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mercredi 24 janvier 2024

"Le règne animal" et "Anatomie d'une chute" trustent les nominations aux césars 2024

 

Après les oscars américains qui ont révélé mardi la liste finale de leurs nommés, décernant cinq nominations au film Anatomie d’une chute qui poursuit son ascension internationale, c’était au tour des césars français d’annoncer leur compétition de films sélectionnés par l’académie de ses 4 694 votants. Le long-métrage de Justine Triet est encore porté aux nues, avec 11 nominations, mais il s’est trouvé concurrent à sa mesure : Le règne animal, de Thomas Cailley, est nommé à 12 reprises.
La cérémonie, qui aura lieu le vendredi 23 février à l’Olympia (Paris), diffusée en clair sur Canal +, aura pour présidente Valérie Lemercier, et décernera deux césars d’honneur, l’un à la comédienne Agnès Jaoui, l’autre au cinéaste Christopher Nolan.

👉 Plus d'infos sur Liberation.fr

📸 Régis Dubignau / Reuters

mardi 23 janvier 2024

Anatomie d'une chute nommé dans cinq catégories pour les Oscars

 

Meilleur film, meilleur scénario original (Justine Triet et Arthur Harari), meilleure réalisation (Justine Triet), meilleure actrice (Sandra Hüller), meilleur montage (Laurent Sénéchal)… Les nominations pour les oscars ont plu pour le film français Anatomie d’une chute. Un suspense bien chauvin. En cause, le choix par le comité de sélection français de ne pas présenter Anatomie d’une chute de Justine Triet dans la catégorie oscar du meilleur film étranger mais la Passion de Dodin Bouffant de Tran Anh Hùng, et ce au terme d’un vote d’une commission ad hoc de sept personnes en septembre qui a surpris.

📸 @martincolombet

La une de Libération du mercredi 24 janvier 2024


 Agriculteurs : anatomie d'une lutte

La une de @liberationfr ce mercredi

Endeuillé mardi par la mort d'une éleveuse, le mouvement monte en puissance, faisant craindre l'enlisement au gouvernement.


📸 Christophe Archambault / AFP

mardi 9 janvier 2024

Anatomie d'une chute signe un magnifique doublé aux Golden Globes

 

Le film de Justine Triet a remporté le prix du meilleur scénario (co-écrit avec Arthur Harari), face à Killers of the Flower Moon ou Oppenheimer, et celui du meilleur film en langue non-anglaise, où concourrait notamment La Zone d'intérêt. De bon augure pour les Oscars !

📷 Arroyo-OConnor/AFF/ABACA

mardi 12 décembre 2023

"Anatomie d'une chute" au Golden Globes

 

On n'arrête plus Anatomie d'une chute ! Après avoir raflé les principaux prix aux European Film Awards ce week-end (photo), la Palme d'Or 2023 a décroché quatre nominations aux Golden Globes dans des catégories prestigieuses : meilleur film dramatique, meilleure actrice pour Sandra Hüller, meilleur scénario original pour Justine Triet et Arthur Harari et meilleur film en langue non anglaise.
Barbie de Greta Gerwig est le film le plus nommé (9) devant Oppenheimer de Christopher Nolan (8), Killers of the Flower Moon de Martin Scorsese (7) et Pauvres créatures de Yorgos Lanthimos (6).

Rendez-vous sur le site de Première pour retrouver toutes les nominations aux #GoldenGlobes

dimanche 20 août 2023

Justine Triet et Sandra Hüller

 

🎥 La cinéaste Justine Triet et la comédienne Sandra Hüller, révélée par «Toni Erdmann» évoquent un tournage où elles ont traqué le naturel et pourchassé les clichés, creusant jusqu’au vertige le rapport de rivalité homme-femme au cœur du récit.

💬 𝗘𝘅𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁 :
- Libération : Comment vous êtes vous rencontrées ?

@justine.triet : La première rencontre, c’est au festival de Berlin en 2012, Sandra m’a remis un prix pour mon court métrage Vilaine Fille, Mauvais Garçon. Je me souviens qu’on avait eu, non pas un crush, mais disons…

Sandra Hüller : Une connexion…

J.T. : On s’était dit qu’on se reverrait, mais ça n’a pas eu lieu. Puis la découverte de Toni Erdmann de Maren Ade, en 2016, a été un énorme choc, j’ai vu le film plusieurs fois et j’ai essayé de comprendre comment elles avaient travaillé jusqu’à parvenir à une telle évidence entre la personne et le personnage. Puis je lui ai proposé de rejoindre le tournage de Sibyl où il s’agissait d’un rôle secondaire, mais Sandra ne pense pas du tout en termes de gros ou petits rôles, ce qui est assez rare dans ce milieu où ça obsède les gens. Après Sibyl, j’avais l’impression qu’on avait commencé quelque chose qu’il fallait poursuive. Tout comme j’avais déjà fait deux films avec Lætitia Dosch, puis deux films avec Virginie Efira… Il y avait une sororité entre nous que j’ai ressentie dès le début. J’aime sa façon d’être à la fois très précise sur ce qu’elle fabrique et d’avoir un lâcher-prise total.

