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jeudi 13 février 2025

La une de Libération du vendredi 14 février 2025

 


Ukraine : seuls au monde. C'est la une de Libération vendredi.
Les annonces de pourparlers directs entre Poutine et Trump sans inclure Zelensky provoquent stupéfaction et angoisse à Kyiv et en Europe.

📸 Kevin Lamarque / Reuters

jeudi 16 mai 2024

Vladimir Poutine reçu par Xi Jinping

 

Pour son premier voyage à l’étranger depuis son investiture à un cinquième mandat au Kremlin, Vladimir Poutine est en Chine, jeudi 16 et vendredi 17 mai, un déplacement particulièrement scruté. Cette visite d’Etat répond au voyage effectué à Moscou par le président chinois, Xi Jinping, en mars 2023 et se tient l’année du 75e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. En plus de Pékin, M. Poutine se rendra à Harbin, dans le Heilongjiang, dans le nord-est de la Chine.
Malgré le caractère presque routinier des rencontres entre les présidents russe et chinois – ils se voient au moins trois fois par an dans des cadres multilatéraux (sommets du G20, des BRICS et de l’Organisation de coopération de Shanghaï) –, ce déplacement revêt un caractère particulier. Pour la partie russe, il s’agira de tester les limites d’une amitié qui fut justement déclarée, en février 2022, vingt jours avant l’invasion de l’Ukraine, « sans limites ».
L’alignement toujours plus poussé entre les deux capitales est « l’une des conséquences géopolitiques les plus importantes de la guerre en Ukraine », écrivait, début avril, dans la revue Foreign Affairs, le spécialiste russe de la Chine Alexander Gabuev. De l’approfondissement ou non de cette relation pourrait dépendre non seulement le sort du conflit ukrainien, mais aussi la solidité de l’axe anti-occidental érigé entre Pékin et Moscou.

Photo : Le président chinois, Xi Jinping, et le président russe, Vladimir Poutine, lors d’un dîner au Palais des Facettes, un bâtiment du Kremlin, à Moscou, le 21 mars 2023. Pavel Byrkin / AP

jeudi 4 avril 2024

La une de Libération du vendredi 5 avril 2024

 
Transition énergétique : Ma Déprime Rénov. C'est la une de Libération vendredi.
Créé pour faciliter la rénovation thermique des logements et réduire les émissions de CO2, le système d’aides MaPrimeRénov se transforme souvent en parcours du combattant pour les ménages, qui se détournent du dispositif.


📷 Mark Raffler / Stopmangohome / CC

lundi 18 mars 2024

Vladimir Poutine reçoit un nouveau mandat de chef de guerre en Russie

 

Face à ceux qui la rêveraient faible ou désunie, la Russie affiche un front uni, monolithique jusqu’à la caricature. En plus du plébiscite personnel accordé à Vladimir Poutine, qui se voit reconduit au pouvoir pour un nouveau mandat de six ans, c’est le message qu’envoie le résultat de l’élection présidentielle conclue dimanche soir 17 mars, au terme de trois jours de vote. Les chiffres quasi définitifs attribuaient lundi matin le score exceptionnellement élevé de 87,32 % des suffrages au président sortant, 71 ans, que la télévision rebaptisait en « leader national », dimanche soir. La participation, elle, a été annoncée à 74,22 %.
Avec ce résultat, Vladimir Poutine bat son record précédent de 2018 (76 %) – et passe de la catégorie des résultats « à la biélorusse » à ceux pratiqués dans la baroque dictature turkmène. Autre record : à moins d’un accident, M. Poutine aura dépassé à l’issue de ce mandat, en 2030, le record de longévité au Kremlin de Joseph Staline.
Le scrutin avait été planifié pour coïncider avec les dix ans du « rattachement » de la Crimée à la Russie, le grand œuvre du premier quart de siècle de Vladimir Poutine au pouvoir. Il a finalement été rattrapé par la guerre : les trois jours d’élections ont été émaillés de bombardements et d’incursions armées dans les régions du sud du pays, d’attaques de drones en profondeur et d’incidents visiblement téléguidés de l’extérieur dans quelques bureaux de vote.

Photo : Le président russe, Vladimir Poutine, à son siège de campagne, à Moscou, le 18 mars 2024. NATALIA KOLESNIKOVA / AFP

dimanche 30 avril 2023

Robert Badinter

 


A 95 ans, Robert Badinter s’est lancé dans un dernier combat : traduire Poutine devant un tribunal international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Un enfant de la guerre et du droit, le meilleur représentant français de ce que l’Europe des Lumières a produit de plus universel, l’abolitionniste de la peine de mort, l’artisan de la dépénalisation de l’homosexualité, le défenseur inlassable de l’Etat de droit, Robert Badinter, au soir de sa vie (il a 95 ans), veut que Vladimir Poutine soit jugé par un tribunal international. «Pour satisfaire à cette exigence de justice, écrivent Robert Badinter et ses deux coauteurs, il faut que la défaite de la Russie soit acquise en Ukraine, que le dictateur soir renversé et que de nombreux dirigeants russes le remettent à la Cour pénale internationale ou à une juridiction internationale ad hoc, comme Milosevic après sa chute».

