dimanche 4 août 2024

Ledecky dans la légende

 

Neuvième titre olympique pour l'Américaine Katie Ledecky avec sa victoire au 800 m nage libre ! C'est un record en individuel chez les femmes (elle dépasse Jenny Thompson). 

L'Américaine égale le record de Larissa Latynina, femme la plus titré aux Jeux Olympiques.

📸 @franckseguinphoto / L'Equipe - Presse Sports

D'où vient la polémique visant la boxeuse algérien Imane Kkelif ?

 

D’où vient la polémique visant la boxeuse algérienne Imane Khelif ?
Depuis la défaite de la boxeuse italienne face à l’algérienne Imane Khelif, les déclarations remettant en cause son droit à concourir dans la catégorie «femme» se multiplient. En s’appuyant souvent, sans aucune prudence, sur des informations non vérifiées.
Rarement un combat de boxe féminine de la catégorie moins de 66 kg aura autant fait réagir. Dès le deuxième coup porté au visage par la boxeuse algérienne Imane Khelif, sa concurrente italienne, Angela Carini demande un temps mort, visiblement sonnée. «Ça fait extrêmement mal ! Ce n’est pas juste», lance-t-elle à son entraîneur, avant d’abandonner. Elle s’époumone : «Ce n’est pas juste ! Ce n’est pas juste !», avant que ne soit annoncée victorieuse l’algérienne Imane Khelif.
Si la boxeuse italienne s’est depuis excusée pour sa réaction, le combat a suscité une controverse internationale. «Je sais que tu n’abandonneras pas, Angela, et je sais qu’un jour tu gagneras avec efforts et sueurs ce que tu mérites. Dans une compétition enfin équitable», s’est ainsi fendue la cheffe du gouvernement d’extrême-droite, Giorgia Meloni, dans une publication X laconique. La critique de son ministre Matteo Salvini, va plus loin dans un post publié sur X avant même le combat, le 30 juillet : «La boxeuse trans algérienne - interdite des championnats du monde de boxe - peut participer aux JO et affrontera notre Angela Carini. […] Assez des folies de l’idéologie «woke» !».

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✍️ Enzo Quenescourt et Alexandre Horn
📸 John Locher/AP

Une équipe de France mixte en or

 

Des combats interminables, des rebondissements, de la sueur et des larmes : la finale tant attendue entre la France et le Japon n’a pas déçu. L’équipe nippone démarrait fort, menant 2-0. C’est alors que Teddy Riner se dresse face à Tatsuru Saito, le lourd japonais qu’il n’avait pas affronté la veille.
Au terme de 7 minutes de combat, le triple champion olympique finit par remettre la France sur les rails. Las, Sara Léonie-Cysique s’incline ensuite face à la super-légère Natsumi Tsunoda, sacrée en -48 kilos il y a une semaine. A 3-1 : la victoire est obligatoire.
Sur le papier, mission impossible pour Joan-Benjamin Gaba, qui doit affronter Hifumi Abe, l’invincible double champion olympique japonais… Là encore, Gaba fait mentir la terre entière : au bout de quasiment 9 minutes de combat, il remet la France dans la partie en faisant trébucher l’icône nippone. Derrière, Clarisse Agbégnénou revient à égalité en effaçant Miku Takaichi, là encore lors d’une longue prolongation. C’est l’heure de la roulette russe : deux combattants choisis au hasard doivent revenir s’affronter… et ça tombe sur Teddy Riner !
Combat étouffant, serré qui se conclut passé les 6 minutes sur, encore et toujours, un ippon du géant français sur Saito. Coda idéale pour ce tournoi olympique. Les judokas français ont leur 10 médailles (leur objectif), dont 2 en or. Et on sait à qui on les doit.

