L’équipe de France de rugby à VII n’était même pas qualifiée aux Jeux de Tokyo. Trois ans après, la voilà championne olympique.
Les Fidji, doubles médaillés d’or (2016 et 2021), équipe la plus impressionnante depuis le début du tournoi ? Balayés, 28 à 7. Et un Stade de France qui ne sait plus où donner de la joie. Soulagé, hilare, heureux, après en avoir vu de toutes les couleurs depuis le début du tournoi. Jusqu’au bout même, tant la finale n’avait pas commencé comme espéré avec un essai des Fidjiens… qui ne verront plus jamais l’en-but français.
Piqués au vif, les Bleus ont pris le camp adverse d’assaut – et surtout Dupont, rentré en deuxième période, avec deux essais à lui tout seul. Une défense soudée comme jamais, une attaque capable de fulgurances salvatrices, un banc décisif… Les Bleus faisaient des bonds sur place avant même la fin du temps réglementaire.
✍️ Caroline Vigent
📷 Thibaud Moritz / AFP
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 28 juillet 2024
L’équipe de France de rugby à VII championne olympique
La japonaise Uta Abe éliminée
Invaincue depuis 2019 et tenante du titre à Tokyo, la grande favorite japonaise Uta Abe a été éliminée en huitième de finale des -52 kg. L’image est terrible, Uta Abe en pleurs, interdite, incapable de marcher seule pour sortir de la salle. Alors qu’elle menait au score avec un waza-ari, elle s’est faite surprendre par l’Ouzbèke Diyora Keldiyorova, deux fois vice-championne du monde en titre. La Nipponne de 24 ans, déjà championne olympique à Tokyo et quadruple championne du monde, a été acclamée par le public parisien pour l’aider à surmonter cette terrible désillusion.
👉 Suivez ce dimanche olympique en direct avec Libé, lien en story
📷 Eugène Hoshiko / @apnews
vendredi 26 juillet 2024
La une de Libération du week-end
#Paris2024 : en trombes
Voici la une de Libération ce week-end
Entre sabotages d’installations ferroviaires le matin et pluie battante le soir, la journée d’ouverture des JO a été chaotique mais s’est conclue par une cérémonie grandiose qui a cassé tous les codes.
jeudi 25 juillet 2024
Au moins 20 morts aux Philippines après le passage de Gaemi
Le typhon est passé au large des Philippines, frappant directement Taïwan dans la nuit de mercredi à jeudi avec des rafales jusqu'à 190 km/h.
Un pétrolier battant pavillon philippin et transportant 1,4 million de litres de pétrole a coulé jeudi au large de Manille, ont annoncé les autorités qui tentent d'éviter une marée noire et recherchent un membre d'équipage disparu.
Une enquête a été ouverte notamment pour déterminer si une perturbation d'ordre météorologique est en cause dans le naufrage, qui s'est produit alors que les fortes pluies s'abattaient sur les Philippines voisines.
Jeudi matin, le typhon était moins puissant et son "centre s'est déplacé en direction de la mer vers 04H20 (20H20 GMT mercredi)", a indiqué l'Administration centrale de la météorologie de Taïwan.
Le typhon, le plus puissant à frapper Taïwan depuis huit ans, a contraint les autorités de l'île à fermer les écoles et les bureaux, à suspendre la Bourse et à évacuer des milliers de personnes. Des centaines de vols intérieurs et internationaux ont été annulés.
Les pompiers de l'île autonome ont indiqué qu'un cargo battant pavillon tanzanien a coulé au large du sud de Taïwan et que neuf de ses membres d'équipage, des ressortissants birmans, sont portés disparus #AFP
📷Ted ALJIBE
A Hillion en Bretagne la population s'est habituée à vivre avec la pollution entre découragement et omerta
Elle souffle fort pour refouler ses larmes, ce mardi matin de juillet. Installée dans son bureau de maire à Hillion, dans les Côtes-d’Armor, Annie Guennou grimace : « Je me sens démunie. Abandonnée. J’en ai tellement marre, vous savez… » L’édile (sans étiquette) « sature » de ces algues vertes qui pullulent aux beaux jours sur une partie du littoral breton. Nichée dans la baie de Saint-Brieuc, Hillion, commune de 4 300 habitants, est la plus touchée par cette pollution. Depuis juin, Annie Guennou a procédé à trois fermetures de plage à la suite d’alertes de capteurs, installés en 2022, signalant la présence d’hydrogène sulfuré (H₂S) émanant d’ulves en putréfaction.
