« Kate from Kharkiv », le surnom de Kateryna Bohuslavska sur X, vit sous les bombes. « Ce n’est pas une autre vie, virtuelle, c’est la mienne », dit-elle dans le café qui se vide de ses rares clients à l’approche du couvre-feu. Une « normalité anormale » qu’elle raconte à désormais plus de 45 000 abonnés, avec son style à elle, précis, soigné et plein d’humour (noir). Elle a du temps : le site Internet du laboratoire de photos de mode où elle travaille comme étalonneuse tourne au ralenti. Son mari, lui, était agent immobilier – une profession qui n’existe plus ou presque à Kharkiv. En temps réel, « Kate » documente, à travers la sienne, la vie des civils pendant cette guerre. Kate devant son sapin de Noël, Kate en goguette dans la ville, Kate en tee-shirt ou en jogging de marque dans sa salle de sport... « La routine m’aide à rester la même. Et puis je devrais être sale, moche ? » Un fil tendu vers l’Occident qui n’occulte pas l’horreur. Retrouvez notre article en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.
📷 @guillaumeherbaut #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @ariane_chemin
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
mardi 4 février 2025
Kate from Kharkiv relais des Ukrainiens sur les réseaux
mardi 14 mai 2024
L'armée Russe à ouvert un nouveau front
L’armée russe mène depuis le 10 mai à l’aube des attaques dans quatre directions au nord de la ville de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine. Après trois jours de combats et de bombardements intenses, l’avancée russe est parvenue à former deux poches totalisant environ 130 km2 le long de la frontière, mais elle ne dépasse pas 8 km en profondeur et n’a pas percé la principale ligne de défense protégeant Kharkiv, où vivent toujours 1,3 million d’habitants, selon le gouverneur régional, Oleh Synehoubov.
« Actuellement, l’ennemi connaît des succès tactiques », a admis, dans un communiqué publié lundi 13 mai sur Facebook, l’état-major ukrainien. Déjà, en milieu de journée, dimanche, le commandant en chef des forces armées, Oleksandr Syrsky, avait reconnu, également sur Facebook, que la situation au nord de Kharkiv s’était « considérablement détériorée ». Mais il avait aussi affirmé : « Nous connaissons les plans de l’ennemi et réagissons avec souplesse à toutes ses actions. »
La capacité du haut commandement à anticiper les initiatives adverses ne fait pas l’unanimité sur le champ de bataille. Denis Yaroslavsky, un militaire ukrainien du 1er bataillon mixte de la 57e brigade combattant à Vovtchansk, signalait dimanche sur sa page Facebook que « les combats en ville ont commencé et une tentative d’encerclement est en cours. Je le dis parce que nous risquons de mourir et qu’il se peut que personne ne connaisse la vérité ». Le militaire s’insurge contre l’absence de fortifications adéquates et de minage défensif dans le secteur, signe d’impréparation et de corruption. Une source du Monde, combattant également à Vovtchansk dans une autre unité, confirme, consternée, que « la défense de Vovtchansk n’a pas été préparée » et que « les moyens nécessaires ne sont pas sur zone pour bloquer l’offensive, alors que les Russes déploient de plus en plus de forces en face de nous ».
Photos : @laurentvanderstockt #pourlemonde
lundi 1 janvier 2024
Bombardements intensifs de la Russie sur l'Ukraine
La Russie a lancé vendredi matin une vaste série de frappes sur plusieurs villes à travers l’ensemble de l’Ukraine, ciblant notamment la capitale Kyiv ainsi que les agglomérations de Kharkiv (nord-est), de Lviv (ouest) et d’Odessa (sud).
Des explosions ont été entendues ce vendredi matin à Kyiv, où la «défense antiaérienne fonctionne activement» a annoncé son maire Vitali Klitschko, et une alerte aérienne généralisée à l’ensemble du pays a été activée vers 7 heures (heure locale).
«Aujourd’hui, la Russie a utilisé presque tous les types d’armes de son arsenal», a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, sur le réseau social X (ex-Twitter). Estimant sur le réseau social Telegram que cette vague de frappes russes montrait que le pays avait besoin de «plus d’aide» de la communauté internationale, le chef de son cabinet Andriy Yermak a visiblement été entendu par le Royaume-Uni, qui a annoncé ce vendredi l’envoi d’environ 200 missiles anti-aériens pour renforcer les défenses de l’Ukraine.
📸 Stringer
vendredi 16 septembre 2022
Izioum, l'horreur
💬 «Demain (vendredi), des journalistes ukrainiens et internationaux viendront à Izioum. Nous voulons que le monde sache ce qui se passe réellement et ce à quoi l’occupation russe a conduit.
Boutcha, Marioupol, maintenant, malheureusement, Izioum…», a lancé Volodymyr Zelensky dans son adresse vidéo quotidienne.
«La Russie laisse partout la mort derrière elle. Et elle doit répondre. Le monde doit vraiment tenir la Russie responsable de cette guerre. Nous allons tout faire pour cela.»
Un responsable de la police régionale, Serguiï Botvinov, a de son côté indiqué à Sky News qu’un site d’enterrement avec environ «440 corps» avait été découvert. «Nous savons que certains ont été abattus, d’autres sont morts à cause de tirs d’artillerie, de traumatismes dus à l’explosion de mines.
Certains sont morts dans des frappes aériennes. Nous avons également des informations selon lesquelles de nombreux corps n’ont pas encore été identifiés»
📷 @evgenymaloletka / ©apnews
mercredi 14 septembre 2022
«La victoire ?»
"La victoire"
Voilà ce que promet Volodymyr Zelensky ce mercredi aux siens depuis la ville stratégique d’Izioum, reprise aux Russes lors d’une contre-offensive surprise, alors que Moscou dit être déterminé à continuer de pilonner l’Ukraine.
Il s’agit du premier déplacement du chef de l’Etat ukrainien dans la région de Kharkiv depuis la libération de la zone ce mois-ci, presque entièrement reconquise par ses forces en à peine quinze jours.
Izioum, cité de près de 50 000 habitants avant la guerre, avait fait l’objet de combats meurtriers au printemps avant d’être prise par les Russes qui en ont fait un nœud stratégique pour le ravitaillement de leurs troupes.
Sa reconquête par Kiev constitue donc un revers pour l’armée russe qui s’est repliée vers Donetsk, zone sous contrôle du Kremlin depuis 2014.
«Nous n’avançons que dans une direction, en avant, vers la victoire», a écrit Zelensky sur Telegram.
Entouré de gardes du corps armés, le président en tenue kaki portait à l’épaule un écusson «l’Ukraine ou la mort», selon des photos de la présidence.
Dans une vidéo, il a comparé les destructions d’Izioum à celles de Boutcha, ville près de Kiev d’où les forces russes se sont retirées au printemps, laissant derrière elles les corps de civils froidement exécutés.
Des exactions que Moscou nie avoir commises.
«C’est pareil : des immeubles détruits, des gens tués. Cela fait partie de notre histoire, partie de la nation russe moderne», a-t-il dit en anglais.
Photo : Ukrainian Presidential press-service / © afpphoto
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...