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vendredi 28 février 2025

Grève du personnel d'entretien à Sciences-Po Paris

 

Face à des conditions de travail particulièrement pénibles et une direction qui fait la sourde oreille, les 77 agents d’entretien de la grande école parisienne annoncent se mettre en grève à partir du lundi.
D’ordinaire, ils s’activent à l’aube et dans l’ombre, mais aujourd’hui, les agents d’entretien de Sciences-Po Paris veulent se faire entendre. Dans la prestigieuse école publique située à Saint-Germain-des-Prés à Paris (VIe arrondissement), les employés ont déposé un préavis de grève illimité courant à partir de lundi 3 mars, jour de retour des vacances d’hiver. Menés par la CFDT et soutenus par plusieurs collectifs et syndicats étudiants, les salariés du sous-traitant Atalian interpellent depuis plusieurs mois la direction de l’établissement pour se plaindre d’une charge de travail trop élevée et exiger un cadre de travail plus digne.

En tête des récriminations : la cadence, jugée insoutenable. Celle-ci a fortement augmenté en avril 2023, à la faveur d’un changement dans le contrat qui lie Atalian à Sciences-Po. La direction de l’école décide alors de baisser de 700 heures par mois – le volume total est tenu secret – les prestations qu’elle commande au géant du ménage (2 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2023), chargé du site depuis 2018. Avec moins d’heures de travail, mais toujours autant de surface à entretenir, le personnel voit ses conditions de travail se durcir.

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✍️ Jean-Baptiste Chabran
📸 Dimitar Dilkoff / AFP

mercredi 1 janvier 2025

"Je suis pour une limitation du droit de grève durant certaines périodes de l'année"

Des trains et avions garantis pour les fêtes : le nouveau ministre des Transports Philippe Tabarot voudrait limiter le droit de grève à certaines périodes de l’année pour assurer les déplacements des Français, a-t-il affirmé ce mardi 31 décembre sur Europe 1. Si aucun mouvement social n’a perturbé les départs avant Noël cette année, il a regretté les menaces brandies par les syndicats plus tôt cet automne, estimant que la grève serait «devenue un préalable et plus un ultime recours».

Philippe Tabarot s’est ainsi dit favorable à «une limitation du droit de grève» à certaines périodes de l’année, notamment pendant les fêtes, les examens ou encore en période électorale. L’ancien sénateur LR avait déjà déposé une proposition de loi en ce sens avec Bruno Retailleau et Hervé Marseille. Pour le ministre des Transports, le droit de grève «a été dévoyé ces dernières années», notamment par les «grèves du quotidien qui désorganisent le service», comme des débrayages de 59 minutes qui permettent de ne pas perdre de salaire en ayant un impact sur la circulation ou les «grèves perlées». Philippe Tabarot reconnaît toutefois que le droit de grève a «permis de faire avancer un certain nombre de choses dans notre pays, mais il y a très longtemps». #LeFigaro                                                                                                               

dimanche 24 novembre 2024

Il y'a un siècle les sardinières de Douarnenez entamaient leur grève victorieuse


Il y a des luttes sociales qui font date. Le mouvement des gilets jaunes à l’hiver 2018-2019, les grèves contre le «plan Juppé» en fin d’année 1995, ou encore Mai 68. Il y a un siècle, la Bretagne a aussi connu la sienne, avec la grève des sardinières de Douarnenez. Dans les années 1920, cette petite ville côtière du Finistère est championne de la mise en boîte de sardines, avec 21 conserveries localisées sur le port. Ces usines emploient très majoritairement des ouvrières – les hommes sont pêcheurs – soumises à des conditions de travail difficiles. Les sardinières font des journées à rallonge, de jour comme de nuit, en fonction de l’arrivage du poisson. Elles touchent une minuscule rétribution de 80 centimes par heure, «presque trois fois moins que le salaire normal de l’époque», explique Théo Bernard, historien.

Fin novembre 1924, l’hiver arrive et, comme chaque année, la plupart des conserveries s’apprêtent à réduire leurs effectifs, voire à fermer leurs portes. Le contexte est inflammable : la population subit l’inflation de plein fouet, ce qui aggrave une misère déjà omniprésente dans le quotidien des travailleuses douarnenistes. A l’usine Carnaud, spécialisée dans la fabrication des boîtes de conserve, les ouvrières réclament une augmentation de leur salaire. Le rejet de leurs revendications provoque l’ire des travailleuses qui se mettent en grève et sortent dans la rue, le 21 novembre. Une stratégie qui, à défaut de convaincre les patrons, va convaincre les autres ouvriers. En quelques jours, la grève se généralise. Le 23 novembre, 20 usines sont en grève. Deux jours plus tard, toutes les sardineries sont à l’arrêt, rapidement suivies par d’autres entreprises du secteur de la pêche. C’est toute la ville de Douarnenez qui est bloquée.

