Affichage des articles dont le libellé est Kenya. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kenya. Afficher tous les articles

jeudi 25 juillet 2024

L'enfer des domestiques africaines au Moyen-Orient

 

C’est le premier procès du genre au Kenya. Douze femmes en colère, dont Mediatricks Khasandi, 34 ans, y dénoncent depuis plus d’un an un « trafic d’êtres humains » et des faits d’« esclavage moderne ». Comme des millions d’autres, elles ont été employées en tant que domestiques au Moyen-Orient, y ont été victimes d’abus physiques ou sexuels et s’estiment abandonnées par leur pays. Devant un tribunal de Nairobi, elles se dressent désormais face aux autorités kényanes, qui, selon les plaignantes, ne les ont ni informées, ni protégées des risques encourus.
Lorsque Mediatricks Khasandi atterrit à Tabouk, en Arabie saoudite, fin 2019, cette femme de ménage voit là une chance de quintupler son salaire. « J’étais en confiance, j’avais même un document signé et tamponné par le gouvernement kényan, qu’on appelle un contrat de service étranger », dit-elle. Son expérience tourne rapidement au cauchemar. Seule domestique pour une famille de 17 personnes, elle travaille jusqu’à vingt heures par jour. Son passeport lui est confisqué et son employeur la menace d’un couteau le jour où, malade, elle demande à être emmenée à l’hôpital.
Et lorsqu’elle se tourne vers les services consulaires de son pays pour solliciter un rapatriement ? « Le responsable de l’ambassade m’a insultée au téléphone, il m’a dit que les femmes stupides comme moi devaient retourner au travail, se taire et payer leurs dettes », se remémore-t-elle. L’échange téléphonique, que Mediatricks Khasandi a enregistré, est l’une des pièces à conviction du procès.

Retrouvez-le en suivant le lien sur notre profil.⁣⁣ #Lemonde
Article : Noé Hochet-Bodin(Nairobi, correspondance) et Coralie Pierret (Bukavu, correspondance)

Photo : JOSEPH EID / AFP

mercredi 26 juin 2024

Le président kényan annonce le retrait du projet de budget à l'origine des troubles à Nairobi

 

Le président kényan William Ruto a annoncé le retrait du projet de budget 2024-25 prévoyant des hausses de taxes, à l'origine d'une puissante contestation dans le pays qui a sombré mardi dans une violence meurtrière.
"Après avoir écouté attentivement le peuple kényan, qui a dit haut et fort qu'il ne voulait rien avoir à faire avec ce projet de loi de finances 2024, je m'incline et je ne promulguerai pas le projet de loi de finances 2024, qui sera par conséquent retiré", a déclaré William Ruto dans un discours au lendemain d'une journée de manifestation contre ce texte qui a fait 22 morts, selon l'organe officiel de protection des droits humains (KNHRC).
"Après l'adoption du projet de loi, le pays a été témoin d'une large expression de mécontentement à l'égard du projet de loi tel qu'il a été adopté, qui a malheureusement entraîné des pertes de vies humaines et des destructions de biens", a ajouté le chef de l'Etat.
Le vote du texte mardi par le Parlement, où le parti présidentiel Kenya Kwanza est majoritaire, a déclenché la colère des manifestants réunis non loin, à Nairobi, dans le cadre d'une troisième journée de contestation du texte en huit jours.
La foule a pris d'assaut le Parlement, saccageant et incendiant certains bâtiments, dans une attaque inédite dans l'histoire du pays indépendant depuis 1963. Selon plusieurs ONG, la police a tiré à balles réelles sur la foule.
Nairobi et plusieurs villes ont également été le théâtre de pillages. Des bâtiments ont été incendiés à Eldoret, dans la vallée du Rift, fief du président William Ruto.
Le président a appelé à une concertation nationale.
"Puisque nous nous sommes débarrassés du projet de loi de finances 2024, il est nécessaire d'avoir une conversation en tant que nation à l'avenir. (...) Comment gérer ensemble notre situation d'endettement ? (…) Je proposerai un engagement avec les jeunes de notre nation, nos fils et nos filles", a-t-il affirmé.
Pour le gouvernement, ces mesures fiscales étaient nécessaires pour redonner des marges de manœuvre au pays, lourdement endetté, et financer son ambitieux budget 2024-25 tablant sur 4.000 milliards de shillings (29 milliards d'euros) de dépenses, un record.

