vendredi 29 novembre 2024

Etre jeune et vivre avec le VIH "c'est comme refaire un coming out"


Ils sont trentenaires, ou à peine, et séropositifs. Passé l’annonce, ils racontent l’après : les traitements, les rencontres, les amours, les enfants…
Alex, 26 ans, dans le marketing à Paris : «Il y a cinq ans, je contracte le VIH alors que je suis en échange à l’étranger pour mes études. Je pense tout de suite que c’est la fin. Dans les mœurs, le sida, c’est sale, dangereux, associé à la mort, etc. C’est la dégringolade. Je le dis tout de suite à mon compagnon, que j’ai rencontré là-bas et qui est aujourd’hui mon mari. Dans un premier temps, ça se passe mal, car il est persuadé d’avoir le virus lui aussi. Il est effondré, mais après une batterie de tests, il est bien séronégatif. Il décide de se battre avec moi, me suit en France et on remonte la pente ensemble. J’en parle à mes sœurs, mais je mets au moins deux ans à en parler à mes amis. C’est comme refaire un coming out. Une fois que je l’ai dit, je me sens hyper bien et soulagé. Quand le sujet vient en soirée, désormais, j’en discute librement. Je me rends surtout compte qu’on n’est pas assez informé. Depuis que j’en parle autour de moi, les gens se renseignent. On voit que je vis très bien et que je suis comme tout le monde.»

➡️ D'autres témoignages à découvrir sur notre site
✍️ Florian Bardou
📸 Cyril Marcilhacy

La une de Libération du week-end

 
L'écrivain Boualem Sansal en prison : l'otage d'Alger C'est la une de

ce week-end.




Les trois votes qui pourraient faire tomber le gouvernement Barnier

 

4 ou 5 décembre sur le budget de la Sécu ? 6 décembre sur la loi de fin de gestion ? 20 décembre sur le budget 2025 ? Les oppositions ont trois fenêtres de tir pour censurer le gouvernement. Libé fait le point.
Trois dates, trois votes, et trois cartouches aux mains des oppositions pour faire tomber le Premier ministre Michel Barnier, alors que la course de fond budgétaire entre dans sa dernière ligne droite au Parlement. La semaine prochaine pourrait être celle de l’épilogue pour le chef du gouvernement. Tombera-t-il après le vote d’une motion de censure ? Ou verra-t-il les premiers jours de 2025 à Matignon ? Sans majorité absolue et avec des délais stricts fixés par la Constitution, l’adoption finale des textes budgétaires vire au casse-tête, et file des nœuds au cerveau des constitutionnalistes et observateurs du Parlement. Tour d’horizon du calendrier et des différents scénarios.

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✍️ Victor Boiteau et Anne-Sophie Lechevallier
📸 Stephanie Lecocq/Reuters

"Le militantisme conservateur n'a pas sa place dans nos écoles"

 

Alors que le projet de programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle devait être officialisé, le ministre délégué à la Réussite scolaire, Alexandre Portier, le renie. Une offensive ni nouvelle ni neutre, condamne l’ancienne ministre de l’Education nationale.
«Le militantisme n’a pas sa place dans nos écoles.» C’est ce qu’a déclaré au Sénat mercredi Alexandre Portier, ministre délégué à la Réussite scolaire, en réaction au projet de programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle qui devait être adopté sous peu. Il faut s’interroger : où est donc le véritable militantisme dans ce débat ?

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✍️ Najat Vallaud-Belkacem @najatvb, ancienne ministre de l'Education nationale
📸 Lionel Pralus

Emmanuel Macron une dernière fois à Notre Dame de Paris avant sa réouverture le 7 décembre prochain

 

