mercredi 24 janvier 2024

Les Françaises pratiquent de plus en plus l'alcoolisation ponctuelle importante

 

Globalement, la France boit moins, mais c’est encore beaucoup. Tel est le sens d’une étude de Santé publique France parue mardi 23 janvier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Depuis trois décennies, la consommation d’alcool a baissé mais reste « très élevée », selon l’agence sanitaire. Entre 2000 et 2021, la part de buveurs hebdomadaires parmi les 18-75 ans est passée de 62,6 % à 39 % et la part de buveurs quotidiens de 21,5 % à 8 %.
Les modes de consommation diffèrent entre les territoires, les générations et les sexes. En 2021, les deux régions avec le plus grand nombre de buveurs quotidiens étaient l’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine, tandis que l’outre-mer et l’Ile-de-France occupaient le bas du tableau. Avec l’âge, l’intensité des prises diminue et la fréquence augmente : en 2021, les 18-24 ans consommaient de l’alcool en moyenne 64 jours par an, avec plus de trois verres à chaque fois ; les 65-75 ans consommaient 123 jours par an, un peu plus d’un verre et demi à chaque fois.
Aux yeux des chercheurs, l’évolution la plus remarquable ces dernières années concerne les femmes. Elles consomment moins que les hommes en général, mais, pour les plus de 35 ans, les pratiques d’alcoolisation ponctuelle importante (API), soit au moins six verres, ont augmenté. De 2005 à 2021, le taux de femmes déclarant une API par mois est passé de 6,1 % à 8,6 %, et le taux de femmes déclarant une API par semaine est passé de 1 % à 1,8 %.

Photo : Dans un bar de Toulouse, le 11 septembre 2023. 

CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La une de Libération du jeudi 25 janvier 2024


 Libé tout en BD : voici la une du journal de jeudi, un numéro spécial à l'occasion du festival d'Angoulême.

Avec un dessin inédit de Blutch.

Agnès Jaoui se livre dans Télérama

 

Avant “La Vie de ma mère”, de Julien Carpentier, en mars, et le dernier film de la regrettée Sophie Fillières, “Ma vie, ma gueule”, la voilà, aujourd’hui, en mère juive malade et très inquiète de l’avenir de la banlieue où elle vit dans le remarquable premier long métrage de Noé Debré, “Le Dernier des Juifs “.
Elle y est formidable de contradictions et d’apathie.
Tout le contraire de l’Agnès chanteuse qui irradie de puissance et de joie quand elle interprète du fado ou de la bossa-nova.
Ses multiples talents n’ont pas fini d’occuper la place. L’enfance à Sarcelles, les étés dans un kibboutz… @agnesjaoui se livre comme rarement.

✍ Un entretien signé Frédéric Strauss et Guillemette Odicino à lire sur Télérama.fr


📸 Agnès Jaoui, le 11 janvier 2024, à Paris. Photo @patrickswirc pour Télérama/Maquillage Delphine Jaffard/Coiffure Juliette Saintpierre

Karim Benzema demande à quitter son club Saoudien

 

⚽ L'attaquant français Karim Benzema, se sentant sous "pression" à Al-Ittihad, a demandé à quitter "temporairement" le club, qui lui a proposé un prêt dans une autre équipe du championnat saoudien, a appris mardi l'AFP de source proche du club.
L'option d'un départ dans un autre club saoudien a été refusée par le joueur, qui se sent "incapable de donner le meilleur de lui-même à Al-Ittihad à cause de la pression", a précisé la même source, qui ajoute que le joueur privilégie un prêt en Europe.
Contacté par l'AFP, l'entourage du Français, sous contrat jusqu'en 2026, n'a pas souhaité confirmer ces informations 

#AFP
📷
AFP

CNews paie le prix de la désinformation

 

