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mardi 11 février 2025

Au Pérou la lutte d'une leader autochtone pour les enfants violés

 

En 2024, l’institutrice Rosemary Pioc dénonçait publiquement les agressions sexuelles perpétrées depuis des années par des professeurs sur des centaines d’écolières amazoniennes. Malgré l’électrochoc dans le pays, ces crimes restent minimisés par les autorités et souvent impunis. « Déposer plainte, être présent aux audiences est extrêmement difficile et coûteux dans des zones où le premier accès à l’État et à un commissariat est souvent à plusieurs jours de bateau », rappelle la leader awajún, qui entend que son pays rende justice à tous ces enfants abusés. Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.

📷 @paul.gambin #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @amanda.chaparro_

mercredi 1 janvier 2025

L'avenir menacé des Mashco Piro plus grand peuple "non contacté" d'Amazonie

 

Depuis bientôt dix ans, Antonio et sa dizaine de collègues, villageois employés du ministère de la Culture, interagissent avec une cinquantaine de Mashco Piro. Une situation inédite. Ailleurs, la ligne des autorités est stricte : aucun contact, afin de les protéger des maladies contre lesquelles ils ne sont pas immunisés et de respecter leur isolement, moins «volontaire» que subi pour assurer leur survie. Dans une zone de 8 millions d’hectares, entre le Brésil et le Pérou, au moins 750 Mashco Piro refusent ou craignent le contact depuis leur probable fuite, à la fin du XIXe siècle, des massacres perpétrés sur leurs terres par le baron du caoutchouc Fitzcarrald.
Mais à Diamante, le ministère de la culture n’a pas eu le choix. Dans les années 2010, le défilé de bateaux vrombissants s’est intensifié sur le fleuve, multipliant les occasions pour les touristes, les villageois Yine et les commerçants, d’apercevoir des Mashco Piro sur la rive, limite de la réserve de près de 830 000 hectares établie en 2002 pour les protéger. A l’époque, leurs sorties pour dénicher des œufs de tortues ou se reposer sur la grève virent à l’attraction. Le groupe reçoit des tee-shirts, des casseroles et des bananes qu’il finit par réclamer, des missionnaires évangéliques tentent un contact. Mais baragouiner en Yine, langue dont les Mashco Piro parlent une forme ancienne, échoue à faire coïncider deux réalités éloignées. En 2011, un villageois paie d’une flèche mortelle une promesse non honorée. Trois ans plus tard, des dizaines de Mashco Piro pillent le village voisin de Shipetiari, effrayant les habitants dont l’un est tué en 2015.
Le ministère de la Culture officialise alors, en collaboration avec la Fenamad, une fédération de défense des droits autochtones déjà présente sur les lieux, la création du poste de surveillance Nomole, «frère» en Yine, le mot crié par les Mashco Piro pour interpeller les villageois.

👉 Le reportage de Juliette Chaignon et Guillaume Gosalbes est à lire dans l’appli Libé

📷 @florence.goupil

mardi 2 juillet 2024

La forêt Amazonienne aux prise avec de nombreux incendies

 

Le Brésil a enregistré 13 489 foyers d’incendie au premier semestre en Amazonie, le pire chiffre en vingt ans. Les experts attribuent cette hausse spectaculaire notamment à une sécheresse historique dans la plus grande forêt tropicale de la planète.
Depuis que ces données ont commencé à être compilées par l’Institut brésilien de recherches spatiales (INPE, public) en 1998, seules deux années ont vu plus de départs de feu en Amazonie identifiés au premier semestre : 2003 (17 143) et 2004 (17 340). Le total observé du 1ᵉʳ janvier au 30 juin 2024 est nettement supérieur à celui de la même période en 2023 (8 344), selon les données satellitaires disponibles lundi 1ᵉʳ juillet.
Il s’agit là d’une mauvaise nouvelle pour le gouvernement du président, de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, alors que parallèlement la déforestation continue de baisser en Amazonie, un vaste territoire qui joue un rôle majeur contre le réchauffement climatique grâce à l’absorption de CO2. D’après les données de l’INPE, la déforestation y a atteint 1 525 km² du 1ᵉʳ janvier au 21 juin, contre 2 649 km² au premier semestre de 2023, soit une réduction de 42 %. L’an passé, elle avait été réduite de moitié par rapport à 2022. Lula a promis de mettre fin d’ici à 2030 à la déforestation illégale en Amazonie, qui avait bondi sous son prédécesseur d’extrême droite, Jair Bolsonaro (2019-2022).

Retrouvez-le en suivant le lien sur notre profil.⁣⁣ #LeMonde

Photo : DOUGLAS MAGNO / AFP

lundi 15 janvier 2024

La découverte d'un vaste réseau de cités-jardins vieux de 2500 ans

 