Une dernière visite avant la réouverture. Ce vendredi, Emmanuel Macron se rend pour la dernière fois à Notre-Dame avant que celle-ci ne rouvre officiellement ses portes, les 7 et 8 décembre prochains, après cinq ans de restauration consécutifs à l’incendie. Un programme chargé, retransmis en direct à la télévision, qui permettra aux téléspectateurs de découvrir le résultat des travaux engagés à l’intérieur de la cathédrale restaurée.
Attendu à 10h15 sur place, le président de la République commencera la visite avec un arrêt sur le petit parvis de Notre-Dame, avant d’entrer dans le lieu, cinq minutes plus tard. C’est ensuite une visite en dix étapes, d’une durée de deux heures, dans laquelle s’embarquera Emmanuel Macron. D’abord la nef, puis la croisée du transept et sa charpente, puis la charpente du chœur, la clôture nord du chœur, la chapelle Saint-Marcel, le déambulatoire Sud et, enfin, le chœur.
«Ce déplacement sera l’occasion de dévoiler la cathédrale rebâtie, dont la splendeur sera révélée dans son intégralité à cette occasion, et de découvrir le formidable travail effectué par l’ensemble des artisans, restaurateurs, architectes, ingénieurs et équipes techniques depuis cinq années», se réjouit l’Elysée dans un communiqué. A l’issue de la visite, Emmanuel Macron prononcera un mot de remerciement devant les compagnons qui ont contribué à la restauration. L’ensemble des 2 000 personnes, compagnons et donateurs, qui ont contribué aux travaux, ont été invitées, dont au moins 1 300 devraient être présentes.
Emmanuel Macron reviendra à Notre-Dame samedi 7 décembre pour la cérémonie de réouverture de la cathédrale. Le Président prononcera un «court» discours sur le parvis, et non à l’intérieur de l’édifice, séparation de l’Eglise et de l’Etat oblige. Le lendemain, il assistera à la messe de consécration de l’autel, sans communier, et sans le pape François, qui a préféré se rendre en Corse pour sa visite en France.

📷 Patrick Zachmann / Magnum Photo

jeudi 28 novembre 2024

La une de Libération du vendredi 29 novembre 2024

 

Macron à Notre-Dame : seul en cène. C'est la une de

ce vendredi Lire : journal.liberation.fr

Kim Deal sort son premier album solo “Nobody Loves You More”

 

Bassiste de l’âge d’or des Pixies, meneuse des Breeders, Kim Deal sort, à 63 ans, son premier album solo “Nobody Loves You More”. Un nouveau départ pour cette artiste intègre et au caractère trempé.
Ëtre une femme dans le milieu masculiniste du rock n’a jamais été un enjeu pour celle qui, adolescente, faisait de la musique avec sa sœur pour le plaisir, composant ses propres chansons folk, faisant la joie de ses parents.
Aujourd’hui, elle vit toujours à Dayton, dans l’Ohio, où elle est née en 1961, travaille à son rythme, sans calcul, animée par un perfectionnisme insoupçonné.
La temps l’a transformée, à son insu, en icône féministe louée, entre autres, par les plus jeunes, comme la méga pop star de 21 ans, Olivia Rodrigo.

🖊 Un article signé Hugo Cassavetti à lire sur Télérama.fr

📷 @kimdealmusicofficial par @___laurastevens___ pour Télérama

Un jeu vidéo reproduisant l'attaque du 7 octobre bloqué au Royaume-uni

 


Sur fond de musique orientale, un combattant coiffé d’un bandeau vert pareil à ceux portés par les membres de l’organisation terroriste du Hamas, prononce un «Allahu Akbar» avant d’exécuter d’une balle dans la nuque cinq soldats alignés à genoux, les mains sur la tête. Deux femmes et trois hommes, dont la tête éclate dans une éruption de sang. Cette séquence terrifiante, ainsi que l’arrivée en parapentes motorisés en début de bande-annonce et l’interpellation introductive «Venez ici, je veux une ceinture d’explosifs pour me faire exploser au-dessus des sionistes !», laissent peu de doute sur l’événement qui a inspiré le jeu vidéo. Les combats sont par ailleurs localisés dans le désert du Néguev, au sud d’Israël.
C’est là qu’ont eu lieu les attaques du 7-octobre 2023.
Intitulé «Fursan-Al-Aqsa: The Knights of the Ai-Aqsa Mosque», ce jeu sorti en avril 2022 propose depuis ses débuts de simuler des attaques sur Israël.