La préfecture, qui possède des preuves de l’engagement des briseurs de grève, fait alors pression sur le patronat local pour qu’il accepte de satisfaire les revendications des ouvrières. Les patrons cèdent le 6 janvier, la grève des sardinières est une victoire. Cette mobilisation deviendra une lutte sociale de référence.

👉 L'article de Romain Zanol - @romainznl est à lire dans l'appli Libé


lundi 22 avril 2024

La une de Libération du mardi 23 avril 2024

 
 ENQUETE. Dati, des contrats très juteux
La une de @liberationfr ce mardi
La ministre de la Culture a touché plus de 800 000 euros comme avocate d'Aorange, alors qu'elle était députée européenne, entre 2010 et 2018. Une révélation embarrassante pour celle qui risque déjà un procès pour "corruption passive" et "trafic d'influence" dans l'affaire Renault.


📸 Xose Bouzas / Hans Lucas

lundi 18 mars 2024

La une de Libération du mardi 19 mars 2024

 
Météo France : complètement à l'ouest
Depuis la mise en place du logiciel d'automatisation Alpha pour pallier la réduction des effectifs, l'institut multiplie les prévisions incohérentes. Exaspérés, les salariés prendront part ce mardi à la grève de la fonction publique.

La une de @liberationfr ce mardi.

dimanche 18 février 2024

Le gouvernement entretient la petite musique de la limitation du droit de grève

 

Les ministres du Travail et de l’Agriculture ont évoqué ce dimanche l’hypothèse de légiférer pour limiter le droit de grève, et d'assurer un service minimum dans les transports. Une vieille idée pour laquelle s'est toujours battue la droite.
👉 «Il me semble qu’on a besoin de travailler sur un service minimum», explique Marc Fesneau (Agriculture). Il faudra «sans doute» légiférer sur le sujet pour éviter d’«infliger, quand bien même il y ait de la conflictualité, un certain nombre de contraintes à nos concitoyens, qu’ils soient en vacances ou qu’ils travaillent, dans des périodes parfois cruciales», poursuit-il. Plus précis, il ajoute : «Il y aura des débats parlementaires, on verra comment tout ça peut s’organiser. Il y a des textes, des propositions de loi qui ont l’air de fleurir depuis une semaine.» «La question n’est pas le droit de grève, mais de savoir jusqu’où on n’en abuse pas», commentait également la semaine dernière le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, sur Sud Radio.
La semaine dernière, les sénateurs du centre et de la droite ont déposé une proposition de loi pour faire interdire la grève autour des jours fériés et sur les deux premiers et les deux derniers jours des vacances scolaires. Il s’agirait de l’interdire jusqu’à 60 jours dans l’année, notamment lors des départs en vacances : à Noël, en février et au printemps. Un texte que le président du Sénat, Gérard Larcher, souhaite faire inscrire rapidement à l’ordre du jour.

Lire la suite de notre article sur le site et l'application de Libération

✍️ Laurence Benhamou

📸 Ludovic Marin/Abaca

jeudi 16 mars 2023

L'article 7 validé

 


La gauche, malgré ses nombreuses prises de parole n’a pas réussi à empêcher l’inévitable : la commission mixte paritaire vient de valider l’article 7 de la décriée réforme des retraites du gouvernement qui prévoit de décaler l’âge légal de départ de 62 à 64 ans. 
«Nous sommes pour la suppression de l’article 7 car cet âge dès 64 ans est une réforme brutale pour les plus populaires et les plus pauvres et les femmes de notre pays. 
On va voir tout à l’heure des centaines de milliers de personnes défiler dans la rue, très majoritairement les Français sont contre votre réforme à 64 ans, je rappelle 80 % des salariés. 
Nous avions proposé des solutions alternatives que vous n’avez pas voulu entendre pour mettre à contribution les revenus du capital de ce pays. 
Droite sénatoriale et gouvernement, vous ne voulez pas l’entendre», avait par exemple tenté la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly selon un participant. 
Sans succès.

📸 @edouardcaupeil


samedi 11 mars 2023

La une de Libération du week-end

Retraites : la grève dans tous ses états

La une de @liberationfr ce samedi.

👉 Les syndicats espèrent une mobilisation massive ce week-end, afin d’attaquer en position de force une semaine décisive, entre blocages sur le terrain et dernière ligne droite pour le texte au Parlement.

📸 @cyril.zannettacci


mardi 18 octobre 2022

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...