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mercredi 4 septembre 2024

Le groupe ABBA demande à Donald Trump d'arrêter d'utiliser ses chansons pour sa campagne

 

Nouvel épisode dans la saga qui oppose Donald Trump aux artistes musicaux. La maison de disques de l’emblématique groupe pop suédois ABBA a annoncé, jeudi 29 août, avoir demandé au candidat républicain de cesser d’utiliser ses tubes lors de sa campagne pour la présidentielle américaine.
Universal Music en Suède dit avoir repéré plusieurs morceaux du groupe diffusés au moins une fois lors d’événements de la campagne de l’ancien président. Le quatuor suédois formé d’Agnetha, Björn, Benny and Anni-Frid – leurs initiales composant le nom ABBA – a incarné la disco jusqu’en 1982 quand ils ont mis fin à leur activité.
Le quotidien suédois Svenska Dagbladet rapporte qu’un de ses journalistes a assisté en juillet à un meeting de Trump dans le Minnesota, où vit une importante communauté suédoise, pendant lequel a été diffusé l’un des tubes d’ABBA The Winner Takes it All. Un ancien clip vidéo d’une dizaine de minutes du groupe a été projeté sur un écran géant montrant ABBA interprétant quelques-uns de ses plus grands succès, dont Money, Money, Money et Dancing Queen.

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Photo : Dans le public lors d’un meeting de Donald Trump, à Potterville (Michigan), le 29 août 2024. JEFF KOWALSKY / AFP

mercredi 10 juillet 2024

La tentation Kamala Harris face à un Joe Biden affaibli

 

Surtout ne pas faillir, ni s’exposer au soupçon de déloyauté. Laisser les autres spéculer sur son avènement comme candidate, et non plus colistière. Depuis le naufrage vécu par Joe Biden face à Donald Trump, lors du débat télévisé du 27 juin, Kamala Harris se tient à ses côtés, solidaire. Lors de la fête de l’indépendance des Etats-Unis, le 4 juillet, une photo les a immortalisés, radieux, au balcon de la résidence de la Maison Blanche, observant le feu d’artifice.
Deux jours plus tard, la vice-présidente participait au festival culturel Essence, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane). Au cours d’une conversation publique, elle ne dit mot du doute qui assaille le camp démocrate sur les capacités de Joe Biden à mener campagne. En revanche, elle parle avec aisance de ses origines, de son parcours. Un récit en pilotage automatique, poli depuis des années. Surtout, elle dresse à nouveau un réquisitoire – elle, l’ancienne magistrate – contre le républicain Donald Trump.
La tentation Harris affleure. Elle traverse les couloirs du Congrès, elle interroge les experts, penchés sur les cartes électorales et les sondages. Donald Trump représente un danger pour l’Etat de droit et la démocratie américaine, mais c’est aussi un candidat aux nombreuses vulnérabilités.

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Photo : Evan Vucci / AP

mercredi 3 juillet 2024

Joe Biden contesté dans les sondages et par son camp après son débat contre Trump

 

L’incendie se propage dans les rangs démocrates. Un débat télévisé calamiteux face à Donald Trump a suffi pour démâter la campagne de réélection de Joe Biden. Après la sidération des premières heures, puis la panique anonyme des cadres du parti, une nouvelle étape a été franchie, mardi 2 juillet. Alors que des sondages dessinent les premiers dégâts dans l’opinion publique, des élus démocrates envisagent, sans se cacher, l’hypothèse d’un retrait de la course du président.
Le chef de file du parti à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, avait invité son groupe à la retenue. La recommandation n’a pas tenu. Lloyd Doggett, élu du Texas, a ouvert les hostilités. Il a conseillé au président de prendre « la décision douloureuse et difficile de se retirer ». Personne d’autre, à ce stade, ne s’est exprimé avec autant de franchise. Marie Gluesenkamp Perez, élue de l’Etat de Washington à la Chambre dans un district trumpiste, représente la nouvelle génération démocrate. Elle a succombé à un étrange fatalisme. « Nous avons tous vu ce que nous avons vu, nous ne pouvons l’annuler et la vérité, je pense, c’est que Biden va perdre contre Trump », a-t-elle déclaré sur une chaîne locale.

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Photo : Le président américain, Joe Biden, lors d’un meeting de campagne à Raleigh, en Caroline du Nord, le 28 juin 2024. MANDEL NGAN / AFP

jeudi 6 juin 2024

Joe Biden contraint d'afficher sa fermeté sur l'immigration

 

On ferme. Tel est le message martial, à court terme et à visée électorale, que Joe Biden a choisi d’envoyer, mardi 4 juin, au sujet de la frontière avec le Mexique. Confronté à une crise migratoire de longue haleine, le président des Etats-Unis en a longtemps rejeté la responsabilité sur les élus républicains au Congrès. Mais cette stratégie l’exposait trop aux critiques.
Par décret présidentiel, Joe Biden choisit de restreindre immédiatement le droit d’asile. La frontière avec le Mexique sera fermée dès lors que le nombre d’entrées illégales quotidiennes dépasse 2 500 personnes en moyenne pendant une semaine. Les migrants venus dans l’espoir de déposer une demande d’asile seront alors expulsés sans avoir pu déposer leur dossier. Un retour à la normale sera possible lorsque le nombre se stabilisera autour de 1 500.
« La vérité simple, c’est qu’il existe une crise migratoire mondiale, a expliqué Joe Biden dans une allocution à la Maison Blanche, et si les Etats-Unis ne sécurisent pas leur frontière, il n’y a pas de limite au nombre de personnes qui pourraient tenter de venir ici. » Le président a affirmé qu’il prenait cette décision « non pas pour s’éloigner de qui nous sommes, en tant qu’Américains, mais pour s’assurer de la préservation de ce que nous sommes pour les générations futures ».