Cette mise à jour, particulièrement précise et réaliste, a été repérée par le Counter Terrorism Internet Referral Unit (CTIRU), l’unité de référence internet antiterroriste du Royaume-Uni. Cette dernière a demandé à la plateforme de distribution de contenu, Steam, de retirer cette édition de son catalogue de jeux en ligne.

"J'ai décidé de ne pas augmenter les taxes sur l'électricité dans le projet de loi des finances 2025"

 Il agit sur le levier de l’électricité pour faire baisser la tension. Sous le coup d’une motion de censure qui menace de le renverser avant la fin de l’année, Michel Barnier va finalement consentir un geste budgétaire à destination de Marine Le Pen. Après avoir déjà partiellement accédé aux demandes de Laurent Wauquiez et Gabriel Attal - sur l’indexation des retraites pour l’un et sur les allègements de charge pour l’autre -, ce sont cette fois les exigences de Marine Le Pen que le premier ministre s’apprête à satisfaire.

«J’ai décidé de ne pas augmenter les taxes sur l’électricité dans le projet de loi de finances 2025, annonce le chef du gouvernement, dans un grand entretien au Figaro. Cela permettra une baisse des prix de l’électricité de 14%, qui ira donc bien au-delà de la baisse de 9% prévue initialement». Reçue lundi à Matignon, dans le cadre des consultations menées cette semaine, la patronne des députés Rassemblement national avait particulièrement insisté sur cette revendication. Mais elle n’aurait pas été la seule à pousser en ce sens. «Que ce soit dans ma majorité ou les chefs de l’opposition que j’ai reçus : presque tous m’ont demandé d’évoluer», assure Michel Barnier.

Article dans #LeFigaro 

63% des Français favorable à une démission d'Emmanuel Macron en cas de censure du gouvernement

Les jours du gouvernement sont-ils comptés ? Alors que Michel Barnier a ouvert en début de semaine un cycle de négociations avec les responsables des groupes parlementaires pour aboutir à des compromis sur les budgets 2025, la censure plane plus que jamais sur le gouvernement. Cette chute pourrait même intervenir lors du retour à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS), sur lequel l’article 49.3 de la Constitution devrait être utilisé dès la semaine prochaine. Une hypothèse loin d’être farfelue si le Rassemblement national (RN) décide de mêler ses voix à celles de la gauche lors d’un texte de rejet, soumis aux députés quelques jours plus tard.

Si le premier ministre et son équipe sont bel et bien renversés, qu’attendent ensuite les Français ? Une large majorité demanderait la tête de celui qui a provoqué ce blocage parlementaire, et donc déclenché la dissolution le 9 juin dernier : Emmanuel Macron. 63% se montrent favorables à sa démission en cas de chute de Michel Barnier, révèle une étude Elabe pour BFMTV ce mercredi soir. Un souhait largement plébiscité par les électeurs RN (83%) et ceux du Nouveau Front populaire (76%). Malgré la participation de leurs leaders à la coalition au pouvoir, 48% des sympathisants LR sont du même avis. Sans surprise, seule une minorité des soutiens du président de la République (27%) approuverait une fin de mandat anticipée de leur champion.



Les femmes vont pouvoir réserver des courses uniquement avec des conductrices de VTC

 

Après son service réservé aux adolescents, Uber lance ce jeudi une nouvelle fonctionnalité à destination des femmes passagères et des conductrices. Une option, gratuite pour les clientes, leur permettra de commander des courses de VTC uniquement avec des femmes chauffeurs, à Paris et en Île de France. Si ces dernières ne représentent que 5% dans l’effectif des conducteurs Uber, l’objectif de cette initiative «est de féminiser la profession et de donner le choix aux passagères».
«Les clientes qui le souhaitent peuvent à tout moment du jour ou de la nuit, commander un trajet avec une femme chauffeur ou en commander un pour une amie ou une collègue», précise le communiqué de l’entreprise. Pour en bénéficier, il suffit de sélection l’option dans le menu déroulant de l’application. Mais avec 1500 conductrices Uber présentes en Île-de-France, le «temps d’attente pourrait être plus élevé, 15 minutes en moyenne contre 4 minutes sur UberX».

