Quelques dizaines de femmes vêtues d’un masque blanc réunies avec, à la main, des pancartes s’élevant contre les deepfakes pornographiques. Vendredi 30 août dans l’après-midi, plusieurs collectifs féministes sud-coréens ont manifesté à Séoul pour lutter contre ces délits sexuels qui inondent le pays. Car si les alertes autour de ces hypertrucages, superposant, grâce à l’intelligence artificielle (IA), des visages sur des contenus sexuels, augmentent depuis quelques mois, l’inquiétude s’est muée en raz de marée en cette fin d’été.
Le 22 août, le média Hankyoreh a évoqué l’existence d’un bot Telegram coréen permettant, en un seul clic et pour quelque 650 wons (44 centimes d’euros), de créer un deepfake pornographique de n’importe qui. Un service alors utilisé par près de 227 000 individus. Dans la foulée, les enquêtes d’internautes et de journalistes se multiplient, révélant une myriade de chaînes Telegram dévolues au partage d’hypertrucages sexuels de jeunes Sud-Coréennes. Des victimes principalement issues de l’entourage des agresseurs.
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Photo : captures d'écran Le Monde
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
mercredi 4 septembre 2024
En Corée du sud la jeunesse victime et bourreau des deepfakes pornographiques
mardi 12 mars 2024
A Bruxelles le trafic de drogue et la violence des bandes se répandent
Fabrice Cumps, le maire d’Anderlecht, est formel : « Ce quartier n’est pas une zone de non-droit. » Au bas du Peterbos, une zone de logements sociaux avec dix-huit immeubles d’une dizaine d’étages, devenu le principal lieu de trafic de drogue de la capitale belge, des chariots de supermarché sont amassés, dans le but évident de retarder une intervention de la police locale.
En plein jour, on peut se promener sans difficulté dans ce quartier où l’on repère un potager, un terrain de jeu et une piste de skateboard, du moins si l’on ne tente pas d’y pénétrer en voiture : ce matin du 28 février, un livreur est arrêté par deux adolescents encapuchonnés, et forcé de montrer ses papiers et sa carte d’identité. Plus loin, un gamin qui n’a pas 14 ans joue les guetteurs.
Selon une pratique bien connue, il est là pour alerter les vendeurs. Ceux-ci opèrent désormais jour et nuit au bas des immeubles aux 6 000 habitants, en fonction de leur spécialisation : cocaïne, cannabis, crack, héroïne… « Ils ne vous embêteront pas si vous ne leur posez pas de questions. Mais ne leur dites surtout pas que vous êtes journaliste », prévient une promeneuse qui tire un chariot de courses. Elle refuse d’être nommée mais dit avoir assisté, il y a deux semaines, au caillassage de la voiture de deux reporters néerlandophones repérés à cause d’un appareil photo.
Photo : La police sur les lieux d’une fusillade, à Bruxelles, le 11 février 2024. Sylvain Plazy / AP
jeudi 30 novembre 2023
Aucun département en France n'est épargné par le narcotrafic
Dans une petite salle du Sénat aux tables disposées en U, ils ont juré de dire « toute la vérité et rien que la vérité ». La transparence sur l’ampleur des trafics de drogue en France : voici ce qui était attendu des directeurs de la police nationale, de l’Office antistupéfiants (Ofast) et de la gendarmerie, convoqués lundi 27 novembre pour les premières auditions de la commission d’enquête du Sénat sur « l’impact du narcotrafic en France et les mesures à prendre pour y remédier ».
En guise de constat, ils ont dressé le portrait, à trois voix, d’une menace d’un « niveau historiquement élevé », selon Stéphanie Cherbonnier, cheffe de l’Ofast, qui précise qu’« aucun territoire en France n’est épargné ». Les sénateurs devront conclure leurs travaux le 8 mai 2024, en espérant proposer des initiatives législatives pour contrer une situation qui inspire « l’inquiétude », selon le sénateur socialiste de la Saône-et-Loire Jérôme Durain, président de cette commission voulue par le groupe Les Républicains (LR).
Frédéric Veaux, le directeur général de la police nationale, souligne d’abord la « logique capitaliste et ultralibérale des trafiquants », dans un « marché aujourd’hui dominé par des groupes criminels issus des quartiers sensibles ». Des bandes capables de collaborer avec des structures criminelles étrangères telles que la Mocro Maffia, une organisation néerlandaise d’origine marocaine, ou les groupes albanais. Parmi leurs atouts, une « capacité corruptrice » présente « partout » – visant les employés des ports, des aéroports, les agents publics… « Aucune profession n’est épargnée », complétera Mme Cherbonnier.
Photo : Illustration d'un consommateur de cannabis , HHC , THC , CBD. Mathieu Pattier/Ouest France/PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...