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dimanche 2 février 2025

Comment l'Inde à plus que doubler sa population de tigres en moins de vingt ans

 

Oui, il est possible de réconcilier Homo sapiens avec la vie sauvage, même dans les contrées où il habite en nombre. En témoigne le spectaculaire rétablissement des populations de tigres en Inde, la région du monde la plus peuplée d’humains. C’est ce que démontre une étude parue ce jeudi 30 janvier dans la revue Science. Au cours des deux dernières décennies, les effectifs de Panthera tigris, de son petit nom savant, ont plus que doublé dans le pays, passant de 1400 individus en 2006 à plus de 3 600 en 2022. L’espèce a aussi étendu son territoire de 30 % entre 2006 et 2018, en gagnant près de 3 000 kilomètres carrés par an, pour occuper environ 138 200 kilomètres carrés aujourd’hui. De sorte que désormais, bien que l’Inde ait la densité de population humaine la plus élevée au monde et ne représente que 18 % de l’habitat des tigres à l’échelle du globe, elle abrite plus de 75 % de la population mondiale de ces félins.

Ce n’était pas gagné. Perte d’habitat, raréfaction des proies, conflits avec les humains, braconnage, trafic de parties de son corps… Le tigre avait disparu de plus de 90 % de son aire de répartition historique au cours du XXe siècle, ne laissant qu’un peu plus de 3 000 individus sauvages dans le monde entier au début de ce siècle. Et ce, alors même que ce grand carnivore fait office d’animal charismatique en Inde et qu’il joue un rôle clé dans le maintien de la bonne santé de son écosystème.
Un sursaut a eu lieu en 2010, lorsque les pays de l’aire de répartition du tigre (Bangladesh, Bhoutan, Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Népal, Russie, Thaïlande, Vietnam) et les spécialistes de la conservation des espèces ont lancé un programme mondial visant à doubler sa population en 2022. Objectif atteint en Inde, donc.

👉 L'intégralité de l'article de Coralie Schaub est à lire dans l'appli Libé

📷 Peter Martell / @afpphoto

mardi 14 janvier 2025

Le festival Kumbh Mela a commencé en Inde

 

De vastes foules de pèlerins hindous en Inde se sont baignées dans les eaux sacrées à l'ouverture du festival Kumbh Mela, les organisateurs attendent que 400 millions de personnes - le plus grand rassemblement de l'humanité au monde - se réunissent sur six semaines.
Le Kumbh Mela, vieux de millénaires, un spectacle de piété religieuse et de baignade rituelle -- et un défi logistique aux proportions étonnantes -- se tient sur le site où se rencontrent les rivières Gange, Yamuna et Saraswati.
Le festival est ancré dans la mythologie hindoue, une bataille entre divinités et démons pour le contrôle d'un lanceur contenant le nectar de l'immortalité.
Des moines volés de safran et des ascétiques nus et écoulés de cendres, dont beaucoup avaient marché pendant des semaines pour atteindre le site, ont parcouru la foule en offrant des bénédictions.
La congrégation massive est aussi l'occasion pour le gouvernement nationaliste hindou de l'Inde de brûler ses références.

Le Premier ministre Narendra Modi l'a qualifié d'« occasion divine » qui rassemble « d'innombrables personnes dans une confluence sacrée de foi, de dévotion et de culture ». #AFP


mercredi 18 décembre 2024

Tsunami en Asie de l'Est vingt ans après

 

Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1 au large de la côte ouest de l'île indonésienne de Sumatra a déclenché un énorme tsunami qui a balayé l'Indonésie, le Sri Lanka, l'Inde, la Thaïlande et neuf autres pays de l'océan Indien.
Les survivants et les proches des victimes vont se recueillir pour le 20e anniversaire de la catastrophe, qui a fait plus de 220.000 morts dans une quinzaine de pays.
Le tsunami a entraîné le déplacement de plus de 1,5 million de personnes avec une aide d'urgence d'environ 14 milliards de dollars de la communauté internationale, selon les Nations unies.
Les vagues ont dépassé les 30 mètres, libérant une énergie équivalente à 23.000 fois la puissance de la bombe atomique d'Hiroshima.
Des photographes de l'AFP ont combiné des images prises dans les jours suivant le tsunami avec des photos des mêmes lieux de nos jours #AFP

lundi 18 novembre 2024

Pic de pollution atmosphérique à New Delhi

 