Crédit : BublikHaus - stock.adobe.com

"C'est vous et moi contre le monde entier"

 

Comment plaider pour Dominique Pelicot ? Comment s’opposer aux vingt ans de réclusion criminelle requis l’avant-veille par le parquet général, auxquels il sait – il l’a dit lui-même – ne pas pouvoir échapper ? Béatrice Zavarro s’y est à peine risquée : une phrase, une seule, suggérant que la cour, dans son verdict, pourrait « peut-être s’éloigner quelque peu de ce qu’a demandé le ministre public ». L’objectif n’était pas là.
Retrouvez l'intégralité de notre article en suivant le lien en bio. #LeMonde 

Des obsèques trente-quatre ans après la répétition générale

 

Pour Bernadette Després, des obsèques trente-quatre ans après la répétition générale
Dans le Libé des auteur·es jeunesse, Emmanuel Bourdier raconte l'«enterrement préparatoire» qu'avait organisé la dessinatrice avec son mari en 1990.

Extrait :

C’est un fait, la dessinatrice de Tom-Tom, de Nana et de toute la clique Dubouchon, a quitté le restaurant «A la bonne fourchette» la semaine dernière. Elle n’a laissé aucune ardoise mais pas mal de cœurs gros. Ce n’était pourtant pas son style les cœurs gros. Elle, elle faisait plutôt dans le palpitant sautillant, dans l’allégresse ventriculaire. L’allégresse lui allait d’ailleurs bien au teint : elle avait souvent les joues rouges. Ses derniers mots ? «Au revoir aux gens sympas.»
Quand on est morte, on a le droit à un enterrement. Pour Bernadette, c’est ce mercredi 27 novembre à 14h30 à l’église du petit village de Givraines (Loiret) puis, juste à côté, au cimetière de Yèvre-le-Châtel. Il risque d’y avoir pas mal de monde. On risque même de faire salle comble. Mais Bernadette, je crois, n’aura pas le trac vu qu’elle s’est un peu entraînée il y a trente-quatre ans. Une sorte de répétition générale dans la joie et la bonne humeur. C’était au même endroit et elle avait appelé ça son «enterrement préparatoire». Contrairement à notre mercredi pluvieux, ce jour-là, elle n’était pas seule à être enterrée. A ses côtés, il y avait son complice de toujours, son artiste de mari, Denis Charignon. Pour leur première inhumation, ils avaient vu les choses en grand. Lui s’était déguisé en cardinal, elle en ange. On leur avait joué un requiem et ils avaient filé illico admirer leur sépulture toute neuve. Il faut dire que leur tombe est extraordinaire : il y trône une immense sculpture représentant deux amoureux dissimulés sous des voiles. L’un est assis sur le rebord du marbre, au chevet de l’autre qui se relève pour lui donner la main.

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✏ @thomas.baas

Neuf femmes accusent Gérard Darmon de harcèlement et d'agression sexuelle

 

Il y a quelques mois seulement, il défendait activement Gérard Depardieu, accusé de viol sur BFMTV, confiant avoir une «sainte horreur des hordes de chiens, ceux qui frappent un homme à terre». Gérard Darmon est à son tour visé par les accusations de neuf femmes, qui témoignent dans une enquête menée par Politis avoir vécu de sa part des faits de harcèlement et d’agression sexuelle dans le cadre de tournages.
Une assistante de réalisation raconte que l’acteur aurait «mis sa main entre [s] es cuisses en [lui] disant bonjour». Une autre raconte que l’acteur lui a «attrapé le visage», pour «se coller quasiment à [ses] lèvres et dire : ‘Ah, cette bouche, qu’est-ce que j’aimerais l’embrasser !’».
«On peut faire l’amour, tu peux venir chez moi», aurait encore proposé l’acteur à une femme, stagiaire au moment des faits. Face à son refus, il aurait déclaré : «Tu vas le regretter, tu vas tomber dans mes bras dans quelques semaines.», puis il l’aurait dès lors insultée régulièrement de «chienne» ou de «cochonne». Une technicienne rapporte encore «plusieurs remarques humiliantes et des blagues à caractère sexiste» venant de l’acteur.