Vœu pieux ? Illusoire ? Si l’on observe attentivement l’évolution du monde, la justice internationale, à l’heure du retour des nationalismes et des potentats, non reconnue par les grandes puissances américaine, chinoise, russe, n’a pas beaucoup d’avenir. Qu’à cela ne tienne, l’ancien Garde des Sceaux de François Mitterrand, avec Bruno Cotte ancien président de la chambre de première instance à la Cour pénale internationale et Alain Pellet, ancien président de la commission du droit international des Nations unies, dressent, dans leur livre Vladimir Poutine, l’accusation (Fayard), un réquisitoire implacable et juridiquement charpenté contre le président russe et ses plus proches collaborateurs. Le livre, rassurez vous, est plus accessible que le document judiciaire qu’il pourrait être.

Ce billet de Thomas Legrand est à lire en intégralité dans l'appli Libération

📷 @robertofrankenberg

jeudi 23 février 2023

Poutine au stade Loujniki

 

 

Convoqués de force, parfois payés, des dizaines de milliers de Russes ont assisté ce mercredi, dans un froid glacial, à un concert patriotique dans le plus grand stade du pays.


«Il est impossible de battre la Russie !» claironne Vladimir Poutine face à la foule congelée rassemblée au stade Loujniki de Moscou, le plus grand du pays. 

Traditionnellement, cet événement, mélange de concerts et de discours, visait à célébrer l’anniversaire de l’annexion de la Crimée, en 2014. Mais cette année, le Kremlin a décidé de l’organiser la veille d’un jour férié rendant hommage aux «défenseurs de la patrie». Opportunément, l’événement est aussi venu compléter le discours prononcé la veille par le président russe, devant les parlementaires du pays. Et si mardi, le Kremlin a parlé stratégie, idéologie, politique, ce mercredi, l’objectif était avant tout de convoquer les émotions et de créer une image d’un peuple soutenant son président.

Pour cela, comme de coutume, les organisateurs avaient mis en branle toutes leurs techniques pour remplir un stade de 80 000 places. Les différents quartiers de Moscou ont été chargés d’amener un certain nombre de personnes dans chaque tribune. Plusieurs entreprises privées et sociétés publiques ont convoqué leur personnel à l’événement, prenant bien soin de s’assurer de leur présence. Des milliers de jeunes bénévoles d’organisations humanitaires ou militaires ont été invités. 

Enfin, méthode vieille comme le monde (russe), certains sites web ont proposé 500 roubles (environ 6 euros) pour venir assister à ce spectacle patriotique, plusieurs heures durant, par -18 °C.

👉 Découvrez l'intégralité de notre reportage dans l'appli Libé.

📸 Natalia Kolesnikova / AFP

mercredi 7 décembre 2022

Poutine et le pont de Crimée


Vladimir Poutine en Merco sur le pont de Crimée, partiellement détruit en octobre

Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu sur le pont de Crimée qui avait été partiellement détruit en octobre, sa première visite dans la péninsule annexée depuis le début de l’offensive contre l’Ukraine, a trompetté lundi le Kremlin.

La présidence russe a publié une vidéo montrant Vladimir Poutine au volant d’un véhicule de marque Mercedes en train de rouler sur ce pont qui relie la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en 2014 par Moscou, au territoire russe. 

Le viaduc, qui enjambe le détroit de Kertch, avait été endommagé en octobre par une puissante explosion attribuée par les autorités russes à un camion piégé par les services secrets ukrainiens.

«Vladimir Poutine a roulé sur la route du pont de Crimée, qui a été réparée après l’explosion du mois d’octobre, et s’est entretenu avec des ouvriers», a déclaré le Kremlin dans un communiqué.

📷 Mikhail Metzel / @afpphoto

lundi 26 septembre 2022

Inauguration Offshore



Les pales de la taille d’un Airbus tournoient au bout de 80 mats blancs, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), à 15 kilomètres des côtes. 

La navette qui embarque Emmanuel Macron et sa délégation, jeudi 22 septembre, paraît petite au milieu de cette forêt d’acier en mer, le premier parc éolien offshore français. 

Il aura fallu quatorze ans et quatre mandats présidentiels pour qu’un chef de l’Etat puisse enfin l’inaugurer. 

« Un jour heureux ! », a célébré Emmanuel Macron. 

Avant d’admettre, mezza voce, qu’« à l’échelle d’une mandature, c’est quelque chose de terriblement frustrant » de lancer un projet sans en voir les fruits. 

En janvier 2011, Nicolas Sarkozy était venu ici annoncer la conquête de l’éolien offshore, décantée au Grenelle de l’environnement de 2008, et la construction de navires Mistral alors promis à la Russie.

Le chef de l’Etat a repris le fil de son discours de Belfort, qui campait, le 10 février, une stratégie énergétique sur trois piliers – sobriété, renouvelable, nucléaire. 

Une politique qu’il considère « validée par la guerre en Ukraine » et son cynique corollaire, le chantage de Vladimir Poutine au gaz russe. 

« La clé en matière d’énergie, c’est la diversification », répète-t-il depuis son virage nucléaire. 

Satisfait d’un choix de souveraineté pourtant loin d’être concrétisé, il veut désormais « aller deux fois plus vite » dans le déploiement des énergies renouvelables.

Photo : Emmanuel Macron, président de la république, visite un parc éolien au large de Saint-Nazaire, Loire-Atlantique, jeudi 22 septembre 2022

 @coutausse pour Le Monde

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