#AFP

vendredi 3 mai 2024

Le bilan des inondations au Kenya a dépassé les 200 morts

 

Le bilan des inondations depuis mars au Kenya a dépassé les 200 morts, a annoncé vendredi le ministère de l'Intérieur, alors que le pays se prépare à l'arrivée d'un cyclone qui s'approche des côtes tanzaniennes.
Des pluies torrentielles se sont abattues sur de nombreux pays d'Afrique de l'Est, entraînant des inondations et des glissements de terrain qui ont détruit les récoltes, emporté des maisons, et déplacé des centaines de milliers de personnes.
Au moins 210 personnes sont mortes au Kenya "en raison des graves conditions météorologiques", a indiqué dans un communiqué le ministère de l'Intérieur. Un précédent bilan jeudi faisait état de 188 morts.
Plus de 165.000 personnes ont été déplacées et 90 personnes sont portées disparues dans le pays.
Le Kenya et la Tanzanie voisine, où au moins 155 personnes ont été tuées dans des inondations similaires, se préparent en outre à l'arrivée d'un cyclone, synonyme de nouvelles fortes précipitations.
Les autorités tanzaniennes ont prévenu vendredi que le phénomène météorologique baptisé Hidaya "s'est renforcé pour atteindre le statut de cyclone à part entière" à 03H00 locales (00H00 GMT) au moment où il était localisé à quelque 400 km du sud-est de la ville de Mtwara.
"Le cyclone Hidaya a continué à se renforcer, avec des vents atteignant 130 km/h", ont-elles indiqué dans un bulletin météo.
Le ministère de l'Intérieur kényan estime que le cyclone pourrait entraîner à partir de dimanche des vents violents, de puissantes vagues et de fortes précipitations lorsqu'il aura touché la côte.
Au Burundi, au moins 29 personnes sont mortes et 175 ont été blessées depuis le début de la saison des pluies en septembre, a indiqué le bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).
Les précipitations dans la région ont été amplifiées par El Niño, un phénomène climatique naturel généralement associé à un réchauffement global, qui provoque des sécheresses dans certaines parties du monde et des pluies abondantes ailleurs 

#AFP
📷 @luistatophoto

mercredi 23 août 2023

Dans la forêt de Shakahola les découvertes macabres se poursuivent

 

Il prédisait la fin du monde pour le mois de juin. Le sien s’est écroulé fin avril, lors de son arrestation par la police kényane après la découverte d’une centaine de corps en décomposition dans la forêt de Shakahola, près de Malindi, une station balnéaire de l’océan Indien. L’Apocalypse ne s’est jamais produite. Et le désormais tristement célèbre pasteur Paul Mackenzie croupit en prison, à Mombasa, où il est toujours détenu à ce jour en attendant son procès.

Après une première comparution du gourou et trois mois de recherches dans les 300 hectares de terrain qui servaient de quartier général à sa secte évangélique, le « massacre de Shakahola » ne cesse de prendre de l’ampleur. Pendant des semaines, les équipes de secouristes ont exhumé de nouvelles tombes dans les sous-bois sablonneux. Au total, 425 corps ont été retrouvés et 95 personnes secourues. « C’est le plus grand acte de barbarie en temps de paix au Kenya depuis la décolonisation », assure le directeur d’Amnesty International au Kenya, Irungu Houghton.

Toutes les victimes étaient des fidèles de Paul Mackenzie qui se sont laissés mourir de faim, à petit feu, à partir de janvier, date à laquelle le pasteur leur a ordonné de débuter un jeûne extrême pour « rencontrer Jésus ». D’après la Croix-Rouge, environ 600 personnes sont encore introuvables. Mais plus de trois mois après les faits, l’enquête patine. Pis, l’activité de la secte pourrait même continuer à l’abri des regards.

Photo : Début d’exhumation des corps enterrés dans la gigantesque forêt de Shakahola, près de Malindi, station balnéaire sur l’océan Indien, au Kenya, le 25 avril 2023. 
YASUYOSHI CHIBA / AFP


Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...