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📸 Serge Benhamou

Des élus de tout bords envisagent la démission d'Emmanuel Macron

 

De gauche, de droite ou d’extrême droite, plusieurs figures ont estimé ces derniers jours que la crise politique posait la question d’un départ anticipé du chef de l’Etat.
Emmanuel Macron doit-il partir ? Alors que le gouvernement de Michel Barnier est sous la menace d’une motion de censure imminente, c’est le chef de l’Etat qu’un certain nombre d’élus appellent à quitter son poste, seul moyen à leur sens de sortir du blocage politique.
Faute de solution, «Emmanuel Macron rendrait service au pays en quittant sa fonction de président de la République et permettrait de redessiner une ligne politique au bénéfice de la France», a estimé sur LCI le député Rassemblement national et vice-président du parti Sébastien Chenu. La veille, sur BFM, le maire de Meaux et ancien président de l’UMP Jean-François Copé a estimé qu’il sera «impossible» pour Emmanuel Macron de «tenir jusqu’en 2027», date de la fin de son mandat.

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✍️ Jérémy Savignac
📸 Sarah Meyssonnier/Reuters

"Mon objectif est de me refaire ma petite place dans le rap car je ne compte pas repartir tout de suite"

 


Interview : le rappeur emblématique des années 2000 fait son retour avec «Capitale du crime Radio», un album en collaboration avec 22 chanteurs invités. Exil aux Etats-Unis, remise en question, rapport à la nouvelle génération… Il revient sur ses dix années d’absence.
@lafouine78 revient sur la nuit où il est artistiquement revenu au monde. C’était le 25 avril 2024. Le bonhomme au menton surtouffu signe alors un joli passage aux Flammes – les Victoires de la musique du rap. Il chante ses plus grands tubes, avec soin et finesse. Dans le public, ses pairs du passé et du présent se lèvent pour l’applaudir. Cette nuit-là, la vidéo de sa prestation est partagée à l’infini sur les réseaux sociaux. On s’y rappelle que Laouni Mouhid, 42 ans, fut l’une des figures majeures du rap français au milieu des années 2000. Et qu’il n’est pas encore un vétéran, en dépit de dix années de traversée du désert et d’exil. Depuis, les sollicitations se multiplient. La Fouine devient le chouchou revenu du passé avec ses tubes, des disques d’or et de platine. Son concert en avril à Bercy affiche complet – les places sont parties à la vitesse de l’éclair.

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✍️ Rachid Laïreche et Ramsès Kefi
📸 @dorianprost /Libération

mardi 26 novembre 2024

Affrontements au Pakistan

 


Quatre paramilitaires ont été tués mardi au Pakistan dans des heurts entre les forces de sécurité déployées en masse à Islamabad et des milliers de partisans de l'ex-Premier ministre Imran Khan venus dans la capitale pour réclamer sa libération. 
Galvanisés par Bushra Bibi, l'épouse tout juste sortie de prison de l'ancienne star du cricket de 72 ans, incarcéré et poursuivi pour une centaine d'affaires, ils sont entrés dans Islamabad et progressent vers D-Chowk: c'est sur cette place qu'ils entendent mettre la pression sur le gouvernement qui siège dans le quartier adjacent et y reçoit actuellement en grandes pompes le président bélarusse Alexandre Loukachenko.
Plusieurs ministres ont annoncé la mort des quatre paramilitaires, renversés selon eux par des manifestants à bord d'un véhicule. Lundi soir, la police avait rapporté le décès d'un de ses officiers, tué à l'extérieur d'Islamabad, lorsque les manifestants marchaient vers la capitale.
Waqas Akram, député du Tehreek-e-Insaf (PTI), le parti de M. Khan, a expliqué à l'AFP que le cortège réclamait "la libération de tous les militants et dirigeants du PTI", assurant que c'était "aussi la priorité d'Imran Khan" qui rencontre chaque semaine ses lieutenants au parloir. "Nous défilerons jusqu'à l'obtention de ces exigences".
Pour parvenir jusqu'à Islamabad, les manifestants ont dû déplacer des centaines de containers installés pour barrer les routes. 