✍️ Guillaume Gendron
📷 Kim Kyung-Hoon / Reuters

samedi 3 août 2024

Kamala Harris assurée de devenir la candidate démocrate

 

Kamala Harris est désormais assurée de devenir la candidate des démocrates à l'élection présidentielle de novembre, après avoir recueilli le soutien de plus de la moitié des délégués lors d'un vote en ligne, a annoncé vendredi son parti.
La vice-présidente américaine s'est dite "honorée" d'avoir dépassé ce seuil avant la clôture du vote lundi. La quinquagénaire acceptera formellement cette investiture à la convention démocrate, prévue à Chicago, mi-août 

#AFP

En BMX les Français raflent les trois médailles d'un coup

 

Prenez 8 grands gaillards; posez-les sur des BMX, ces vélos qui évoquent des bécanes de enfants dont on aurait enlevé les petites roues. Lâchez la meute sur un circuit de bosses et de trois virages relevés. Du moto-cross à la forces des cuisses, des jambes qui moulinent à vitesse grand V, 60 km/h au bout de quelques secondes des adversaires qu’on tasse dans les virages et au bout d’une trentaine de secondes, Joris Daudet devant, Sylvain André et Romain Mahieu. Lequel a célébré quelques minutes plus tard le sacre de sa compagne, l’Australienne Saya Sakakibara. A Tokyo les trois mêmes s’étaient noyés en finale avec les 4e, 6e et 7e places. Une quatrième (André), une sixième (Mahieu) et une septième place (Daudet). Un authentique naufrage, convient Julien Sastre, «dévasté» au soir du Waterloo nippon.
Mais à quand remonte le dernier triplé français aux Jeux d’été ? A pile un siècle aux Jeux de Paris, en 1924, en gymnastique au saut de côté. Aux Jeux d’hiver, c’est bien plus récent, 10 ans, en skicross à Sotchi. Le triplé au BMX vendredi soir est tout sauf un surprise. Sans forfanterie, l’entraîneur des Bleus La France avait annoncé les ambitions : «Plus que de gagner, notre mission presque impossible est de tout prendre, très clairement. C’est pour ça qu’on est là et c’est qu’on va aller chercher».

✍ Gilles Dhers

📷 Mauro Pimentel / @afpphoto

vendredi 2 août 2024

Léon Marchand décroche une quatrième médaille d'or historique

 

Sacré sur le 200 m 4 nages, Léon Marchand s'offre une quatrième médaille d'or aux JO de Paris 2024
Exceptionnel Léon Marchand ! Après le 400 m 4 nages, le 200 m papillon et le 200 m brasse, le Français de 22 ans a remporté vendredi le 200 m 4 nages. Il totalise désormais quatre médailles d'or aux JO de Paris 2024.
📸 @franckseguinphoto / L'Equipe

Le Hezbollah promet à Israël "une riposte très bien étudiée"

 

Les yeux rougis de larmes, des hommes se recueillent en silence au milieu du brouhaha causé par la foule qui scande des slogans à la gloire du Hezbollah, au sein du complexe Sayyid Al-Chouhada, dans la banlieue sud de Beyrouth, jeudi 1er août. Ces centaines de sympathisants du parti chiite libanais, hommes et femmes vêtus de noir, brandissent le portrait de Fouad Chokr, le chef militaire tué dans une frappe revendiquée par Israël, mardi 30 juillet. Des combattants en uniforme d’apparat et béret rouge ont porté son cercueil, recouvert du drapeau jaune du Parti de Dieu, au rythme de la parade militaire. La prière achevée, le visage d’Hassan Nasrallah apparaît sur les écrans de l’auditorium, devant un fond rouge.
« Vous vous êtes peut-être réjouis des massacres, mais vous allez bientôt pleurer. Vous ne savez pas quelles lignes rouges vous avez franchies », dit le « sayyid » (titre honorifique donné aux descendants du prophète de l’islam) Hassan, à l’adresse d’Israël.