La chaîne s’est vu infliger une amende de 50 000 euros par le gendarme de l’audiovisuel, pour une séquence de l’émission «Face à l’info» que CheckNews avait épinglée il y a un an et demi.
Comme quoi, même guidé par le Seigneur, on peut finir dans le fossé. Il y a un an et demi, CheckNews avait consacré un article à Face à l’info, émission phare de Christine Kelly sur CNews. Nous y rappelions cette confession de l’animatrice, à propos de sa conduite de l’émission : «Je me suis complètement effacée derrière Dieu et je l’ai laissé tout piloter.» Mal lui en avait pris. Car comme nous avions pu le constater en regardant une émission (celle du lundi 26 septembre 2022) l’animatrice et son équipe s’étaient passablement égarées. Obsessionnellement axé sur le wokisme, les étrangers, la délinquance et la fraude sociale, le programme s’était révélé être un bingo de clichés xénophobes et de contre-vérités.
Dimitri Pavlenko, journaliste d’Europe 1, avait suggéré que 82 % des 600 000 retraités français vivant en Algérie étaient des fraudeurs. Ce qui était faux. Christine Kelly avait assuré que 7,7 millions des retraités en France étaient nés à l’étranger. Ce qui était également faux. Et la même Christine Kelly avait ensuite abordé la question du «déclassement de la France au niveau de la sécurité», citant un classement horrifique pour l’Hexagone : «La France est le dernier des pays européens dans le classement parmi ceux ayant au moins quatre villes évaluées, et elle se classe derrière le Mexique, en troisième position en partant de la fin, devançant seulement le Brésil et l’Afrique du Sud.» Ce qui était encore faux.

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✍️ Cédric Mathiot

"May december" trouble fresque

 

Ayant pour toile de fond la relation adultère d’une prof et de son jeune élève, le film du cinéaste américain, porté par Natalie Portman et Julianne Moore, décortique avec brio la psyché humaine.
Le trouble n’est sans doute pas le sentiment le plus en vogue. Il s’agit du tout premier script d’une directrice de casting, Samy Burch, fictionnalisant un fait divers ayant défrayé la chronique américaine il y a vingt ans : l’histoire d’une prof, Mary Kay Letourneau, mariée et mère de famille, tombant amoureuse d’un de ses élèves de cinquième, Vili Fualaau, et bientôt enceinte de lui, avant d’être dénoncée par un proche de son mari et d’aller en prison. L’histoire connaît sur plusieurs décennies de nombreux rebondissements puisque ce qu’il faut bien appeler le couple adultère finit par se marier en dépit de ses prémices anormalement précoces (pour lui) et moralement injustifiables (pour elle). Certes, le film reprend de nombreux éléments de l’histoire véridique, mais Todd Haynes s’intéresse moins au caractère scabreux de l’histoire qu’à son intensité perturbatrice, aussi bien sur le groupe social qu’au cœur des individus concernés

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✍️ Didier Péron

📸 Arp Selection

"Le règne animal" et "Anatomie d'une chute" trustent les nominations aux césars 2024

 

Après les oscars américains qui ont révélé mardi la liste finale de leurs nommés, décernant cinq nominations au film Anatomie d’une chute qui poursuit son ascension internationale, c’était au tour des césars français d’annoncer leur compétition de films sélectionnés par l’académie de ses 4 694 votants. Le long-métrage de Justine Triet est encore porté aux nues, avec 11 nominations, mais il s’est trouvé concurrent à sa mesure : Le règne animal, de Thomas Cailley, est nommé à 12 reprises.
La cérémonie, qui aura lieu le vendredi 23 février à l’Olympia (Paris), diffusée en clair sur Canal +, aura pour présidente Valérie Lemercier, et décernera deux césars d’honneur, l’un à la comédienne Agnès Jaoui, l’autre au cinéaste Christopher Nolan.

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📸 Régis Dubignau / Reuters

mardi 23 janvier 2024

Anatomie d'une chute nommé dans cinq catégories pour les Oscars

 

Meilleur film, meilleur scénario original (Justine Triet et Arthur Harari), meilleure réalisation (Justine Triet), meilleure actrice (Sandra Hüller), meilleur montage (Laurent Sénéchal)… Les nominations pour les oscars ont plu pour le film français Anatomie d’une chute. Un suspense bien chauvin. En cause, le choix par le comité de sélection français de ne pas présenter Anatomie d’une chute de Justine Triet dans la catégorie oscar du meilleur film étranger mais la Passion de Dodin Bouffant de Tran Anh Hùng, et ce au terme d’un vote d’une commission ad hoc de sept personnes en septembre qui a surpris.

