Mondialement connue pour ses clichés de Monica Bellucci, Kristin Scott Thomas ou Madonna, #BettinaRheims confie « n’en [avoir] rien à faire des vêtements » au micro de Brigitte Patient.
Dans "Écoutez voir", sur @_wave.audio, l’intervieweuse confronte son interlocutrice, désormais septuagénaire, à son emblématique portrait de Kate Moss (alors âgée de 14 ans). L’artiste raconte un processus de « déconstruction du corps d’origine pour arriver à cet intermédiaire, cet entre-deux » : l’androgynie.
En 1990, bien avant que les questions de fluidité de genre soient audibles, la portraitiste rencontre la meneuse de revue transgenre Kim Harlow. Elle la #photographie, devient son amie, et décide de s’intéresser davantage à la transidentité, puis aux marges…
Quitte à faire fuir ses premiers fans, avec des séries sur les #femmes trans du bois de Boulogne ou des détenues. « Ça leur faisait peur. Mais au fond, on est là pour ça », estime simplement celle dont le travail « a toujours été politique », et qui refuse de séparer « le tiroir de la mode et le tiroir des artistes ».
Retrouvez toutes nos critiques de #podcasts sur télérama.fr
🖊 Marion Mayer
📷 « Kim dans le miroir de la salle de bains », janvier 1991. Photo issue du livre « #KimHarlow, récits », de @bettinarheims (éditions Delpire & Co.).
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 14 avril 2024
Bettina Rheims
mercredi 15 novembre 2023
L’exposition Ruth Orkin à Paris
Il fallait une sacrée dose d’audace pour traverser les Etats-Unis seule, à vélo, à l’âge de 17 ans, en 1939. De toute évidence, l’Américaine Ruth Orkin n’avait pas froid aux yeux lorsqu’elle se lança dans cette entreprise solitaire de près de quatre mois, de Los Angeles à New York, avec sa bicyclette, son appareil photo et 25 dollars en poche.
L’exposition « Ruth Orkin, Bike Trip, USA, 1939 », présentée à la Fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris, et accompagnée d’un livre aux éditions Textuel, revient en une quarantaine de tirages sur ce périple original, qui marque aussi, pour la photographe en herbe, sa première série d’images – Ruth Orkin travaillera par la suite pour la presse magazine et réalisera des films avec son mari, Morris Engel.
Pour la jeune fille, ce voyage tient de la quête émancipatrice, mais aussi de l’affirmation féministe. Parmi ses souvenirs d’enfance les plus marquants, elle garde en mémoire une démonstration de voltige aérienne par son idole, Amelia Earhart, la première femme pilote à avoir franchi l’Atlantique en vol et en solitaire.
Photos : 2023 Ruth Orkin Photo Archive
mardi 19 septembre 2023
La rue de Verneuil dans l’œil de Charlotte Gainsbourg
Invitée de Libération à l’occasion de l’ouverture de la Maison Gainsbourg, l’actrice et chanteuse, qui a pioché parmi les photos réalisées au 5 bis rue de Verneuil, évoque ses souvenirs du lieu et les objets qui l’habitent.
💬 «Les toutes premières photos, c’était des Polaroïd, en 1991. J’ai commencé à en prendre pour figer le lieu, me souvenir de l’emplacement de chaque objet, au cas où… Comme des aides mémoires. Puis j’ai composé un album sur ma soeur Kate Barry et aussi un peu mon père. J’ai beaucoup photographié le cimetière où ma soeur est enterrée, et j’ai tourné un clip rue de Verneuil. C’était une première étape pour utiliser le lieu. Plus tard, il y a quatre ans, quand on s’est mis à espérer que le projet de musée voit le jour, je me suis dit que je voulais placer mon regard sur tous les objets que j’aime. C’était aussi un prétexte pour passer du temps rue de Verneuil. Sinon je m’y sentais toujours un peu intruse. Il y avait plein d’accidents, je ratais toujours la photo que je voulais prendre de tel ou tel objet et j’attendais que mes films soient développés pour m’en apercevoir. J’aime l’argentique. Si je travaillais en numérique, je ne m’en sortirais pas car il impose de faire des choix. J’aime l’accident, quand tout n’est pas maîtrisé.»
👉 Lire l'article en entier sur l'appli Libé
📸 Charlotte Gainsbourg
jeudi 13 juillet 2023
Kostiantyn et Vlada Liberov les photographes de l'extrême
Mardi 11 juillet, une photo publiée par le couple de photographes ukrainiens au nom de code @libkos est devenue virale, likée sur leur compte Instagram par plus de 139 000 personnes.
On y voit un couple, tendrement enlacé dans un lit aux oreillers fleuris. Alina étreint son conjoint, les yeux fermés, un sourire doux aux lèvres. Andriy a le visage tourné vers le bas, les yeux cousus. D’innombrables cicatrices encore noirâtres ornent ses paumes et son nez, il lui manque ses deux bras et il a perdu une grande partie de son ouïe après un bombardement russe. Avant d’être soldat engagé volontaire de la 47e brigade, où il a dirigé une unité de reconnaissance aérienne, il était musicien.
Cette photo est symbolique du travail du duo Kostiantyn et Vlada Liberov. Photographes de mariage basés à Odessa avant la guerre, ils parcourent depuis le pays pour documenter les conséquences humaines du conflit, profitant de leurs connexions pour obtenir des accès rares aux lignes de front. Leurs images, partagées massivement sur les réseaux sociaux, racontent le quotidien des soldats ukrainiens dont le destin a été transformé depuis le 24 février 2022. «L’objectif de nos photos est de transmettre la douleur et l’espoir d’une personne ordinaire qui a été touchée par la guerre», peut-on lire sur leur site. Un espoir qui anime Andriy et Alina : ils étudient la possibilité d’un système de prothèse rétinienne électronique, un œil bionique, qui rendrait la vue à Andriy.