Retrouvez la suite de notre article en suivant le lien dans la bio. #Lemonde 

L'Algérie soutient sa boxeuse Imane Khelif

 

Depuis le combat de jeudi, la polémique n’a cessé de gonfler, renforcée par les propos de personnalités comme Elon Musk, Giorgia Meloni, Matteo Salvini ou J. K. Rowlings. Le nom d’Imane Khelif est maintenant cité dans la campagne présidentielle américaine par les partisans de Donald Trump. Une tempête mondiale qui semble laisser de marbre l’athlète mais amplifie le soutien et l’identification des Algériens avec la boxeuse.
En 2023, après sa disqualification lors des championnats du monde féminins de boxe, à New Delhi, faute d’avoir satisfait aux tests d’éligibilité à une participation en catégorie féminine, elle avait jugé, amère, que « des gens ont conspiré contre l’Algérie pour que notre drapeau ne soit pas hissé et pour que la médaille d’or ne lui revienne pas ». Des propos qui ne pouvaient que faire taire les contempteurs conservateurs du sport féminin en Algérie.

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Teddy Riner rentre dans la légende

 

Riner dans la légende du judo. Ca y est, l’ogre tricolore de 35 ans a fait tomber le dernier record qu’il lui manquait : égaler le triplé olympique du super-léger japonais Tadahiro Nomura (le Français, en prime, peut aussi dire qu’il a deux bronzes d’avance sous le coude). Et sur un ippon d’une netteté absolue, face au champion du monde en titre, le Coréen Minjeong Kim. Stratosphérique.

✍ Guillaume Gendron

📷 Luis Robayo / @afpphoto

Romane Dicko repart avec la médaille de bronze

 

Romane Dicko en bronze. Ce n’est pas la couleur qu’elle souhaitait. La favorite française chez les + de 78 kilos essaiera de s’en consoler, victorieuse dans le combat pour la médaille de bronze de la Serbe Milica Zabic sur un astucieux changement de direction suivi par une immobilisation. En sortant du tapis, la jeune française enlace longuement son père, qui la couve depuis des années et lui avait offert sa ceinture fétiche, louant «Travail, détermination, engagement, volonté et sérieux.»

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✍ Guillaume Gendron

📷 Luis Robayo / @afpphoto

La une de Libération du week-end

 

Or normes. C'est la une de @liberationfr ce week-end.
Teddy Riner a remporté son troisième titre olympique en individuel vendredi alors que Léon Marchand réalisait l'exploit avec une quatrième médaille d'or à Paris en seulement une semaine.

📷 Jonathan Nackstrand / @afpphoto et Arlette Bashizi / @reuters

jeudi 1 août 2024

Est-il vrai que l'on mange si mal sur les sites olympiques parisiens ?

 

Pour les exigeantes papilles des athlètes, la nourriture servie au village et ailleurs ne serait pas toujours d’un très haut niveau olympique. Peut-être est-ce en raison de la réputation de la France en ce domaine qui fait que les retours sont particulièrement durs. Les gymnastes américaines, qui ont raflé l’or par équipes mardi soir, ont répondu de but en blanc à la question en conférence de presse mercredi : «Je ne pense pas que ce soit de la cuisine française comme celle que vous mangez en dehors du village», répond, diplomate, la superstar Simone Biles. «Pour nous, c’est un peu plus… sain.» Réponse franche de la benjamine, Hezly Rivera : «Je ne pense pas que ce soit très bon […] En tout cas pas au réfectoire.» Cécile Landi, l’entraîneuse de Biles, résume : «C’est vrai qu’elles sont déçues, et il y a un manque de stock. On nous dit “revenez dans dix minutes j’ai plus de ça”, mais pour les athlètes, ça change tout d’attendre dix minutes !» Pire : quand les steaks hachés, pizzas et autres mets lambda leur courent sur le haricot, elles se rendent au Carrefour du village…
Côté spectateurs, les offres dans les stades reçoivent aussi des avis mitigés. Beaucoup se plaignent des menus calibrés au goût international, à coups de hamburgers et de hot dogs. Même s’il y a des plats végétariens partout, on ne se réjouit pas forcément d’un mac and cheese burger végé (qu’est-ce ?) à 10 € quand il fait 30°… Au Grand Palais, devant la finale entre les sabreuses Manon Apithy-Brunet et Sara Balzer, une collègue a opté pour un bun végétarien : «Verdict : un pain plutôt moelleux, mais une garniture fade, à base d’aubergines aqueuses et de pesto quasi surgelé. “Miskine”, résume notre voisin de tribune. Le sandwich baguette n’avait pas l’air beaucoup plus appétissant.» A la fan-zone de l’hôtel de ville, difficile de faire la fine bouche. Entre des sandwichs, hot dogs et croque-monsieur, le fan-zoneur affamé doit se contenter des basiques – à noter l’effort pour des poké bowls végé (11 €) et même un pain sans gluten pour le sandwich méditerranéen (7 €), hélas décevant comme tous les pains sans gluten.

