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mercredi 18 septembre 2024

Les talibans suspendent la campagne de vaccinations contre la polyio

 

Le repli du régime taliban sur lui-même connaît de moins en moins de limites. Après les fins de non-recevoir de Kaboul aux appels de la communauté internationale à revoir sa politique d’effacement des femmes de la vie sociale, les islamistes afghans s’en prennent à la campagne de l’ONU contre la poliomyélite. Lundi 16 septembre, l’OMS a confirmé que la vague de vaccinations qui devait débuter en Afghanistan était suspendue. Ce pays est le dernier, avec le Pakistan, où la maladie reste endémique. 

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Photo : Rahmat Gul / AP 

jeudi 14 mars 2024

Le Covid-19 a fait perdre un an et demi d'espérance de vie à l'humanité

 

Un an après que l’Organisation mondiale de la santé a levé l’alerte maximale sur le Covid-19, et tandis que le SARS-CoV-2 cause encore des dizaines de milliers de cas par semaine, les statisticiens continuent d’évaluer l’impact du virus sur la démographie.
Ainsi, d’après une étude publiée par la revue scientifique britannique The Lancet mardi 12 mars, l’espérance de vie à travers le monde a reculé d’une année et demie (1,6 an) entre 2019 et 2021. Cela correspond à une surmortalité de 15,9 millions de décès pendant les deux années de la phase aiguë de la pandémie.
Le Covid-19 a ainsi porté un brutal coup d’arrêt à l’augmentation continue de l’espérance de vie depuis l’après-guerre : entre 1950 et 2019, elle était passée de 51,6 ans à 76 ans pour les femmes et de 46,7 ans à 70,8 ans pour les hommes. Cet effet a concerné 84 % des quelque deux cents pays couverts par l’étude, qui relève que les tranches d’âges les plus jeunes ont été « minimalement affectées ».le Covid-19 

Photo : Des personnes assistent à l’enterrement d’un membre de leur famille, décédé du Covid-19, au cimetière Campo da Esperanca, dans le quartier de Taguatinga à Brasilia, le 3 septembre 2020. Eraldo Peres/AP

jeudi 5 octobre 2023

Campagne de vaccination contre le papillomavirus

 

Commencer une campagne de vaccination – comme celle contre les papillomavirus (HPV), proposée pour la première fois directement dans leur établissement scolaire aux collégiens de 5e – par une polémique, le ministre de la santé, Aurélien Rousseau, s’en serait bien passé. Ladite campagne, qui a démarré lundi 2 octobre, a été érigée en chantier prioritaire, en matière de prévention, par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron. Elle commence tout juste à se déployer dans certaines régions, et sera ensuite étendue à tout le territoire. « Aujourd’hui, il y a 7 000 collèges dans lesquels il va y avoir des opérations de vaccination, a précisé ce mardi 3 octobre, sur France Inter, Aurélien Rousseau, dont 1 500 qui sont dans le privé. »
La polémique se situe, précisément, dans ces chiffres : tous les collèges de France ne sont pas engagés dans la campagne – et tous n’ont pas été invités, dans les mêmes termes, à le faire. Dans une instruction ministérielle du 19 juin, les ministères de l’éducation et de la santé, occupés à l’époque par Pap Ndiaye et François Braun, ont annoncé une campagne de vaccination dans « tous les collèges publics ». Mais seulement, vu le statut de l’enseignement privé, dans ceux sous contrat de ce secteur qui sont « volontaires ». Côté éducation nationale, on précise que les établissements privés ont dû se « déclarer candidats » auprès des rectorats, alors que ceux du public font partie, par défaut, du plan de vaccination. A l’arrivée, 1 500 collèges privés comptent s’engager, sur un total de 1 660 en France. Un « petit angle mort », a concédé M. Rousseau à la radio.
« Je vais vous donner un scoop : on injecte un vaccin, on n’injecte pas le démon », a-t-il dit. Cette vaccination « protège du cancer du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, de l’anus… Peut-être que certains trouvent ça choquant mais, les enfants de 5e, ils ont tous entendu ça, qu’ils soient dans le public ou dans le privé », a poursuivi le ministre.