Photo : Joe Biden s’entretient avec une patrouille frontalière et des responsables locaux, à Brownsville, au Texas, le long du Rio Grande, le 29 février 2024. Evan Vucci / AP

mardi 4 juin 2024

Comment la condamnation de Donald Trump par un tribunal new-yorkais a plutôt renforcé l'ex-président

 

Jeudi 30 mai, dans la foulée de la condamnation de Donald Trump, le site du Parti républicain WinRed est tombé en rade. Les militants se ruaient dessus pour faire des dons à la campagne de Donald Trump, et il n’a pas tenu. Le lendemain, l’ancien président condamné pouvait annoncer un record de levée de fonds, 34,8 millions de dollars (32,11 millions d’euros), à la suite du jugement. En un jour, il a collecté la moitié de ce qu’il avait récolté en avril (76 millions de dollars). Si la presse mondiale a salué la condamnation de Donald Trump, l’argent a volé au secours du candidat républicain. Les petits donateurs, mais aussi Wall Street et le « big business ». Et cela pour trois raisons.
D’abord, le procès lui-même est controversé à droite, comme en témoigne l’agacement d’Elon Musk, qui pourrait devenir conseiller de Donald Trump, selon le Wall Street Journal. « La confiance du public dans le système juridique américain a été gravement ébranlée aujourd’hui. Si un ancien président peut être condamné pénalement pour une affaire aussi triviale – motivée par des raisons politiques plutôt que par la justice –, alors tout le monde risque de subir le même sort », écrit Elon Musk sur X, en réponse à un post de Geiger Capital, un compte anonyme. Celui-ci semble avoir fait mouche puisqu’il a été vu par 70 millions d’internautes et retwitté 36 000 fois : « La première condamnation pour crime d’un ancien président américain n’a pas concerné les guerres d’Irak ou d’Afghanistan, les coups d’Etat illégaux de la CIA [Harry Truman, Dwight Eisenhower, Richard Nixon…], les drones frappant les mariages ou l’espionnage des Américains [Barack Obama…]. C’est parce que Trump a mal classé un paiement de 130 000 dollars »...

Photo : « Caravan for Trump » à West Palm Beach, en Floride, le 2 juin 2024. GIORGIO VIERA / AFP

mercredi 3 avril 2024

La "génération gaza" veut lancer un avertissement à Joe Biden

 

Phil Trachtenberg se souvient aisément de l’endroit où il se trouvait le 7 octobre 2023 : dans son lit. La veille, il avait quitté son emploi dans une société gérant les données hospitalières. Et voilà que sur son téléphone, les alertes clignotaient au sujet de l’attaque du Hamas en Israël. Phil est « juif ashkénaze à 99,1 % » – test génétique à l’appui – mais il n’a pas de lien particulier avec l’Etat hébreu, qu’il n’a visité qu’une fois. Ecole juive le dimanche, les grandes fêtes en famille, mais pas de shabbat ni d’éducation religieuse sérieuse. Lorsque les détails du massacre se dévoilent heure après heure, il est effaré. Son premier réflexe consiste à penser aux fusillades de masse aux Etats-Unis, et au fait qu’il fréquente, lui aussi, des festivals de musique, comme une partie des victimes israéliennes.
Au bout d’une semaine, Phil Trachtenberg, 32 ans, ne s’intéresse plus qu’à Gaza. Il regarde beaucoup la chaîne qatarie Al-Jazira, s’exaspérant des formes passives employées par les journaux américains, comme « l’explosion d’une bombe ». Il dévore les réseaux sociaux, à moins que ce ne soit l’inverse. Il piste les vidéos de soldats israéliens exultant dans les ruines fumantes. Il suit sur TikTok des experts improvisés du conflit. Il se passionne pour le sort des bébés mourant dans l’hôpital Al-Shifa, dans la ville de Gaza. « Avant le 7 octobre, j’étais naïf sur le conflit. Quand j’ai appris des choses sur la Nakba (« catastrophe », grand exode forcé des Palestiniens en 1948), sur le contexte, j’ai pensé à ce qu’on a fait ici aux Amérindiens. J’ai eu l’impression d’une même histoire du colonialisme. Je me suis dit aussi qu’Israël était trop prêt à aller à la guerre, comme les Etats-Unis après le 11-Septembre. »

Photo : Manifestation en soutien à la Palestine en amont d’une visite de Joe Biden à Milwaukee (Wisconsin), le 20 décembre 2023. Mark Hertzberg / ZUMA

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...