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dimanche 27 octobre 2024

"Trainer en jogging le dimanche est une nécessité on a besoin d'éprouver le vide qui est en soi"

 

La psychanalyste Hélène L’Heuillet incite à réhabiliter, au cœur de nos existences saturées, cet espace de non-volonté, où peuvent s’ancrer à nouveau le désir et les transformations. Une manière aussi d’accepter de vivre avec ses failles et ses faiblesses.
Pourquoi avons-nous peur du vide, au point parfois de saturer nos existences d’activités ? Pas un moment de libre…
Il est difficile de s’accommoder du vide qui est en nous. Nous nous prenons parfois à rêver de colmater toutes les fissures. Le vide, c’est vrai, est l’une des plus grandes peurs humaines. On le chasse comme on lutte contre les courants d’air. Se remplir assez pour ne plus être menacé du dedans est bien souvent souhaité, tant il semble que le plein l’emporte sur le vide. Notre temps est souvent saturé, comme le langage de cette communication à outrance, ou comme le montre le dilemme des vacances : elles sont le plus souvent hyperoccupées alors que nous sommes le plus souvent fatigués, voire exténués.

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✏️ @amina_bouajila
✍️ Cécile Daumas

mercredi 1 mai 2024

Vous aimez Freud vous aimerez Vienne

 

On se rend au 19, Berggasse comme en pèlerinage. Ici vécut Sigmund Freud pendant près d’un demi-siècle avant de fuir à Londres, en 1938, menacé par les nazis. Ici est née la psychanalyse, et furent reçus en analyse les premiers patients, souvent des membres de la bonne société viennoise qui gravissaient une volée de marches avant de sonner à la porte de droite, d’enlever leur manteau et de patienter dans l’antichambre. C’est un immeuble bourgeois, massif et sculpté, comme il en existe dans ce quartier au nord du Ring – le boulevard circulaire –, alors peuplé de médecins, de fonctionnaires et d’aristocrates. Transformé en musée en 1971, rénové et agrandi en 2020, l’appartement de Freud reçoit 130 000 visiteurs par an, « de plus en plus souvent des jeunes », assure la directrice, Monika Pessler.
Elle a pensé le lieu comme un espace du manque. Ce vide est celui qu’a provoqué le totalitarisme après son passage, ravageant la culture et l’inventivité d’une ville où vécurent tant d’esprits d’exception. Manquent, en effet, le divan de Freud et la plupart des meubles exilés avec le professeur et sa famille à Maresfield Gardens, dans ce qui est devenu le Freud Museum londonien. A Vienne, seuls la banquette de la salle d’attente, un guéridon et deux fauteuils plongent le visiteur dans l’ambiance d’un cabinet de psy.
Comme en analyse, d’un détail surgit une révélation, d’un objet naît un monde : la paire de lunettes à refaire, oubliées chez l’opticien en 1938 ; un cendrier Art nouveau posé sur le buffet de l’entrée ; un éclat sur la vitre multicolore qui explique l’absence de patère sur le mur (celle-ci devait cogner chaque fois qu’on ouvrait la fenêtre). On est au cœur de la scène primitive, dans la matrice d’une œuvre révolutionnaire. Des documents, des livres et des photographies complètent le parcours.

Photo : Circulation des tramways sur la Ringstrasse de Vienne. T. BONAVENTURA / CONTRASTO / RÉA

vendredi 28 avril 2023

Isabelle Filliozat

 


Isabelle Filliozat, la psychothérapeute qui a vulgarisé et diffusé les principes de la parentalité positive en France, se retrouve sous le feu des critiques. 
Cette autrice de best-sellers et conférencière demandée est férocement attaquée par des psychiatres et des psychanalystes opposés à cette « pseudoscience » qui culpabiliserait les parents et fabriquerait des gamins agités et intolérants à la frustration. 
« Très souvent, on se trompe lorsqu’on parle de crises de colère chez un petit enfant, explique t-elle. 
Il s’agit en réalité d’une réaction de stress intense. » 
Selon elle, si l’enfant désobéit ou fait des crises, c’est parce qu’il n’a pas le choix : vous avez provoqué une décharge de stress en fronçant les sourcils ou en éteignant l’écran. 

Et nombre de troubles seraient liés à ces erreurs du parent, qui reproduit lui-même ce qu’il a vécu (des punitions et des cris) au lieu de chercher à identifier et à satisfaire le besoin de son enfant. 
En apprenant, en développant ses « compétences » à partir des découvertes récentes en neurosciences, le parent pourrait rectifier le tir. 
Comment résister à cette promesse ? 
Beaucoup ont succombé : les livres d’Isabelle Filliozat ne quittent pas les meilleures ventes. 
Malgré des incohérences scientifiques, la sexagénaire continue de défendre sa méthode face aux critiques, vend ses formations et assène ses arguments contre la psychanalyse. 

Retrouvez notre article sur lemonde.fr

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📷 @paul__arnaud #PourMLeMagazineDuMonde
✏️ @zinebdryef

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...