Photo : Le ministre de la santé, Aurélien Rousseau, à l’Assemblée nationale. 

THOMAS SAMSON / AFP

mardi 22 août 2023

Le papillomavirus touche un tiers des hommes dans le monde

 

Longtemps associés à des problèmes exclusivement féminins, les papillomavirus humains (HPV) sont de plus en plus identifiés par les chercheurs comme une menace de santé publique concernant les deux sexes. Près d’un tiers (31 %) des hommes de plus de 15 ans seraient atteints par au moins l’un de ces virus très contagieux et, plus important, un homme sur cinq (21 %) est porteur d’un HPV à haut risque, c’est-à-dire potentiellement oncogène.

Ces chiffres, issus d’une étude parue, mercredi 16 août, dans la revue The Lancet Global Health, confirment que les hommes sexuellement actifs, quel que soit leur âge, sont un réservoir important d’infections génitales, ainsi que l’importance d’inclure la population masculine dans les campagnes de vaccination contre les HPV.

Cette méta-analyse a pris en compte 65 études menées dans trente-cinq pays entre 1995 et 2022 et trouvé des données comparables dans la plupart des régions du monde, à l’exception de l’Asie de l’Est et du Sud-Est, où les taux sont moitié moins élevés. Elle montre que la prévalence de ces infections, c’est-à-dire le nombre de cas à un moment donné, était la plus importante chez les hommes âgés de 25 à 29 ans (35 %) et restait à un niveau élevé jusqu’à 50 ans. Mais le fait qu’elle soit également forte chez les plus jeunes de 15 à 19 ans (28 %) suggère que les hommes sont infectés rapidement après leur premier rapport sexuel. Ce profil d’infection est légèrement différent de celui des femmes, pour lesquelles la prévalence culmine peu après la première activité sexuelle et diminue avec le temps, avec un léger rebond après l’âge de 50 à 55 ans dans certaines populations.

Photo : Vaccination contre les papillomavirus humains à Utrecht (Pays-Bas), le 31 mai 2023. JEROEN JUMELET / EPA-EFE

mercredi 1 mars 2023

Sensibilisation au papillomavirus

 


Accompagné des ministres de la santé et de l’éducation, Emmanuel Macron a annoncé, mardi 28 février, à Jarnac, en Charente, une campagne de vaccination « généralisée » dans les collèges pour éradiquer le papillomavirus.

« On va généraliser à partir de la rentrée prochaine pour les 5e », a indiqué le chef de l’Etat lors d’une rencontre avec des élèves dans un collège de Jarnac (Charente). « Cela permet d’éviter beaucoup de cancers », a ajouté Emmanuel Macron. Ces annonces interviennent quatre jours avant la Journée mondiale de sensibilisation autour des maladies induites par le papillomavirus humain (HPV).

Un accord parental sera nécessaire et la vaccination ne sera pas obligatoire, le chef de l’Etat disant préférer mener « un travail de conviction », sans totalement exclure une obligation dans le futur. A partir de septembre 2023, « la prescription et la vaccination contre le HPV (papillomavirus) pourront être réalisées par les pharmaciens, sages-femmes et infirmiers », a ajouté Emmanuel Macron.

Extrêmement fréquentes, ces infections sont la plupart du temps bénignes, mais elles peuvent persister et aboutir à un cancer : les HPV sont responsables de 2 900 cancers du col de l’utérus provoquant plus de 1 000 morts par an, 1 500 cancers de la sphère ORL, 1 500 cancers de l’anus, 200 cancers de la vulve ou du vagin et une centaine de cancers du pénis. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces cancers seraient totalement évitables grâce au dépistage et à la vaccination.

Photo : PICASA / JANE DEMPSTER / CC BY-ND 2.0

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