✍ Marie-Eve Lacasse et Julie Lassale-Slama

📷 @denisallard

Le sacre pour Simone Biles au concours général de gymnastique artistique

 

@simonebiles l’avait confié dans le documentaire Netflix qui lui est consacré : la gymnaste qui lui fait le plus peur est la Brésilienne Rebeca Andrade. L’Américaine a du flair : jusqu’au bout, sa rivale a menacé de prendre la première place du concours général de gymnastique, qui lie saut de cheval, barres asymétriques, poutre et sol. Finalement, grâce à son mouvement au sol d’une grâce époustouflante jeudi, au terme d’une compétition mêlant chutes, énorme pression et regards en biais, la superstar américaine a récupéré son titre de Rio en 2016. Dans une Bercy Arena hurlante, où s’ambiançaient notamment Zidane, Kendall Jenner et l’indéboulonnable Snoop Dogg, elle rafle sa neuvième médaille olympique, ornée de son justaucorps bleu pailleté. On l’aperçoit depuis les étoiles.

✍ Julie Lassale-Slama

📷 Hannah McKay / @reuters

La une de Libération du vendredi 2 août 2024

 

On t'a dans la peau Léon. C'est la une de Libération ce vendredi.
D’ores et déjà star de ces JO de Paris, le jeune nageur toulousain concourt ce vendredi pour une quatrième médaille d’or.

📷 Marko Djurica / @reuters

Qu'est-ce qui se cache derrière la chorégraphie de Simone Biles ?

 

Quand @simonebiles s’élance dans une diagonale, le monde entier retient son souffle. Les scientifiques s’arrachent les cheveux pour tenter de comprendre ses envolées lyriques sur un praticable de seulement 12 mètres sur 12. Chaque réception maîtrisée est un moment de grâce au milieu du chaos. Un pied de nez à ces Jeux de Tokyo de 2021 qui ont vu la plus grande gymnaste de l’histoire déclarer forfait à cause de dangereuses pertes de repères dans l’espace. Trois ans après, dans la salle de l’Arena Bercy, la doyenne de l’équipe américaine (27 ans, 37 médailles mondiales) devrait montrer sa renaissance olympique lors de son mouvement au sol.
Dans cet exercice exigeant d’une minute et trente secondes, les juges notent la puissance acrobatique, mais aussi l’élégance chorégraphique, la faculté des athlètes à imposer leur supplément d’âme. Ainsi, sur les grosses basses de Ready for It ? de Taylor Swift (qui n’a pas manqué de tweeter son admiration pour Simone Biles quand le choix de musique a été dévoilé) et de Delresto (Echoes) de Travis Scott et Beyonce, la superstar américaine s’adonne à une performance démesurée. Quatre diagonales ultra-efficaces, dont ses fameux Biles I et Biles II (un double salto arrière tendu avec demi-tour et un double salto arrière avec une triple vrille), rythmées par une chorégraphie aérienne, dynamique, mais sans fioritures. «Je voulais de longs mouvements très larges, fluides, sans l’embêter avec des petits gestes, analyse son chorégraphe français, Grégory Milan, qui est aussi préparateur artistique corporel de l’équipe de gymnastique française. Il fallait ce côté : “Je suis Simone, j’ai pas besoin d’en faire des tonnes.”»
Chaque élément porte en son sein l’écume du passé. Lors de son mouvement, l’athlète pousse un mur imaginaire, tape du poing, remonte ses manches. Pour Grégory Milan, c’est «une manière de casser les vitres, les barrières et les gens».

