Plusieurs milliers d'étudiants ont entamé le blocage pour 24 heures d'un important nœud routier de Belgrade pour dénoncer la corruption et réclamer, comme depuis des semaines, que toute la lumière soit faite sur l'accident mortel de la gare de Novi Sad.
Les étudiants sont arrivées par vague au fil de la matinée, avant d'observer 15 minutes de silence en hommage aux 15 personnes tuées dans l'effondrement de l'auvent en béton de la gare de Novi Sad, deuxième ville de Serbie, le 1er novembre.
Une partie de la population voit dans la catastrophe une illustration de la corruption et de la négligence des autorités, dans un pays qui sous la présidence du nationaliste Aleksandar Vucic, au pouvoir depuis 2012, a multiplié chantiers et grands projets #AFP
📷Andrej ISAKOVIC
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
lundi 27 janvier 2025
Des milliers d'étudiants bloque un accès routier à Belgrade
samedi 7 septembre 2024
Manifestation en France contre "le coup de force" d'Emmanuel Macron
Il est 13h30 et la pluie menace le défilé organisé par la France insoumise et des organisations de la jeunesse contre le «coup de force de Macron», ce samedi 7 septembre. Tout au long de la journée, 160 000 personnes défileront à Paris et 300 000 dans la France entière, selon les insoumis, la préfecture de Paris ne dénombrant quant à elle que 26 000 personnes dans la capitale.
Et la jeunesse est à l’honneur. «C’était un appel clair de l’Union syndicale lycéenne», lancé dès le 27 août face au refus d’Emmanuel Macron de nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire, rappelle Manès Nadel, président de l’Union syndicale lycéenne. La mobilisation a pris une tout autre ampleur après la désignation de Michel Barnier par Emmanuel Macron, à l’issue d’interminables tergiversations. «Le Premier ministre a été nommé contre le vote populaire. Il n’est ni en adéquation avec l’Assemblée nationale, ni avec ceux qui se sont mobilisés contre le Rassemblement national et la politique d’Emmanuel Macron», affirme Manès Nadel. «Le Premier ministre a été choisi par Emmanuel Macron pour faire le pire», alerte de son côté la députée insoumise Aurélie Trouvé, choisie pour prendre la parole face aux journalistes, en ce début de manifestation. L’élue dénonce une «alliance entre le RN, la droite et les macronistes» et rappelle que 81 députés ont signé une proposition de destitution du président de la République.
✍ Le récit de cette journée de mobilisation à Paris est à lire sur Libération.fr
📸 @_cha.gonzalez_
dimanche 16 juin 2024
Inquiétudes en vue des Législatives anticipées
La jeunesse emmerde-t-elle toujours le Front national ? C’est en tout cas ce que voulaient croire les lycéens et étudiants croisés dans le cortège de la manifestation contre l’extrême droite, qui a réuni hier à Paris 75 000 personnes selon la police, 250 000 selon la CGT.
Pour Hania Hamidi, secrétaire générale du syndicat étudiant Unef, «la jeunesse aujourd’hui n’est pas fasciste». Depuis dimanche, «les étudiants se mobilisent et descendent tous les soirs dans la rue partout en France». Avisant les pancartes «Moi j’emmerde toujours le Front national et vous devriez faire pareil» portées par un groupe de jeunes filles, une sexagénaire s’adresse, admirative, à son amie : «Elles sont bien, hein, ces petites jeunes !»
Drapeau LGBT+ noué autour du cou, Lucie, 23 ans, milite depuis un peu moins d’un an avec l’association féministe Nous Toutes. «Si le RN gouverne, qu’est-ce qu’il va se passer pour les personnes racisées, les migrants, les personnes trans ? Ça fait un peu peur. Il y a aussi un péril pour tous les militants et militantes qui se mobilisent pour le droit des minorités.» Cette employée d’une banque de développement fait le même constat pour les combats féministes : «Ça va être la merde pour une bonne partie de la population.»
Juste à côté, le speaker du cortège de l’association SOS Racisme fait chanter le slogan antifasciste italien : «Siamo tutti antifascisti.» «C’est pas les immigrés, c’est pas les femmes voilées, c’est le racisme qui ruine la société», crie, comme en écho, un manifestant de l’imposant cortège LGBT+, au mégaphone. Camille, 27 ans, personne non binaire, dit sa crainte. «On a tous très peur que si le RN passe nos droits soient amoindris, explique-t-iel. On se demande si on va encore pouvoir avoir accès aux transitions et au changement de prénom.» Camille, data-analyste dans une start-up, a alerté cette semaine ses collègues sur ce danger : «Pour les personnes trans, LGBT ou les personnes racisées, ce sera un vote de survie les 30 juin et 7 juillet.»
Extrait du reportage de Emma Donada, Kim Hullot-Guiot et Ismaël Halissat à lire sur le site de Libération
📷 Denis Allard
lundi 23 octobre 2023
La manifestation de solidarité avec la Palestine s'est déroulée dans le calme
La plus grande manifestation en France de solidarité avec la Palestine depuis le déclenchement de la guerre entre le Hamas et Israël a eu lieu dimanche après-midi 22 octobre, à Paris. Selon la députée La France insoumise (LFI) Aurélie Trouvé, citée par l’AFP, les organisateurs ont dénombré quelque 30 000 participants, la Préfecture de police fait état de 15 000 manifestants, des chiffres jamais atteints depuis la guerre de l’été 2014.