📸 @martincolombet

Ruffin et Glucksman des gauches différentes mais pas irréconciliables

 

Ruffin et Glucksmann : le député insoumis s’est fendu d’une longue lettre sur son blog adressée au futur candidat des socialistes aux européennes. Des critiques dures mais qui engagent un dialogue nécessaire si la gauche veut garder une chance de revenir au pouvoir.
Dire qu’il y a, d’un côté, un protectionniste lucide, Ruffin, et de l’autre un fédéraliste déconnecté, Glucksmann – ou à l’inverse pointer en eux un nationaliste borné et un généreux citoyen du monde – serait à la fois grossier, injuste et inutile. Soutenir que l’union entre les deux, par exemple dans la perspective de 2027, serait naturelle n’est pas davantage vrai. Mais le ton de la lettre de l’insoumis n’a rien à voir avec celui d’un Manuel Bompard, patron de LFI, à propos de Glucksmann, et moins encore avec celui d’un Jean-Luc Mélenchon, pour qui l’alliance législative de 2022 n’aura été, au fond et quoi qu’il en dise, qu’une parenthèse de circonstances. Un dialogue peut et doit (re) naître entre ces deux gauches certes différentes mais pas irréconciliables sur bien des sujets. Ces échanges peuvent être fructueux, ils sont surtout nécessaires alors l’ambition pour la gauche doit toujours être de rassembler prolos et bobos tout en mobilisant au maximum d’habituels abstentionnistes. Vaste programme semé d’embûches.

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✍️ Jonathan Bouchet-Petersen @jbouchetpetersen
📸 Pascal Bastien et Cyril Zannettacci

Gerard Larcher s'oppose à l'inscription de l'IVG dans la constitution

 

A la veille de l’arrivée du projet de loi au Parlement, le président Les Républicains du Sénat estime que «la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux».
De quoi remettre en question cette avancée espérée. Au prétexte que, selon lui, «l’IVG n’est pas menacé en France», Gérard Larcher, le président du Sénat, s’est opposé à l’inscription de l’avortement dans la Constitution française, ce mardi 23 janvier sur Franceinfo. «S’il était menacé, croyez-moi, je me battrais pour qu’il soit maintenu», a assuré l’élu de droite
L’inscription de l’IVG dans la Constitution, promise par Emmanuel Macron, doit être débattue à l’Assemblée nationale demain, avant d’être examinée au Sénat où la majorité de droite n’a jamais caché son scepticisme, en vue d’une éventuelle adoption par le Congrès début mars.

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📸 Xose Bouzas

Le portrait de Natalie Portman

 

L’actrice, qui interprète des personnages à la psychologie complexe, révèle son génie des apparences dans «May December», le dernier film de Todd Haynes.
Les meilleurs films de l’actrice nous racontent qu’elle n’est pas celle que l’on croit. Beaucoup l’ont dédoublée, générant toujours plus de rêveries à partir de son reflet – être ou ne pas être un sex-symbol ? La reine Padmé de Star Wars avait sa doublure, le cygne blanc de Black Swan son alter ego monstrueux. La biologiste de Annihilation se battait en duel avec une réplique extraterrestre d’elle-même… L’objet de désir, dans Closer, se diffractait entre la strip-teaseuse à perruque rose et la femme enfant aux yeux tristes. Rares sont les œuvres qui ont su faire entrer à ce point le génie de Portman. En salles ce mercredi, May December en fait partie, bijou de mélodrame ironique et variation sur le spectacle des apparences.

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📸 @odieuxboby
✍️ Sandra Onana

La une de Libération du mercredi 24 janvier 2024


 Agriculteurs : anatomie d'une lutte

La une de @liberationfr ce mercredi

Endeuillé mardi par la mort d'une éleveuse, le mouvement monte en puissance, faisant craindre l'enlisement au gouvernement.


📸 Christophe Archambault / AFP

Hausse du prix de l'électricité

 

Les tarifs de l’électricité vont augmenter de 8,6 % à 9,8 % au 1ᵉʳ février, a annoncé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, invité du journal de 20 heures de TF1, dimanche 21 janvier. « La facture d’électricité sur les tarifs heure pleine-heure creuse va augmenter de 9,8 % au 1er février et sur les tarifs de base de 8,6 %. C’est-à-dire que pour 97 % des ménages français l’augmentation sera sous les 10 % », a-t-il déclaré sur le plateau du « 20 heures » de TF1.
Cette hausse est la conséquence de la fin progressive du bouclier énergétique, lancé à l’automne 2021 par le gouvernement pour limiter les hausses des tarifs de l’électricité et du gaz. Le ministre a évoqué dimanche soir une décision « difficile » justifiée par le souhait de « sortir du “quoi qu’il en coûte” » et de préserver l’équilibre des finances publiques. « Nous revenons à la normale », a-t-il assuré.
Cela concerne près de 20 millions de ménages abonnés à l’électricité, dont 10,6 millions au tarif de base, c’est-à-dire le tarif bleu d’EDF, fixe sans heures creuses. Pour environ 400 000 abonnés particuliers ayant souscrit une option dite « effacement jour de pointe », le tarif augmentera de 10,1 %. Ces abonnés paient un tarif plus avantageux mais s’engagent en échange à réduire leur consommation les jours où la consommation nationale est très importante, par jours de grand froid par exemple. Pour les petites entreprises et abonnés non résidentiels, la hausse sera comprise entre 5,2 % et 8 %, selon les contrats.

