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vendredi 17 janvier 2025

« J'ai peur de vivre ici » les maisons qui défient la mort en Bolivie


L'humble maison en briques du boutiquier bolivien Cristobal Quispe se dresse précairement sur la pente d'une colline instable à La Paz, près du bord d'une route effondrée. Le paysage autour de lui est jonché de débris laissés derrière lui après que des centaines de structures ont été emportées par un coulée de boue en 2011, dont son ancienne maison.
Quispe, 74 ans, a construit une nouvelle maison non loin de l'endroit où son original se trouvait. La demeure donne sur la moitié d'un parc où les enfants jouaient. L'autre moitié a disparu au fur et à mesure que le paysage sur lequel il a été construit a changé. Chaque année maintenant pendant la saison des pluies de novembre à mars, Quispe regarde le ciel sur la plus haute ville du monde avec trépidation.

Malgré que la municipalité déclare la zone comme une « zone rouge » périlleuse, Quispe et d'autres disent n'avoir d'autre choix que d'y rester. La plupart y ont vécu toute leur vie, et beaucoup ont reçu des droits de propriété des autorités sur les terres qu'elles occupent - des terres qu'elles espèrent avoir de la valeur un jour.
Nichée entre les montagnes à plus de 11 500 pieds d'altitude (3 500 mètres), La Paz est traversée par plus de 300 rivières et ruisseaux, rendant le sol instable. Près d'une propriété enregistrée sur cinq se trouve dans des zones à risque « élevé » ou « très élevé », selon la municipalité, beaucoup d'entre eux dans des bidonvilles. Depuis novembre dernier, le gouvernement affirme que 16 Boliviens sont morts dans des glissements de terrain et des inondations causés par de fortes pluies.
Le problème n'est pas unique à la Bolivie, selon des experts, qui blâment la mauvaise planification urbaine et le manque d'investissements dans la résilience aux catastrophes naturelles.

📷 @AFPPhoto


mercredi 31 janvier 2024

Les incendies se multiplient dans une Colombie en surchauffe

 

La sécheresse en Colombie, induite par le phénomène climatique dit d’« El Niño » qui réchauffe les eaux de l’océan Pacifique et qui perturbe la circulation atmosphérique, ne fait que commencer. Et déjà, en plusieurs points du pays, le thermomètre bat des records et les feux de forêt se multiplient, n’épargnant pas la capitale, Bogota, peuplée de 8 millions d’habitants. Le chef de l’Etat, Gustavo Petro, a décrété « l’état de catastrophe naturelle » et demandé l’aide de la coopération internationale.
Plus de 350 incendies se sont déclarés dans le pays depuis novembre 2023, selon l’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales (Ideam). Et 17 000 hectares de forêts ont d’ores et déjà été dévorés par les flammes.
Dimanche 28 janvier au soir, la ministre de l’environnement, Susana Muhamad, informait que trente-cinq incendies avaient été éteints sur l’ensemble du territoire au cours des dernières heures. « Il reste sept incendies de forêt encore actifs, et sept sous contrôle », a précisé la ministre, en rappelant que le mois de février s’annonçait difficile du fait des hautes températures. Les photos prises par satellites montrent une carte de Colombie sans le moindre nuage, un fait inhabituel dans ce pays de cimes enneigées et de jungles humides.

Photo : Incendies sur les pentes des montagnes entourant la ville de Nemocon, au nord de Bogota, le 23 janvier 2024. Ivan Valencia / AP

samedi 16 septembre 2023

Fernando Botero est mort à l'âge de 91 ans

 

Une Mona Lisa en surpoids, ronde et joufflue comme si elle avait pris 100 kilos, voilà l’œuvre la plus célèbre de Fernando Botero, peintre et sculpteur colombien dont le président colombien Gustavo Petro vient d’annoncer la mort à 91 ans d’une pneumonie. 
C’était « le peintre de nos traditions et de nos défauts, le peintre de nos vertus. Le peintre de notre violence et de notre paix. De la colombe mille fois rejetée et mille fois placée sur son trône » a annoncé le président Petro. Fernando Botero avait caricaturé la Joconde mais il avait aussi peint et sculpté de grassouillettes colombes de la paix pour son violent pays. Il était surtout populaire pour sa galerie de personnages obèses, son carnaval de figures pachydermiques qu’il couchait sur de grandes toiles ou réalisait en volume dans des sculptures en bronze monumentales. L’artiste n’épargnait aucune icône de l’histoire de l’art, ni le Christ sur la Croix, ni le Double Portrait des Ducs d’Urbino de Piero della Francesca, ni Masaccio, ni Rubens, ni Van Eyck, ni le Caravage, ni Dürer… Sa célébrissime Mona Lisa à l’âge de douze ans (1959), juvénile et adipeuse, avait été exposée en 1963 dans le hall d’entrée du Museum of Modern Art en contrepoint d’une exposition Léonard de Vinci au Metropolitan Museum. Ce clin d’œil l’a rendu célèbre du jour au lendemain. La même année le MoMA achetait la toile, mettant l’artiste sur orbite international.

« Prendre pour modèle une peinture d’un autre peintre, ce que je fais souvent, c’est se mesurer à la puissance picturale d’une œuvre. Si la position esthétique que l’on a est absolument originale par rapport à celle à laquelle on se confronte, l’œuvre que l’on fait est elle-même originale » déclarait Fernando Botero à l’historien d’art Pascal Bonafoux en 1996, se défendant donc de copier avec facilité les autres peintres.

✍️ Clémentine Mercier

Museo Botero. @bridgemanimages

mardi 13 juin 2023

La survie des quatre enfants dans la jungle colombienne

 

Au début, Lesly (13 ans), Soleiny (9 ans), Tien Noriel (5 ans) et Cristin (1 an) sont restés près de l’épave, se nourrissant de farine de manioc qu’ils ont trouvée à bord de l’appareil, a expliqué le général Pedro Sanchez, à la tête des opérations de recherche. Puis, «ils ont manqué de provisions» et ont décidé de chercher un moyen de sortir de la jungle, a rapporté Henry Guerrero, un des indigènes qui a participé aux recherches avec l’armée. Avant de s’éloigner de l’appareil, les enfants ont récupéré une serviette, une lampe de poche, deux téléphones portables (aux batteries rapidement déchargées), une boîte à musique et quelques vêtements.

La fratrie appartient d’ailleurs à l’ethnie Uitoto, originaire de l’Amazonie. «Ce sont des enfants indigènes qui connaissent très bien la forêt. Ils savent ce qu’il faut manger et ce qu’il ne faut pas manger. Ils ont réussi à survivre grâce à cela et à leur force spirituelle», a déclaré Luis Acosta. Les indigènes ont été à l’origine de la découverte des enfants, dont les deux plus jeunes ont fêté leur anniversaire pendant leur errance.

Mais où est Wilson ?
L’armée dit désormais poursuivre ses recherches de Wilson, un chien de détection perdu dans la jungle. 

Le nom et les photos de ce malinois de 6 ans s’affichent désormais aux fenêtres à Bogota.

👉 Lire l'article en entier sur Liberation.fr (lien en story)

📸 AFP / AP / Colombian Air Force

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