Ce gaz a été mis en cause après la mort d’animaux dans la commune. En septembre 2016, un joggeur est décédé dans une vasière. Faute d’autopsie rapide, impossible d’incriminer les algues avec certitude. Annie Guennou refuse de se prononcer sur ce drame qui hante la cité, mais doute : « Avant, il ne fallait surtout pas parler des algues… Une maire doit protéger sa population. Face à ce risque pour la santé publique, les services de l’Etat me conseillent de fermer les plages tout l’été. Ce n’est pas une réponse ! »
Tous les plans de lutte contre les algues vertes (PLAV), mis en place depuis 2010, et dont le dernier doté d’un budget de 130 millions d’euros court de 2022 à 2027, ont été incapables d’éradiquer le fléau hérité de décennies d’agriculture intensive. Celle-ci est, selon la plupart des scientifiques, la principale responsable de la saturation des cours d’eau en azote, nutriment essentiel à la propagation des algues vertes sur le littoral. « Lasse » de ne constater « aucune amélioration », Annie Guennou songe à démissionner de son mandat.
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Article : Benjamin Keltz
Photo : @louise.quignon #pourlemonde
"La gauche imagine difficilement qu'une culture populaire puisse encore exister dans les campagnes"
Cette année, la saison met du temps à démarrer. Dans mon champ, les légumes poussent lentement à cause de la pluie et des nuits fraîches. Je récolte moins, mais je travaille autant. Pour la première fois, après neuf années de maraîchage, j’estime que je mérite mieux qu’un faible revenu. Pour autant, je refuse de trimer 70 heures par semaine, pour obtenir un revenu décent.
Je travaille donc 35 heures, pour un revenu indécent. Et je vois mes amis partir en Bretagne, en Sicile, pendant que je reste au champ. Les après-midi, mes enfants se rendent à la piscine municipale, tandis que je vais travailler. Un sentiment d’injustice me traverse alors. Le soir, le corps lourd, la pensée usée, je regarde les infos et la France qui se cherche un premier ministre. Ce bal des candidatures laisse un goût amer.
En devenant paysan, j’ai cessé de croire à la fin du travail. L’idée alléchante que le progrès nous délivrera un jour de la nécessité m’apparaît aujourd’hui comme un leurre. Car il faudra un travail gigantesque pour réduire l’usage des pesticides, des énergies fossiles, tout en relocalisant la production agricole. Est-ce que nous voulons changer nos manières de vivre, ou continuer d’importer notre alimentation, et faire travailler les autres à notre place ?
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Article : Mathieu Yon
Photo : Aerial View Of Misty Sunrise, River Rhone, Thoissey, Ain, Eastern France. Aga sur MotionArray
Au Nouveau Front Populaire Lucie Castets réussit ses premiers pas de prétendante à Matignon
Quand, lundi 22 juillet à midi, Olivier Faure a téléphoné à Lucie Castets, elle a été prise de vertige. Candidate du Nouveau Front populaire (NFP) pour Matignon ? Elle n’a jamais rien demandé, ni sollicité personne pour faire émerger son nom, jamais rien imaginé de tel. L’effet de surprise passé, elle a posé plusieurs questions assez judicieuses au premier secrétaire du Parti socialiste (PS) : pourquoi moi ? Serai-je utile ? Capable ? Serai-je à ma place ?
Ces points d’interrogation subsistent, effectivement, autour du profil de cette haut fonctionnaire de 37 ans, inconnue du grand public, qui n’a jamais assumé de mandat électif, et dont l’engagement associatif s’exerce en dehors du microcosme politique. Alors, au soir même de l’annonce du NFP, un petit « commando » politique s’est déployé autour de la directrice des affaires financières de la Ville de Paris. Des communicants et conseillers politiques ont été dépêchés par les quatre partis du NFP, pour écluser les déjà nombreuses sollicitations médiatiques, une centaine depuis mardi. Il ne fallait pas tarder car, dès le lendemain matin, elle était l’invitée principale de la matinale de France Inter, la plus écoutée de France, pour sa première prise de parole publique.
