini ?» 

Ce qu’Annie découvre là-bas d’écoute, de solidarité et d’engagement la lance dans un processus de métamorphose, déployé sur les deux heures du beau film solaire de Blandine Lenoir.

Voici donc un roman d’apprentissage qui s’illumine des multiples contre-pieds pris d’avec les attendus du film militant traditionnel : les trajectoires ne sont pas nécessairement traumatiques, le mari d’Annie n’est pas un macho, les scènes d’avortement ne sont pas filmées comme un arrachement glauque mais comme une simple libération. 

Elles sont même nimbées d’une lumière. 

Celle de découvrir, pour Annie, la puissance mobilisatrice du groupe, celle de «s’autoriser à penser».

📷 @martincolombet

👉 L'interview de Laure Calamy par Ève Beauvallet est à lire dans l'appli Libé.

🎬 «Annie Colère», de Blandine Lenoir, avec Laure Calamy, India Hair, Zita Hanrot… 1h58.

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