Photos prises avant et pendant le pic de pollution atmosphérique à New Delhi (Inde), qui a atteint lundi des niveaux 60 fois supérieurs aux normes internationales. La plupart des écoles sont restées fermées et la circulation restreinte.
La mégalopole de 30 millions d'habitants est confrontée chaque hiver à des pics de pollution causés par les fumées des usines, du trafic routier et des brûlis agricoles saisonniers.
Dans certains secteurs de la ville, uniformément noyée sous un brouillard opaque, le niveau de ces particules - les plus toxiques car se diffusant dans le sang - a atteint 907 microgrammes par mètre cube d'air, selon IQAir.
"J'ai les yeux qui brûlent depuis plusieurs jours. Il y a plus de fumée dans l'air, c'est une évidence", a témoigné pour l'AFP Subodh Kumar, 30 ans, qui conduit un taxi à pédale (rickshaw).
"Je ne sais pas ce que le gouvernement fait contre ça", a-t-il ajouté, "mais moi je dois être sur la route, qu'est-ce que je ferai sinon ?"
Les autorités locales ont déclenché dimanche soir le niveau 4 de leur plan d'alerte "afin d'empêcher une nouvelle détérioration de la qualité de l'air".
Les établissements scolaires du primaire ont été fermés dès la semaine dernière et les cours dispensés à leurs élèves en distanciel.
En outre, tous les chantiers ont été suspendus et la circulation des poids-lourds et des véhicules les plus polluants sévèrement restreinte.
Le gouvernement local a par ailleurs appelé les enfants, les personnes âgées et tous ceux souffrant de pathologies pulmonaires et/ou cardiaques à "rester à l'intérieur autant que possible".
Nombre d'habitants de la capitale indienne n'ont pas les moyens de s'équiper en purificateurs d'air et vivent dans des logements peu isolés de l'extérieur.
"Qui peut se payer un purificateur d'air quand il a du mal à payer ses factures ?", a fait valoir à l'AFP Rinku Kumar, 45 ans, un conducteur de "tuk-tuk", ces taxis à trois roues motorisés.

📷Sajjad HUSSAIN

#AFP

vendredi 19 juillet 2024

En Inde le mariage de la démesure

 

Clap de fin pour le mariage du siècle. Les Indiens, dont les fils Instagram et les écrans de télévision ont été inondés des mois durant – jusqu’à saturation –, vont enfin pouvoir passer à autre chose. Pendant plus de 134 jours, l’union d’Anant Ambani et de Radhika Merchant, tous deux âgés de 29 ans, a défrayé la chronique. Le fils cadet de Mukesh Ambani, l’homme le plus riche d’Asie, à la tête du conglomérat Reliance Industries, a épousé, le 12 juillet, la fille d’un autre milliardaire indien, Viren Merchant, PDG du groupe pharmaceutique Encore Healthcare. Les Ambani ont fait de ces noces une opération de communication hors norme, étalage ostentatoire de leur fortune immense et de leur influence planétaire. Rihanna, Justin Bieber, les Backstreet Boys ou encore Katy Perry, se sont produits devant les invités parmi lesquels Mark Zuckerberg, Bill Gates, Tony Blair, Boris Johnson ou les sœurs Kardashian. Dans un pays miné par des inégalités criantes, ce spectacle fait grincer des dents. « C’est peut-être leur argent, mais de telles dépenses ostentatoires sont un péché contre la Terre et contre les pauvres », a estimé un membre du Parti communiste indien, Thomas Isaac, allant jusqu’à qualifier le mariage d’« obscène ». 

Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil. #LeMonde 

📷 AP/SIPA
✏️ Carole Dieterich

dimanche 23 juin 2024

En Inde des villages meurent de soif pour faire boire Bombay

 

"Les habitants de Bombay boivent notre eau", accuse Sunita Pandurang Satgirune, dont le village meurt de soif à une centaine de kilomètres de la capitale économique de l'Inde. Un lourd pot rempli d'eau nauséabonde sur la tête, la villageoise de 35 ans affirme passer jusqu'à six heures par jour, au plus fort de l'été, à aller s'approvisionner en eau. "Les habitants de Bombay boivent notre eau, mais personne, y compris le gouvernement, ne s'intéresse à nous ou à nos demandes", fustige-t-elle encore. La mégapole de l'ouest du pays est alimentée par une immense infrastructure de réservoirs reliés par des canaux et des canalisations sur une centaine de kilomètres. Selon des experts, en raison d'un défaut de planification, le réseau n'est souvent pas relié aux centaines de villages de la région et des districts voisins, qui dépendent donc des puits traditionnels. Or la demande est largement supérieure aux maigres ressources. Dans le pays le plus peuplé du monde, avec plus de 1,4 milliard d'habitants, le niveau des nappes phréatiques diminue, le changement climatique entraînant des précipitations irrégulières et des sécheresses plus intenses et plus longues. Les puits s'assèchent rapidement sous l'effet de la chaleur extrême. Cette année, les températures ont dépassé les 45°C. Quand son puits est à sec, Navinwadi doit compter sur un camion-citerne du gouvernement, avec un approvisionnement irrégulier, deux ou trois fois par semaine. L'eau livrée est en outre non traitée : elle provient d'une rivière où les gens se lavent et où vagabondent les animaux. La cheffe adjointe du village, Rupali Bhaskar Sadgir, 26 ans, affirme que les habitants sont souvent malades à cause de l'eau. Les autorités gouvernementales, tant au niveau de l'Etat qu'à New Delhi, se déclarent déterminées à s'attaquer au problème et ont annoncé à plusieurs reprises des programmes visant à résoudre la crise de l'eau. Toutefois, pour l'instant "rien n'a changé" pour les villageois, s'insurge encore Sunita Pandurang.