Puis, à intervalles réguliers, ils ont essuyé des salves de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc des cordons de policiers et de paramilitaires.
Les manifestants, eux, répliquent par d'autres grenades lacrymogènes, des jets de pierre et de bâtons.
"La réponse de l'Etat est complètement disproportionnée", a dénoncé le député Akram. "Nous avons le droit de manifester", a-t-il martelé, alors qu'il a lui-même été présenté en septembre à un juge anti-terroriste pour avoir contrevenu à une récente loi restreignant le droit de rassemblement dans la capitale #AFP

📷 Aamir QURESHI

Le cabinet de sécurité Israélien va adopter un cessez-le-feu ce soir

 

Le cabinet de sécurité israélien va adopter un cessez-le-feu ce mardi soir dans la guerre avec le Hezbollah libanais, a annoncé Benjamin Netanyahu. La trêve doit mettre fin à plus d'un an d'hostilités transfrontalières et deux mois de guerre ouverte au Liban.
Israël "répondra" si le Hezbollah viole la trêve et conservera une liberté d'action "totale" au Liban, a toutefois prévenu M. Netanyahu. Une trêve au Liban permettra à Israël de "se concentrer sur la menace iranienne", a-t-il affirmé.
Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a appelé la communauté internationale à "agir rapidement" pour "une mise en œuvre immédiate du cessez-le-feu, peu après l'annonce par Israël de l'adoption ce soir d'une trêve 

#AFP

📷 Gil COHEN-MAGEN / Pool

La une de Libération du mercredi 27 novembre 2024


Les enfants dans la guerre : évadons-les ! C'est la une du

des auteurs jeunesse, numéro spécial sous la direction de Zep. En kiosques mercredi ✏️

Boualem Sensal placé sous mandat de dépôt par le parquet antiterroriste algérien


Boualem Sansal a été entendu par le parquet antiterroriste d’Alger et placé sous mandat de dépôt ce mardi 26 novembre, selon son avocat. L’arrestation de l’écrivain franco-algérien avait été confirmée vendredi par l’agence de presse officielle algérienne, l’APS, qui n’avait pas donné plus de détails.
Boualem Sansal, «qui s’était rendu à Alger en confiance, est aujourd’hui placé en détention en vertu de l’article 87 bis du Code pénal algérien qui réprime l’ensemble des atteintes à la sûreté de l’État», a indiqué Me François Zimeray, son avocat en France. «La privation de liberté d’un écrivain à raison de ses écrits est un acte grave», «quelles que soient les blessures invoquées et les sensibilités heurtées», a-t-il observé. 

#LeFigaro 

Netanyahou va proposer au cabinet de sécurité israélien d'autoriser un cessez le feu

 

Lors d’un point presse en fin de journée mardi 26 novembre, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé son intention de proposer au cabinet de sécurité un cessez-le-feu au Liban.
Un accord de principe pour une trêve dans la guerre contre le Hezbollah libanais, négocié par les présidences américaine et française.

L’accord, fondé sur un projet américain, prévoit selon le site Axios une trêve de soixante jours, pendant laquelle le Hezbollah et Tsahal se retireraient du sud du Liban, délimité par le fleuve Litani, pour laisser 10 000 à 15 000 soldats libanais s’y déployer avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Il inclut également la mise en place d’un comité international pour en surveiller l’application. Les médiations se feront sur la base de la résolution 1 701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a mis fin à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, et stipule que seuls l’armée libanaise et les Casques bleus peuvent être déployés à la frontière sud du Liban. Les présidents français et américain, Emmanuel Macron et Joe Biden, pourraient annoncer formellement mardi 26 novembre au soir ce cessez-le-feu.

