Une «nouvelle page» pour la plus influente organisation de lutte contre le mal logement. Selon un arrêté du ministère de l’Intérieur publié samedi au Journal officiel, «la fondation dite “Fondation Abbé Pierre pour le Logement des Défavorisés” prend le titre de “Fondation pour le Logement des “défavorisés”».
Le changement acté consiste uniquement à retirer le nom du fondateur «pour dire que ce combat qui est le nôtre, sans l’abbé Pierre, reste le même», pour le logement des défavorisés, a commenté Christophe Robert, son porte-parole. En matière de lutte contre le mal-logement, «on sera là», a-t-il martelé.
Après les multiples accusations de violences sexuelles apparues depuis l’été 2024, la Fondation avait annoncé qu’elle comptait changer de nom, mais «pas de combat». Le logo à l’effigie du religieux qui apparait sur le site internet et les documents de l’institution ne changera pas avant le mois de mars, a prévenu le délégué, la fondation devant auparavant engager de multiples démarches auprès des banques, notaires… «Nous devons tout faire simultanément.»
Photo : le portrait de l'abbé Pierre sur la fresque des Lyonnais, recouvert de peinture et d'inscriptions.
📸 Jeff Pachoud / AFP
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
samedi 25 janvier 2025
La Fondation Abbé Pierre devient la Fondation pour le logement des Défavorisés
lundi 13 janvier 2025
La une de Libération du mardi 14 janvier 2025
François Bayrou : le discours d'un choix. Attendu sur sa déclaration de politique générale, le Premier ministre va tenter de convaincre à gauche, sans perdre la droite. Un équilibre nécessaire pour tenir plus longtemps que Michel Barnier. C'est la une de
mardi.
lundi 14 octobre 2024
Agressions sexuelles de l'abbé Pierre la grande amnésie dans la classe politique
La classe politique qui a côtoyé l'abbé Pierre dans sa lutte contre la pauvreté assure n’avoir rien vu ni entendu de ses agissements à l’égard des femmes. Chez ses compagnons de route comme Bernard Kouchner ou Martin Hirsch, le malaise est patent.
Extrait de l'enquête de Charlotte Chaffanjon, à retrouver sur le site de Libération :
Bernard Kouchner commence par froncer les sourcils, dit qu’il est «sceptique», souffle «des viols, tout de même…» et s’interroge : «Est-ce que tout est vrai ?» A l’heure où son mythique compagnon de route est mis en accusation, le médecin de formation tente mollement de raccrocher quelques wagons du train #Metoo, le mouvement de libération de la parole des femmes.
Le dernier opus de l’essayiste Caroline Fourest, le Vertige Metoo, très controversé pour sa propension à en pointer les «excès», l’accompagne dans sa réflexion naissante. «Sachant ce que je sais, est-ce que je ferais la même chose, c’est-à-dire aller le voir souvent pour parler de tout et de rien ? Non. Est-ce que je refuserais de le voir ? Non plus.»
Avant de louvoyer confusément. «Bien sûr que c’est dégueulasse, mais nous sommes tous pécheurs. Si les témoignages sont fondés, c’est une saloperie qu’on n’a pas à pardonner mais on ne peut pas oublier son œuvre colossale. Condamnons, mais ne foutons pas tout en l’air», tente d’absoudre Bernard Kouchner, qui n’hésite pas à reporter l’essentiel de la faute sur l’Eglise : «Pourquoi on réclame la chasteté à un homme qui a des couilles ? C’est pas parce qu’on est curé qu’on n’a pas de pulsions sexuelles. Tout ça, c’est à cause de la religion à laquelle on doit obéir de manière mécanique et stupide.»
📸 Alexis Duclos / Gamma
mardi 17 septembre 2024
La une de Libération du mercredi 18 septembre 2024
#Liban : 15h30, l'opération bipeurs est déclenchée
Des centaines de membres du Hezbollah ont été touchés, mardi, par l’explosion de leurs bipeurs, dans une opération attribuée à Israël faisant
plusieurs morts et des milliers de blessés.