Fin 1541, l’Espagnol Francisco de Orellana, accompagné de quelques dizaines d’hommes, commence, sur les contreforts orientaux des Andes équatoriennes, un hallucinant voyage fluvial qui va lui faire traverser d’ouest en est tout le continent sud-américain, jusqu’à déboucher sur l’océan Atlantique via l’Amazone. C’est le dominicain Gaspar de Carvajal qui tient la chronique de ce dangereux périple d’une dizaine de mois, au cours duquel il perdra un œil, touché par la flèche d’un autochtone lors d’une embuscade.
Dans ce récit intitulé Descubrimiento del rio de las Amazonas (soit, en français, « découverte du fleuve des Amazones »), Carvajal dépeint des rives densément peuplées et une sorte d’agglomération urbaine : « Aucun village n’était distant de l’autre de plus d’un tir d’arbalète (…), et il y avait un village qui s’étendait sur cinq lieues sans interruption d’une maison à une autre, ce qui était une chose merveilleuse à voir. »
A l’époque, on prend cette description pour une affabulation. Pourtant, une étude internationale, publiée jeudi 11 janvier, dans la revue Science, met en évidence un réseau de cités-jardins, le long de la rivière Upano, en Equateur, remontant à 500 avant notre ère. Soit le plus ancien et le plus grand réseau urbain de l’Amazonie. Comme le prétendaient Carvajal et Orellana, tout oxymorique qu’elle puisse paraître, la ville amazonienne préhispanique est bien une réalité.

Aquarelle reconstitutant le site de Sangay, dans la vallée d’Upano en Équateur. 

Stephen Rostain

mercredi 9 août 2023

Pourquoi il est urgent de protéger la forêt Amazonienne

 

L’Amazonie est au cœur d’un nouveau sommet politique en ce mois d’août pour tenter de juguler la catastrophe en cours. Pour la première fois depuis 2009, les pays membres de l’Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA) (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guyana, Pérou, Suriname et Venezuela) seront réunis mardi et mercredi pour tenter de définir des objectifs communs permettant de sauver la plus grande forêt tropicale du monde. La France, la Norvège et l’Allemagne ont aussi été invitées.

La déforestation et le changement climatique constituent une double menace. «Au cours des quarante à cinquante dernières années, l’impact humain a affecté de plus en plus l’Amazonie, entraînant une perte forestière d’environ 17 %», notait une étude publiée en 2021 dans la revue Nature. La majorité des terres défrichées a été utilisée pour l’élevage, et dans une moindre mesure pour la culture du soja ou l’extraction de minerais. En septembre 2022, un rapport avertissait même qu’un quart de la forêt était désormais détruit. La faute notamment à l’ère Bolsonaro au Brésil, qui a fait grimper en flèche la déforestation. Ces six derniers mois, la tendance a enfin ralenti, grâce au retour de Lula au pouvoir. Le Président vise l’objectif ambitieux de zéro déforestation d’ici 2030 dans son pays. Car cette forêt est une zone stratégique de la planète.

Sans elle, l’humanité perdrait un puissant puits de carbone. A l’inverse d’un poumon, la forêt aspire le CO2 et produit de l’oxygène. L’Amazonie joue un «un rôle crucial dans le maintien de la stabilité climatique régionale et mondiale, stockant environ 150 à 200 milliards de tonnes de carbone dans ses sols et sa végétation [équivalent à au moins 550 milliards de tonnes de CO2, ndlr]», relevait un rapport de scientifiques internationaux en 2021.

Or la coupe rase altère la précieuse machine.

👉 L'intégralité du décryptage de Margaux Lacroux est à lire dans l'appli Libé

📷 @victormoriyama@nytimes-REDUX-REA

lundi 7 août 2023

La une de Libération du mardi 8 août 2023

 
Sommet de l'Amazonie : promotion canopée. 

C'est la une de @liberationfr ce mardi.

👉 Les pays sur lesquels s’étend la plus grande forêt tropicale au monde entament ce mardi des discussions pour tenter de la préserver... tout en conciliant les intérêts économiques. La France, pourtant concernée avec la Guyane, ne sera pas représentée par son chef d’Etat.

📷 Vue aérienne sur le territoire indigène Yanomami, au Brésil. 

@victormoriyama@nytimes-REDUX-REA

mardi 13 juin 2023

La survie des quatre enfants dans la jungle colombienne

 

Au début, Lesly (13 ans), Soleiny (9 ans), Tien Noriel (5 ans) et Cristin (1 an) sont restés près de l’épave, se nourrissant de farine de manioc qu’ils ont trouvée à bord de l’appareil, a expliqué le général Pedro Sanchez, à la tête des opérations de recherche. Puis, «ils ont manqué de provisions» et ont décidé de chercher un moyen de sortir de la jungle, a rapporté Henry Guerrero, un des indigènes qui a participé aux recherches avec l’armée. Avant de s’éloigner de l’appareil, les enfants ont récupéré une serviette, une lampe de poche, deux téléphones portables (aux batteries rapidement déchargées), une boîte à musique et quelques vêtements.

La fratrie appartient d’ailleurs à l’ethnie Uitoto, originaire de l’Amazonie. «Ce sont des enfants indigènes qui connaissent très bien la forêt. Ils savent ce qu’il faut manger et ce qu’il ne faut pas manger. Ils ont réussi à survivre grâce à cela et à leur force spirituelle», a déclaré Luis Acosta. Les indigènes ont été à l’origine de la découverte des enfants, dont les deux plus jeunes ont fêté leur anniversaire pendant leur errance.

Mais où est Wilson ?
L’armée dit désormais poursuivre ses recherches de Wilson, un chien de détection perdu dans la jungle. 

Le nom et les photos de ce malinois de 6 ans s’affichent désormais aux fenêtres à Bogota.

👉 Lire l'article en entier sur Liberation.fr (lien en story)

📸 AFP / AP / Colombian Air Force

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