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dimanche 20 octobre 2024

La SNCF inaugure son wagon-bar de rire

 

Le temps d’un trajet Paris-Lille, la voiture-bar du train à grande vitesse 7037 a subi un grand coup de lifting. Elle inaugure, le jeudi 17 octobre, le «TGV Inoui Comedy Club». Ambiance tamisée. Des néons illuminent la pièce qui grouille de journalistes, d’influenceurs et d’humoristes de leurs reflets bleutés. Grosse pression. «Vous avez intérêt à rire», balance à la cantonade un membre de l’équipe de tournage en s’adressant au public. «Et vous avez intérêt à être drôle», rétorque une journaliste au taquet. Silence. «Mince j’ai peut-être flingué l’ambiance.»
Le comédien @baptistelecaplain anime la répétition générale. Il est accompagné de quatre stand-uppeurs : Justine Le Pottier, Brahms, Nash et Urbain. Les blagues s’enchaînent. Timoré, le public rit sous cape. Les secousses sont plus le fait du train propulsé à 320 km/h que du comedy club expérimental. Les stand-uppeurs ne se débinent pas et renversent même la vapeur. Quand le trajet touche à sa fin, quelques punchlines tournent en boucle dans notre tête : «Le dry january, c’est le ramadan des blancs.» «Je sais que les Français aiment le cul, mais je préfère le Bescherelle.» «En fait quand tu bégayes, c’est Dieu tout là-haut qui fait du scratch sur tes paroles comme un DJ»… Brahms, ancien banquier reconverti dans le seul en scène depuis six ans, livre sa première impression : «On a sorti nos meilleures phrases pour décrisper le public !»

Rassuré par cette répétition générale, TGV Inoui prévoit déjà un déploiement de cette animation sur d’autres destinations. «On va lancer un grand sondage auprès de nos clients avant de déployer cela sur toute la France, s’enthousiasme le directeur adjoint en charge de la publicité et des réseaux sociaux, Mathieu Le Bihan. Notre but : démocratiser l’accès aux spectacles d’humour, souvent réservés à un public parisien branché. On veut miser sur des talents locaux. Je suis persuadé que chaque territoire à son identité.» Ouvertes à tous, les sessions stand-up, dureront quarante-cinq minutes et se dérouleront uniquement en voiture-bar.


👉 L'intégralité du reportage de Balla Fofana est à lire dans l'appli LIbé

📷 Rosa Paris

samedi 22 juin 2024

Le portrait de Paul de Saint Sernin athlète de la vanne

 

Dégainer plus vite que son ombre, viser juste, s’éviter les dégâts collatéraux. Les règles tacites de son humour incitent à filer la métaphore militaire. D’autant que ses victimes, hilares, s’exclament souvent : «Tu m’as tué, mec.» Pourtant, si ce fils d’un courtier en assurances et d’une mère employée chez BNP Paribas évoque des tirs, il y a des chances que le mitrailleur soit chaussé de crampons. Footeux frustré, il s’est fourvoyé quelques mois en école d’ingénieur avant d’opter pour le journalisme sportif. Ex d’Infosport +, de Téléfoot ou de l’Equipe 21, le numéro 10 du Média FC parle bien de ce sport vecteur d’intégration et source d’inspiration. Aussi mal à l’aise que Zidane, admirateur admiré, dans les événements mode de leur équipementier commun, il adore ces moments réjouis, où, crotté et transpirant, il reprend le métro direction Neuilly et son appartement. D’ailleurs, il renoncerait à toutes les promesses d’Olympia pour un match au Parc des princes.

Lire le portrait de @pauldesaintsernin en entier sur Liberation.fr

✍️ Nathalie Rouiller
📸 Henrike Stahl

vendredi 19 avril 2024

Le portrait d'Aymeric Lompret

 

Rencontre patraque avec l’humoriste trentenaire qui cartonne dans son spectacle «Yolo» et sur France Inter, aboutissement d’un personnage cradingue accouché après plusieurs années de cheminement comique.
Sur France Inter, ses billets désinvoltes sur l’actualité prennent souvent des tangentes délirantes, incises méta ou minidialogues absurdes avec lui-même : «C’est assez virtuose, commente le camarade et cible récurrente Guillaume Meurice. T’as l’impression qu’il s’en fout, mais je le vois répéter avant l’émission, tout est super-bossé. C’est un comédien.» Une écriture anarcho dégueu qui n’appartient qu’à lui. Et à son coauteur Pierre-Emmanuel Barré, qui le juge «malheureusement» dans la vie «assez proche de l’image qu’il donne». Et qui confie que le travail, avec lui, c’est d’«essayer de canaliser sa liberté pour avoir un discours construit, ne pas faire du sale gratuit. Du sale et du fond, c’est plus rigolo».

Lire le portrait en entier sur Libération.fr

📸 Rémi Artiges
✍️ Adrien Franque

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...