C'est la une de
ce mercredi.
lundi 9 septembre 2024
De nouveaux documents révèlent les menaces de l'abbé Pierre contre ceux qui l'accusaient d'agressions sexuelles
C’est un autre développement d’une affaire qui paraît sans fin. Près de deux mois après la publication d’un premier rapport mettant en cause l’abbé Pierre – mort en 2007 – pour des faits d’agressions sexuelles commis entre la fin des années 70 et 2005 sur sept femmes (plus d’une vingtaine ont aujourd’hui parlé), la cellule investigation de Radio France révèle ce lundi 9 septembre de nouveaux documents. Notamment des lettres manuscrites rédigées par le prêtre, menaçant les personnes de son entourage mettant en cause son comportement.
Dans une missive griffonnée à la fin de l’année 1955, Henri Grouès (le nom à l’état civil de l’abbé Pierre) s’adresse à un étudiant américain, Suther Marshall, quelques mois après son retour d’un séjour aux Etats-Unis : «Tu promettais de ne plus te mêler de cette multitude de choses où tu ne sais accumuler que des ravages, chaos et infection», écrit le religieux. «Sache que pas une récidive ne restera sans réponse, et s’il le faut [mes réponses seront] brutales, chirurgicales.»
Le séjour américain de l’abbé Pierre – sous forme de tournée dans plusieurs villes entre avril et mai 1955 – a viré, comme le révélait Libé début août, au désastre. Si le prêtre a rencontré le président Eisenhower à la Maison Blanche, sa visite a tourné court : son comportement a été dénoncé par plusieurs femmes à New York, Chicago et Washington. Pour éviter le scandale, la décision a été prise en urgence d’abréger le séjour et d’exfiltrer l’abbé Pierre.
👉 L'intégralité de l'article de Léonard Cassette est à lire dans l'appli Libé
📷 Intercontinentale / @afpphoto
mardi 13 août 2024
"Il est passé de l'aide charitable à des faits d'abus sexuels"
Affaire abbé Pierre : dans une lettre dont Libération a eu connaissance, E. de C., dépendante financièrement du religieux et en grande détresse, a dénoncé en mars 2019 à la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise les violences sexuelles que celui-ci lui avait imposées une trentaine d’années auparavant.
Depuis une poignée de semaines, l’air, pour Marie, s’est allégé de lourds secrets. «Enfin ça sort ! Une pensée pour ma mère qui a fait remonter les faits à la Ciase avant de décéder. Ma sœur et moi avons témoigné pour elle. Sans nouvelle depuis, c’est une libération que de voir cet article», s’exclamait la trentenaire, le 17 juillet, sur les réseaux sociaux, à l’annonce du communiqué du mouvement Emmaüs qui révélait ce jour-là les accusations de violences sexuelles portées par sept femmes contre son prestigieux fondateur, l’abbé Pierre.
«Il paie la pension de mon fils aux Petits Chanteurs à la croix de bois, écrit-elle. […] J’étais entièrement dépendante de lui financièrement et en très grande détresse […], l’abbé Pierre me disait qu’il voulait me rendre heureuse et remplacer le mari que je n’avais plus. Il est passé rapidement de l’aide charitable à des faits d’abus sexuels. Il m’emmenait dans un appartement parisien dont il avait la clé pour passer des nuits avec lui.» A l’époque, l’abbé Pierre est âgé de 77 ans ; la mère de Marie en a 34.
Lire la suite de l'article sur Liberation.fr
✍️ Bernadette Sauvaget
📸 Juliette Treillet/Libération
La une de Libération du mercredi 14 août 2024
mercredi 17 juillet 2024
La une de Libération du jeudi 18 juillet 2024
Abbé Pierre : déchu.
C'est la une de Libération jeudi.
Incarnation de la charité, le fondateur d’Emmaüs, mort en 2007, est accusé d’agressions sexuelles par sept femmes, selon un rapport commandé par son propre mouvement
📷 Pierre Michaud / Gamma-Rapho
L'abbé Pierre accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes
L’Abbé Pierre, le fondateur d’Emmaüs mort en 2007, est accusé d’agressions sexuelles sur des salariées, des volontaires et bénévoles du mouvement Emmaüs, ou des jeunes femmes dans son entourage personnel. «Le Mouvement Emmaüs rend publics des faits qui peuvent s’apparenter à des agressions sexuelles ou du harcèlement sexuel, commis par l’abbé Pierre, entre la fin des années 1970 et 2005», indique le communiqué de l’organisation publié.
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📸 Joël Saget
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...