Photo : Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, à la sortie du conseil des ministres, mercredi 18 janvier, à Paris. JULIEN DE ROSA / AFP

Agnès Jaoui mis à l'honneur au prochain César

 

Agnès Jaoui va recevoir un César d'honneur, le 23 février prochain !

Avec six César, la réalisatrice du Goût des autres est l'artiste féminine la plus primée par l'académie. Elle sera cette fois récompensée pour l'ensemble de son œuvre.

lundi 22 janvier 2024

La une de Libération du mardi 23 janvier 2024

 
Extrême droite en Bretagne, la marée monte
La une de @liberationfr ce mardi

Tentative d'incendie d'une mosquée, tracts nazis, intimidations en tous genres... La région, qui était plutôt épargnée jusque-là, est désormais en proie à un activisme inédits de groupes violents.

«La Tête froide»

 

🎥 «La Tête froide», premier long métrage de Stéphane Marchetti @stephmarchetti avec @florenceloiretcaille
L’action se situe en France, dans les Alpes et suit Marie, vivant, seule dans son mobil-home, embourbée dans des problèmes d’argents, de loyers impayés, travaillant au black dans une boîte de nuit et capitalisant sur un trafic de cigarettes achetées à bas prix dans un village italien en traversant la frontière. Un flic, son amant, la renseigne sur les éventuels barrages. Le hasard veut qu’elle croise la route d’un jeune réfugié gambien, Souleymane (Saabo Balde), qui a besoin d’argent et lui propose de la brancher sur une filière de passeurs. Le film est le récit de cet engrenage où l’altruisme de Marie et la gestion de ses intérêts de femme au bord du gouffre social entrent sans cesse en résonance. Florence Loiret Caille est parfaite dans le rôle d’une femme à la fois volontaire mais perdue, qui trace sa route, veut aider et s’en sortir, portant secours tout en s’impliquant dans une activité qui la met hors la loi.

Lire la critique en entier sur Liberation.fr


✍️ Didier Péron
📸 UFO Distribution

Il faut arrêter de se voiler la face et régulariser les gens qui veulent travailler

 

La casserole aura décidément été le symbole de la présidence Macron. Voilà que les chefs cuisiniers sont appelés à descendre dans la rue armés de leurs casseroles, ce dimanche, à l’occasion de la manifestation contre la loi immigration, adoptée par le Parlement en décembre. Dans une profession peu réputée pour se mêler de politique, la chose est assez rare pour être soulignée. «Bien sûr que j’irai, témoigne Alessandra Montagne, cheffe de Nosso et de la cave à manger Tempero dans le XIIIe arrondissement parisien. Ce qui se passe, c’est terrible. J’adore ce pays qui est devenu le mien [elle est née au Brésil, ndlr], dont j’ai pris la nationalité. J’accomplis mes devoirs de citoyenne et je ne râle pas. Mais cette loi me choque. Elle durcit la venue et la régularisation des gens qui travaillent. Dans ces conditions, moi qui suis depuis vingt-quatre ans en France, je n’aurais jamais pu m’y installer. Or, ici j’ai créé des emplois et participé, via les impôts, à la société.»
A l’instar de plusieurs centaines d’autres chefs plus ou moins médiatiques, Alessandra Montagne a signé le manifeste du collectif «En cuisine contre la loi raciste». Ce dernier regroupe des chefs et des associations engagées pour une gastronomie durable, écologique ou encore pour l’intégration des réfugiés par la cuisine. «A table, comme en cuisine, chacun·e a sa place en France. La cuisine française, à travers les siècles, est le délicieux fruit du métissage des populations d’ici et d’ailleurs… […] Dans nos cuisines, nombre d’emplois sont occupés par des étranger·ères (50 % en Ile-de-France – selon l’Insee) alors que 200 000 postes restent non pourvus dans le pays, peut-on lire dans le texte. Nous avons besoin des personnes immigrées, très nombreuses à se tourner vers nos métiers, dans un secteur qui peut et doit former, recruter et faire évoluer des dizaines de milliers de personnes. C’est pourquoi nous affirmons que nos tables comme nos cuisines doivent rester ouvertes à toutes et tous, inconditionnellement.»