👉 L'intégralité de l'article de @julielslama est à lire dans l'appli Libé, lien en story
📷 @denisallard

"Cette haine qui se déverse en toute impunité en ligne je ne la supporte plus"

 

@barbarabutch a quitté Paris. Depuis un peu moins d’une semaine, elle reçoit en permanence des messages d’insultes et menaces de mort. Raison pour laquelle elle a annoncé avoir déposé plainte pour «cyberharcèlement» le lundi 29 juillet, ce qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. Sur Instagram, la DJ témoigne être visée par une campagne de haine en ligne, «particulièrement violente» après sa participation au tableau «Festivité» de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024, vendredi 26 juillet. Dans cette séquence filmée sur la passerelle Debilly et sous le feu ininterrompu de la polémique depuis, cette figure de la communauté queer apparaissait entourée, entre autres, de Nicky Doll, drag-queen animatrice de l’émission Drag Race France, Fauve Hautot, danseuse de l’émission Danse avec les stars, ou encore par le chanteur Philippe Katerine déguisé en Dionysos bleu.
Un tableau qui devait célébrer l’amour de la fête au sein de la culture française, entre défilés de mode et séquences de danse, mais interprété d’une tout autre façon par ses détracteurs politiques – encore qualifié de «honte» par le candidat à la présidentielle américaine Donald Trump lundi 29 juillet. Si la députée d’extrême droite Marion Maréchal s’est insurgée dès le soir de la cérémonie de cette «propagande woke», les représentants de l’Eglise catholique française ont également dénoncé «des scènes de dérision et de moquerie du christianisme», croyant reconnaître une reproduction de la La Cène de Léonard de Vinci, inspiration démentie par le directeur artistique Thomas Jolly. Depuis, la DJ reçoit «des milliers» de messages à caractère homophobe, antisémite, sexiste et grossophobe. Pour Libé, elle revient sur la violence qu’elle subit depuis la cérémonie d’ouverture.

👉 L'intégralité de l'interview par Lara Clerc est à lire dans l'appli Libé

📷 Domine Jerome / ABACA

Poète devenue essayiste Annie Le Brun est décédée

 

Elle était la dernière grande représentante du surréalisme, source qui irrigua toujours son œuvre. Elle y défendait le merveilleux des images face à leur appropriation comme objet de plus-value par le capital ("Ceci tuera cela", éd. Stock, 2021 ; "La Vitesse de l’ombre", éd. Flammarion, 2023).
Née à Rennes en 1942, elle avait rencontré André Breton et le mouvement surréaliste dans les années 1960, alors qu’elle était étudiante à Paris, inaugurant alors une œuvre de poète portée par cet élan d’« insurrection lyrique », par « ce feu qui se manifeste en chacun de nous à l’adolescence [et] ne demande qu’à se raviver ».


Parallèlement spécialiste de Sade (« Soudain un bloc d’abîme , Sade », 1986), mais aussi du roman gothique et de Victor Hugo, elle avait choisi de s’éloigner de la forme poétique, dans les années 1980, pour se tourner vers l’essai, soucieuse de réfléchir et approfondir ce qui était devenu sa grande préoccupation : l’insoumission devant l’ordre des choses façonné par le capitalisme triomphant et l’incapacité d’une pensée critique à s’y opposer. « Appel d’air » (1989), « Du trop de réalité » (2000), « Ce qui n’a pas de prix ». « Beauté, laideur et politique » (2018), puis « Ceci tuera cela. Image, regard et capital » (2021) témoignent de cette réflexion.

📸 Richard Dumas/Agence VU

Israël annonce avoir tué le chef de la branche armée du Hamas

 