📷 @indrapix

dimanche 21 avril 2024

Le vœu de pauvreté des Jaïns en Inde

 

A la tête d’une florissante entreprise de BTP à Himatnagar, ville de l’Etat du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde, Bhavesh Bhandari et sa femme Jinal ont amassé une fortune de 2 milliards de roupies (25 millions d’euros). Lundi 22 avril, ils n’auront plus rien. Juste un drap de coton pour vêtement, un bol d’aumône et une balayette. Ils n’utiliseront plus jamais la voiture ou le téléphone portable et se détourneront pour toujours de Netflix. Ils marcheront pieds nus et mangeront ce que l’on voudra bien leur donner, en excluant viande, poisson, œufs et légumes racines.
Le couple de quadragénaires a en effet décidé de renoncer définitivement à toutes ses possessions matérielles pour vivre dans le dénuement, suivant les préceptes de leur religion, le jaïnisme. Ils se consacreront à une vie ascétique et itinérante, chacun de son côté. En compagnie d’une trentaine d’autres adeptes, ils prononceront leurs vœux lundi 22 avril, sur les berges du fleuve Sabarmati à Ahmedabad, la capitale du Gujarat, lors d’une cérémonie qui attirera une foule venue de tout le pays.
L’homme d’affaires et sa femme ont expliqué qu’ils suivent l’exemple de leur fille de 19 ans et de leur fils de 16 ans qui les ont précédés, en 2022, dans la voie «de la renonciation et du salut», a confié Bhavesh Bhandari au quotidien Indian Express. Les enfants avaient pris leur décision après avoir mis à profit les confinements sanitaires pour approfondir leur connaissance de la religion.
Les jaïns, végétariens stricts et apôtres de la non-violence, seraient une dizaine de millions à travers le monde, et entre 4 et 5 millions en Inde, essentiellement dans les Etats du Gujarat et du Rajasthan. Ultraminoritaire (0,5 % de la population) dans un pays de 1,4 milliard d’habitants, leur communauté occupe cependant une place privilégiée dans le monde économique.

👉 L'intégralité de l'article de François-Xavier Gomez est à lire dans l'appli Libé


📷 Bachchan Kumar / @gettyimages

lundi 11 mars 2024

Krystyna Pyszková est Miss Monde

 

La tchèque Krystyna Pyszková a été élue Miss Monde, lors de la 71e édition du concours qui s'est tenue ce samedi en Inde, à Bombay #AFP

📸 @punitpix

lundi 26 février 2024

La guerre du riz basmati entre l'Inde et le Pakistan

 

Des volutes de vapeur s’échappent d’immenses séchoirs qui s’étirent à la verticale dans le ciel. Dans l’enceinte des usines de Chaman Lal Setia Exports, l’un des plus gros exportateurs de basmati indien, la poussière de riz enveloppe l’atmosphère aux sons incessants des machines. Cette rizerie de Karnal, à 150 kilomètres au nord de New Delhi, transforme et emballe chaque jour 500 à 800 tonnes de riz basmati.
La plante récoltée dans les champs alentour subit ici toute une série de transformations et de polissage pour atteindre la perfection. Après une phase finale de triage mécanique, il ne doit rester que d’élégants grains de riz naturellement parfumés, tout en longueur, de couleur blanche ou crème, caractéristique du basmati. Les camions chargés filent ensuite pour acheminer la noble céréale vers les ports indiens, d’où elle sera envoyée dans plus de 80 pays : en Malaisie, aux Etats-Unis, en Israël, mais aussi en Europe.
Depuis des siècles, le basmati est cultivé dans la plaine indo-gangétique du sous-continent indien, partagée aujourd’hui entre l’Inde et le Pakistan. Les frères ennemis sont les deux seuls exportateurs mondiaux de la céréale. « Au fil des ans, beaucoup de variétés de basmati ont été créées afin d’améliorer la qualité du riz et de parvenir au résultat que nous avons aujourd’hui », explique Vijay Setia, directeur de Chaman Lal Setia Exports. L’Inde compte à elle seule trente-quatre variétés de basmati, contre vingt-quatre au Pakistan.

Photo : Jeffrey Greenberg / Universal Images Group

mercredi 18 janvier 2023

Population en baisse en Chine


C’est du jamais-vu depuis six décennies : la Chine, pays le plus peuplé du monde avec 1,4 milliard d’habitants, soit un sixième des habitants de la planète, a vu sa population baisser en 2022.

En 2021, le nombre de naissances a été de 9,56 millions en Chine continentale, a annoncé, mardi 17 janvier, le Bureau national des statistiques (BNS). En parallèle, 10,41 millions de décès ont été recensés. La combinaison des deux phénomènes a produit une baisse de la population de 850 000 personnes.

Cette chute s’annonce durable, peut-être jusqu’à la fin du siècle, selon des démographes, ce qui affectera durement l’économie et le système de retraites. 

L’Inde devrait détrôner dès cette année la Chine en tant que pays ayant le plus d’habitants, avaient déjà annoncé les Nations unies (ONU).

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...