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mardi 14 mai 2024

La "cuisson propre"double combat pour les femmes et le climat en Afrique

 

Sans plus d’informations, le sommet de la « cuisson propre » organisé à Paris, mardi 14 mai, pourrait annoncer un rassemblement de férus d’arts ménagers. La présence d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernements africains, du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, du président azerbaïdjanais de la prochaine COP sur le climat, le tout sous l’égide du directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, suffit à balayer cette première intuition : l’affaire est autrement importante. Il s’agit ni plus ni moins de parler des conditions de vie de près d’un milliard de personnes en Afrique – de femmes en particulier – dont une bonne partie de la journée et la santé sont grevées par l’utilisation de systèmes de cuisson rudimentaires alimentés au bois, au fumier animal ou par des résidus agricoles. Le plus souvent trois pierres sur lesquelles est posée une marmite à l’intérieur de la maison. L’histoire n’a jamais fait la une des journaux, bien qu’elle soit à l’origine du décès prématuré de quelque 500 000 femmes et enfants sur le continent africain chaque année, du fait de maladies respiratoires liées à l’inhalation de particules toxiques, soit presque autant que le nombre de victimes du paludisme (environ 600 000 chaque année). Elle est aussi une des principales causes de la déforestation en Afrique. La gravité de ce problème lié à la pauvreté est cernée depuis longtemps et n’est pas spécifique à ce continent.

Photo: EL TAYEB SIDDIG / Reuters

jeudi 14 mars 2024

Le Covid-19 a fait perdre un an et demi d'espérance de vie à l'humanité

 

Un an après que l’Organisation mondiale de la santé a levé l’alerte maximale sur le Covid-19, et tandis que le SARS-CoV-2 cause encore des dizaines de milliers de cas par semaine, les statisticiens continuent d’évaluer l’impact du virus sur la démographie.
Ainsi, d’après une étude publiée par la revue scientifique britannique The Lancet mardi 12 mars, l’espérance de vie à travers le monde a reculé d’une année et demie (1,6 an) entre 2019 et 2021. Cela correspond à une surmortalité de 15,9 millions de décès pendant les deux années de la phase aiguë de la pandémie.
Le Covid-19 a ainsi porté un brutal coup d’arrêt à l’augmentation continue de l’espérance de vie depuis l’après-guerre : entre 1950 et 2019, elle était passée de 51,6 ans à 76 ans pour les femmes et de 46,7 ans à 70,8 ans pour les hommes. Cet effet a concerné 84 % des quelque deux cents pays couverts par l’étude, qui relève que les tranches d’âges les plus jeunes ont été « minimalement affectées ».le Covid-19 

Photo : Des personnes assistent à l’enterrement d’un membre de leur famille, décédé du Covid-19, au cimetière Campo da Esperanca, dans le quartier de Taguatinga à Brasilia, le 3 septembre 2020. Eraldo Peres/AP

mardi 18 avril 2023

L'espérance de vie des Américains à la baisse

 


Le chiffre est connu, l’espérance de vie américaine est en chute libre depuis plusieurs années et s’établissait à 76,1 ans en 2021, soit le plus bas niveau depuis 1996, selon les données du NCHS (Centre national de statistiques sur la santé) de 2022. 
Le recul depuis 2019 est de 2,7 ans, du jamais vu depuis le début des années 1920, et le Covid-19 n’explique pas tout.

Moins connues sont en revanche les raisons de cette contre-performance. La première est digne de Monsieur de La Palisse : si les Américains ne vivent pas vieux, c’est qu’ils meurent avant. Un Américain sur 25 âgé de 5 ans aujourd’hui n’atteindra pas l’âge de 40 ans, comme le relève une enquête approfondie du Financial Times publiée le 31 mars : c’est quatre ou cinq fois plus que dans les autres pays développés. Les explications tiennent de la caricature : homicides, accidents de la circulation, overdoses, maladies liées à l’obésité, les Américains meurent des maux de l’Amérique, dans la force de l’âge.

La richesse des Américains et les sommes abyssales dépensées dans la santé (18,3 % du produit intérieur brut, contre environ 12 % en France et au Royaume-Uni) n’y font rien. 
Toutes catégories sociales confondues, les Américains vivent moins longtemps que les habitants des autres pays développés.

Photo : Au cimetière de Los Angeles, lors de la célébration de Memorial Day.

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...