«La nation a perdu à coup sûr un grand homme, un très grand avocat», «un hommage national lui sera rendu», avait annoncé, dès vendredi, Emmanuel Macron, quelques heures après l’annonce du décès de Robert Badinter à 95 ans. Cet hommage national aura donc lieu mercredi, place Vendôme, devant le au ministère de la Justice, a annoncé ce samedi 10 février l’Elysée.
L’ancien avocat et garde des Sceaux pourrait-il rejoindre le Panthéon ? «J’aurai l’occasion de m’exprimer lors de l’hommage national que nous sommes en train d’organiser en lien avec la famille», avait répondu Emmanuel Macron, interrogé en marge d’un déplacement à Bordeaux consacré - hasard du calendrier - à la justice.
«C’était aussi pour moi, je dois le dire, un sage au-delà de ses fonctions, qui a toujours permis d’éclairer les décisions les plus délicates», a-t-il souligné, à propos de l’ancien ministre et président du Conseil constitutionnel.
Un recueil de condoléances a été mis à la disposition du public vendredi soir et le restera jusqu’à dimanche soir au ministère de la Justice à Paris pour permettre de lui rendre un dernier hommage. Les portes de la Chancellerie, place Vendôme (Ier arrondissement), seront ouvertes dès 19 heures vendredi et le public pourra s’y rendre jusqu’à dimanche 20 heures, a précisé le ministère dans un communiqué.
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(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 11 février 2024
L'hommage national à Robert Badinter aura lieu mercredi devant le ministère de la justice
dimanche 30 avril 2023
Robert Badinter
A 95 ans, Robert Badinter s’est lancé dans un dernier combat : traduire Poutine devant un tribunal international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Un enfant de la guerre et du droit, le meilleur représentant français de ce que l’Europe des Lumières a produit de plus universel, l’abolitionniste de la peine de mort, l’artisan de la dépénalisation de l’homosexualité, le défenseur inlassable de l’Etat de droit, Robert Badinter, au soir de sa vie (il a 95 ans), veut que Vladimir Poutine soit jugé par un tribunal international. «Pour satisfaire à cette exigence de justice, écrivent Robert Badinter et ses deux coauteurs, il faut que la défaite de la Russie soit acquise en Ukraine, que le dictateur soir renversé et que de nombreux dirigeants russes le remettent à la Cour pénale internationale ou à une juridiction internationale ad hoc, comme Milosevic après sa chute».
Vœu pieux ? Illusoire ? Si l’on observe attentivement l’évolution du monde, la justice internationale, à l’heure du retour des nationalismes et des potentats, non reconnue par les grandes puissances américaine, chinoise, russe, n’a pas beaucoup d’avenir. Qu’à cela ne tienne, l’ancien Garde des Sceaux de François Mitterrand, avec Bruno Cotte ancien président de la chambre de première instance à la Cour pénale internationale et Alain Pellet, ancien président de la commission du droit international des Nations unies, dressent, dans leur livre Vladimir Poutine, l’accusation (Fayard), un réquisitoire implacable et juridiquement charpenté contre le président russe et ses plus proches collaborateurs. Le livre, rassurez vous, est plus accessible que le document judiciaire qu’il pourrait être.
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Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...