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Article : Laurent Telo
Photo : France 2 montre le portrait de Lucie Castets, proposée par le Nouveau Front populaire pour Matignon, pendant l’intervention du président de la République, Emmanuel Macron, à Paris, le 23 juillet 2024. MOURAD ALLILI / SIP
Les jeux olympiques à la recherche de l'adhésion populaire
Les Jeux olympiques (JO) de Paris 2024 sont là et une crispation demeure. Indifférence (36 %), inquiétude (24 %) et même colère (5 %) : une enquête sur l’adhésion des Français aux JO (IFO P-Fiducial pour Sud Radio, effectuée les lundi 15 et mardi 16 juillet sur un échantillon représentatif de 1 504 personnes) révèle que la tenue, dans le pays, du plus grand événement sportif au monde ne réjouit toujours pas les foules. Un frémissement, toutefois : 23 % des sondés disent ressentir de la « satisfaction » en pensant à ces Jeux contre 11 % à la fin de mai.
Il est sans doute temps de ne pas rester le nez collé sur les chiffres. Car Paris 2024, désormais, c’est du concret. Les Jeux vont commencer. L’Ile-de-France mais aussi plusieurs villes de région (Marseille, Bordeaux, Nantes, Saint-Etienne, Lille, Lyon, Châteauroux et Nice) et même Teahupoo, une commune de 1 500 habitants située sur la presqu’île de Tahiti, en Polynésie française, ne vont être, pour près de trois semaines, qu’un vaste terrain de sport. Plus de 10 000 athlètes sont attendus. Tous ont l’espoir de réaliser LA performance qui leur offrira un visa à vie pour la gloire.
Bien évidemment, entre 2013 – année des premières réunions destinées à relancer une candidature pour l’organisation des Jeux d’été, après les échecs cuisants de 1992, de 2008 et de 2012 – et aujourd’hui, rien (ou presque) ne s’est passé comme prévu.
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Article : Gabriel Richalot
Photo: A cinq jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, à La Défense (Hauts-de-Seine), le 21 juillet 2024. WANG ZHAO / AFP
La faim dans le monde se maintient à un niveau élevé
Cela fait des années que le monde ne parvient plus à faire reculer la faim, voire pire, que celle-ci augmente. Le dernier rapport des agences des Nations unies sur l’insécurité alimentaire dans le monde, publié mercredi 24 juillet, le confirme : la faim a stagné en 2023 à un niveau très élevé, touchant 9,1 % de la population mondiale, sans progrès depuis deux ans.
Au total, 733,4 millions de personnes sont chroniquement sous-alimentées, soit 36 % de plus qu’il y a dix ans, selon cette nouvelle estimation du rapport SOFI (pour State of Food Insecurity), issue des travaux de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme alimentaire mondial, du Fonds international de développement agricole (FIDA), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Unicef.
C’est un signal d’alarme, alors que l’éradication de la faim dans le monde est le deuxième des Objectifs de développement durable que s’est fixés la communauté internationale pour l’horizon 2030. « Les objectifs “faim zéro” ne seront pas atteints. C’est un aveu d’échec terrible », déplore Pauline Verrière, responsable des systèmes alimentaires au sein de l’ONG Action contre la faim.
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Article : Mathilde Gérard
Infographies : Le Monde
Sources : FAO
L'enfer des domestiques africaines au Moyen-Orient
C’est le premier procès du genre au Kenya. Douze femmes en colère, dont Mediatricks Khasandi, 34 ans, y dénoncent depuis plus d’un an un « trafic d’êtres humains » et des faits d’« esclavage moderne ». Comme des millions d’autres, elles ont été employées en tant que domestiques au Moyen-Orient, y ont été victimes d’abus physiques ou sexuels et s’estiment abandonnées par leur pays. Devant un tribunal de Nairobi, elles se dressent désormais face aux autorités kényanes, qui, selon les plaignantes, ne les ont ni informées, ni protégées des risques encourus.
