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mercredi 29 janvier 2025

En Afghanistan la résistance des femmes sous l'ordre taliban

 

Ces photos sont issues du reportage « No Woman’s Land », réalisé par Kiana Hayeri, photojournaliste canado-iranienne, et Mélissa Cornet, Prix Carmignac du photojournalisme.

Entre janvier et juin 2024, toutes deux ont parcouru sept provinces de l’Afghanistan pour enquêter sur les conditions de vie imposées aux femmes et aux filles par les talibans. Elles ont rencontré plus de 100 Afghanes, interdites d’école et enfermées chez elles, des femmes journalistes et militantes, luttant pour leurs droits, et des membres de la communauté LGBTQ+.

Elles documentent comment les talibans, dans le cadre d’une société profondément patriarcale ont systématiquement éliminé les femmes de la vie publique en leur retirant les droits les plus élémentaires. Fin août 2024, le régime taliban a encore renforcé son contrôle en promulguant une nouvelle loi obligeant les femmes à se couvrir le visage d’un masque et en leur interdisant de faire entendre leur voix en public, y compris en chantant, en récitant ou en lisant à haute voix. #LeMonde 

dimanche 22 décembre 2024

En Afghanistan les femmes écrasées sous la loi toujours plus implacable des talibans

 

Privées d’avenir et d’espoir, plus de 70% des Afghanes souffrent de dépression et s’éduquent clandestinement, apprenant des langues étrangères pour pouvoir un jour s’enfuir du huis clos islamiste.
« Viens, ciel, pleure avec moi… Pleure des tulipes et des fleurs pourpres ! » Noyant à peine les sanglots, plus criée que chantée, la complainte du poète Fayez Durani déchire le hall de l’institut médical, quelque part en Afghanistan. En ce début de mois de décembre, les étudiantes viennent de prendre connaissance du tout dernier décret que leur impose le régime taliban : parce qu’elles sont des femmes, elles n’ont plus le droit de poursuivre leurs études dans le domaine médical… Le seul qui leur était encore autorisé dans ce pays où l’ONU accuse les Talibans d’imposer un « apartheid de genre ». En 2022 d’abord, les jeunes filles avaient été empêchées d’étudier au-delà de l’école primaire. En 2023, procédant d’une logique monstrueuse, les études supérieures leur furent interdites à leur tour.

→Retrouvez ce récit dans le lien en biographie #LeFigaro 

mercredi 18 septembre 2024

Les talibans suspendent la campagne de vaccinations contre la polyio

 

Le repli du régime taliban sur lui-même connaît de moins en moins de limites. Après les fins de non-recevoir de Kaboul aux appels de la communauté internationale à revoir sa politique d’effacement des femmes de la vie sociale, les islamistes afghans s’en prennent à la campagne de l’ONU contre la poliomyélite. Lundi 16 septembre, l’OMS a confirmé que la vague de vaccinations qui devait débuter en Afghanistan était suspendue. Ce pays est le dernier, avec le Pakistan, où la maladie reste endémique. 

Retrouvez cet article en suivant le lien sur notre profil.⁣⁣ #LeMonde 

Photo : Rahmat Gul / AP 

lundi 25 mars 2024

L'Asie centrale nouvelle tête de pont de l'organisation Etat islamique

 

Le recours au réseau de messagerie cryptée Telegram par l’organisation Etat islamique au Khorassan (EI-K), la filiale afghane du groupe djihadiste, pour revendiquer l’attaque perpétrée le 22 mars dans les faubourgs de Moscou, ne constitue pas une surprise pour les services de renseignement occidentaux. Si le président russe, Vladimir Poutine, et ses services de sécurité refusent pour l’instant de mentionner ce communiqué, c’est effectivement par ce canal que le groupe assume ses attaques de plus en plus meurtrières.
L’EI-K incarne la stratégie de régionalisation suivie par l’internationale djihadiste depuis qu’elle a perdu sa base en Irak et en Syrie. Une restructuration facilitée par l’instabilité de la zone instable afghano-pakistanaise.
En juillet 2021, selon un rapport de l’ONU remis au Conseil de sécurité, les effectifs de l’EI en Afghanistan étaient estimés « entre 500 et quelques milliers de combattants ». Sa présence dans la région, sous le nom d’Etat islamique au Khorassan – un terme ancien désignant une région englobant une partie de l’Asie du Sud, l’Iran et l’Asie centrale –, est attestée depuis 2015. Toujours d’après l’ONU, si le retour au pouvoir des talibans afghans, au milieu de l’année 2021, a réduit son champ d’action, en Afghanistan – mais non sa capacité d’action –, l’EI-K aurait, depuis, reconstitué des bases dans les pays d’Asie centrale, de l’autre côté de la frontière.

Photo : Dans un camp d’entraînement de l’organisation Etat islamique au Khorassan (EI-K), dans l’est de l’Afghanistan, en août 2021. Alamy Stock Photo

mercredi 1 novembre 2023

Des milliers d'afghans sommés de quitter le Pakistan

 

Des centaines de milliers d'Afghans en situation irrégulière au Pakistan encourent le risque d'être arrêtés et expulsés, à l'expiration aujourd'hui de l'ultimatum fixé par le gouvernement pour qu'ils partent d'eux-mêmes, lequel a provoqué un exode massif.
Le Pakistan a donné jusqu'à aujourd'hui aux sans-papiers afghans vivant sur son sol, dont il estime le nombre à 1,7 million, pour en partir volontairement, sans quoi ils seront expulsés.
Plusieurs milliers de personnes désireuses d'éviter l'expulsion ont rejoint la longue file de véhicules patientant à Torkham, le principal poste-frontière entre les deux pays. Au total, 29.000 migrants ont traversé la frontière hier par les différents points de passage.
Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Sarfraz Bugti, a prévenu que les autorités ne feraient "aucune concession" à ceux qui resteront après la date limite.
Les autorités de la province du Khyber Pakhtunkhwa, où vivent la majorité des migrants afghans, doivent lancer une vaste opération pour arrêter les illégaux qui refusent de partir, selon un porte-parole.
Quarante-neuf centres de rétention, capables chacun d'accueillir plusieurs milliers de personnes, doivent ouvrir mercredi dans le pays pour y placer les Afghans en attente de leur expulsion, ont rapporté les médias d'Etat.

📸 Farooq NAEEM 

mercredi 18 octobre 2023

Libération du journaliste franco-afghan Mortaza Behboudi

 
Reporter sans frontières annonce la libération du journaliste franco-afghan Mortaza Behboudi, emprisonné à Kaboul depuis janvier par les services secrets des talibans, qui lui reprochent des relations avec des opposants au régime.

«La justice talibane a ordonné la libération du journaliste Mortaza Behboudi. La décision vient de tomber après 284 jours d’emprisonnement», déclare RSF dans un communiqué.

📷 Mathias Benguigui / Libération

jeudi 10 septembre 2015

Tribute to Massoud...

Quatorze ans après son assassinat, l’Afghanistan a rendu hommage, hier, au commandant Massoud. 

Deux jours avant les attentats du 11 septembre, le chef charismatique de la résistance afghane mourait dans un attentat-suicide : deux prétendus journalistes font exploser leur caméra pendant une interview. 


L’Afghanistan perdait celui qu’on appelait « Le lion du Panchir ».


Ainsi va la vie...

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...