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mercredi 6 novembre 2024

Donald Trump fait un retour fracassant au pouvoir

 

Cette victoire valide son approche de la politique. Il a attaqué sa rivale démocrate, Kamala Harris, en des termes profondément personnels – souvent misogynes et racistes – alors qu’il présentait une image apocalyptique d’un pays envahi par des migrants violents. La rhétorique grossière, associée à une image d’hypermasculinité, a trouvé un écho auprès des électeurs en colère – en particulier des hommes – dans un pays profondément polarisé.
« Je tiens à remercier le peuple américain pour l’honneur extraordinaire d’être élu votre 47e président et votre 45e président », a déclaré Trump à une foule de partisans en liesse en Floride avant même que sa victoire ne soit confirmée.
État après État, Trump a surpassé ce qu’il avait fait lors des élections de 2020, tandis que Harris n’a pas réussi à faire aussi bien que Joe Biden en remportant la présidence il y a quatre ans. Lorsqu’il reprendra ses fonctions, Trump travaillera également avec un Sénat qui sera désormais entre les mains des républicains, alors que le contrôle de la Chambre n’a pas été déterminé.

En savoir plus sur la victoire de Trump sur le lien dans notre bio.

#APPhotos de la soirée de surveillance de Trump à West Palm Beach, en Floride, par Julia Demaree Nikhinson et Evan Vucci

vendredi 19 juillet 2024

"Je ne devrais plus être là" prêche un Donald Trump qui est là quand même et n'a pas changé


S’exprimant pour la première fois en public depuis la tentative d’assassinat dont il a réchappé, l’ex-président a pris la pose en miraculé réparateur des fractures du pays, avant d’être vite rattrapé par ses instincts incendiaires. Il a officiellement été réinvesti candidat d’un parti républicain désormais totalement à sa main.
Quel discours Donald Trump pouvait-il bien avoir prévu de livrer samedi passé à Butler, en Pennsylvanie, avant que les tirs d’un aspirant tueur de président ne lui coupent la parole et un morceau d’oreille seulement quelques minutes après être monté sur scène ? A quiconque se poserait ingénument la question, l’ex-chef de l’Etat a fait la faveur de livrer la probable teneur de son allocution, en clôture de la convention du parti républicain à Milwaukee – sa première prise de parole en public depuis l’attentat duquel il a réchappé. Soit l’exacte même sauce recuite d’obsessions xénophobes et de prophéties populistes qu’il touille ad libitum, de meeting en meeting, depuis son entrée triomphale en politique en 2015.

👉 Lire la suite de l'article de Julien Gester sur Liberation.fr
📸 Julia Nikhinson /AFP

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