Sept morts dans des frappes israéliennes sur Beyrouth


Des frappes ont visé ce mardi en début de soirée le centre de Beyrouth, peu après des appels israéliens à évacuer quatre zones de la capitale libanaise pour la première fois, a rapporté l’agence officielle Ani. Ces appels à évacuer ont provoqué la panique dans les quartiers bondés de la ville, les automobilistes klaxonnant pour fuir au plus vite, selon des témoins.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou va s’exprimer devant la presse ce mardi à 19 heures (heure française), ont annoncé ses services, sans préciser l’objet de cette intervention.

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📸 Mohamed Azakir / Reuters

Alain Soral sera jugé pour ses diatribes antisémites

 

«On fait la révolution en prenant le pouvoir par les armes», clamait Alain Soral, dans une vidéo diffusée sur internet au printemps 2020. L’idéologue et influenceur antisémite appelait aussi ses partisans à «s’armer» pour la «guerre» contre les Juifs, qualifiés de «parasites pervers prédateurs satanistes» dirigeant l’Etat en sous-main.
Selon les informations de Libération, confirmées par le parquet de Paris, le sexagénaire réfugié en Suisse a été notifié, vendredi 22 novembre, de son renvoi devant le tribunal correctionnel pour ces propos à une date encore non fixée. Il est notamment poursuivi pour «provocation publique non suivie d’effet, en appelant directement à commettre l’un des crimes et délits portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation» suite à cette diatribe aux allures d’appel à l’insurrection. Il devra aussi répondre des chefs d’injure publique raciste et de provocation publique à la haine raciale, en récidive.

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📸 Fabrice Coffrini / AFP

Anne Hidalgo annonce qu'elle ne briguera pas de troisième mandat à la mairie de Paris

 

La fin d’une ère et le coup d’envoi officiel d’une guerre de succession. Après avoir laissé planer le doute sur ses intentions pour les prochaines municipales à Paris pendant de long mois, Anne Hidalgo a fini par trancher. L’actuelle maire de la capitale, élue pour la première fois en 2014, ne se représentera pas en 2026 annonce-t-elle au Monde ce mardi. «Je ne me présenterai pas à un troisième mandat. C’est une décision que j’ai prise depuis longtemps, déclare l’édile socialiste. Je me suis toujours inscrite dans l’idée que deux mandats étaient suffisants pour mener à bien de profonds changements.»
L’ex-candidate du PS à la présidentielle de 2022 (1,75 %) quittera donc l’Hôtel de ville après deux mandats comme son mentor Bertrand Delanoë (2001-2014). Mais surtout après des Jeux olympiques extrêmement réussis. A la fin de son bail, dans deux ans, l’ancienne inspectrice du travail pourrait poursuivre sa carrière dans une fondation internationale. «Je continuerai à m’investir sur les questions de justice climatique, à l’échelle nationale et internationale», indique Anne Hidalgo qui, selon le Canard Enchaîné, pourrait prendre la tête de la fondation Bloomberg à Bruxelles.
Ce mardi, Anne Hidalgo met fin à ce qui ressemblait à un faux suspense. Car si l’édile a longtemps su garder le mystère sur une potentielle nouvelle candidature à Paris et fait douter l’ensemble de la classe politique parisienne, les signaux envoyés ces dernières semaines semblaient tendre vers un changement de vie. Au cours d’un déjeuner organisé mi-novembre, la maire PS a fait savoir à Lamia El Aaraje, Pierre Rabadan ou au maire du XVIIIe arrondissement Eric Lejoindre – tous présentés un temps comme de potentiels successeurs – que son soutien irait à Rémi Féraud, sénateur et ancien premier fédéral PS de la capitale. Soutien qu’elle officialise aujourd’hui. «Rémi est candidat pour un rassemblement de la gauche et a vocation à devenir le prochain maire de Paris, tranche Hidalgo. Mais ce n’est pas moi qui décide, je n’impose rien, je donne simplement une indication.»

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📸 SARAH MEYSSONNIER / REUTERS

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...