"Les habitants de Bombay boivent notre eau", accuse Sunita Pandurang Satgirune, dont le village meurt de soif à une centaine de kilomètres de la capitale économique de l'Inde. Un lourd pot rempli d'eau nauséabonde sur la tête, la villageoise de 35 ans affirme passer jusqu'à six heures par jour, au plus fort de l'été, à aller s'approvisionner en eau. "Les habitants de Bombay boivent notre eau, mais personne, y compris le gouvernement, ne s'intéresse à nous ou à nos demandes", fustige-t-elle encore. La mégapole de l'ouest du pays est alimentée par une immense infrastructure de réservoirs reliés par des canaux et des canalisations sur une centaine de kilomètres. Selon des experts, en raison d'un défaut de planification, le réseau n'est souvent pas relié aux centaines de villages de la région et des districts voisins, qui dépendent donc des puits traditionnels. Or la demande est largement supérieure aux maigres ressources. Dans le pays le plus peuplé du monde, avec plus de 1,4 milliard d'habitants, le niveau des nappes phréatiques diminue, le changement climatique entraînant des précipitations irrégulières et des sécheresses plus intenses et plus longues. Les puits s'assèchent rapidement sous l'effet de la chaleur extrême. Cette année, les températures ont dépassé les 45°C. Quand son puits est à sec, Navinwadi doit compter sur un camion-citerne du gouvernement, avec un approvisionnement irrégulier, deux ou trois fois par semaine. L'eau livrée est en outre non traitée : elle provient d'une rivière où les gens se lavent et où vagabondent les animaux. La cheffe adjointe du village, Rupali Bhaskar Sadgir, 26 ans, affirme que les habitants sont souvent malades à cause de l'eau. Les autorités gouvernementales, tant au niveau de l'Etat qu'à New Delhi, se déclarent déterminées à s'attaquer au problème et ont annoncé à plusieurs reprises des programmes visant à résoudre la crise de l'eau. Toutefois, pour l'instant "rien n'a changé" pour les villageois, s'insurge encore Sunita Pandurang.
📷 @indrapix(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 23 juin 2024
dimanche 5 mai 2024
La une de Libération du lundi 6 mai 2024

Nouveaux forages en France : le pétrole va couler à flotte. C'est la une de
Libération lundi.
Autorisés en catimini par le gouvernement, de nouveaux puits en Seine-et-Marne risquent de contaminer les sources qui alimentent des robinets franciliens. Les élus pointent un danger environnemental et sanitaire.
mardi 3 octobre 2023
La justice annule deux projets de mégabassines en Poitou-Charentes
Le litige portait sur deux projets : l’un de neuf retenues prévues sur les bassins de l’Aume et de la Couture dans les départements de la Charente, Charente-Maritime et des Deux-Sèvres, l’autre concernant six autres mégabassines dans le sous-bassin de la Pallu, dans la Vienne. Ces projets visaient à créer et exploiter 15 réserves dites «de substitution» d’une capacité totale d’environ trois millions de mètres cubes. Leur principe consiste à prélever de l’eau dans les nappes superficielles en hiver, pour la mettre à disposition d’agriculteurs qui irriguent en été, quand la pluie se fait rare.
👉 Plus d'informations sur le site de Libération.fr
📸 Quentin Vernault
vendredi 18 août 2023
En Uruguay l'eau potable rendue salée à la consommation
« Entre 2020 et 2022, on a enregistré le même niveau de précipitations que celui de deux années normales, soit 2 450 millimètres dans Montevideo et sa région en trois ans », relève Raul Viñas, météorologue et membre de l’ONG environnementale Movimiento por un Uruguay Sustentable (« mouvement pour un Uruguay durable » – Movus). Il s’agit de la sécheresse la plus sévère vécue par le pays, sous l’effet combiné de l’épisode naturel La Niña – se traduisant dans cette région du monde par un déficit de précipitations – et du dérèglement climatique. Faute de pluie, les sources approvisionnant Montevideo et sa région, un territoire qui abrite environ 60 % de la population de ce pays de 3,4 millions d’habitants, atteignent un niveau historiquement bas.
Pour ne pas être confronté à des robinets à sec, l’OSE (Obras Sanitarias del Estado, la société publique de distribution d’eau) a trouvé cette solution en avril : mélanger le peu de réserve restante à de l’eau provenant de l’estuaire, le Rio de La Plata, salée en raison de la proximité de l’océan Atlantique.
Photo : Lors d’une manifestation pour la défense de l’eau, à Montevideo, le 31 mai 2023. EITAN ABRAMOVICH / AFP
vendredi 23 juin 2023
La une de Libération du week-end
L'océan brûle et nous regardons ailleurs.
C'est la une de Libération ce week-end.
👉 Depuis quelques semaines, les températures océaniques s'envolent, affolant les scientifiques. Avec quelles conséquences ?
📸 @margueritebornhauser
vendredi 28 avril 2023
La sècheresse sur la France
«On est en première ligne de ce qui est en train de se passer», appuie t-il en ouvrant la réunion à distance, depuis des Pyrénées-Orientales en proie à la sécheresse. Sous le coup de restrictions depuis juin 2022, le département va «vraisemblablement basculer dans le niveau de crise sur au moins une partie du territoire» dans les jours à venir, annonce le ministre.
Dans une partie de l’Hexagone, il n’est plus question d’anticiper une sécheresse : nombre de territoires sont déjà dans le rouge. Grâce à des pluies au début du printemps, les sols de la moitié nord ont pu retrouver une humidité proche des normales. Mais le sud continue à avoir soif. Au centre des préoccupations, l’arc méditerranéen, aussi sec qu’en juin, une configuration «exceptionnelle» à cette époque de l’année, pointe @meteofrance. Dans les Pyrénées-Orientales, la situation est même digne d’un mois d’août. Les prévisions pour les prochains mois laissent peu de place à l’optimisme. Le trimestre à venir devrait être plus chaud que la normale sur la France.
Côté nappes phréatiques, dont la saison de recharge est désormais terminée, la situation est beaucoup plus inquiétante que l’an dernier à la même époque. En mars, les trois quarts des stocks affichaient des niveaux inférieurs aux normales, dont 20 % «très bas». Dans les Pyrénées-Orientales, les nappes proches de la surface sont historiquement basses. Et les plus profondes, en se vidant, pourraient permettre l’intrusion d’eau salée provenant de la mer. «Cela rendrait l’eau impropre à la consommation pendant plusieurs années», avertit Violaine Bault, du Bureau de recherches géologiques et minières. Enfin, les prévisions sont «pessimistes» pour la Provence, la Côte d’Azur, la plaine du Roussillon et le Var, où une petite dizaine de communes connaissent déjà des difficultés d’approvisionnement en eau potable.
👉 L'intégralité de l'article de Margaux Lacroux est à lire dans l'appli Libé
✏ @cocoboer
mercredi 22 février 2023
Trente et un jours sans pluie
Le pays connaît une sécheresse hivernale d’une longueur exceptionnelle qui compromet la régénération des nappes phréatiques.
C’est un hiver aride, marqué par trente et un jours sans une goutte ou presque.
Après neuf mois secs et un été infernal sur l’Hexagone en 2022, puis une petite pause au début de l’hiver, la sécheresse est de retour.
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...