La toile a été supprimée jeudi 21 novembre du catalogue d’Aguttes, à l’avant-veille de sa présentation au public. Mais devait être mise aux enchères le 28 novembre dans les murs de la prestigieuse Maison de vente de Neuilly-sur-Seine.
Les amateurs d’art auraient pu alors admirer, entre autres trésors hérités de l’impressionnisme, cette petite nature morte de Suzanne Valadon sobrement intitulée Fleurs dans une potiche. De quoi se mettre l’eau à la bouche en attendant la grande rétrospective Valadon prévue en janvier au centre Pompidou. Sauf que, selon nos informations, l’œuvre en question, datée de 1922, était issue d’un larcin. Elle a été volée cet été à Paris et circulait depuis librement sur le marché de l’art, désormais très friand de cette artiste longtemps invisibilisée.
Les Fleurs dans une potiche sont un plus petit tableau, présenté jusqu’à son retrait chez Aguttes avec une estimation située entre 50 000 et 70 000 euros. Sans doute un peu élevée. Selon nos informations, la maison de vente l’avait gardé sur son catalogue pour permettre à la police d’avancer leur enquête sans attirer l’attention des voleurs. La vraie propriétaire du tableau, une femme de 79 ans, a déposé plainte début septembre au commissariat du XVIe arrondissement de Paris pour abus de faiblesse.
✍️ Info Libé de Tristan Berteloot et Claire Moulène
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
vendredi 22 novembre 2024
Comment un tableau volé de Suzanne Valadon a atterri aux enchères chez Aguttes
vendredi 7 juin 2024
Un tableau perdu du Caravage part à 36 millions d'euros
C’est l’épilogue d’une histoire qui a tenu le milieu de l’art en haleine… Au printemps 2021, dans le coin d’un catalogue de vente aux enchères, la photo d’un tableau mis à prix 1 500 euros a fait débarquer à Madrid des collectionneurs internationaux persuadés d’y voir la main du Caravage (1571-1610). Trois ans plus tard, l’Ecce homo du peintre italien a été dévoilé au public, le 28 mai, dans une salle du musée du Prado.
Entre-temps, il a été soumis à une analyse aux rayons X par l’ingénieur nucléaire Claudio Falcucci, spécialiste de la conservation du patrimoine culturel, étudié par des historiens de l’art puis restauré par le Florentin Andrea Cipriani. « Les plus grands experts sont unanimes pour l’attribuer au Caravage », a conclu le directeur du Prado, Miguel Falomir, lors de la présentation à la presse.
On y retrouve les mêmes lignes incisées, petites entailles lui servant de repère, et les mêmes coups de pinceaux croisés, qui correspondent « exactement à la technique du Caravage », a souligné Maria Cristina Terzaghi, professeure d’histoire de l’art moderne à l’Université Roma Tre. Membre du comité scientifique du Musée di Capodimonte et experte du Caravage, elle a reconstitué le parcours de ce tableau, de sa réalisation entre 1606 et 1609, à son apparition dans un inventaire du Comte de Castrillo, vice-roi de Naples, et son voyage en bateau pour rejoindre la collection de Philippe IV d’Espagne (1621-1665). Intégré aux collections royales, il aurait ensuite rejoint d’autres trésors de Manuel Godoy, conseiller du roi Charles IV (1788-1808) et « collectionneur vorace ».
Photo : Le tableau « Ecce homo » du Caravage, exposé dans une salle de musée du Prado, à Madrid, en mai 2024. Eduardo Nave/Museo Nacional del Prado
lundi 11 septembre 2023
L'esclave qui avait été effacé de la toile
En 1837 à La Nouvelle-Orléans, le banquier et marchand Frederick Frey passe commande à Jacques Amans, portraitiste français des élites locales. Ses trois enfants, Elizabeth, Léontine et Frederick Frey Jr., posent, roses et souriants, sur fond de bayou. Ce qui étonne, c’est la présence d’un jeune esclave rêveur, qui domine la composition, et son traitement pictural soigné, inhabituel à l’époque. Cet enfant est alors inconnu. Les décennies passent, et la toile est donnée en 1973 au New Orleans Museum of Art. Mais on n’y voit plus que les trois petits Frey. Le jeune Noir a tout bonnement été oblitéré, fondu dans le décor. Par qui ? Pourquoi ? Nul ne sait. Une lourde restauration plus tard, le garçon noir réapparaît, mais demeure anonyme. Il faudra l’acharnement du collectionneur Jeremy K. Simien et le travail de l’historienne Katy Morlas Shannon pour lui redonner un prénom : Bélizaire. Désormais propriétaire de la toile, le Metropolitan Museum of Art à New York va prochainement exposer “Bélizaire et les enfants Frey”. Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.
✏️ Coline Clavaud-Mégevand
samedi 29 octobre 2022
Pierre Soulages
Décès du peintre Pierre Soulages à l'âge de 102 ans
Figure la plus connue de l’art contemporain français, exposée dans le monde entier, le hérault du noir, qui modelait cette couleur depuis plus d’un demi-siècle, dialoguant inlassablement avec elle jusqu’à inventer l’«outrenoir», est mort ce mercredi.
Portrait de Pierre Soulages, peintre et graveur abstrait français, dans son atelier parisien de la rue Saint-Victor (5ème arrondissement).
Paris, le 16 janvier 2013.
📷 Stéphane Lavoué
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...