L'armée israélienne a annoncé que le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif, avait été "éliminé" dans une frappe le 13 juillet dans la bande Gaza, où Israël est en guerre contre le mouvement islamiste palestinien depuis près de dix mois.
"L'armée israélienne annonce que le 13 juillet 2024, des avions de combat ont mené des frappes dans la région de Khan Younès, et à la suite à d'une analyse de renseignements, il peut être confirmé que Mohammed Deif a été éliminé", a indiqué un communiqué militaire.
"Deif a dirigé, planifié et exécuté le massacre du 7 octobre", a ajouté l'armée en référence à l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien, qui a entraîné la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas d dans la bande de Gaza avait indiqué que les frappes du 13 juillet avaient fait plus de 90 morts dans la région de Khan Younès (sud).
Mais le Hamas avait nié que Deif était parmi les victimes.
Chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, Deif était l'un des hommes les plus recherchés par Israël depuis près de trente ans et figurait sur la liste américaine des "terroristes internationaux" depuis 2015.
Selon l'armée israélienne, Deif a mené plusieurs attaques contre Israël au fil des années et opérait avec Yahya Sinouar, le chef du Hamas à Gaza.
"Pendant la guerre, il (Deif) a commandé les activités terroristes du Hamas dans la bande de Gaza en donnant des ordres et des instructions aux membres supérieurs de l'aile militaire du Hamas", a ajouté l'armée.
Lors de l'attaque du 7 octobre, 251 personnes avaient été enlevées, dont 111 sont toujours retenues en captivité à Gaza, parmi lesquelles 39 sont mortes, selon l'armée.
En riposte, Israël a lancé une offensive d'envergure à Gaza qui a fait jusqu'ici 39.480 morts, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, qui ne donne pas d'indications sur le nombre de civils et de combattants morts #AFP

📷 Photo d'archive, année 2000.

L'entrée en lice de Kamala Harris bouscule le statut de favori de Donald Trump

 

Donald Trump aurait sans doute de bonnes chances de retourner à la Maison Blanche si l’élection présidentielle avait lieu ces prochains jours. Pourtant, le sentiment d’inéluctabilité sur lequel s’était conclue la convention d’investiture républicaine de Milwaukee (Wisconsin), le 18 juillet, quelques jours seulement après une tentative d’assassinat contre l’ancien homme d’affaires, n’a pas résisté à l’électrochoc provoqué par la décision de Joe Biden, le 21 juillet, de renoncer à briguer un second mandat, au bénéfice de sa vice-présidente, Kamala Harris.
Les agrégateurs de sondages ont, en effet, mis en évidence un resserrement des intentions de vote au niveau national entre les deux candidats. L’écart entre le républicain et la démocrate est revenu dans la marge d’erreur, après le creusement qu’avait entraîné la prestation calamiteuse de Joe Biden, lors du premier débat présidentiel, le 27 juin. Ce fiasco avait relancé les interrogations sur sa capacité physique à conduire une campagne présidentielle disputée.
Ce rattrapage démocrate, qui commence également à se manifester dans chacun des Etats-clés où se jouera l’élection, est la traduction de l’engouement des sympathisants pour leur nouvelle cheffe de file, également attesté par une pluie de dons de campagne – plus de 200 millions de dollars (soit plus de 185 millions d’euros) en moins de dix jours.

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Photo : L’ancien président américain et candidat républicain à la présidentielle de 2024, Donald Trump, lors d’un rassemblement électoral, à Saint Cloud (Minnesota), le 27 juillet 2024. ALEX WROBLEWSKI / AFP

Douche froide pour les mi-lourds français

 

Les tricolores engagés ce jeudi à l’Arena Champs-de-Mars ont été tous deux éliminés dès les huitièmes de finale. D’abord la prétendante au titre Madeleine Malonga, vice-championne olympique, balayée par la Portugaise Patricia Sampaio, la 13e mondiale, dès son entrée en lice.
Quelques minutes plus tard, le Bondynois Aurélien Diesse livrait un combat homérique face au controversé porte-drapeau israélien Peter Paltchik, depuis que la photo de bombes destinées à la bande de Gaza qu’il avait dédicacées a refait surface sur les réseaux sociaux à l’entame des Jeux. Dans une ambiance éruptive, rythmée par une stressante derbouka dans le public, les fans israéliens donnaient le change aux supporteurs bleu-blanc-rouge, Diesse s’inclinait dans les prolongations d’un combat ultra-physique sur une troisième - et fatale - pénalité face l’ancien champion d’Europe.

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📷 @denisallard

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...