Aucun incident majeur n’a été signalé. Les forces de l’ordre ont procédé à dix interpellations, notamment pour des propos antisémites et des tags sur la statue de la République, a précisé la Préfecture.
Le rassemblement statique était organisé par le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, qui regroupe une quarantaine d’organisations, dont la CGT, la FSU, LFI, le NPA, l’Union syndicale Solidaires, l’association France-Palestine-Solidarité, le MRAP, le collectif des Musulmans de France ou encore l’Union juive française pour la paix. Sur une banderole déployée au pied de la statue de la République, le collectif demande « un cessez-le-feu immédiat » et l’arrêt du « massacre à Gaza ».
Photo : @benjamingirette #pourlemonde
jeudi 12 octobre 2023
Marche en soutien pour les Palestiniens
«Nous sommes tous des Palestiniens», scandent quelques centaines de personnes, à Paris, place de la République encadrées par des cordons de policiers et gendarmes. Ces manifestants se sont rassemblés à partir de 18 heures pour exprimer leur solidarité avec les habitants de Gaza malgré l’interdiction prononcée par la préfecture et confirmée à l’instant par la justice administrative. Mohamed, franco-egyptien de 27 ans à la longue barbe, va plus loin : «Israël n’est pas un pays, les Israéliens sont des assassins et des criminels». Beaucoup plus mesurée est Linda, ensemble rose pâle et keffieh noué sur la tête : «J’ai eu mal en voyant les images de samedi, mais il ne faut pas oublier l’histoire qui précède cette situation.» Elle aimerait que des drapeaux palestiniens et israéliens cohabitent sur les mairies, en hommage, et ne comprend pas l’interdiction du rassemblement d’aujourd’hui.
Scindée en deux depuis près d’une heure par la police et la gendarmerie, la foule se déplace vers le centre de la place de la République. A l’entrée de la rue du Faubourg du Temple, une charge des forces de l’ordre vient de se produire. Parmi les chants de cette assistance plutôt jeune massée sous de nombreux drapeaux palestiniens: «Israël assassin, Macron complice». Luna, Sanaa et Fatou, étudiantes en droit, décryptent en canon : «On en a marre du deux poids deux mesures. Après l’attaque horrible de samedi, le gouvernement rend hommage aux victimes. Mais ça fait 48 ans que les Palestiniens meurent sous les bombes, et que la France ne fait rien». Un engin lanceur d’eau s’approche de la place.
✍️ Fabien Leboucq
📷 Marie Rouge
lundi 24 avril 2023
Mobilisation contre le projet A69
Sous les cris de la foule et des commentaires passionnés d’une participante juchée sur une remorque attelée à un tracteur, la création à roulettes de la Confédération paysanne franchit la ligne d’arrivée jonchée de peaux de bananes. L’engin fait de bric et de broc vient de remporter «la course des bolides», le climax façon Intervilles de la manifestation, organisée ce samedi 22 avril contre le projet d’A69 qui doit relier Toulouse à Castres en 2025.
En guise de circuit du jour, la déviation 2x2 voies de Soual, petite commune du Tarn située à quelques encablures de Castres. Un choix de tronçon de macadam qui ne doit rien au hasard : ces quelques kilomètres de nationale sont destinés à être privatisés pour intégrer le futur tracé de l’A69. Gratuit aujourd’hui pour les automobilistes, qui devront s’acquitter d’un péage s’ils veulent continuer d’éviter le centre du bourg.
👉 Le reportage complet de Xavier Lalu est à lire dans l'appli Libé
📸 @marion_vacca
jeudi 16 mars 2023
L'article 7 validé
mardi 18 octobre 2022
La une de Libération du mercredi 19 octobre 2022
Édition à découvrir sur l’appli Libération.
📸 @stephanelagoutte
mardi 4 octobre 2022
Iran, la rebellion
«Femme, vie, liberté». Plusieurs milliers de personnes ont entonné ce dimanche à Paris le slogan devenu célèbre, pour soutenir la révolte des Iraniennes face à leur régime ultraconservateur et dénoncer le comportement du pouvoir Iranien qui répond aux manifestants par la violence.
Comme la veille à Los Angeles et Toronto, autres haut-lieux de la diaspora iranienne, les militants parisiens ont défilé en nombre de la Place de la République à la Place de la Nation, parcours traditionnel des grands mouvements parisiens.
Sur le pavé, les manifestants ont multiplié les hommages aux Iraniennes durant tout l’après-midi. «Rejoignez la première révolution féministe !» et «Mahsa Amini, ton nom a fait trembler la tyrannie des ayatollahs», scandait par exemple la foule malgré quelques intenses averses.
Sans oublier les «Mort à la République islamique», «Mort au dictateur».
Au milieu des manifestants, de nombreux responsables politiques de gauche, comme le patron du PS Olivier Faure ou plusieurs parlementaires insoumis, étaient présents place de la République.
Certains pour prendre la parole au micro.
Ce fut notamment le cas de la députée EE-LV de Paris Sandrine Rousseau qui s’est toutefois faite huer au moment de lancer son discours.
📷 @cyril.zannettacci / @vu_photo
lundi 26 septembre 2022
La une de Libération du lundi 26 septembre 2022
La une de @liberationfr ce lundi 26 septembre :
زن زندگی آزادی
🇮🇷 «Femme, vie, liberté»
Malgré la répression, la mobilisation ne faiblit pas en Iran. Et ce qui était à ses
débuts un mouvement pour les droits des femmes tourne à la révolte contre le régime.
📷 SalamPix / © ABACA
A Téhéran, le 20 septembre
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...