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dimanche 16 février 2025

La une de Libération du lundi 17 février 2025

 

Face à une nouvelle épidémie, sommes-nous prêts ? C'est la une de Libération lundi.
Masques, vaccins, organisation du système de santé, soignants épuisés... 5 ans après, la France éviterait-elle les ratés du début de la pandémie de Covid ?

📸 @denisallard

lundi 30 décembre 2024

Gestion du Covid-19 aucune mise en examen

 

L’enquête portant sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 par le gouvernement a été clôturée par la Cour de justice de la République (CJR), sans mise en examen, a indiqué lundi à l’AFP le procureur général Rémy Heitz, confirmant une information de Franceinfo. À l’issue de cette information judiciaire ouverte en juillet 2020 pour mise en danger de la vie d’autrui notamment, l’ex-premier ministre Édouard Philippe, l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, ainsi que son successeur Olivier Véran sont placés sous le statut plus favorable de témoin assisté. L’absence de mise en examen ouvre la voie à un probable non-lieu.

«Un avis de fin d’information a été délivré le 28 novembre», a précisé Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, qui exerce les fonctions du ministère public près la CJR. «Par ailleurs, aucune personne n’est à ce jour mise en examen», a-t-il ajouté. Les investigations avaient été ouvertes pour mise en danger de la vie d’autrui et abstention volontaire de combattre un sinistre. Elles découlaient de plusieurs plaintes dénonçant, dès le début du confinement en mars 2020 en France, le manque d’équipements de protection pour les soignants et la population ou encore les errements sur la nécessité ou non de porter des masques. Contactés lundi matin, les avocats des anciens ministres n’ont pas répondu dans l’immédiat à l’AFP.

Crédit : LOIC VENANCE / AFP

jeudi 3 octobre 2024

Didier Raoult interdit d'exercer pendant deux ans

 

Sanction plus lourde en appel contre Didier Raoult : l'Ordre des médecins lui interdit d'exercer la médecine deux ans, à partir du 1er février, principalement pour sa promotion infondée de l'hydroxychloroquine contre le Covid, selon une décision consultée par l'AFP.
Il est reproché au scientifique marseillais d'avoir enfreint plusieurs articles du code de la santé publique, surtout en promouvant un traitement à base d'hydroxychloroquine contre le Covid-19 sans donnée scientifique fiable.
En décembre 2021, cela lui avait valu un simple blâme de la chambre disciplinaire nationale. L'Ordre des médecins avait jugé cette sanction trop indulgente vu "la gravité des manquements" et avait fait appel.
En appel, la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins a jugé que "le Pr Raoult ne s'est pas fondé dans ses prises de position publiques sur des données confirmées, n'a pas fait preuve de prudence et a promu un traitement insuffisamment éprouvé", dans sa décision datée du 2 octobre.
Mais, comme en première instance, elle a considéré que le Pr Raoult n'a pas fait courir à ses patients "un risque injustifié", entre autres car la prescription d'hydroxychloroquine respectait les doses habituellement préconisées et car "il a sciemment écarté (...) les patients qui présentaient les facteurs de risque les plus élevés".
Le Pr Raoult se voit en revanche reprocher son étude à l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille sur environ 30.000 patients sans feu vert des autorités sanitaires, et sa publication ne respectant pas la "rigueur scientifique".
Par sa critique de la vaccination généralisée et du confinement, il a "nui par des propos dénués de pondération aux mesures prises par les autorités sanitaires aux fins de protection de la santé publique", considère aussi l'Ordre des médecins 

#AFP
📸 Nicolas TUCAT

lundi 23 septembre 2024

Le nouveau ministre de la recherche Patrick Hetzel défendait l’hydroxychloroquine contre le covid

 

En 2020, Patrick Hetzel, alors simple député, écrivait à Emmanuel Macron pour demander l’autorisation de l’utilisation de l’hydroxychloroquine contre le Covid, sans attendre «les résultats des essais cliniques». Il est désormais ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Alors député du Bas-Rhin, il avait écrit à Macron pour qu’il «autorise temporairement l’utilisation de l’hydroxychloroquine, de l’azithromycine et du Zinc dans le traitement précoce du Covid et ceci jusqu’à ce que soient connus les résultats des essais cliniques en cours». Avec de telles méthodes, la recherche risque d’avancer à grand pas. Dans le mur mais quand même.