👉 L'intégralité de l'article de Kim Hullot-Guiot est à lire dans l'appli Libé


📷 Estelle Ruiz / @hanslucas.photo via @afpphoto

Agnès Jaoui

 

Assombrie par le décès de proches en Israël lors de l'attaque du 7 octobre, @agnesjaoui prend le parti du rire salvateur et joue une mère juive dont le décalage moque tendrement l’obsession identitaire. Le portrait Libé du jour lui est consacré. Extrait :
L’actrice, scénariste et réalisatrice pousse la porte du salon de thé, ensevelie sous une avalanche d’habits, les frilosités de janvier et les mises à nu se combattant à l’identique.
Dans «le Dernier des Juifs», elle campe une dialysée vivant avec son fils de 27 ans dans une cité vidée de sa population juive. A l’écran, le duo diffuse une mélancolie tendre. Prévenant, Ruben cache à sa mère la disparition des enseignes casher comme ses incartades avec sa voisine, musulmane et mariée, tout en séchant assidûment ses cours de krav maga. De son balcon, Giselle observe les couleurs de peau dominantes, et initie, sans réelle velléité de déménager, l’inéluctable départ. «Agnès a une intelligence comique assez unique… J’étais persuadé qu’on allait s’entendre sur une forme de détachement, de distance, afin que le film ne vire pas au cliché identitaire», témoigne Noé Debré, le réalisateur, qui dépeint une actrice sans narcissisme, ni idées arrêtées : «Elle aime qu’il y ait une dialectique à l’intérieur des films, ceux des autres comme les siens.»
Depuis l’attaque du 7 octobre, le titre du film résonne tragiquement. Devant sa tasse de lapsang souchong, la fille de libertaires tunisiens, membres, dans leur jeunesse, d’un mouvement sioniste communiste, avoue n’avoir aucune envie de devenir le chantre d’une judéité qu’elle n’a jamais exposée. «Je ne suis ni pratiquante, ni croyante, ni politologue, ni spécialiste du Moyen-Orient, mais il est devenu compliqué de se taire.» Deux de ses proches, âgées de 80 et 12 ans ont été tuées, trois autres enlevés. Si Erez Calderon, 12 ans, et sa sœur Sahar, 16 ans, ont été libérés en novembre, Ofer, leur père, est toujours otage. Regard las et timbre ébréché, celle qui espère toujours une solution à deux états regrette que le Hamas ait ciblé la gauche progressiste.


👉 L'intégralité du portrait par Nathalie Rouiller est à lire dans l'appli Libé

📷 @romixalizee

dimanche 21 janvier 2024

Un dimanche de mobilisation pour éviter la promulgation

 

Tandis que le RN et Les Républicains savourent leur réussite au Parlement et que le Président espère qu’une partie du texte sera censurée par le Conseil constitutionnel fin janvier, la gauche cherche des solutions pour défendre ses convictions.
Une grande marche est prévue ce dimanche pour exiger la non-promulgation de la loi. Des personnalités politiques, syndicales et artistiques (Marina Foïs, Alice Diop, Swann Arlaud, Alice Zeniter…) ont publié une tribune dans Mediapart et l’Humanité pour se retrouver dans la rue. En nombre, espèrent-ils. A Paris, ils partiront du Trocadéro à partir de 14 heures.
«C’est un tournant dangereux dans l’histoire de notre république. D’abord parce que cette loi ne répond pas aux causes de l’exil forcé d’hommes, de femmes, d’enfants fuyant les guerres ou le réchauffement climatique, ni aux défis de l’accueil dans la dignité ni au défi de la définition d’une politique digne et humaine d’intégration. Ensuite, parce qu’elle a été rédigée sous la dictée des marchands de haine qui rêvent d’imposer à la France leur projet de préférence nationale», écrivent-ils. Un cri rejoint par un collectif de 321 maires de gauche et écologistes qui appellent également à manifester contre «un recul inédit des protections et des droits garantis aux étrangers» en France.
Des manifestations, mais aussi des rapports. Le think tank Terra Nova a étudié quinze mesures de la loi pour comparer leur proximité «plus ou moins faible» avec les propositions de Marine Le Pen lors de sa dernière campagne présidentielle. Le délit de séjour et la fin de l’automaticité du droit du sol illustrent pour le think tank une «victoire idéologique» du Rassemblement national.

👉 L'intégralité de l'article de Rachid Laïreche est à lire dans l'appli Libé


📷 @stephanelagoutte

La une de Libération du lundi 22 janvier 2024

 
Agriculteurs : mûrs de colère. C'est la une de Libération lundi.

📷 Ed Jones / AFP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...