✍ @passionicono
📷 @libkos / @apnews
jeudi 11 mai 2023
"Paysannes" portraits de Alexis Vettoretti
Elles sont de plain-pied avec le spectateur, dignes. Elles regardent droit dans l’objectif. Ces dames sont nées dans l’entre-deux-guerres, voire pendant la première guerre mondiale pour les plus âgées d’entre elles. Leurs parents étaient paysans et, toute leur vie, elles ont été « fille de » ou « femme de ». Une génération de femmes qui n’avaient d’autre perspective que de passer de la ferme de leurs parents à celle de leurs beaux-parents. Elles y vivent d’ailleurs toujours, souvent seules.
Leur univers s’est réduit, au fil du temps, d’une grande bâtisse pleine de vie à une simple pièce, la cuisine en général, silencieuse. Répétition immuable dans une France rurale où les femmes n’avaient pas le choix. Où elles consentaient à une vie de « non-décision », résume le photographe Alexis Vettoretti, né en 1989.
« A l’école, on apprend que les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944, celui d’ouvrir un compte bancaire en 1965. Mais ce fut un choc de découvrir qu’une réalité sociale d’hier, dont les livres d’histoire ne parlent pas, était là, sous mes yeux, vivante », raconte-t-il. Son travail a démarré en 2013, avec le portrait de Thérèse, une bergère de son village, Saint-Marcel-d’Ardèche, dans la vallée du Rhône. « Je l’ai prise en photo chez elle et, quand j’ai eu le plan film entre les mains, j’ai vu qu’elle avait une gueule, qu’elle incarnait un vrai personnage. L’idée m’est alors venue d’engager une série de portraits. »
Photos : ALEXIS VETTORETTI
vendredi 28 avril 2023
Espace vital femmes photographes iraniennes
Une femme se tient debout, regard frontal vers la caméra, poings serrés dans les flots déchaînés. Une autre lit sur un escalier en pleine rue, au milieu de passants interrogateurs. Les images qui constituent «Espace vital», un livre regroupant les travaux d’une vingtaine de femmes photographes iraniennes, au titre évocateur, sont d’une grande variété, mais posent souvent cette question : que signifie être une femme en Iran ?
📚 «Espace vital, femmes photographes iraniennes», sous la direction d’Anahita Ghabaian Etehadieh (@editions_textuel, 2023).
📷 @newshatavakolian
✍ @passionicono
👉 Plus de photos dans l'appli Libé
mardi 4 avril 2023
La rétrospective Elliot Erwitt
Devant l’objectif d’Erwitt, tout semble permis, le ridicule ne tue pas. «Je prends des photos sérieuses, de temps en temps», dit au mur une citation humoristique du maître. Une autre abonde : «Je ne me lève pas le matin en me disant : je décide d’être drôle. Vous n’avez qu’à les regarder. Les choses sont drôles.» Erwitt aimait rendre les choses plus cocasses encore, en donnant un petit coup de klaxon sous le nez de ses sujets pour détendre l’atmosphère et les déstabiliser. Un homme avec une telle vision du monde gagne à être connu. Malheureusement, le photographe n’a pas pu faire le déplacement à Paris pour inaugurer la rétrospective que lui consacre le @museemaillol.
A 94 ans, il est un peu fatigué, mais son esprit espiègle pulse dans les salles du musée.
Organisée par thèmes, la rétrospective fait la part belle aux icônes en noir et blanc : photos de villes, de plages, de nudistes, de gamins et de chiens prises au ras du bitume.
Mais pour la première fois, Erwitt a accepté de montrer ses photographies en couleur, choisies parmi ses milliers de diapositives et issues du livre «Kolor».
👉 L'intégralité de l'article de Clémentine Mercier est à lire dans l'appli Libé
📷 Marilyn Monroe sur le plateau des «Désaxés» à Reno, en 1960.
Elliott Erwitt / Magnum Photos
jeudi 30 mars 2023
L'élévage d'alpagas en chute
👉 Chaque année, @worldpressphoto met à l’honneur le meilleur du photojournalisme.
Entre projets au long cours et photos d’actualité, retrouvez la sélection du service photo de Libé sur notre site.
📷 @alessandro.cinque
mardi 13 septembre 2022
Klein d'oeil
William Klein, né aux Etats-Unis, était un Français de cœur, un Américain à Paris, vingt ans après Gershwin.
En retour, la France avait adopté ce fumeur de blondes et mâcheur de chewing-gum comme le plus français des photographes américains.
Ne lui doit-on pas le frappant portrait de Serge Gainsbourg sur la pochette du disque Love on the Beat (1984) ?
William Klein a sublimé Gainsbarre, l’a maquillé, travesti, et l’a transformé en superbe vieille pute décatie – les oreilles recollées par des morceaux de scotch –, cigarillo allumé, du rouge à lèvres et du fard à paupières pour le faire tanguer «au flux et reflux des marées»
Libération consacre ce mardi sa une et 4 pages à la disparition de William Klein, avec un texte signé Clémentine Mercier.
lundi 12 septembre 2022
La une de Libération du mardi 13 septembre 2022
A la une de :
ce mardi : Klein Deuil : William Klein, le plus français des photographes américains, est mort à Paris à 96 ans
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...