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mercredi 20 septembre 2023

Les premiers visiteurs au 5 bis rue de Henri de Verneuil

 

"Ca prend aux tripes", "émouvant", "je suis comme une dingue": les premiers visiteurs sont entrés mercredi dans l'antre mythique de Serge Gainsbourg, au 5 bis de la rue de Verneuil à Paris, 32 ans après sa disparition.
Le premier à ressortir de la visite d'une demi-heure, avec la voix de Charlotte Gainsbourg en audio-guide, a les yeux embués et du mal à trouver ses mots. "C'est très émouvant", souffle Jérôme Bassin, habitant de la région parisienne, 40 ans. Il évoque "la chambre" où l'artiste a été retrouvé mort en 1991. Et parle d'une "odeur", celle des mégots froids dans le cendrier du salon, entre paquet de Gitanes et briquet Zippo.
Suivant la volonté de Charlotte Gainsbourg, qui s'est débattue pour l'ouverture au public de ce lieu, rien n'a bougé depuis 32 ans.
"On rentre dans une machine à remonter le temps", lâche, plus prolixe, José Sarica, 46 ans. Pin's du visage de Jane Birkin - qui résida ici de la fin des années 1960 à 1980 - au revers du blouson, ce Marseillais a pris une semaine de vacances pour visiter et "rendre hommage" à l'auteur de "La javanaise". "Je reviens demain", confie-t-il.
"Je suis bouleversé, j'ai pleuré, bon je pleure facilement, mais quand on arrive devant la chambre à coucher, lieu de la fin de Serge Gainsbourg, ça prend aux tripes", poursuit-il.
Il salue les mots de Charlotte Gainsbourg enregistrés pour l'audio-guide, cette gardienne du temple parvenant à être "si pudique et en même temps à livrer autant d'intimité".
En passant devant la salle de bain, il a aussi "imaginé Jane Birkin en train de se laver les cheveux, avec ses filles Kate (fruit d'une première union) et Charlotte".
- "Ma fille s'appelle Charlotte-Jane" -
Et d'ajouter: "c'est comme si j'avais 10 ans à nouveau, quand je rêvais de devenir l'ami de Charlotte".
Yann Boucaud, venu de Charente-Maritime, 48 ans, est ravi d'avoir pu "rentrer dans le quotidien" de la famille Gainsbourg, quand Serge Gainsbourg et Jane Birkin "rentraient de boîte" à l'heure où Kate et Charlotte "se réveillaient"
 #AFP #gainsbourg

✍️Philippe GRELARD

Le 5 bis Henri de Verneuil ouvert au public

 


« Voilà, ici c’est chez moi. Je ne sais pas ce que c’est : un sitting-room, une salle de musique, un bordel, un musée… » disait Serge #Gainsbourg. Passé le seuil de la porte, on ne peut que souscrire à ses propos.
Grâce à la ténacité de sa fille Charlotte, la célèbre demeure du chanteur, rue de Verneuil à Paris, ouvre ses portes au public, assortie d’un musée et d’un bar.« L’idée d’un musée s’est imposée tout de suite, d’autant plus qu’il l’avait déjà évoquée. J’en ai parlé à mes frères et sœurs dès la succession.
Devenue propriétaire de la maison, j’ai voulu m’y coller, mais j’avais 19 ans, pas de projet vraiment viable et un deuil, une immense absence que je refusais.
Heureusement, la maison était là, je n’avais qu’à pousser la porte et, derrière, tout était comme avant. Je voulais que rien ne bouge. »

Tous les créneaux de visite sont pris jusqu’à la fin de l’année, mais notre journaliste Stéphane Jarno nous raconte sa visite : suivez le lien en bio.

📷 Entrée du fameux 5 bis, rue de Verneuil, dans le 7e arrondissement de #Paris. Par @alexisraimbault

mardi 19 septembre 2023

La rue de Verneuil dans l’œil de Charlotte Gainsbourg

 

Invitée de Libération à l’occasion de l’ouverture de la Maison Gainsbourg, l’actrice et chanteuse, qui a pioché parmi les photos réalisées au 5 bis rue de Verneuil, évoque ses souvenirs du lieu et les objets qui l’habitent.

💬 «Les toutes premières photos, c’était des Polaroïd, en 1991. J’ai commencé à en prendre pour figer le lieu, me souvenir de l’emplacement de chaque objet, au cas où… Comme des aides mémoires. Puis j’ai composé un album sur ma soeur Kate Barry et aussi un peu mon père. J’ai beaucoup photographié le cimetière où ma soeur est enterrée, et j’ai tourné un clip rue de Verneuil. C’était une première étape pour utiliser le lieu. Plus tard, il y a quatre ans, quand on s’est mis à espérer que le projet de musée voit le jour, je me suis dit que je voulais placer mon regard sur tous les objets que j’aime. C’était aussi un prétexte pour passer du temps rue de Verneuil. Sinon je m’y sentais toujours un peu intruse. Il y avait plein d’accidents, je ratais toujours la photo que je voulais prendre de tel ou tel objet et j’attendais que mes films soient développés pour m’en apercevoir. J’aime l’argentique. Si je travaillais en numérique, je ne m’en sortirais pas car il impose de faire des choix. J’aime l’accident, quand tout n’est pas maîtrisé.»

👉 Lire l'article en entier sur l'appli Libé

📸 Charlotte Gainsbourg

lundi 18 septembre 2023

La une de Libération du mardi 19 septembre 2023

 
Charlotte Gainsbourg s'invite à Libé : c'est la une de mardi. 

Pour l'ouverture de la Maison Gainsbourg, l'artiste se livre dans un entretien intime et commente ses photos personnelles.

vendredi 15 septembre 2023

Charlotte Gainsbourg dévoile le 5 bis, rue de Verneuil

 

La façade du 5 bis, rue de Verneuil, à Paris, a longtemps été le seul lieu visible de la légende Gainsbourg. 

À partir du 20 septembre, il sera désormais possible de passer les grilles, visiter les appartements privés. Puis, de l’autre côté de la rue, au numéro 14, de se rendre au musée, avec un parcours retraçant la vie de Serge Gainsbourg à travers 450 objets, une librairie et un café piano-bar, Le Gainsbarre. Ainsi l’a voulu sa fille Charlotte Gainsbourg. Ce projet c’est le sien. C’est elle qui l’a toujours porté. « Venez, j’ai les clés, j’vous ouvre... » Lors de cette visite guidée, elle susurre quelques souvenirs intimes : ses cauchemars d’enfant, le bain avec sa mère, qui lui séchait les cheveux avec du talc et une houppette en plume. Un temps, elle a pensé faire enregistrer à Jane Birkin ses propres souvenirs de la maison. Sa mère l’a toujours encouragée à partager la rue de Verneuil. « Le cimetière pour moi était un lieu très glauque, je n’y étais pas tranquille, il y avait toujours des gens, je me sentais observée, dit-elle. Là, une fois que je fermais la porte, c’était les années 1980. Je revenais à quelque chose d’extrêmement intime, personne ne m’emmerdait. […] Ce n’était pas un havre de paix, parce que ça nous remuait beaucoup, mais il y avait au moins ça qui n’avait pas bougé. » Désormais, il appartiendra au public. « Longtemps, je n’ai pas voulu partager mon père, aujourd’hui, je le partage. » 

Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @francoishalard #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @gasparddhellemmes

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