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vendredi 13 septembre 2024

La une de Libération du week-end

 
Mohammad Rasoulof et Golshifteh Farahani : «Le régime iranien finira enseveli» C'est la une de

ce week-end Deux ans après l’assassinat de Jina Mahsa Amini et l’émergence du mouvement «Femme, Vie, Liberté», le cinéaste et l’actrice poursuivent la lutte depuis l’étranger.

vendredi 15 septembre 2023

La une de Libération du week-end

 

Iran. 
Un an après la mort de Mahsa Amini sous les coups de la police des mœurs, la révolte a faibli mais la colère et l’espoir d’en finir avec le régime demeurent.

C'est la une de @liberationfr ce week-end.

📷 Montage Libération avec des photos de @kenzo.tribouillard@afpphoto et @gettyimages

mercredi 28 juin 2023

Le pouvoir Iranien répressif avant l'anniversaire de la mort d'Amini

 
Une chape de plomb s’abat sur l’Iran. 

Alors que la date anniversaire de la mort de Mahsa (Jina)  (le 16 septembre 2022) – point de départ d’un soulèvement d’ampleur contre la République islamique – semble encore lointaine, le régime, craignant d’ores et déjà de nouvelles manifestations, s’est engagé depuis quelques semaines dans une vague de répression. Celle-ci vise, en priorité, les symboles du mouvement qui avait fait trembler le régime, à commencer par l’abandon du foulard par une partie des femmes iraniennes.

Partout dans le pays, les propriétaires de voitures dans lesquelles se trouve une femme tête nue reçoivent l’ordre de se présenter à un poste de la police de la sécurité morale. La voiture est ensuite envoyée à la fourrière. Les femmes ainsi arrêtées sont contraintes de signer une lettre dans laquelle elles s’engagent à ne plus se déplacer sans foulard. En cas de récidive, elles encourent une peine de prison.

Le 14 juin, le porte-parole de la police iranienne, Saïd Montazerolmahdi, a annoncé que, depuis la mi-avril, deux mille voitures avaient été stoppées pour non-respect du port du hidjab par une femme à leur bord. Plus de trois cents personnes ont été arrêtées. La police des mœurs, chargée de faire respecter les lois vestimentaires en Iran, et dont les membres sont à l’origine de la mort de Mahsa Amini, n’est pourtant pas officiellement de retour dans les rues iraniennes ; les contrevenantes sont détectées par les caméras de surveillance du trafic ou par des agents en civil. Un SMS d’avertissement est ensuite envoyé au propriétaire de la voiture.

Photo : Des femmes marchent le long d’une peinture murale derrière laquelle apparaît un panneau d’affichage géant représentant le missile hypersonique Fattah, à Téhéran, le 7 juin 2023. 

ATTA KENARE / AFP

mardi 20 décembre 2022

La une de Libération du mardi 20 décembre 2022

Iran : silence, on exécute. 

C’est la une de @liberationfr mardi

Affaibli par les manifestations qu’il tente en vain d’écraser, le régime a déjà exécuté deux jeunes hommes et continue de remplir les couloirs de la mort. 

La communauté internationale est inaudible.

mardi 4 octobre 2022

Iran, la rebellion

 

«Femme, vie, liberté». Plusieurs milliers de personnes ont entonné ce dimanche à Paris le slogan devenu célèbre, pour soutenir la révolte des Iraniennes face à leur régime ultraconservateur et dénoncer le comportement du pouvoir Iranien qui répond aux manifestants par la violence. 

Comme la veille à Los Angeles et Toronto, autres haut-lieux de la diaspora iranienne, les militants parisiens ont défilé en nombre de la Place de la République à la Place de la Nation, parcours traditionnel des grands mouvements parisiens.

Sur le pavé, les manifestants ont multiplié les hommages aux Iraniennes durant tout l’après-midi. «Rejoignez la première révolution féministe !» et «Mahsa Amini, ton nom a fait trembler la tyrannie des ayatollahs», scandait par exemple la foule malgré quelques intenses averses. 

Sans oublier les «Mort à la République islamique», «Mort au dictateur».

Au milieu des manifestants, de nombreux responsables politiques de gauche, comme le patron du PS Olivier Faure ou plusieurs parlementaires insoumis, étaient présents place de la République. 

Certains pour prendre la parole au micro. 

Ce fut notamment le cas de la députée EE-LV de Paris Sandrine Rousseau qui s’est toutefois faite huer au moment de lancer son discours.

📷 @cyril.zannettacci / @vu_photo

dimanche 2 octobre 2022

Mahsa Amini

 

Le 13 septembre 2022, Mahsa Amini a été arrêtée à Téhéran par la «police des mœurs» chargée de faire respecter le port du voile obligatoire aux femmes. 

Mahsa a été frappée si brutalement au commissariat qu’elle est tombée dans le coma. 

Elle est décédée de ses blessures, le vendredi 16 septembre, à l’âge de 22 ans. 

Cette nouvelle exaction, qui pourtant est le quotidien des femmes en Iran, est à l’origine du mouvement massif de contestation du peuple iranien et notamment des jeunes auxquels le régime totalitaire en place répond par une répression sanglante et aveugle.

Plus que jamais, le peuple iranien a besoin de la communauté internationale pour poursuivre sa lutte contre la dictature. 

Un collectif, dont font partie Gilles Lellouche, @kheiron_, Camille Cottin, @kyankhojandi, @melissatheuriau, @marjane__satrapi, appelle à participer à la grande marche qui se tiendra dimanche 2 octobre à Paris.


➡️ Lire leur tribune sur le site de @liberationfr et dans l'appli Libé.

✏️ @baboo_chamailleuse

jeudi 22 septembre 2022

Téhéran et la vindicte populaire




La mort de Mahsa Amini aux mains de la police des mœurs la semaine dernière à Téhéran a provoqué un mouvement de colère contre le port obligatoire du hijab, l’un des fondements idéologiques du régime, selon la sociologue Azadeh Kian.


Q : La contestation prend-elle une forme plus radicale aujourd’hui que dans les premières années de la République islamique ?

R : Sur les 35 «filles de la révolution» arrêtées sur l’avenue Enqelab en 2017-2018, parce qu’elles s’étaient dévoilées en public, presque aucune n’avait un passé féministe. 
C’était une contestation très individuelle. 
Elles disaient qu’elles n’aimaient pas le voile et ne voulaient pas le porter, en revendiquant des valeurs relevant du bien-être : «Je ne souhaite pas porter le voile, c’est mon droit.» 
Sans aller beaucoup plus loin, sans remettre en cause le régime islamique.

Aujourd’hui, les manifestantes contestent le voile comme un symbole religieux et politique. 
Les slogans ciblent le voile, le guide et le régime. 
C’est une action collective de femmes qui ôtent leur voile ensemble. 
La volonté d’action collective refait surface, à laquelle répond une répression féroce. 
Les filles de la révolution avaient été emprisonnées, mais on ne les tuait pas. 
Aujourd’hui, le régime tire une fois de plus sur les manifestants. 
Il a peur.

📷 Photo prise le 19 septembre 2022, obtenue par AP. 
Une femme fuit la police anti-émeutes pendant une manifestation à Téhéran. 

                 ©  AP Photo

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