S.H. : Je ne travaille jamais en me disant : «Ceci est mon personnage, il est comme ça, il ne ferait jamais ça…» Sur le plateau, on modifie beaucoup d’inflexions, d’attitudes et d’intentions d’une prise à l’autre et on se trompe aussi souvent car on peut croire qu’on a été juste là et mauvaise là, alors qu’au final, c’est l’option qui semblait ratée qui va l’emporter au montage. Il faut toujours s’efforcer de penser contre l’angle qui nous paraissait a priori ou théoriquement le meilleur. [...]

👉 L'intégralité de l'interview est à lire dans l'appli Libé

📸 @audoin_desforges

lundi 22 mai 2023

Justine Triet

 

Vérifié

Elle a dirigé @efira_virginie dans “Victoria“ et “Sibyl”, mis en scène des héroïnes à la fois fortes et perdues depuis son premier long métrage, “La Bataille de Solférino” (2013).
▪ La réalisatrice française Justine Triet, 44 ans, revient en compétition au Festival de Cannes avec son nouveau film, “Anatomie d’une chute”, autour du procès d’une écrivaine (incarnée par la comédienne allemande Sandra Hüller), soupçonnée d’avoir tué son mari.

▪ Rencontre avec une féministe inspirée.

💬 Après la sortie de “Sibyl”, en 2019, j’ai eu envie de filmer à nouveau un procès, comme dans “Victoria“, et de retravailler sur les relations entre hommes et femmes, un sujet qui m’intéresse depuis “La Bataille de Solférino”, qui observait les suites d’une séparation.
💬 L’idée de raconter l’histoire d’une chute est venue très vite : la « chute » d’un couple, mais aussi celle d’un corps, celui du mari de l’héroïne, retrouvé mort au pied de sa maison.

✍️ Un entretien signé Cécile Mury à lire en intégralité sur Télérama.fr

📸 @justine.triet, à Paris le 4 mai 2023.
Photo @jean_francoisrobert pour Télérama

dimanche 21 mai 2023

Sandra Hüller

 

Une absence remarquable de tout ce qui pourrait être superflu. 
Généreuse dans sa disponibilité, Sandra Hüller sourit peu et ne fait pas de charme, écoute attentivement et répond avec précision, très simplement, presque sans adjectifs, hésite à peine, ne se répète pas. 
Une idée, quelques phrases articulées avec douceur, point, ses yeux dans les vôtres, question suivante. 
Parfois, «c’est trop intime» ou «je ne souhaite pas répondre», limites fixées clairement mais sans aucune animosité. 
Si l’entretien est une danse, Sandra Hüller maîtrise sa sarabande. L’actrice originaire d’Allemagne de l’Est, où elle est née de parents pédagogues onze ans avant la chute du mur, avait profondément marqué les esprits en femme d’affaires au bord de la crise de nerfs dans Toni Erdmann de Maren Ade. Depuis le succès de cette comédie gaga nommée pour une palanquée de prix prestigieux en 2016, Sandra Hüller n’avait pas remis les pieds sur la Croisette. 
La revoilà avec fracas, en compétition officielle dans deux rôles diamétralement opposés chez Justine Triet (Anatomie d’une chute) et Jonathan Glazer (The Zone of Interest).

Chez le cinéaste britannique, elle est Hedwig Höss, l’épouse glaciale de l’officier SS Rudolf Höss qui commanda pendant près de quatre ans le camp d’Auschwitz-Birkenau. En tant qu’actrice allemande remarquée hors de son pays, ce n’est pas la première fois qu’on lui propose un rôle de nazie mais elle avait toujours décliné. 
«Je ne voyais pas la moindre raison de me mettre dans la peau de ces gens. Ça ne m’intéressait pas.» Ce qui l’intéresse, c’est avant tout que ce soit un projet de Glazer, chez qui elle sent quelque chose «qu’il ne pouvait même pas encore expliquer à ce moment-là», à savoir que ce ne sera pas «un énième film de nazis mais un film sur un contraste. 
Son approche m’a convaincue. 
C’est un point de vue que je n’avais encore jamais vu jusque-là»

Le portrait complet de Sandra Hüller par @miraclecacao est à lire dans l'app Libération et dans le cahier Cannes que vous trouverez lundi avec votre édition de Libé

📸 @martincolombet



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