👉 Lire la suite sur Liberation.fr
📸 Magali Cohen/Hans Lucas. AFP

vendredi 26 avril 2024

La "génération covid" en masters aujourd'hui toujours en proie aux difficultés

 

L’impression de chuter dans le vide. C’est ce que Camille, 21 ans, a ressenti en octobre 2020, lorsque le deuxième confinement est survenu. Etudiante en première année à Polytech Nantes depuis peu, la jeune femme se retrouve enfermée dans son appartement nantais. « Je crois que c’est le moment où je me suis sentie le plus seule de toute ma vie », raconte-t-elle. En un mois et demi de cours à l’université, Camille n’a pas vraiment eu le temps de créer du lien avec les gens de sa promotion : « J’avais rencontré quelques personnes, mais on ne parlait que par messages de choses qui renvoyaient aux cours, rien ne relevait de l’intime. » Elle se désintéresse de ses cours, ne dort pas la nuit, perd tout rythme. « J’avais l’impression de suivre ma vie de loin », constate-t-elle. Un jour, elle craque devant sa mère. Elle retourne voir la psychiatre de son enfance qui l’aide à sortir de sa phase dépressive.
La transition vers l’âge adulte de cette « génération Covid » a été particulièrement rude lors de la crise sanitaire. L’université de Bordeaux a mené plusieurs études à ce sujet chez les 18-25 ans, avant et après la crise sanitaire, à la rentrée 2022. Résultat : 41 % des étudiants interrogés en 2022 présentent des symptômes dépressifs modérés à sévères, contre 26 % avant le Covid. Les idées suicidaires ont également dangereusement gagné du terrain, passant de 21 % à 29 %.
« La tendance qu’on observe, c’est qu’il n’y a pas eu de retour à la normale à la fin des confinements, explique Mélissa Macalli, l’épidémiologiste qui a mené cette étude. Les psychologues sur le terrain accueillent davantage de jeunes avec des cas plus complexes à traiter. » Quatre ans après le début de la pandémie, nous avons rencontré une dizaine d’étudiants bientôt diplômés de master. Tous ont fait leur entrée dans le monde des études à un moment où l’enseignement supérieur était sous cloche. Tous ont été affectés, de près ou de loin, par ce début un peu particulier.

illustration : CLARA DUPRE

jeudi 14 mars 2024

Le Covid-19 a fait perdre un an et demi d'espérance de vie à l'humanité

 

Un an après que l’Organisation mondiale de la santé a levé l’alerte maximale sur le Covid-19, et tandis que le SARS-CoV-2 cause encore des dizaines de milliers de cas par semaine, les statisticiens continuent d’évaluer l’impact du virus sur la démographie.
Ainsi, d’après une étude publiée par la revue scientifique britannique The Lancet mardi 12 mars, l’espérance de vie à travers le monde a reculé d’une année et demie (1,6 an) entre 2019 et 2021. Cela correspond à une surmortalité de 15,9 millions de décès pendant les deux années de la phase aiguë de la pandémie.
Le Covid-19 a ainsi porté un brutal coup d’arrêt à l’augmentation continue de l’espérance de vie depuis l’après-guerre : entre 1950 et 2019, elle était passée de 51,6 ans à 76 ans pour les femmes et de 46,7 ans à 70,8 ans pour les hommes. Cet effet a concerné 84 % des quelque deux cents pays couverts par l’étude, qui relève que les tranches d’âges les plus jeunes ont été « minimalement affectées ».le Covid-19 

Photo : Des personnes assistent à l’enterrement d’un membre de leur famille, décédé du Covid-19, au cimetière Campo da Esperanca, dans le quartier de Taguatinga à Brasilia, le 3 septembre 2020. Eraldo Peres/AP

lundi 19 juin 2023

Caroline Semaille

 

Le portrait du week-end est consacré à Caroline Semaille. 

La nouvelle directrice de , passée par l’humanitaire, veut redonner du souffle à cet organisme de veille sanitaire secoué par le Covid-19.

De fait, du haut de ses 56 ans, Caroline Semaille fait partie de cette génération de médecins qui ont été biberonnés à l’humanitaire et à l’épidémie de sida. Elle raconte, montrant sur son bureau une photo d’elle en pleine guerre : «Lors de ma première mission, j’étais seule à m’occuper d’un dispensaire sur la frontière irako-iranienne, j’avais 24 ans. Là, tu découvres vite que tu ne peux réussir qu’en groupe. Et c’est pour cela que depuis ma nomination, je me suis attachée à rassembler, à être avec les équipes, sur le terrain.»

La voilà donc en pèlerine, cheminant sur les voies non de Compostelle mais de celles de la santé publique. «J’ai toujours voulu être médecin, j’avais 10 ans. La santé, c’est être utile. J’ai fait santé publique pour avoir une action plus collective.» Caroline Semaille n’est pas issue d’une famille de médecins, à l’exception d’un grand-oncle ophtalmologue. La mort de son père, entrepreneur, a été décisive. Atteint d’un cancer, celui-ci savait qu’il allait mourir à brève échéance. «Mon père le disait. Il devait tenir un an pour que les assurances assurent financièrement notre avenir. Et payer ainsi mes études de médecine. J’avais 15 ans», raconte-t-elle. Au jour près, il est mort. Et elle est devenue médecin. «“Timide et réservée” : c’était tout le temps les appréciations que j’avais», ajoute-elle. En tout cas, cela ne l’a pas empêchée d’entreprendre. 

Elle suit ainsi une route très linéaire, participant au tout premier réseau de santé publique qui se crée, puis la voilà chargée de la surveillance du sida. Logiquement, elle fait de la prévention.

Lire le portrait en entier sur l'appli Libé

✍️ Eric Favereau


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