Lorsque Mediatricks Khasandi atterrit à Tabouk, en Arabie saoudite, fin 2019, cette femme de ménage voit là une chance de quintupler son salaire. « J’étais en confiance, j’avais même un document signé et tamponné par le gouvernement kényan, qu’on appelle un contrat de service étranger », dit-elle. Son expérience tourne rapidement au cauchemar. Seule domestique pour une famille de 17 personnes, elle travaille jusqu’à vingt heures par jour. Son passeport lui est confisqué et son employeur la menace d’un couteau le jour où, malade, elle demande à être emmenée à l’hôpital.
Et lorsqu’elle se tourne vers les services consulaires de son pays pour solliciter un rapatriement ? « Le responsable de l’ambassade m’a insultée au téléphone, il m’a dit que les femmes stupides comme moi devaient retourner au travail, se taire et payer leurs dettes », se remémore-t-elle. L’échange téléphonique, que Mediatricks Khasandi a enregistré, est l’une des pièces à conviction du procès.
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Article : Noé Hochet-Bodin(Nairobi, correspondance) et Coralie Pierret (Bukavu, correspondance)
Photo : JOSEPH EID / AFP
"Objectivement toute la bande de Gaza est détruite il faudra des dizaines d'années avant de pouvoir reloger les gens"
Ancien diplomate, Alexandre Chatillon dirige l’ONG Super-Novae. Bénéficiant de financements du ministère des affaires étrangères français, elle a ouvert un bureau à Gaza en 2023 pour accompagner des femmes vers l’emploi et le marché du travail. Depuis le 7 octobre 2023, elle porte assistance à ces femmes déplacées, organise un soutien psychologique, et sensibilise aux violences faites aux femmes dans les camps de réfugiés. Elle finance aussi des activités à destination des enfants. De retour dans la ville de Gaza, où il s’est rendu début juillet, il témoigne de l’agonie du territoire palestinien.
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Article : Madjid Zerrouky
Photo : Un Palestinien, après un bombardement visant le camp de déplacés d’Al-Mawasi, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 14 juillet 2024. BASHAR TALEB / AFP
Antoine Dupont passe du rugby à XV au jeu à VII
Trois finales déjà jouées cette saison pour autant de victoires : Antoine Dupont en enquillera-t-il une quatrième dimanche 28 juillet sur la pelouse du Stade de France ? Le quadruplé resterait historique un sacré bout de temps. Déjà victorieux à VII lors de la dernière finale du circuit mondial, à XV en Coupe d’Europe et Top 14 sous le maillot du Stade toulousain, le demi de mêlée rêve d’un premier titre olympique sous le maillot bleu. Entre autres exploits cette saison, Antoine Dupont a réussi à attirer la lumière sur une discipline plutôt confidentielle hors de l’ovalie. «Le rugby à VII a réussi à se faire une place. C’est aussi l’importance d’Antoine Dupont. Une équipe qui ne gagne pas n’intéresse pas», reconnaît son coéquipier Stephen Parez, qui sait de quoi il parle du haut de ses 353 sélections.
Le demi de mêlée a effectué des allers-retours entre les deux versions du rugby, donnant l’impression à chaque match que le VII nourrissait son talent à XV et inversement. De quoi impressionner son coéquipier en équipe de France olympique, Jean-Pascal Barraque, qui navigue lui aussi entre les deux disciplines : «La principale différence, c’est l’intensité physique que ce soit en défense ou en attaque. A XV, il y a des moments de répit qu’il n’y a pas à VII. C’est plus difficile de passer de XV à VII que l’inverse. On a le même ballon, les mêmes poteaux mais ce sont deux sports différents.»
✍️ L'intégralité de l'article de Gilles Dhers est à lire sur Libération.fr
📷 Denis Allard
Giletti l'imperfection au masculin
Un député RN demande à une députée EPR de lui masser le sexe en échange de son vote. Scène surréaliste la semaine dernière où le député Giletti (RN) a demandé à sa collègue Le Meur (EPR) de lui masser le sexe pour obtenir sa voix lors de l’élection des secrétaires de l’Assemblée, rapportée par le Canard enchaîné.
Dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juillet, alors que la nouvelle Assemblée élisait ses différents chefs à plume, plusieurs députés sont allés prendre l’air en terrasse, rue de Bourgogne, non loin du Palais-Bourbon, notamment Annaïg Le Meur (EPR), Michèle Tabarot (DLR) et Agnès Pannier-Runacher (EPR). Puis le lepéniste Giletti est arrivé. Le Meur, députée du Finistère et candidate à un poste de secrétaire de l’Assemblée, a alors demandé en rigolant à Giletti s’il allait voter pour elle. Réponse du député RN du Var, qui est également membre du bureau national du parti : «Oui, mais seulement si tu me masses là…», a-t-il lancé en désignant son sexe, rapporte le Canard. Giletti ? L’imperfection au masculin.
👉 Lire la suite sur Liberation.fr
📸 Arthur N. Orchard/Hans Lucas via AFP
"Emmanuel Macron doit nommer premier ministre la personne proposée par le NFP"
Charles Consigny a «beau ne pas être de gauche du tout», il plaide pour que Matignon revienne à la coalition arrivée en tête lors des élections législatives. Simple respect de la tradition républicaine et de la logique parlementaire, selon l’avocat et chroniqueur de 35 ans. Candidat aux législatives de 2022 sous la bannière Les Républicains – parti auquel il n’est plus adhérent – après avoir soutenu Valérie Pécresse à la présidentielle de la même année, il estime que l’attitude du chef de l’Etat, qui refuse pour le moment la candidature de Lucie Castets proposée par la gauche, est «un déni de démocratie».
A contre-courant de sa famille politique, l’avocat et écrivain, qui n’a pas sa langue dans sa poche, appelle les macronistes «à lâcher le pouvoir». Et les représentants de sa sensibilité politique à élargir le périmètre de leur pensée au-delà de leur «noyau électoral».
💬 Entretien à lire en entier sur Libération.fr
📷 Magali Cohen / Hans Lucas
mercredi 24 juillet 2024
La une de Libération du jeudi 25 juillet 2024
C8 privée de fréquence : dans le Baba
Voici la une de Libération jeudi
L’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, a éjecté de la TNT la chaîne de Vincent Bolloré, relais des idées de l’extrême droite. Une sanction après les multiples dérapages de son animateur star, Cyril Hanouna.
📷 Denis Allard
mardi 23 juillet 2024
Pas de nouveau premier ministre avant "mi-août" annonce Macron
Emmanuel Macron a affirmé mardi qu'il ne nommerait pas de nouveau gouvernement avant la fin des Jeux olympiques, "mi-août", au nom de la "trêve" qu'il a invoquée, faisant valoir que l'inverse "créerait un désordre" pendant l'événement sportif planétaire organisé à Paris.
"De manière évidente, jusqu'à la mi-août, on doit être concentré sur les Jeux. Et puis à partir de là, en fonction de l'avancée de ces discussions, ce sera ma responsabilité de nommer un Premier ministre ou une Première ministre et lui confier la tâche de constituer un gouvernement et d'avoir le rassemblement le plus large qui lui permette d'agir et d'avoir la stabilité", a dit le chef de l'Etat sur France 2, France Inter et franceinfo.
"J'attends aujourd'hui des forces politiques qu'elles soient à la hauteur de ce qu'elles ont fait dans l'entre-deux-tours" des élections législatives en s'unissant contre le Rassemblement national et qu'elles fassent "des compromis", a poursuivi le président de la République.
"Il est faux de dire que le Nouveau Front populaire aurait une majorité, quelle qu'elle soit", a-t-il par ailleurs fait observer, en rejetant de facto la proposition de la gauche de nommer à Matignon sa candidate, Lucie Castets, une haute fonctionnaire jusqu'alors inconnue et dont le nom a surgi moins d'une heure avant l'entretien présidentiel.
"La question n'est pas un nom. La question, c'est quelle majorité peut se dégager à l'Assemblée pour qu'un gouvernement de la France puisse passer des réformes, passer un budget et faire avancer le pays", a-t-il ajouté.
Et, si "personne ne peut appliquer son programme", "ni le nouveau Front populaire, ni la majorité sortante, ni la droite républicaine", "la responsabilité de ces partis" est "de sortir en quelque sorte de leur évidence", a estimé Emmanuel Macron.
