Le secret d’un cliché réussi ?
Un coup de klaxon à poire, pour faire se retourner le passant et dresser les oreilles de son chien.
Las, on ne verra plus Elliott Erwitt arpenter le pavé de la Grande Pomme Leica en bandoulière, à la recherche du parfait cabot à photographier.
Ce 29 novembre 2023, le plus drôle des photographes s’en est allé à l’âge de 95 ans. Hilarant dans la vie, comme dans ses images, Elliott Erwitt avait l’art de la pirouette verbale et de la photo décalée, posant sur le monde un regard aussi lucide qu’amusé.
A croire qu’en huit décennies, le Franco-Américain avait tout photographié, jusqu’à l’iconique Marylin Monroe en 1954, jupe soulevée sur une bouche de métro - son cliché le plus célèbre.
Mais ses muses préférées restaient sans doute les corniauds auxquels il avait consacré huit ouvrages.
Il leur devait sa première photo parue dans la presse : un minuscule et hilarant chihuahua, à côté des chaussures démesurées de sa maîtresse.
✍ Notre hommage signé Charlotte Fauve est à lire sur Télérama.fr
📸 Autoportrait, à New York en 2017.
Photo Elliott Erwitt/Magnum Photo
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
vendredi 1 décembre 2023
Mort d’Elliott Erwitt le plus drolatique des photographes
Mort du photographe Elliott Erwitt
Elliott Erwitt, photographe surdoué à l’humour féroce, est mort mercredi 29 novembre à 95 ans. Reporter à l’œil incroyablement acéré, doyen de l’agence Magnum, Elliott Erwitt a réussi l’exploit de construire une œuvre majeure et à la fois pleine d’humour et d’absurde. Ses photos de chiens, incroyablement célèbres, avaient fait de l’ombre à ses photos plus politiques.
Lisez la nécrologie du Monde en français ou en anglais en cliquant sur le linkinbio du @lemonde_en ⬆️
📸 ELLIOTT ERWITT / MAGNUM PHOTOS
Self-portrait, New York, 1998.
mardi 4 avril 2023
La rétrospective Elliot Erwitt
Devant l’objectif d’Erwitt, tout semble permis, le ridicule ne tue pas. «Je prends des photos sérieuses, de temps en temps», dit au mur une citation humoristique du maître. Une autre abonde : «Je ne me lève pas le matin en me disant : je décide d’être drôle. Vous n’avez qu’à les regarder. Les choses sont drôles.» Erwitt aimait rendre les choses plus cocasses encore, en donnant un petit coup de klaxon sous le nez de ses sujets pour détendre l’atmosphère et les déstabiliser. Un homme avec une telle vision du monde gagne à être connu. Malheureusement, le photographe n’a pas pu faire le déplacement à Paris pour inaugurer la rétrospective que lui consacre le @museemaillol.
A 94 ans, il est un peu fatigué, mais son esprit espiègle pulse dans les salles du musée.
Organisée par thèmes, la rétrospective fait la part belle aux icônes en noir et blanc : photos de villes, de plages, de nudistes, de gamins et de chiens prises au ras du bitume.
Mais pour la première fois, Erwitt a accepté de montrer ses photographies en couleur, choisies parmi ses milliers de diapositives et issues du livre «Kolor».
👉 L'intégralité de l'article de Clémentine Mercier est à lire dans l'appli Libé
📷 Marilyn Monroe sur le plateau des «Désaxés» à Reno, en 1960.
Elliott Erwitt / Magnum Photos
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
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