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mercredi 26 juin 2024

Fermeture du site Coco.gg

 

Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), commandement du ministère de l’intérieur dans le cyberespace, office national antifraude, unité « cyber » de la gendarmerie… Il aura fallu la coopération de plusieurs administrations françaises, mais aussi européennes, par le biais d’Eurojust, l’agence de l’Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale, pour mettre fin à une impunité de deux décennies : mardi 25 juin, en lieu et place de l’écran d’accueil habituel, le site Coco.gg affichait une image au logo de la gendarmerie nationale, annonçant sa fermeture « par la direction générale des douanes et droits indirects et la gendarmerie nationale, sous l’autorité de la section Junalco du parquet de Paris ».
Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui avait saisi début mai la justice de ce dossier, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, s’est félicité, sur X (ex-Twitter), de cette opération, précisant que « les dirigeants de cette plate-forme mafieuse ont été interpellés ».
Créé en 2003, Coco était un lieu de discussion en ligne (tchat) aux messages non modérés. Il était au fil des ans devenu tristement célèbre pour être un repaire du pire du Web : organisés par thématiques, certains salons proposaient des discussions anodines sur les loisirs ou la politique, mais d’autres étaient spécialisés dans les contenus sexuels ou illégaux (images et vidéos pédophiles, prostitution de mineurs, vente de drogue…). L’architecture du site, où un simple pseudo suffisait à s’inscrire et qui ne conservait pas d’archives des messages échangés, facilitait toutes sortes de dérives.

#LeMonde

Photo : PASCAL BONNIERE / PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

mardi 12 mars 2024

A Bruxelles le trafic de drogue et la violence des bandes se répandent

 

Fabrice Cumps, le maire d’Anderlecht, est formel : « Ce quartier n’est pas une zone de non-droit. » Au bas du Peterbos, une zone de logements sociaux avec dix-huit immeubles d’une dizaine d’étages, devenu le principal lieu de trafic de drogue de la capitale belge, des chariots de supermarché sont amassés, dans le but évident de retarder une intervention de la police locale.
En plein jour, on peut se promener sans difficulté dans ce quartier où l’on repère un potager, un terrain de jeu et une piste de skateboard, du moins si l’on ne tente pas d’y pénétrer en voiture : ce matin du 28 février, un livreur est arrêté par deux adolescents encapuchonnés, et forcé de montrer ses papiers et sa carte d’identité. Plus loin, un gamin qui n’a pas 14 ans joue les guetteurs.
Selon une pratique bien connue, il est là pour alerter les vendeurs. Ceux-ci opèrent désormais jour et nuit au bas des immeubles aux 6 000 habitants, en fonction de leur spécialisation : cocaïne, cannabis, crack, héroïne… « Ils ne vous embêteront pas si vous ne leur posez pas de questions. Mais ne leur dites surtout pas que vous êtes journaliste », prévient une promeneuse qui tire un chariot de courses. Elle refuse d’être nommée mais dit avoir assisté, il y a deux semaines, au caillassage de la voiture de deux reporters néerlandophones repérés à cause d’un appareil photo.

Photo : La police sur les lieux d’une fusillade, à Bruxelles, le 11 février 2024. Sylvain Plazy / AP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...