"Toutes les démocraties européennes (le) font", a-t-il ajouté, en notant que si ça "n'est pas dans notre tradition, (c'est), je le crois, ce que nos compatriotes attendent parce que c'est être à la hauteur du moment et des responsabilités que les Françaises et Français ont données à ces partis", a-t-il encore martelé #AFP
📷 Ludovic MARIN
La gauche propose Lucie Castets pour le poste de première ministre
Le Nouveau Front populaire s'est mis d'accord pour proposer au président de la République le nom de Lucie Castets, une haute fonctionnaire engagée pour la défense des services publics, pour le poste de Première ministre.
Mme Castets, 37 ans, est engagée dans les "luttes associatives pour la défense et la promotion des services publics", mais aussi "dans le combat d'idées contre la retraite à 64 ans" et elle est une "haute fonctionnaire ayant travaillé à la répression de la fraude fiscale et de la criminalité financière", précise un communiqué du NFP.
Une heure avant l'interview d'Emmanuel Macron à la télévision et après 16 jours de négociations qui ont failli faire imploser l'union de la gauche, les partenaires du Nouveau Front populaire ont enfin réussi à s'accorder sur un nom.
Le NFP, qui revendique le poste de Premier ministre depuis qu'il est arrivé en tête des législatives, mais sans majorité absolue, juge que Mme Castets sera "forte de notre engagement complet à ses côtés dans le gouvernement qu'elle dirigera".
Mme Castets est inconnue du grand public. Actuellement directrice des finances et des achats à la ville de Paris, Mme Castets est une des figures de proue du collectif "Nos services publics", résolument opposé à la politique du gouvernement sortant pour la fonction publique.
"Elle a un parcours professionnel au service de l'Etat et des collectivités territoriales remarquable, avec des engagements forts sur la justice fiscale, la lutte contre l’évasion fiscale", souligne auprès de l'AFP le cofondateur de "Nos Services publics" Arnaud Bontemps.
"C’est une personne très engagée sur l’école, l’hôpital, la justice sociale", a-t-il ajouté. "Elle va très vite sur des sujets parfois très complexes, elle est très humaine, proche des gens", a-t-il assuré
21 juillet 2024 journée la plus chaude jamais enregistrée dans le monde
Dimanche 21 juillet a été la journée la plus chaude enregistrée dans le monde depuis le début des relevés, en 1940, avec une température moyenne mondiale à la surface de la Terre de 17,09 degrés, a annoncé le réseau européen Copernicus.
Cela dépasse très légèrement (0,01 °C) le précédent record qui datait du 6 juillet 2023.
Selon Copernicus, ce nouveau record quotidien, qui intervient alors que des vagues de chaleur frappent certaines parties des États-Unis et de l'Europe, pourrait être à nouveau franchi dans les jours à venir avant que les températures ne baissent, bien qu'il puisse y avoir des fluctuations dans les semaines à venir.
"Ce qui est vraiment stupéfiant, c’est l’ampleur de la différence entre la température des 13 derniers mois et les records de température précédents. Nous sommes maintenant en territoire inconnu et comme le climat continue de se réchauffer, nous verrons certainement de nouveaux records être battus dans les mois et les années à venir", prévoit le directeur du service Copernicus sur le changement climatique (C3S), Carlo Buontempo, cité dans un communiqué.
Avant juillet 2023, le précédent record de température moyenne mondiale quotidienne était de 16,8 °C, atteint le 13 août 2016, selon les données de Copernicus.
Depuis le 3 juillet 2023, 57 jours ont dépassé ce record de 2016.
Après une année 2023 record en termes de chaleur, juin 2024 a été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré, devenant le 13e mois consécutif à établir un record de température moyenne plus élevée que les mois équivalents.
La température moyenne mondiale sur les 12 derniers mois est ainsi la "plus élevée jamais enregistrée (...), 1,64°C au-dessus de la moyenne préindustrielle 1850-1900", quand la déforestation et la combustion du charbon, du gaz ou du pétrole n'avaient pas encore réchauffé le climat de la Terre, avait annoncé début juillet Copernicus
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...