Deux présidents sud-coréens poussés vers la sortie en deux semaines. Les députés ont voté ce 27 vendredi décembre en majorité (192 sur 300) pour la motion de destitution du président par intérim Han Duck-soo sous les protestations bruyantes des députés du parti au pouvoir.
Ces derniers se sont mis à chanter et à lever le poing en signe de colère, certains se précipitant vers le président de l’Assemblée nationale après qu’il eut rappelé qu’une simple majorité était suffisante pour procéder à la destitution – il existe un désaccord entre les partis au pouvoir et l’opposition, mais aussi entre certains constitutionnalistes, sur la question de savoir s’il faut une majorité simple ou un vote des deux tiers pour mettre en accusation le président en exercice.
Les députés de l’opposition reprochent à Han Duck-soo de refuser de pourvoir trois sièges vacants à la Cour constitutionnelle, leurs titulaires étant partis à la retraite à l’automne. Or il s’agit de l’instance qui doit, dans les six mois, valider ou invalider la destitution du président conservateur Yoon Suk-yeol. Ce dernier avait été limogé par les députés le 14 décembre pour avoir imposé la loi martiale et envoyé l’armée au Parlement au début du mois, avant de reculer quelques heures plus tard.
Le Premier ministre Han Duck-soo assurait jusqu’ici l’intérim de la présidence. Conformément à la loi sud-coréenne, après sa destitution, c’est le ministre des Finances, Choi Sang-mok, qui est le plus à même d’assumer la présidence par intérim.
Le futur ex-président par intérim a réagi dans la foulée, disant respecter la décision du Parlement. Il a également affirmé qu’il se retirera pour éviter une aggravation du chaos.
📸 Soo-hyeon Kim / Reuters
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
vendredi 27 décembre 2024
En Corée du Sud le parlement vote en majorité pour la destitution du président par intérim
jeudi 28 novembre 2024
Des élus de tout bords envisagent la démission d'Emmanuel Macron
De gauche, de droite ou d’extrême droite, plusieurs figures ont estimé ces derniers jours que la crise politique posait la question d’un départ anticipé du chef de l’Etat.
Emmanuel Macron doit-il partir ? Alors que le gouvernement de Michel Barnier est sous la menace d’une motion de censure imminente, c’est le chef de l’Etat qu’un certain nombre d’élus appellent à quitter son poste, seul moyen à leur sens de sortir du blocage politique.
Faute de solution, «Emmanuel Macron rendrait service au pays en quittant sa fonction de président de la République et permettrait de redessiner une ligne politique au bénéfice de la France», a estimé sur LCI le député Rassemblement national et vice-président du parti Sébastien Chenu. La veille, sur BFM, le maire de Meaux et ancien président de l’UMP Jean-François Copé a estimé qu’il sera «impossible» pour Emmanuel Macron de «tenir jusqu’en 2027», date de la fin de son mandat.
➡️ Lire la suite sur Libération.fr
✍️ Jérémy Savignac
📸 Sarah Meyssonnier/Reuters
mercredi 2 octobre 2024
La proposition de destitution d'Emmanuel Macron rejetée
La commission des lois de l'Assemblée nationale a massivement rejeté mercredi, par 54 voix contre 15, la proposition de destitution d'Emmanuel Macron déposée par LFI, qui reproche au chef de l'Etat de n'avoir pas respecté le résultat des législatives.
Ce texte vise à traduire le président devant les deux chambres réunies du Parlement en vue d'une destitution pour "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat". La loi prévoit que l'examen du texte dans l'hémicycle commence au plus tard le 13e jour qui suit le vote de la commission des lois. Il reviendra toutefois à la conférence des présidents de l'Assemblée de trancher sur la date de son examen.
#AFP
Alain JOCARD
mardi 20 août 2024
Comment fonctionnerait la menace de destitution de Macron ?
Libé fait le point sur la procédure que les insoumis menacent d’engager contre le président de la République, qui se refuse pour l’instant à nommer un ou une Première ministre.
Comment la procédure fonctionne-t-elle ?
La destitution du chef de l’Etat est une hypothèse envisagée dans la Constitution de la Ve République, dans le cadre de l’article 68, entré en vigueur en 2007 et précisé par une loi organique en 2014.
Peut-elle aboutir ?
Théoriquement, oui. Mais dans les faits, les chances sont plus que maigres. Et pour cause, pointe ce dimanche auprès de Libération le professeur de science politique à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Bastien François, avec un brin de malice, cet article 68 «un peu bizarre» a été élaboré «pour ne pas fonctionner».
Lire la suite sur Liberation.fr
✍️ Amandine Cailhol et Lucas Biosca
📸 Christophe Simon/AP
mercredi 3 avril 2024
L'affaire des Rolex de la présidente entraine la démission de six ministres
Quelques heures plus tard, les ministres de l’éducation, de la femme, du développement agraire, de la production et du commerce extérieur ont également annoncé leur départ.
Cette vague de démissions est survenue à la veille du vote d’investiture, par le Parlement, du nouveau premier ministre, Gustavo Adrianzen, et de son gouvernement. En pleine nuit, Dina Boluarte a fait prêter serment aux six nouveaux ministres nommés en remplacement des partants.
Photo : La présidente du Pérou, Dina Boluarte, à Lima, le 22 février 2024. LUIS IPARRAGUIRRE / Présidence du Pérou / REUTERS
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...